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 PRESSAFRIQUE 05.04.07
Nouveaux Guantanamo US en Ethiopie ? Des prisonniers français détenus en Ethiopie

 Selon un article de l'Associated Press en date du 04.04.07, les USA disposeraient de prisons secrètes en Ethiopie où des centaines de prisonniers, hommes femmes et enfants, ont été transférés secrètement en provenance de la Somalie. Ils seraient détenus sans inculpation, sans pouvoir recourir à l'aide d'avocats ou prévenir leurs familles, privés des droits humains élémentaires dans un pays connu pour sa pratique intensive de la torture. Ces prisonniers seraient accusés par les services secrets états-uniens. Ils seraient soupçonnés d'être proche de la mouvance Al-Quaïda ou d'appartenir à des groupes terroristes en Somalie. Parmi ces prisonniers, on noterait des ressortissants originaire de la Suède, du Canada, de la France ainsi qu'au moins un citoyen états-unien. Plus de 19 pays d'origine ont été recensés par des ONG kenyane. Ces hommes ont soit été arrêtés en Somalie par les troupes éthiopiennes soit livrés par les autorités kenyanes après avoir fui la Somalie. Dans ces prisons secrètes en Ethiopie, ils seraient (selon l'AP) interrogés par des agents de la CIA et du FBI. La guerre contre le terrorisme semble avoir connu une nouvelle poussée dans la corne de l'Afrique sous l'influence des néoconservateurs de l'administration Bush qui entend étendre sa lutte anti-terroriste et antisubversive dans toute la corne de l'Afrique. Avec la création de néogoulags ou de nouveaux Guantanamo en Ethiopie ?  

 AP 04.04.07
Prisons secrètes américaines en Ethiopie
Des agents de la CIA et du FBI traquant des militants d'Al-Qaïda dans la Corne de l'Afrique retiennent des personnes soupçonnées de terroriste et originaires de 19 pays dans des prisons secrètes en Ethiopie, révèle une enquête menée dans la région par l'Associated Press [...]

C'était un cauchemar du début à la fin", a raconté Kamilya Mohammedi Tuweni, une femme de 42 ans, mère de trois enfants et titulaire d'un passeport des Emirats arabes unis, dans ses premiers commentaires après sa libération à Addis Abeba, le 24 mars. Elle dit avoir passé deux mois et demi en détention sans avoir été inculpée. Elle est la seule détenue libérée à s'être exprimée publiquement.

Elle dit avoir été arrêtée au cours d'un voyage d'affaires au Kenya, le 10 janvier, avoir été battue, puis envoyée en Somalie où elle aurait partagé une chambre avec 22 autres femmes et enfants. Elle affirme avoir été conduite en Ethiopie, où un agent américain l'aurait interrogée et exhortée à coopérer [...]
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MAIL AND GUARDIAN 04.04.07
US agents visit Ethiopian secret jails

A former prisoner and the families of current and former captives tell a different story.

"It was a nightmare from start to finish," Kamilya Mohammedi Tuweni, a 42-year-old mother of three who has a passport from the United Arab Emirates, told AP in her first comments after her release in Addis Ababa on March 24 from what she said was two-and-a-half months months in detention without charge.

She is the only released prisoner who has spoken publicly. She was freed a month after being interviewed, fingerprinted and photographed by a US agent, she said. Tuweni, an Arabic-Swahili translator, said she was arrested while on a business trip to Kenya and had never been to Somalia or had any links to that country.

[---]She said she was arrested January 10. Tuweni said she was beaten in Kenya, then forced to sleep on a stone floor while held in Somalia in a single room with 22 other women and children for 10 days before being flown to Ethiopia on a military plane.

Finally, she said, she was taken blindfolded from prison to a private villa in the Ethiopian capital. There, she said, she was interrogated with other women by a male US intelligence agent. He assured her that she would not be harmed but urged her to cooperate, she said.

In a telephone conversation with AP, Tuweni said the man identified himself as a US official, but not from the FBI. A CIA official, who spoke on condition of anonymity, said on Tuesday that the agency had no contact with Tuweni.

"We cried the whole time because we did not know what would happen. The whole thing was very scary," said Tuweni, who flew back to her family in Dubai a day after her release.