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PRESSAFRIQUE
21.03.07 |
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Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue Djiboutienne des Droits humains (LDDH)
et Vice-président pour l'Afrique de l'est de l'Union interafricaine
des Droits de l'Homme (UIDH) vient d'être condamné à six mois fermes
de prison. Arrêté à l'audience, il a été immédiatement incarcéré à
Djibouti par le régime inique d'Ismaël Omar Guelleh. Un régime mis en cause
avec certains réseaux françafricains par la justice française dans
l'assassinat du juge Borrel. Un régime pourtant choyé par l'Etat français et les
USA qui disposent là-bas de bases militaires abritant des milliers
de soldats.
Le président de la LDDH affilié à la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH) a été arrêté et emprisonné pour diffamation. En fait il a publié deux informations importantes : la première concerne la découverte d'un premier charnier dans le Nord de Djibouti (DAY) et la seconde concerne une affaire sordide : le viol d'une jeune fille par un militaire de la Garde nationale. Peu après la diffusion de ces informations il a été arrêté par la police criminelle qui a agit sans mandat selon l'ARDHD. Dans une lettre adressée au ministère français des affaires étrangères, les associations françaises Survie et ARDHD s'interrogent sur l'absence de réactions de la part des autorités françaises : « La France ne saurait admettre que de telles injustices soient commises sous ses yeux sans réagir. Dans le cas contraire, nous ne serions pas loin de penser qu'elle accorde un soutien abusif à une dictature qui viole sans cesse et en toute impunité (jusqu'à présent) les droits d'une population civile qui est soumise à une forme moderne d'asservissement et qui est victime de massacres (Arhiba en 1991 et Arhiba en 2005, plus tous ceux que l'on commence à identifier au fur et à mesure de la découverte de charniers). Les raisons seraient faciles à imaginer : la défense des intérêts stratégiques de la France serait-elle supérieure à celle de la protection des Défenseurs des Droits de l'Homme et aussi d'un juge français assassiné dans l'exercice de ses fonctions. » On attend donc la réaction des autorités françaises face à cet emprisonnement arbitraire d'un défenseur des droits humains à Djibouti. |