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Débat des Cahiers d'histoire Revue
d'histoire critique : Mardi 29.03.05, Espaces Marx |
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Programme :
- Raphaël Granvaud , professeur de Français, membre de l'association Survie : Colonisation et décolonisation de l'Afrique dans les manuels scolaires aux alentours de l'an 2000. |
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« Colonisation et décolonisation de
l'Afrique dans les manuels scolaires aux alentours de l'an
2000 » La petite étude que je vais vous présenter est intitulée
« Colonisation et décolonisation de l'Afrique dans les manuels
scolaires aux alentours de l'an 2000 ». Je commencerai pas solliciter
votre indulgence, car il ne s'agit pas d'un travail universitaire, et
l'histoire n'est pas ma discipline de formation. Il s'agit d'une étude
réalisée pour le compte de l'association Survie, encore incomplète dans la
mesure où elle ne porte que sur les manuels de collège, l'étude des
manuels de lycée n'étant pas terminée. Elle concerne la douzaine des
manuels de collèges les plus utilisés, conformes à la dernière version des
programmes, donc postérieurs à 1998 pour le niveau 4ème et 1999
pour le niveau 3ème. Il s'agissait très simplement de
confronter le contenu de ces manuels avec quelques travaux facilement
accessibles, comme les contributions rassemblées dans Le Livre Noir du
colonialisme[1], les ouvrages
publiés par l'association Survie, notamment les livres de F. X.
Verschave[2], ou encore ceux du
CADTM[3]. Tous les manuels commencent par l'étude des causes : parmi
celles évoquées, la « mission civilisatrice » est présentée la
plupart du temps comme une volonté philanthropique bien réelle et non
comme un discours de justification. De la même manière, les explorations
sont mises uniquement sur le compte d'initiatives individuelles ou de la
curiosité scientifique de l'époque. Plusieurs manuels incluent parmi les
causes de la colonisation la question du peuplement, présentant
l'émigration comme volontaire ou comme signe positif d'un dynamisme
démographique, alors qu'il s'agissait surtout de déporter les
indésirables, ainsi que le rappelle Marc Ferro.
A l'étude des causes, succède celle des formes de la colonisation.
La plupart des manuels se contentent de lister les différents systèmes
d'administration (assimilation, administration directe ou indirecte). Un
seul[4] signale qu'ils
répondaient à une même logique et que concrètement les choix adoptés
furent finalement très proches. Plusieurs autres points sont généralement traités dans cette
rubrique : le pillage des ressources est mentionné par tous les
manuels, mais sous des appellations diverses. On parle tantôt
d'« exploitation » des richesses et tantôt de « mise en
valeur », là où Marc Ferro parle de pays « saignés à
blancs ». Les termes de « pillage », de « vol »
ou des équivalents ne sont jamais utilisés. Aucun manuel ne mentionne les
monopoles imposés par les métropoles, et une minorité seulement parle de
la confiscation des terres et de ses effets, certains préférant mettre
l'accent sur « le développement des cultures. » Tous les manuels
indiquent que les métropoles imposent leurs produits manufacturés, ce qui
est parfois présenté sous la forme d'un échange. Un seul manuel4 explique que cela « ruine
l'artisanat local et empêche la naissance d'une industrie. » Le
travail forcé est la plupart du temps mentionné, mais là aussi de manière
très inégale et le plus souvent euphémisée. Le seul manuel[5] qui mentionne « les
déplacements massifs de population » et se risque à chiffrer les
victimes les compte « parfois par milliers ». Constatation
surprenante : aucune des synthèses n'évoque ce phénomène en relation
avec l'esclavage. Enfin, les répercussions démographiques de la première
phase de conquête et d'exploitation ne sont abordées par aucun manuel. Il
s'agit pourtant d'un indicateur spectaculaire du choc colonial pour les
populations colonisées puisque avec les épidémies et les famines,
certaines régions voient leur population diminuer de moitié, d'autres du
tiers. Le racisme qui structure la vision coloniale est le plus souvent
estompé et euphémisé. Un seul manuel4 consacre un paragraphe
spécifique à cette question et tente de montrer qu'il résulte d'une
construction sociale nourrie de mises en scènes et de nombreux discours
institutionnels. Le terme d'atrocité ne figure que dans deux manuels[6]. Une caricature d'époque
évoque la question des amputations, mais sans précision sur l'ampleur du
phénomène. Arrestations arbitraires, crimes, prises d'otages et pratiques
quotidiennes de la torture et de l'esclavage sexuel, y compris des
enfants, ne sont jamais mentionnés. Aucune photographie n'illustre
vraiment la réalité de la violence coloniale et aucun des manuels ne se
risque à avancer des chiffres susceptibles de nourrir une vision
d'ensemble. Les formulation de synthèse pour un bilan de la violence
coloniale sont peu nombreuses et très fortement euphémisées. Par
exemple : « l'impérialisme est parfois critiqué et mécontente
les populations » ou encore les conquêtes sont « souvent
violentes ». La formulation la plus dure définit la colonisation
comme un « système d'exploitation que les populations dominées ont
durement subie dans leur vie quotidienne »4. Un seul manuel utilise le terme
de « répression » et en propose une illustration
photographique.4 Si tous les
manuels présentent un ou plusieurs documents dénonçant la
colonisation[7], c'est également le seul
à donner la parole à des auteurs africains. Au nombre des oublis, on pourrait également rapidement mentionner
les stratégies coloniales de division, de réinvention des traditions, de
création de l'ethnisme et d'introduction des oppositions raciales au sein
des populations, les formes spécifiques d'oppression des femmes ainsi que
la question importante des résistances à la colonisation, minimisées et
laissées dans le flou. Les procédés colonialistes ayant été qualifiés, en
2001, par la Conférence de Durban, de « crimes contre
l'humanité », on pourra s'étonner enfin que ce terme ne figure pas au
moins dans les manuels parus après cette date, pas plus que les termes
de « massacre », de « système totalitaire », ou
de « génocides », certains, comme celui des Héréros, ayant
pourtant été reconnus au plan international. En revanche, tous les manuels sauf un4 mettent en balance les aspects
« positifs » et les aspects « négatifs » de
l'entreprise coloniale, posant de manière tantôt explicite, tantôt
implicite la question du bilan de la colonisation. Ils entonnent, avec
plus ou moins de nuances, et documents iconographiques à l'appui, le
refrain de la « mission civilisatrice », généralement déclinée
en trois sous-thèmes : les progrès sanitaires et médicaux,
l'éducation, les constructions d'infrastructures, dont le bilan positif
viendrait contrebalancer les aspects critiqués. Ainsi le Hachette 1998
explique : « La colonisation est souvent violente, mais elle
apporte aussi aux colonies le progrès médical, l'instruction, les routes,
les voies ferrées. ». Il convient donc de rappeler que les constructions
d'infrastructures, si elles étaient bien financées et réalisées par les
populations locales, ne leur étaient pas précisément destinées. En outre,
la théorie de la mise en valeur d'une « terre vierge » de tout
système d'exploitation, de production, d'instruction ou de tout système
institutionnel, éducatif ou sanitaire relève de la contre-vérité
historique et la période de conquête coloniale présenta souvent une
terrible régression sur chacun de ces plans. Il faut rappeler aussi que le
système éducatif colonial n'a jamais scolarisé qu'une part infime de la
population. Pour le reste, précarité, clientélisme, indigence matérielle
et pédagogique ont toujours caractérisé, quand il existe, le système
éducatif colonial, qui n'avait pas pour fonction l'élévation de
l'instruction, jugée dangereuse, mais la transmission de valeurs de
respect et d'obéissance à l'homme blanc. Le thèmes des progrès sanitaires et médicaux est également présent
dans presque tous les manuels, comme pendant de la conquête, voire même la
précédant. Cette présentation ne tient aucun compte de la chronologie,
puisque les premières mesures sanitaires qui dépassent (à peine) le stade
du symbolique, sont observées des décennies après la phase de conquête qui
fut dévastatrice. Les campagnes médicales furent très limitées, très
tardives, très inégalitaires et très violentes, surtout à l'égard des
femmes. Enfin, lorsque après la première puis la seconde guerre mondiale,
les investissements sanitaires sont plus importants, il s'agit avant tout
de légitimer la présence coloniale face au regain de revendications
démocratiques et/ou indépendantistes. Les progrès sont donc bien davantage
à mettre au crédit de la
lutte anti-coloniale que du colonialisme lui-même. Toutefois, l'espérance
de vie ne dépassait pas 35 ans en Afrique française en
1955. L'incapacité plus ou moins marquée à se détacher du regard colonial
est encore plus flagrante dans les études de documents. C'est d'autant
plus problématique que la méthodologie historique proprement dite, à
laquelle on devrait initier les élèves, exige me semble-t-il, une
distanciation qui n'est pas toujours à
l'ouvre. Ainsi,
quand on propose aux élèves, à partir d'une couverture du Petit
Journal de « dresser la liste des richesses que la France
est
censée
apporter au Maroc », la voix du rédacteur du Petit Journal
et celle du rédacteur du manuel ne se confondent pas. De la même manière,
quand on demande à propos d'une caricature parue dans l'Assiette au
beurre : « D'après cette
caricature,
quelles sont les réalités vécues par les populations indigènes des
colonies ? », la distance critique est
respectée. Malheureusement,
les exemples inverses sont fréquents et cohabitent souvent avec les
premiers. Ainsi à propos d'un document présentant l'explorateur Savorgnan
de Brazza au Congo : « Qui libère-t-il ? » au lieu de « Qui
prétend-il libérer ? ». Ou encore : « Quel
aspect de la mission civilisatrice de l'Europe est évoqué par ce
document ? » Ou encore une illustration du Petit Journal
intitulée « Les
bienfaits de la colonisation française au Maroc ». Ou encore à propos
d'un discours de Ferry la question « Pourquoi la France
doit-elle
participer à l'expansion coloniale ? ». Etc. Passons à la « décolonisation ». Les Instructions
Officielles de 1999 présentent le cadre et les enjeux. Il s'agit d'une
étude comparative entre la décolonisation anglaise en Inde et la
décolonisation de l'Afrique française. Ce dernier cas doit montrer que
« la France a rompu avec son passé colonial ». Deux cas de
figure sont opposés : celui de l'Afrique Noire où la rupture s'est
faite « progressivement et sans conflit sanglant », et
l'Algérie, où elle s'est faite « difficilement » et où
« l'affrontement s'est accompagné d'un drame national. »
On peut tout d'abord remarquer l'apparition du terme de
« colonialisme » dans les manuels de 3ème, absent des
manuels de 4ème. Seconde constatation : on observe
beaucoup moins de variations d'un manuel à l'autre. Le plan proposé, les
informations développées, les documents sélectionnés ou même le
vocabulaire utilisé sont très souvent
identiques. Tous les manuels commencent par une étude de cartes dont la
comparaison est assez surprenante : le nombre de guerres
d'indépendance en Afrique varie de 3 à 9 et ne concerne pas toujours les
mêmes pays. Pour ce qui concerne les colonies françaises, seule l'Algérie
est concernée les autres pays paraissent particulièrement calme au regard
des « troubles » mentionnés pour d'autres pays. Ainsi le terme
le plus fréquemment employé pour qualifier la décolonisation de l'Afrique
noire est celui de « pacifique ». On trouve également les termes
de « négociation » et même de « douceur ». Au chapitre
des décolonisations dites « pacifiques », et à titre d'exemple
des douceurs dont l'armée française est capable, on pourrait au moins
citer le cas de deux pays : Madagascar et le Cameroun. Les guerres
d'indépendance nationale qu'ils connurent sont encore aujourd'hui niées et
les terribles massacres coloniaux dont les populations de ces pays furent
victimes restent encore particulièrement occultés. Ils suffisent pourtant
à eux seuls à invalider totalement la thèse d'une décolonisation, qui, à
l'exception de l'Algérie, se serait déroulée « sans conflit
sanglant ». Deux manuels seulement signalent que « la
contestation grandit car les métropoles refusent d'appliquer les réformes
promises pendant la guerre »[8] ou qu'elles
ont « souvent promis l'émancipation à leurs colonies en échange
de leur participation au conflit »[9]. Alors que les manuels
mettent majoritairement l'accent sur la responsabilité du FLN pour le
déclenchement de la guerre en Algérie, c'est en revanche à la France, au
général de Gaulle et à Defferre en particulier que reviendrait le mérite
d'avoir préparé la décolonisation de l'Afrique noire, en lui apprenant
progressivement le fonctionnement de la démocratie. Rappelons qu'au
contraire, les autorités politiques françaises (PC inclus) n'entendaient
nullement remettre en cause « la France en tant que
puissance » ; que la France n'a accepté des réformes que
contrainte et forcée, toujours le plus tard possible, non pour préparer
l'indépendance, mais au contraire pour l'éviter, et éviter un embrasement
généralisé. L'historien Jean-Luc Einaudi résume ainsi la période d'après
guerre : « Au sortir de la deuxième guerre mondiale, la France est
entrée dans des guerres de reconquête coloniale. Soit des guerres comme
l'Indochine, soit des opérations de répression de masse (.) La France
a été en guerre de 1945 à 1962 contre les colonisés. »[10] Mais dans tous les manuels, un seul exemple est systématiquement
proposé comme exemple de « décolonisation pacifique » en Afrique
noire : celui du Sénégal, avec un document sur Senghor, tantôt
présenté, à tort, comme un militant indépendantiste, tantôt comme ne
souhaitant pas une rupture avec la France. Il s'agit du seul leader
d'Afrique noire présenté dans les manuels pour représenter « Les
aspirations des colonisés en 1945 », à l'exception d'un
manuel[11] qui évoque Patrice
Lumumba dont le pays n'est pas - encore - une colonie
française. Concernant les causes de la guerre d'Algérie, presque tous les
manuels commencent en 1954, occultant les grands massacres de
l'après-guerre, sans lesquels on ne peut pas comprendre le choix de la
lutte armée. Un seul manuel[12] signale un soulèvement
en 1945 « durement réprimé ». Les formulations utilisées donnent
le plus souvent l'impression, d'une part que les revendications
indépendantistes naissent à cette période et, d'autre part, que l'usage de
la violence par les Algériens, parfois appelés « musulmans »,
précède la répression coloniale. Aucun manuel ne signale la véritable
nature des réformes électorales, ni le trucage systématique et violent des
élections. Enfin la plupart des manuels évacuent les explications de
nature économique (rentes pétrolière et gazière entre autres) ou
géostratégique (champ d'expérimentations nucléaires dans le désert), pour
retenir seulement que l'Algérie est une colonie de peuplement.
Si certains manuels prennent soin de signaler comme tel le
vocabulaire colonial, comme « maintien de l'ordre » ou
« pacification », d'autres l'utilisent sans distance. L'usage de
la torture est mentionné, mais sans en préciser l'ampleur et la
systématicité. A l'exception d'un manuel[13], militaires et colons
d'un côté, algériens de l'autre, sont renvoyés dos à dos dans
l'utilisation de la violence. Les documents iconographiques sont assez peu
représentatifs de l'extrême violence vécue par toute une population. Ni
les meurtres de masse, ni l'entreprise de quadrillage, de déportation et
d'internement, ni les autres rouages importants de la lutte
anti-subversive théorisée par l'Ecole de Guerre française ne sont
mentionnés. En outre, aucun manuel ne fournit de bilan chiffré de la
guerre d'Algérie. Et si un manuel parle à deux reprises d'« une
guerre longue et coûteuse », ces adjectifs se rapportent
bien sûr à la nation française. Ne sont pas non plus mentionnées les
responsabilités politiques et juridiques en France. Enfin pour terminer,
aucun manuel ne signale les massacres du 17 octobre 1961 à
Paris. Revenons sur le cas de la décolonisation de l'Afrique noire. Dans
la plupart des manuels, les liens dits de « coopération » avec
la métropole, et les coups d'Etat et des années 60-70 sont mentionnés,
mais le rôle réel de la France reste soigneusement occulté. Pour tous les
manuels, il ne fait aucun doute qu'« en 1960, tous les pays de
l'Afrique noire française deviennent indépendants »[14] et que « l'Afrique
noire (.) est presque totalement décolonisée au début des années
60 »[15]. La nature de cette
indépendance n'est pas questionnée. L'indépendance formelle ne sera pourtant accordée qu'après avoir
brisé par les armes une série de révoltes populaires et contrôlé les
élites : il s'agit bien d'établir des régimes indigènes à la dévotion
de l'ex-métropole, relayant la politique coloniale auprès des masses et
partageant les mêmes intérêts de classe que les élites métropolitaines,
bien que plus bas dans la hiérarchie économique.
Sur le plan économique, comment parler d'indépendance quand de 1960
à 1965 au moins, les anciennes colonies françaises n'ont même pas de
Trésor public propre, indépendant du Trésor français ; quand, par la
suite, le carcan du franc CFA et le système paritaire des banques
centrales privent ces pays de toute autonomie monétaire et
économique ? Sans parler des systèmes de corruption par l'Aide
publique au développement par exemple, de la dépendance organisée par le
biais de la dette, parfois directement gérée par Elf comme au
Congo-Brazzaville, ou du détournement pur et simple des matières premières
ou de leurs rentes. La France conserve bien l'essentiel du contrôle de
l'économie de ses « anciennes »
colonies. Au plan politique, comment parler d'indépendance quand la France,
ou plutôt les réseaux françafricains mis en place par Foccart pour le
compte de De Gaulle, font et défont les régimes, encadrent les dictateurs
issus de l'armée ou des services français, forment leurs milices, rédigent
leurs constitutions, éliminent leurs opposants, truquent les élections, et
mènent des interventions militaires directes ou déguisées ? Depuis De
Gaulle, la cellule africaine de l'Elysée poursuit avec une continuité
exemplaire cette politique dans la plupart des « anciennes »
colonies, et même dans quelques nouvelles, dans l'indifférence ou
l'ignorance du parlement français. Même si le système se lézarde
aujourd'hui de plus en plus, le terme de « protectorat »
conviendrait sans doute mieux que celui d'indépendance.
Certes, on aurait tort d'être trop exigeant à l'égard des manuels
scolaires, et il paraît difficile de leur demander de jouer un rôle que la
plupart des hommes politiques, des journalistes ou des intellectuels
n'assument pas, se conformant à une présentation épurée de la situation de
l'Afrique francophone. L'activité des réseaux « françafricains »
commence néanmoins à être prise en compte dans les travaux
historiques [16], et
on peut en espérer peut-être des retombées dans de futurs manuels
scolaires. Dans l'immédiat, il est à craindre toutefois que la
concentration de l'édition scolaire entre les mains de groupes liés à ces
réseaux françafricains, n'arrange rien de ce point de vue. Pas plus que le
récent vote d'une loi qui rend hommage aux colons et à l'armée française,
auxquels les programmes scolaires devraient accorder « la place
éminente à laquelle il sont droit ». Raphaël Granvaud [1] Sous la direction de Marc Ferro. [2] La Françafrique, Noir Silence, L'envers de la dette, entre autres. [3] Eric Toussaint, Afrique, annuler la dette
pour libérer le développement. [4] Hachette 2003. [5] Magnard 2002. [6] Hachette 98 en légende explicative et Magnard 2002 dans un texte de G. Bonnevalot. [7] Extrait de résolution de la IIème Internationale pour Belin 2002, Hachette 1998, Lanessan pour le Bordas, aucun texte de dénonciation pour le Bordas 1998 et le Hatier 1998, Clémenceau, Aimé Césaire et Kourouma pour le Hachette 2003. [8] Magnard 2003. [9] Nathan 2003. [10] Interview à Rouge du 13 mai 2004. [11] Belin 2003. [12] Magnard 2003. [13] Nathan 2003. [14] Hatier 2003 [15] Hatier 2003 [16] Voir la fin
de l'introduction de Marc Ferro, dans Le Livre noir du
colonialisme. | |
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