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 PRESSAFRIQUE 19.03.07
Quand le ministre de l'Education nationale, François Bayrou, faisait interdire du programme des classes de terminale un livre d'Aimé Césaire sur le colonialisme

 Le candidat à la présidentielle, François Bayrou, vient d'être épinglé par le journal le Gri-gri international concernant son action politique quant il était ministre de l'Education nationale. Dans le numéro du 8 mars, l'écrivain Olympe Bhêly-Quenum revient sur un épisode méconnu du passage de François Bayrou au ministère de l'Education nationale en tant que grand censeur. En effet celui-ci a intercédé aux demandes pressantes du député UDF Alain Griotteray à la tribune de l'Assemblée nationale le 12 septembre 1994 pour faire retirer le livre d'Aimé Césaire intitulé "Discours sur le colonialisme" (Présence africaine, 1955) des programmes scolaire des sections littéraires des terminales.

Voici un extrait de l'article paru dans le Gri-gri international :

 GRI-GRI INTERNATIONAL 08.03.07
François Bayrou, alors ministre de l'Education, a fait retirer Aimé Césaire des programmes scolaires de terminale, en 1995...

" [...] Qui est Monsieur Bayrou dont je n'ai rien lu avant qu'il soit un candidat à la Présidentielle ? Dénonçant depuis des lustres l'ostracisme dont les moyens d'information de l'Hexagone frappent nombre d'écrivains négro-africains, j'ai découvert que Monsieur François Bayrou avait fait mieux ; voici la preuve empruntée à un opuscule :
« Il n'y a pas de tradition autocritique de l'intelligentsia française. Plus récemment, elle s'est acharnée sur Césaire et Fanon, les deux grands Antillais qui se sont sentis Africains. Quand enfin le Discours sur le colonialisme de Césaire a été mis au programme des classes de terminale littéraire en 1994, le député Alain Griotteray a interpellé le ministre de l'Éducation nationale François Bayrou, s'étonnant « qu'une ouvre aussi résolument politique [.] osant comparer nazisme et colonialisme soit inscrite au programme de français des terminales ». Du coup Césaire, qui devait rester deux ans au programme, en a disparu par un discret décret ministériel de Bayrou de fin juillet 1995. Réaction des intellectuels français : zéro. Seul un petit entrefilet du Canard enchaîné souligna cet événement culturel pourtant majeur. Les levées de boucliers sont réservées à la défense de la liberté d'expression d'un Houellebecq. »...

Lire la suite dans le Gri-gri international.

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