Manifestation à Paris le 8 mai 2005 de la Diaspora Togolaise en France contre le Hold-up électoral et pour la démocratie au Togo : "Chirac tue l'espoir au Togo"


 Appel à la disapora africaine pour manifester le 8 mai Place de la République à Paris 14h00!
Chirac tue l'espoir au Togo
Comité de Soutien au Peuple Togolais

Le 24 avril 2005 restera un jour sombre dans l'histoire de l'Afrique. Une fois de plus, les aspirations légitimes d'un peuple ont été foulées au pied avec la participation active de l'Etat français. Abandonné par toutes les Institutions Internationales, le peuple togolais ne devra-t-il compter que sur lui-même ?

Après la confiscation des indépendances grâce à l'installation d'un système néocolonial, la Françafrique, le hold-up électoral au Togo destiné à imposer Faure Gnassingbé constitue la nouvelle étape des dictatures héréditaires en Afrique.

Hier, la France a commandité les assassinats d'Olympio, de Lumumba, de N'Gouabi, Bono, Nyombé ou encore Sankara. Aujourd'hui elle parraine les fils des dictateurs. Dés qu'un responsable africain privilégie l'intérêt de son peuple, il est éliminé.

Le pouvoir en place au Togo, avec le soutien de l'Etat français et la caution de la Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO, dont les observateurs ont été financé par l'Union Européenne- Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone, Togo) a truqué les élections.

L'Union Africaine, l'Union Européenne et l'ONU ont gardé le silence et refusé d'intervenir : Toutes les violations des droits humains (tueries, viols, disparitions, passages à tabac et arrestations arbitraires suivi de l'exode de milliers de togolais) les ont laissés indifférents.

Le traitement médiatique de ces drames humains retentit différemment selon que l'on soit en Europe ou en Afrique : Y aurait-il deux poids, deux mesures ?

Ce qui est en jeu aujourd'hui au Togo, c'est l'auto-détermination des peuples et la liberté de choisir leur avenir.

C'est pourquoi nous apportons notre soutien au collectif des associations de la société civile et des organisations syndicales du Togo ainsi qu'à la coalition de l'Opposition.

Nous exigeons une réelle transparence de la politique africaine de la France : 

-   La dissolution de la cellule africaine de l'Elysée 
-   La révélation publique des accords secrets de défense entre les Etats français et africains. 
-   Une commission d'enquête sur les exactions et violations des Droits de l'Homme par l'Etat français en Afrique...



 

Manifestation du 8 mai 2005
Départ du cortège  Place de la République
NON AU HOLD-UP ELECTORAL. TOUS UNIS DERRIERE EMMANUEL AKITANI-BOB



 

Manifestation du 8 mai 2005 de la DTF
CHIRAC TUE L'ESPOIR AU TOGO



 

Manifestation du 8 mai 2005
Le cortège s'ébranle Boulevard Saint-Martin




 

Manifestation du 8 mai 2005




 

Manifestation du 8 mai 2005





 

Manifestation du 8 mai 2005 "Chirac tue l'espoir"





 

Manifestation du 8 mai 2005
Sit-in sur le chemin de l'Eglise Saint-Bernard à hauteur de l'angle du Boulevard Barbès et de la rue Myrha.





 

Manifestation du 8 mai 2005
 Arrivée du cortège à l'Eglise Saint-Bernard, Rue Saint-Mathieu.
La Diaspora Togolaise en France rejoint le collectif des "indigènes de la République" et des sans papiers.
Discours d'un membre de la DTF devant l'église Saint-Bernard demandant une minute de silence pour commémorer les massacres de Sétif qui ont eu lieu le 8 mai 1945. Puis le membre de la DTF évoque les massacres coloniaux au Cameroun ainsi qu'à Madagascar évoquant le travail difficile des historiens pour exhumer ce passé colonial douloureux et la chappe de plomb qui pèse sur cette histoire coloniale honteuse. Il prend l'exemple du Togo où l'indépendance ne fut que de façade. Acquise en 1960 par le président de tous les Togolais : Sylvanius Olympio. Ce dernier fut assassiné par un coup d'état fomenté à Paris sous le général De Gaulle et la France plaça à la tête du pays un militaire (le sergent Eyadéma) pendant 38 ans. Il évoque la déception du peuple Togolais lorsque l'on a voulu imposer par un coup d'état le fils d'Eyadéma comme successeur du défunt tyran. Il déplore le parodie d'élections qui s'est tenue au Togo avec l'appui de Jacques Chirac. Il en appelle à la mobilisation de toute la diaspora africaine et aux citoyens français pour faire respecter le droit des peuples à l'autodétermination et à la démocratie en Afrique et plus particulièrement dans les circonstances actuelles au Togo.