|
CAMEROUN :
Actualités |
|
|
LES PUBLIREPORTAGES PRO-DICTATURES
FRANCAFRICAINES -----
------ LE
CANARD ENCHAINE 27.05.09 Biya mal
Acquis... [...]
Certes, le voyage de Fillon à Yaoundé (du 20 au
22 mai) a sucité quelques articles. Mais, en
même temps, une série de pubs et de
publireportages fleurissaient à tout-va.[...]
Parallèlement sortait une biographie- du genre
hagiographie- du président Biya, rédigée par un
journaliste français et promue à grand renfort
d'encarts publicitaires dans les quotidiens et
les hebdos ("Nouvel Obs", "L'Express", le
"Fig-Mag"...). La raison de cet engouement ? Bon
sang mais c bien sûr! Paul Biya, 76 ans,
présidents - à coups d'élections truquées,
condamnées par les organisations internationales
- de son pays depuis vingt-sept ans (après avoir
été Premier ministre sept ans), songe à modifier
la Constitution qui interdit de se représenter à
la présidence en 2011. Et comme avant lui les
chefs d'Etat tchadien, comorien, nigérian, il ne
dédaigne pas un petit soutien de la France dans
cette démarche
démocratique[...]
LDC
27.05.09 Veritas
Communications, super "publi"(REPORTAGE)
sur le Gabon
LDC 27.05.09 Stratline &
Les Afriques, super "publi" sur le
Cameroun |
SURVIE
 Visite officielle de Paul Biya en
France Du 21
au 23 juillet, l'Etat français reçoit le
potentat camerounais Paul Biya, dont le pays,
riche en ressources exploitées notamment par des
multinationales françaises, vit entre la misère
et la répression[...]
|
BILLETS
D'AFRIQUE AVRIL
2008
 L'homme
africain et les Droits de
l'homme Du 24 au 28 février,
plusieurs villes du Cameroun, notamment Douala
et la capitale Yaoundé, ont été le théâtre
d'émeutes généralisées, réprimées de façon
brutale et sanglante, faisant au bas mot une
centaine de morts, selon l'Association des
chrétiens contre la torture (ACAT) à Douala. Un
dirigeant associatif connu, Jacques Tiwa, a été
froidement abattu. En France, il y a eu quelques
articles dans la presse écrite et sur le net
mais rien sur les grandes chaînes de la télé,
aucun commentaire de la classe politique. Une
manifestation des Camerounais de la diaspora à
Paris a été ignorée des médias. Une déclaration
de l'opposition en exil réclamant une commission
d'enquête de l'ONU n'est relayée nulle part. Dès
le 1er mars, silence total alors que la
répression bat son plein : procès
expéditifs, traque des meneurs supposés,
matraquages des suspects. Aucun avertissement
public n'est adressé au régime
camerounais.
Le 14 mars, une
manifestation d'une centaine de personnes tourne
à l'émeute à Lhassa au Tibet. Les troubles
s'étendent le 15 à la province du Sichuan. Le
parlement des Tibétains en exil parle de 80
morts. Ces tristes événements font l'ouverture
de tous les journaux télévisés pendant plusieurs
jours. On montre les manifestants tibétains à
Paris. On interviewe l'opposition en exil.
Quinze jours après, on interroge encore tous les
invités, politiques ou autres, de toutes les
émissions télévisées, qui expriment leur
indignation. Daniel Cohn Bendit se déchaîne sur
France 2 : « Il y a des moments où on
n'a pas le droit de se taire » Bernard
Kouchner, ministre des affaires étrangères
déclare : « La répression au Tibet
n'est pas supportable ». Rama Yade,
secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, donne à
nouveau de la voix « S'il y a bain de sang
au Tibet, je ne vois pas ce que je vais faire
dans un gradin à observer une manifestation
sportive ». Alain Juppé se scandalise qu'on
se soit contenté d'appeler la Chine à plus de
retenue.
On constate que les
droits des peuples opprimés partout dans le
monde sauf en Afrique francophone sont
vigoureusement défendus en France. Au Cameroun,
on massacre tellement discrètement que la
nouvelle n'en est pas parvenue à Alain Juppé. Le
bain de sang camerounais a échappé à Rama Yade
sinon elle aurait proposé des sanctions contre
un régime despotique qui tue, après les avoir
pillés, les habitants, des Africains, ses
frères. Bernard Kouchner ignore ce qui s'est
passé au Cameroun, autrement il ne l'aurait pas
supporté. Quant au tonitruant Cohn Bendit
sait-il seulement que l'Afrique
existe ?
Cessons de croire à
la mascarade des discours sur les Droits de
l'homme tels qu'on les pilonne dans les médias.
Il y a seulement des discours de propagande
politique. La France au Cameroun, c'est pire que
la Chine au Tibet : une puissance impériale
qui soutient depuis un demi-siècle l'oppression
d'un peuple de pauvres pour se gaver librement
de ses ressources. Est-ce que, dans cette
situation, l'idée des droits de l'homme peut
même l'effleurer ?
[...] |
AFP 26.04.10
|
| Cameroun: polémique sur l'autopsie
du corps du journaliste mort en
prison
|
CAMEROUN :
Actualités
AFRIK.COM 13.01.12
Un écrivain en prison pour avoir
osé s'opposer à Paul
Biya
SURVIE 02.01.12 Une mascarade électorale labelisée
"acceptable"
CAMEROON VOICE
14.11.11 Le Monde assure la promotion d'un
dictateur
SURVIE 07.11.11 Cameroun
: La Guerre de Monsieur Juppé
SURVIE
29.10.11 Biya à perpétuité - Cameroun, la
démocratie peut attendre
LE FIGARO
29.10.11
Le Cameroun de Biya noyauté par les
sociétés secrètes
TSL 25.10.11
Biya
réélu : « Une honte pour la
France»
Eva Joly,
candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la
présidentielle, a estimé lundi que la réélection
de Paul Biya comme président du Cameroun pour un
sixième mandat était une «tragédie» pour ce pays
et une «honte pour la
France».[...]
AFP
23.10.11
Cameroun: la Cour suprême a
entériné le vote des morts, accuse
l'opposition
AFP
21.10.11
Cameroun: Biya réélu sans surprise,
participation en recul
Le
président Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis
1982, a été, comme prévu, réélu pour un sixième
mandat à la tête du Cameroun, obtenant 77,989%
des suffrages devant son opposant historique
John Fru Ndi (10,712%), alors que la
participation est en recul par rapport aux
derniers scrutins.[...]
AFP 20.10.11 Présidentielle au Cameroun:
Washington dénonce de vastes
irrégularités
GRIOO.COM
18.10.11
Cameroun : sept candidats demandent
l'annulation du scrutin
L'EXPRESS
18.10.11
Au Cameroun, Paul Biya
s'acheminerait vers une réélection
facile
ROMANDIE.COM
17.10.11
Cameroun/présidentielle: le
principal opposant rejette les
résultats
CAMEROON VOICE
14.10.11
Logique répréssive: des agents
secrets français sont arrivés au
cameroun
CAMEROON VOICE
12.10.11
Dernière heure: Le sort du Cameroun
se discute à l'assemblée nationale
française!
CYBERPRESSE
12.10.11
L'opposition voudrait annuler la
présidentielle
SURVIE
11.10.11
Soutien français à la mascarade
électorale au Cameroun
XINHUANET
11.10.11
Présidentielle camerounaise : un
faible taux de participation
(observateurs)
L'EXPRESS
08.10.11
Scrutin pour
rien au Cameroun
La réélection ce dimanche 9
octobre du sortant Paul Biya est acquise. En
revanche, la mue démocratique du pays des "Lions
indomptables" se fait
attendre.[...]
SLATE
08.10.11
Le sud anglophone boycotte la
présidentielle !
SURVIE
05.10.11
Le Cameroun des entreprises
françaises
[...] L'ambassade de France à
Yaoundé se targue, sur son site internet, de la
forte implantation des entreprises françaises
dans le pays : « La France reste le premier
investisseur étranger au Cameroun avec une
centaine de filiales employant quelque 30 000
personnes et plus de 200 entreprises appartenant
à des ressortissants français dans tous les
secteurs d'activité. (...) Les filiales
françaises sont significativement présentes dans
l'agriculture et l'agroalimentaire (Compagnie
fruitière, groupe Vilgrain, groupe Castel,
groupe Bolloré,..), le pétrole (Total, Perenco),
les équipements électriques et informatiques -
fourniture et installation - (Schneider, Va
Tech, Cegelec, CFAO Technologies, Bull), le
ciment (Lafarge), la distribution (CFAO), la
logistique et les transports (Bolloré, Air
France), la téléphonie mobile (Orange), les
banques et les assurances (Société générale,
Crédit lyonnais, Banques populaires, Axa, AGF,
Gras Savoye), le BTP (Vinci, Bouygues, Razel,
Scet) ».
Il est vrai qu'aucun secteur
d'activité ne semble échapper aux entrepreneurs
hexagonaux : ni ceux cités, ni le pillage de la
forêt primaire par le groupe Rougier et ses
concurrents, que l'ambassade omet curieusement
d'inclure dans sa
liste.[...]
LE MONDE
04.10.11
La guerre coloniale du Cameroun a
bien eu lieu
A moins d'un
improbable coup de théâtre, Paul Biya, 78 ans,
président du Cameroun depuis 1982, sera "réélu"
pour un nouveau septennat le 9 octobre prochain.
Malgré les fraudes électorales, les journalistes
emprisonnés, les opposants menacés et une
corruption omniprésente, il aura droit aux
félicitations de Paris, comme cela a toujours
été le cas depuis trente ans. Paul Biya est
arrivé au pouvoir sans jamais avoir été élu, ni
s'être jamais présenté à la moindre élection. Il
a simplement été désigné par son prédécesseur
Ahmadou Ahidjo, qui gouverna lui aussi son pays
d'une main de fer. A l'origine de ce demi-siècle
de dictature, on trouve une guerre. Une terrible
guerre coloniale menée par l'armée française,
une guerre cachée et encore taboue aujourd'hui,
qu'il nous appartient à nous, Camerounais comme
Français, de regarder en face.[...] Si, encore
aujourd'hui, le gouvernement français ment aussi
effrontément, c'est parce que ce passé reste
d'une actualité brûlante. M. Biya, formé à
l'Ecole nationale de la France d'outre-mer au
moment où la répression battait son plein au
Cameroun, avant d'entrer au cabinet d'Ahidjo, de
devenir son secrétaire général puis son premier
ministre, est toujours au pouvoir
aujourd'hui.
Soutenu à bout de bras par la
France malgré une répression aussi sournoise que
permanente des mouvements populaires, il a
autoritairement modifié la Constitution
camerounaise en 2008 pour briguer un nouveau
septennat. Au même moment, alors que la jeunesse
camerounaise se soulevait contre ce coup d'Etat
constitutionnel et contre la misère entretenue
par le régime, son armée et sa police noyaient
la révolte dans le sang, faisant plus d'une
centaine de morts. Sans aucune réaction ou
presque de la communauté internationale.Nicolas
Sarkozy martèle depuis des années que la France
ne doit plus se "repentir".
"Nul, affirmait-il dans son fameux
discours de Dakar en 2007, ne peut demander
aux fils de se repentir des fautes de leurs
pères." Mais personne ne demande cela.
Ce dont il s'agit, c'est d'en finir avec
la falsification de l'Histoire : la France de
2011 doit admettre qu'elle a mené une guerre au
Cameroun. Elle doit ouvrir entièrement
ses archives, soutenir les travaux des
chercheurs français et camerounais qui veulent
connaître leur histoire, et participer, avec les
autorités camerounaises, à la sauvegarde des
archives de ce conflit, qui pourrissent à grande
vitesse au Cameroun. En février 2005,
l'ambassadeur de France en Algérie a reconnu la
"tragédie inexcusable" des massacres de
Sétif et Guelma en 1945. La même année, Jacques Chirac est allé à
Madagascar reconnaître la
responsabilité de la France dans la terrible
répression de 1947. Qui ira au Cameroun
pour dire -
simplement dire - une
réalité historique : la France y a mené une
guerre ? Cette démarche impliquera sans doute de
reconnaître que cette
guerre a enfanté une dictature implacable,
c'est-à-dire une autre forme de guerre,
permanente, contre un peuple entier. Mais à
l'heure où les dirigeants français prétendent
promouvoir la
démocratie dans le monde arabe, ne serait-il pas
cohérent de reconnaître la
responsabilité majeure de la "patrie des droits
de l'homme" dans la guerre qui a embrasé le
Cameroun et y a installé depuis cinq décennies
une dictature sanglante typique de la
Françafrique ?[...]
LDC 03.10.11
Présidentielles 2011: Chronique
d'une élection confisquée
Quand on fait
le tour de Yaoundé, on se demande s'il y a
plusieurs candidats à la présidentielle. Tant
les affiches géantes du président sortant, Paul
Biya, inondent la ville. A côté, on trouve une
banderole d'Atangana Nsoé au centre de la ville.
Des petites affiches des autres candidats Ndam
Njoya, Bernard Muna, John Fru Ndi et
autres
sont à peine visibles. Une
hyper-présence qui trahit les moyens colossaux
mis en jeu par le candidat du pouvoir. Pendant
que les autres candidats attendent toujours la
subvention de l'Etat que la loi leur autorise.
Au moment où nous écrivons ces lignes, à 9 jours
de l'élection, les autres candidats n'avaient
toujours reçu les fonds publics pour leur
campagne. Un traitement inéquitable qui profite
à Paul Biya, lui qui a verrouillé le processus
de bout en bout, pour s'assurer une victoire
facile. [...]
BBC 29.09.11
Incident
anti-Biya à Douala
AFP
27.09.11
Présidentielle au Cameroun:
l'opposition dénonce des
irrégularités
SLATE 26.09.11
Cameroun - Une présidentielle sans
bulletins de vote?
AFRIQUE EN LUTTE
24.09.11
LA MACHINE A TUER DE BIYA -
DESCRIPTION ET
ACCUSATION
ROMANDIE.COM
24.09.11 Français détenus au
Cameroun: Paris ménage Biya et ne fait
rien