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Des associations ont dénoncé
une « négligence coupable » dans la gestion, par une
filiale d'Areva de la mine d'uranium de Mounana au Gabon et pointent le
non respect des normes sanitaires par la multinationale française au Niger
et au Gabon. L'association de juristes Sherpa en coopération avec la
CRIIRAD et Médecins du Monde ainsi que des associations de travailleurs
d'anciens gabonais et expatriés dénoncent « l'absence coupable
d'information sur les risques » d'exposition radioactif aux
alentours des mines d'uranium. Les résultats d'une enquête faite auprès de
17 anciens expatriés et 481 anciens salariés gabonais retrouvent
« une sous-estimation généralisée des risques sanitaires et
environnementaux liés à l'activité de la Comuf (filiale d'Areva) qui
relève de la négligence fautive ». Cette enquête relève la
présence de nombreux cas de cancer parmi les 17 anciens expatriés. Onze
seraient atteints de cas de cancers avérés selon ces
associations. « Employés et population ont été exposés
parfois pendant plus de 20 ans à la radioactivité dans l'air (poussières
radioactive ou gaz radon...» (AFP 03.04.07 Des associations accusent Areva de "négligence fautive" au
Gabon et au Niger).
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Novethic 05.04.07 Areva accusé de mettre en danger salariés et riverains,
au Niger et au Gabon ...Les tests effectués par la CRIIRAD
sur la radioactivité au Niger et au Gabon révèlent des taux
d'exposition des employés 40 fois supérieurs aux normes fixées par
l'OMS. Par ailleurs, l'enquête révèle que la protection des
travailleurs n'était pas correctement assurée. " Ils
étaient exposés à des poussières radiotoxiques sans port de
masque ni équipement de sécurité ", explique Jean-Pierre Getti.
Aucune information ni formation n'était délivrée". "Ils
n'étaient même pas informés des risques qu'ils encourraient ",
confirme Almoustapha Alhacen, président de l'association AGHIR N'
MAN (association nigérienne de protection de l'environnement). Autre
point noir de cette enquête, l'absence de surveillance médicale des
employés de la mine, et des sous-traitants, qui n'ont jamais pu
bénéficier des traitements
adaptés... | L'association de
juristes Sherpa envisagerait d'éventuelles poursuites pénales.
Rappelons qu'en début d'année lors du forum social mondial au
Kenya, une ONG nigérienne, loin des poncifs racialistes tenus par des
présentateurs du service public audiovisuel français gavés de clichés
coloniaux, avait dénoncé le pillage de l'uranium du Niger.
Alternatives Espaces citoyens avait déploré le quasi monopole
« néocolonial » des filiales d'Areva sur l'uranium du Niger.
« L'uranium est produit dans les mines du Niger, mais c'est Areva
qui choisit exclusivement les acheteurs. Le groupe français, qui achète au
Niger l'uranium à un prix fixe, peut le revendre au cours du marché
mondial sans ajuster la part qui revient à la partie
nigérienne ». Areva serait le principal bénéficiaire de la vente
de plus de 100.000 tonnes d'uranium extraites dans le nord du Niger. Selon
cet ONG « Quelques 2.500 milliards de FCFA ont été encaissés par
Areva au titre de la vente d'uranium produit par les mines nigériennes.
Sur ce montant, le Niger n'a eu que des miettes ». Et
Alternatives Espaces Citoyens « Le premier président du pays a
été renversé parun coup d'Etat, en 1975, pour avoir voulu remettre en
cause la main mise de la France sur l'uranium nigérien ».
Areva contrôle la production d'uranium au Niger, détenant 65
pour cent des actions de la Société des mines de l'Aïr et 34 pour cent des
actions de la Compagnie minière d'Akouta.
Chez Pressafrique
: 31.01.07 Une ONG nigérienne dénonce le pillage
de l'uranium au Niger par AREVA |