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 PRESSAFRIQUE 25.09.05
Semaine du 17.09 au 23.09.05
Hommage à Simon Wiesenthal - Algérie. Non à l'oubli, non a l'impunité : oui à la vérité, oui à la justice - Bongo doit partir - Réchauffement climatique : un ouragan peut en cacher un autre - Côte d'Ivoire : l'impasse - Anne Zingha, Reine d'Angola - Haro sur 90 minutes - La Françafrique muselle Canal Plus - Colonialisme : Le retour des « professeurs de trahison » ? (LDH)

Hommage à Simon Wiesenthal

Simon Wiesenthal est mort à Vienne à 96 ans. C'est grâce à lui qu'avait été retrouvé notamment Adolf Eichmann, parmi les centaines d'anciens nazis qu'il avait fait traduire en justice. Il avait réussi par son abnégation, par sa volonté de ne jamais renoncer face à l'amnésie intentionnellement cultivée dans l'immédiate après-guerre, à instituer C'est un exemple de ténacité légendaire.» (RFI, 20.09.05). Pressafrique apporte son modeste hommage à un homme d'exception. 


Algérie. Non à l'oubli, non a l'impunité : oui à la vérité, oui à la justice

"Le 15 septembre 1999, le Président Bouteflika humiliait les familles de Disparu(e)s par cette phrase : « Les Disparus ne sont pas dans mes poches ! ». C'était la veille du référendum sur la Concorde civile. Six ans plus tard, un référendum va être soumis au peuple algérien le 29 septembre 2005 lui demandant de voter pour le projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Selon les autorités algériennes, le dossier des Disparu(e)s sera alors définitivement fermé..."  ⠀㰀⼀䘀伀一吀㸀㰀䄀 栀爀攀昀㴀∀栀琀琀瀀㨀⼀⼀眀眀眀⸀昀椀搀栀⸀漀爀最⼀愀爀琀椀挀氀攀⸀瀀栀瀀㌀㼀椀搀开愀爀琀椀挀氀攀㴀㈀㘀㠀 ∀ 琀愀爀最攀琀 =Aucun ਀      >Non à l'oubli, non a l'impunité : oui à la vérité, oui à la justice, Collectif des disparus, FIDH 22.09.05). On se retrouve dans un régime à la Pinochet où les bourreaux essayent d'effacer leur crime en obtenant une garantie d'impunité de la part de la communauté internationale et de la communauté algérienne au travers d'un référendum dont l'issu semble certaine. Il y aurait près de 20.000 disparus selon Ali Yahia Abdenmour de la Ligue Algérienne des Droits de l'Homme (Après les harcèlements d'Oran et d'Alger, des familles de disparu(e)s ont été tabassées et arrêtées à Constantine ! (SOS Disparus, 23.09.05). Selon Hocine Aït Ahmed (RFI, 23.09.05), «Bongo muselle ses opposants au Gabon ), à la dénonciation par l'opposition de l'organisation de la fraude électorale à une vaste échelle et enfin à la popularité croissante du mouvement politique "Bongo doit partir Gabon nouveau". Selon l'opposition, et notamment le Dr Daniel Mengara, coordonnateur du mouvement BDP-Gabon Nouveau, le ralliement de Zacharie Myboto, ancien cacique du PDG (parti d'Albert Bongo, cela ne s'invente pas), ne serait qu'un leure, "une dernière livraison théâtrale" du régime pour noyauter l'opposition. D'après le BDP, il y aurait une alliance secrète entre Myboto et Bongo (BDP 08.08.05 Gabon Bongo veut restreindre le droit d'aller et de venir et de le critiquer), souligne que l'opposition accuse le pouvoir de mettre en place un système de "fraude électorale" et d'avoir manipulé les listes électorales. Les dix partis de l'opposition réunis dans un communiqué commun évoquent "le tribalisme et le régionalisme" sur lesquels le pouvoir se fonde ainsi que la "désignation fréquente d'un membre de sa famille, de son ethnie, de sa province à la Commission nationale électorale (CNE)" (RFI, 20.09.05). Une élection truquée en perspective où Odimba a déja obtenu, selon les réseaux d'information IRIN , plusieurs dizaines de millers d'électeurs virtuels dans son escarcelle à en croire le dernier recensement bidon de la population gabonaise.

C'est sans doute cette critique sans concession des magouilles bongolaises qui ont généré la fureur du président gabonais à l'encontre de l'opposition dont bon nombre de réfugiés politiques s'exprime  à partir de l'étranger (France, USA,...). Le parti "Bongo Doit Partir-Gabon Nouveau", dont la côte de popularité ne cesse de croître, n'a pas hésité à appeler à "la démission immédiate" du "dictateur" et au report des élections au mois de juin 2006 (BDP 12.09.05 Communiqué: Le gouvernement français interdit la manifestation des Gabonais organisée par le BDP-Gabon Nouveau à Paris). Et pour cause le Gabon reste une néocolonie française ou comme le stipule la Gabon, le dernier émirat "gaulois"!) : "Le Gabon d'Omar Bongo restera dans l'histoire africaine comme "l'exception française". Comment un pays d'un million d'habitants, béni des dieux (pétrole, manganèse et urnium), a-t-il pu absorber plus de mille milliards F CFA chaque année, depuis un demi-siècle, sans se développer? Il est resté un "pauvre" émirat à la 123ème place du rapport PNUD sur le développement humain avec un programme FMI de réduction de la pauvreté sur le dos!...Et pourtant il pleut des pétro-CFA en veux-tu en voilà sur la forêt équatoriale. Ce n'est pas l'argent qui manque : les recettes pétrolières - hors budget - sont pharaoniques. Mais les ardoises pour payer la rénovation du Palais du bord de mer (au moins 150 milliards F CFA avec la déco!), l'hélico Super Puma (15 millions d'euros) ou les 1500 Toyota 4X4 pour la campagne présidentielle pompent la cagnote du "chef". Et tout ça sans annulation de la dette! Zoom sur le dernier village gaulois du continent africain..."

This is global warming, says environmental chief) Alors que le bilan laissé par Katrina dépasse le millier de morts, que Rita a entraîné le déplacement de millions de personnes, de nombreux témoignages viennent conforter l'idée d'une gestion scandaleuse de la catastrophe Katrina qui a tourné au chacun pour soi. Pour le Réseau Voltaire (23.09.05 Darwinisme social Prisoners in New Orleans city jail were 'abandoned'). A ce jour le président George Bush a toujours refusé de signer le protocole de Kyoto qui fixe des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre mais par contre le Pentagone semble se préparer à des frappes préventives  nucléaires pour faire face à la menace terroriste (Le Figaro 24.09.05  Washington banalise l'arme nucléaire).    

Abidjan glisse lentement vers la guerre civile). L a France a dû renoncer à son rôle ubiquitaire de médiateur, d'occupant, de force impartiale et de prédateurs économiques (Le Monde Diplomatique septembre 2004  ). Après Marcoussis, Accra I, II, le rôle de médiateur fut dévoué par l'Union africaine au président d'Afrique du Sud Thabo Mbecki au grand désaroi des milieux francophones qui tentaient de placer leurs amis dictateurs et amis personnels (Bongo, Eyadéma...). Depuis, les tensions n'ont pas cessé de s'intensifier entre le président français et Thabo Mbecki en dépit de quelques accalmies (

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