Retour page d'accueil

 PRESSAFRIQUE 06.04.07
Areva mise en cause par des ONG au Niger et au Gabon

 Des associations ont dénoncé une « négligence coupable » dans la gestion, par une filiale d'Areva de la mine d'uranium de Mounana au Gabon et pointent le non respect des normes sanitaires par la multinationale française au Niger et au Gabon. L'association de juristes Sherpa en coopération avec la CRIIRAD et Médecins du Monde ainsi que des associations de travailleurs d'anciens gabonais et expatriés dénoncent « l'absence coupable d'information sur les risques » d'exposition radioactif aux alentours des mines d'uranium. Les résultats d'une enquête faite auprès de 17 anciens expatriés et 481 anciens salariés gabonais retrouvent « une sous-estimation généralisée des risques sanitaires et environnementaux liés à l'activité de la Comuf (filiale d'Areva) qui relève de la négligence fautive ». Cette enquête relève la présence de nombreux cas de cancer parmi les 17 anciens expatriés. Onze seraient atteints de cas de cancers avérés selon ces associations.  « Employés et population ont été exposés parfois pendant plus de 20 ans à la radioactivité dans l'air (poussières radioactive ou gaz radon...» (AFP 03.04.07 Des associations accusent Areva de "négligence fautive" au Gabon et au Niger).

Novethic 05.04.07
Areva accusé de mettre en danger salariés et riverains, au Niger et au Gabon
...Les tests effectués par la CRIIRAD sur la radioactivité au Niger et au Gabon révèlent des taux d'exposition des employés 40 fois supérieurs aux normes fixées par l'OMS. Par ailleurs, l'enquête révèle que la protection des travailleurs n'était pas correctement assurée. " Ils étaient exposés à des poussières radiotoxiques sans port de masque ni équipement de sécurité ", explique Jean-Pierre Getti. Aucune information ni formation n'était délivrée". "Ils n'étaient même pas informés des risques qu'ils encourraient ", confirme Almoustapha Alhacen, président de l'association AGHIR N' MAN (association nigérienne de protection de l'environnement). Autre point noir de cette enquête, l'absence de surveillance médicale des employés de la mine, et des sous-traitants, qui n'ont jamais pu bénéficier des traitements adaptés...


 L'association de juristes Sherpa envisagerait d'éventuelles poursuites pénales.

Rappelons qu'en début d'année lors du forum social mondial au Kenya, une ONG nigérienne, loin des poncifs racialistes tenus par des présentateurs du service public audiovisuel français gavés de clichés coloniaux, avait dénoncé le pillage de l'uranium du Niger. Alternatives Espaces citoyens avait déploré le quasi monopole « néocolonial » des filiales d'Areva sur l'uranium du Niger. « L'uranium est produit dans les mines du Niger, mais c'est Areva qui choisit exclusivement les acheteurs. Le groupe français, qui achète au Niger l'uranium à un prix fixe, peut le revendre au cours du marché mondial sans ajuster la part qui revient à la partie nigérienne ». Areva serait le principal bénéficiaire de la vente de plus de 100.000 tonnes d'uranium extraites dans le nord du Niger. Selon cet ONG « Quelques 2.500 milliards de FCFA ont été encaissés par Areva au titre de la vente d'uranium produit par les mines nigériennes. Sur ce montant, le Niger n'a eu que des miettes ». Et Alternatives Espaces Citoyens « Le premier président du pays a été renversé parun coup d'Etat, en 1975, pour avoir voulu remettre en cause la main mise de la France sur l'uranium nigérien ».

 Areva contrôle la production d'uranium au Niger, détenant 65 pour cent des actions de la Société des mines de l'Aïr et 34 pour cent des actions de la Compagnie minière d'Akouta.

Chez Pressafrique :
31.01.07
Une ONG nigérienne dénonce le pillage de l'uranium au Niger par AREVA