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RFI 14.04.05 Ethnologue suisse
Depuis
la mort de Gnassingbe Eyadema le 5 février dernier, la France est très
discrète au sujet du Togo. Elle laisse l'Union africaine et la CEDEAO
occuper le devant de la scène. Cela signifie-t-il que Paris a renoncé à
toute politique d'influence au Togo ? Gilles Labarthe vient de publier aux
éditions Agone Le Togo, de l'esclavage au
libéralisme mafieux. «Au Togo de plus en plus de jeunes manifestants expriment un ras-le-bol complet par rapport à l'ingérence française au Togo» Propos recueillis par Christophe Boisbouvier [14/04/2005] 05 min 34 sec |
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Dossier noir "Togo, de l'esclavage au libéralisme mafieux" Dossier noir de la politique africaine de la France n° 20 « Le Togo, de l'esclavage au libéralisme mafieux » (aux éditions Agone) Sortie le mardi 12 avril 2005 (Ouvrage disponible à Survie) Cette enquête mène le lecteur à la découverte d'un pays encore méconnu : le Togo, l'une des plus longues dictatures militaires de l'histoire contemporaine africaine. Dans ce pays « ami de la France » s'activent depuis plus de quarante ans un ensemble de réseaux au service d'une passion commune : le détournement des fonds publics et le pillage des ressources naturelles. En réponse aux thèses persistantes qui voudraient attribuer la responsabilité du marasme aux Africains eux-mêmes, ce nouveau Dossier noir de la politique africaine de la France démonte les principaux mécanismes et jeux d'influence étrangers qui ont contribué à ruiner depuis 40 ans l'équilibre économique et social d'une jeune nation, surnommée la « Suisse de l'Afrique » jusqu'à la fin des années 1970. Le coup d'Etat militaire et les récentes pressions diplomatiques qui ont immédiatement suivi la mort de Gnassingbé Eyadéma, le 5 février 2005, ont encore confirmé le rôle prépondérant des chancelleries occidentales qui cherchent à garantir leurs intérêts dans la région. 206 pages, 11 x 17 cm, 11 euros. |
| Gilles Labarthe Le
Togo, de l'esclavage au libéralisme mafieux. Agone Les dossiers
noirs Pionnier des indépendances,
riche en matières premières, le Togo fut longtemps surnommé « la
Suisse de l'Afrique ». Les projets de développement concoctés par les
anciennes puissances coloniales l'ont vite fait crouler sous le poids de
la dette.
Soumis ensuite aux programmes de privatisation sauvage dictés par la Banque mondiale, ce minuscule État devint un espace off-shore où s'activent milices privées américaines, agents secrets français, coopérants allemands, hommes d'affaires sans scrupules, politiciens corrompus et avocats véreux. Autant de réseaux qui se concurrencent au service d'une passion commune : arracher leur part du butin en détournant les fonds publics, participer au pillage des ressources naturelles pour leur propre compte ou pour celui de multinationales prédatrices. En réponse aux thèses persistantes qui voudraient attribuer la responsabilité du marasme aux Africains eux-mêmes, ce livre démonte les principaux mécanismes et jeux d'influence étrangers qui ont contribué à ruiner l'équilibre économique et social d'une jeune nation. Le coup d'État militaire et les pressions diplomatiques qui ont immédiatement suivi la mort de Gnassingbé Eyadéma, le 5 février 2005, après trente-huit ans d'un règne sans partage, l'ont encore confirmé : les chancelleries occidentales ne cessent d'interférer pour imposer leur candidat à la succession du dictateur et garantir leurs intérêts dans la région. Les « Dossiers noirs »
sont issus d'une collaboration entre AGIR ICI et SURVIE, qui
mènent régulièrement, avec une vingtaine d'associations françaises, des
campagnes conjointes pour « ramener à la raison démocratique »
la politique africaine de la France. Afin d'en refonder la crédibilité,
AGIR ICI et SURVIE ont émis une série de propositions régulièrement
réactualisées. |