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PRESSAFRIQUE
05.04.07 |
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Dans
un reportage publié le 01.03.07 par le journal pro-sarkozy, Paris-Match
détenu par le marchand d'armes Lagardère, des jeunes noirs de banlieue
sont stigmatisés de manière scandaleuse avec les pires clichés. Des
clichés qui semblent inspirés d'une idéologie
coloniale encore prégnante et véhiculée dans de nombreux médias
français. Paris-Match n'est qu'un exemple parmi d'autre de
ces clichés que l'on véhicule au travers des médias sur les Noirs ou les
Arabes en France. Ce reportage de douze pages intitulé « Retour à
Clichy-sous-Bois » est censé revenir sur le climat d'insécurité qui
règne à Clichy-sous-Bois quinze mois après les violences urbaines. Les
rédacteurs, à partir d'une centaine de clichés d'un photographe de
l'agence Sirpa Press, n'ont retenu qu'une dizaine de ses photos pour les
annoter de légendes pour le moins surprenantes. C'est le quotidien
l'Humanité (Paris Match en flagrant délit de manipulation ;
23.03.07) qui le premier a révélé cette manipulation médiatique en
évoquant les dessous d'une photo prise dans le RER qui présente des jeunes
noirs comme une menace potentielle envers une jeune femme blanche alors
que ces personnes se connaissent et ne nourrissent aucun sentiment
d'inimitié comme cela a été révélé par les principaux figurants de cette
photo. On y
présente donc les "Noirs" comme potentiellement insécurisants. Une
iconographie qui sent le beau temps des
colonies. L'émission Arrêt
sur images
a approfondi les dessous de ce
reportage photo. Le photographe de l'agence Sirpa Press a fait amende
honorable en reconnaissant que ses photos avaient été annotées de légendes
qui n'avaient rien à voir avec le contexte dans lequel elles avaient été
prises comme l'ont révélé les figurants des photos. Une autre photo
véhicule une représentation qui semble caractéristique de l'idéologie
paternaliste méprisante de la coloniale pleine de condescendance envers
les peuples d'origine africaine. Dans cette photographie « une maman
blanche donnait des cours du soir à une petite Malienne, le tout
accompagné de cette légende : ''Elle aide Fatoumata, la fille de ses
voisins, à apprendre à écrire''. Or la gamine à ''8 ans et elle sait lire et
écrire'', peste encore sa voisine » (« ''Match'' à
Cliché-sous-Bois », Le Canard Enchaîné 04.04.07, p.7). 29.03.07 |