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SURVIE
07.04.07 |
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En 1993, nous avons pris conscience que de nouveaux massacres, pires que
les précédents, pouvaient survenir au Rwanda. Les mois passant, les
événements renforçaient ces craintes et, surtout, confirmaient celle
qu'une volonté d'une violence extrême était à l'ouvre. Sans en tenir
compte, Cette
inexcusable complicité, difficilement explicable, ne s'est pas démentie
lorsque le génocide a débuté.
Vers le 15
avril 1994, l'évidence de l'exécution du génocide des Tutsi rwandais est
devenue incontournable. Par la suite, de longues recherches ont permis de
vérifier que des autorités de notre pays savaient, avant qu'elle ne se
déclenche, que cette machine infernale s'élaborait au Rwanda. Elles ne
l'ont jamais dénoncée, elles l'ont acceptée. Ces recherches se
poursuivent, au nom des victimes, non par quelque plaisir pervers de
critiquer notre pays, mais pour le conduire hors du cycle pernicieux du
mensonge. Pour réparer la face cassée de Il serait temps de regarder l'histoire en face, pour en extraire l'essentiel : quelles que soient ses multiples composantes, elle a été chevauchée par des cavaliers indignes que notre pays a infiltrés dans son cours.
Aujourd'hui,
à la suite de l'insensée « affaire Bruguière », les relations
diplomatiques entre
Si les
citoyens de notre pays l'exigent, la face cassée de Le processus
visant la vérité et la justice pourrait aller plus vite que beaucoup ne
craignent : il suffirait que la prochaine législature initie une
véritable commission d'enquête, afin d'aller au bout de toutes les pistes
ouvertes par la mission parlementaire sur le Rwanda en 1998. C'est ce que
nous demanderons, avec force, aux prochains élus, au législatif et à
l'exécutif, de |