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En dépit de la propagande racialiste en vigueur
dans de nombreux médias français à la botte de la soldatesque
françafrique, les Centrafricains et les Tchadiens sont prêts pour la
démocratie et l'action guerrière menée par la France ne contribue
nullement à maintenir la stabilité dans la région. On pourrait même dire
que depuis plusieurs année, la France contribue à maintenir
au pouvoir des dictateurs kleptocrates qui organisent la déliquescence de
leur pays.
Pour rappel : Idriss Déby
a été porté au pouvoir au Tchad par les
services secrets français et le soutien de l'armée française. Bras droit
de Hissène Habré, il est accusé par une grande partie de la société
civile tchadienne d'être à l'origine de massacres de milliers de
personnes. Son règne néocolonial est fondé sur un clan ethnique qui s'est
redistribué l'ensemble du pouvoir et des richesses du pays tandis que la
population vit dans la plus grande misère. La France a apporté
un soutien inconditionnel
logistique, politique et militaire à ce régime kleptocratique et a
toujours avalisé les élections truquées qui ont aidé Idriss Déby au pouvoir. La dictature
s'est transmuée en démocrature grâce aux efforts de la Françafrique. Alors
que la guerre fait rage au Darfour et déborde au Tchad,
la France plutôt que de favoriser une concorde politique au sein de la
classe politique tchadienne et assurer la sécurité des frontières avec le
Soudan, est rentrée en guerre au côté d'Idriss Déby déployant son armée sans
contrepartie pour assurer le maintien du dictateur au pouvoir contre
une partie de l'opposition politique qui a pris les armes instrumentalisée
et armée par le régime criminel de Khartoum. Les troupes d'Idriss
Déby se livrent à de graves exactions sur les populations civiles avec le
soutien militaire de la France. Il n'y a quasiment aucun écho dans
les médias français.
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LE CANARD ENCHAINE 27.12.06
N°4496 Silence sur les raids français au
Tchad
Chaque jour ou presque, six Mirage F1-CT
(combat-tactique), basés à N'Djamena et appuyés par deux avions
ravitailleurs en vol, interviennent au Tchad contre les forces
rebelles au président Idriss Déby. Mais à Paris, pas question
d'ouvrir au Parlement un débat sur cette intervention militaire, et
notre Alliot-Marie nationale se garde bien d'en informer l'opinion.
Il n'existe pourtant aucun accord de défense entre la France et le
Tchad qui permette de "justifier" pareil engagement en faveur de ce
petit dictateur. Seules de simples conventions d'assistance
militaire régissent les rapports entre les deux armées[...]Tirs au
canon de 30 millimètres et largages de bombes, les Mirage français
ont déja détruit des véhicules et des batteries de la rébellion que
l'on dit armée par le Soudan, voire par la Libye. Et quand cela se
révèle nécessaire des Transall français, eux aussi basés dans la
capitale du Tchad, déposent les soldats de Déby au plus près des
combats [...] |
En Centrafrique, Bozizé est parvenu au pouvoir par un putsch
soutenu par la Françafrique et s'est succédé à lui-même dans des
élections dont le caractère démocratique a été fortement discuté et
contesté. La France sur son "porte-avions" centrafricain a soutenu Bozizé qui participe
au pillage de son pays. Aux mêmes causes les mêmes effets. Une partie
de l'opposition politique a pris les armes, instrumentalisée et
armée par le régime criminel de Khartoum, tandis que l'ancien président Patassé
chassé par les troupes de Bozizé avec le soutien de la Françafrique
soutien la rebellion dans le nord du Centrafrique. Résultat des
courses, la France est en guerre en Centrafrique au côté du kleptocrate
Bozizé dont les troupes sont accusées par l'ONU et l'Union Africaine
de graves exactions et de violation des droits de l'homme sur les
populations civiles. Récemment pour sauver le régime de Bozizé de la
déliquescence totale, la France a envoyé des paras pour
reprendre l'aéroport de Birao. Comme au Tchad, les Mirage
F1 français survolent le territoire et bombardent les
rebelles. Contrairement à ce que prétendent les médias
racialistes français, la Françafrique est encore bien présente dans
cette région et se maintient grâce au déploiement de ses troupes
militaires dont l'action rappelle à s'y méprendre celle des
troupes d'occupation coloniale au service d'un gouverneur choisi par
l'Etat-major et l'Elysée. En France, ni les citoyens, ni les
parlementaires ne sont informés de l'action entreprise
par Nôtre bon Président et son Etat-major en Afrique. Le pouvoir
exécutif et la politique étrangère sont la chasse-gardée du Président
de la Vème République. Une démocratie restreinte donc, qui a mis
hors contrôle citoyen la politique exécutive et la politique
africaine de la France (entre autres) contrairement à ce qui se passe dans
les démocraties modernes (USA, Royaume-Uni, Danemark, pays Scandinaves,
Espagne, Allemagne, Belgique,...). Inutile de préciser que la loi de
l'omerta qui s'abat sur la plupart des médias français depuis
l'avènement de la Vème République est étroitement liée à ce régime
semi-démocratique imposé par le président Général lors d'un putsch
pseudo-démocratique en 1958 en pleine guerre coloniale.
Or
donc, la France est en guerre en Centrafrique
et au Tchad depuis plusieurs mois sans que cela
soit discuté le moins du monde à l'Assemblée nationale. L'Elysée et
l'Etat-major envoient des bombes sur les rebelles qui sévissent dans ces
pays et soutient les pires exactions des forces loyalistes au Tchad et en
Centrafrique. L'Elysée et l'Etat-major déploient les paras pour
reprendre Birao en Centrafrique et dans la plupart des médias c'est le
silence radio. Un silence presque total qui a accompagné et suivi la
dernière opération spéciale des braves pioupious du 3ème RPIMA (Régiment
de parachutistes d'infanterie de marine) basés dans la ville de
Carcassonne. La France est donc en guerre mais ce sujet n'a guère de
répercussions dans la campagne électorale et les programmes politiques de
nombreux candidats si prompts à stigmatiser les immigrés d'origine
africaine comme étant à l'origine de l'insécurité en France et à mépriser
avec un ton paternalistico-condescendant les Africains des anciennes
colonies.
Au Tchad, un
Mirage français
s'est écrasé début
avril sans que l'on sache s'il a été abattu
ou s'il s'agit d'un acccident. Le pilote est sain et sauf et s'est éjecté
juste à temps. En Centrafrique, l'association Survie a dénoncé les exactions commises par les forces
loyalistes soutenues à bout de bras par l'armée française.
Une information reprise dans les colonnes
de Libération et déja évoqué sur les ondes de RFI.
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LIBERATION 07.04.07 Centrafrique : le soutien
français en question L'armée
gouvernementale, appuyée par Paris, se serait rendue coupable
d'exactions.
Jusqu'où peut aller le
soutien de la France à une armée africaine accusée d'exactions
contre sa propre population ? La question se pose en Centrafrique à
propos de l'opération menée, début mars, par les parachutistes
français à Birao, une ville du Nord-Est, près du Darfour, attaquée
par des rebelles.
Arrivée à Birao deux semaines plus tard
pour évaluer la situation humanitaire (lire ci-dessous), une mission
de l'ONU a découvert une ville fantôme. Sur une population estimée à
14 000 personnes, 600 d'entre elles seulement demeuraient dans une
ville aux allures de Grozny, selon un responsable onusien. 70 % des
cases avaient été brûlées ou partiellement détruites, et il ne
restait plus rien des écoles ni de
l'hôpital.
[...]
Lire la suite sur le site
de Libération |
Centrafrique Presse a été la première a dénoncé
la politique de la "terre brûlée" mise en place par les FACA sous l'aile
protectrices de l'armée française. Une politique assoirtie de nombreuses
exactions et de violation des droits de l'homme (tortures, assassinats,
massacres...) actuellement reconnus par l'ONU et l'UA.
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CENTRAFRIQUE PRESSE
29.03.07 Les Nations Unies ouvrent enfin les yeux sur la
tragédie du Nord Ouest centrafricain
 (photo Centrafrique Presse) [...] Il aura
fallu la crise du Darfour et l'imbroglio du conflit soudano-tchadien
et ses conséquences dans le Nord et Nord Est centrafricain pour que
l'Union africaine et l'ONU puisse enfin se décider
à s'intéresser à la catastrophe humanitaire engendrée par la
politique de « terre brûlée » systématique pratiquée par
la soldatesque de Bozizé.
Depuis
plusieurs mois en effet, de nombreuses missions du PNUD, du PAM, de
l'UNICEF, du HCR, de l'ONU au plus haut niveau, se sont succédé dans
le Nord Ouest centrafricain pour constater et évaluer la gravité de
la situation humanitaire. Il n'y a plus de doute possible. Sous
prétexte de traquer les combattants de l'APRD, les soldats de la
garde présidentielle de Bozizé ont systématiquement incendié la
plupart des villages depuis les communes de Markounda, Nana Barya,
Bah-Bessar, Mia-pendé Paoua 1, Paoua 2, Paoua 3, contraignant les
habitants à fuir en brousse ou à regagner les camps de réfugiés du
HCR au Sud du Tchad ou au Cameroun.
Pas plus tard que les
15-16 et 27 -28 janvier 2007 encore, selon des
informations crédibles recueillies auprès de voyageurs en provenance
de Paoua, un détachement de la garde présidentielle de Bozizé venu
de Bossangoa a commis des exactions et même tué plusieurs personnes
à Paoua et ses environs. Cette fine équipe a en effet arrêté et
sauvagement torturé M. Laoungorou un commerçant bien connu dans la
ville dont la boutique ainsi que celle d'un autre M. Bomadji et la
buvette du fils de ce dernier ont été entièrement pillées. Un
tailleur du nom Tella a été également abattu à Poulélé un quartier
du Nord de Paoua. [...]
Une journaliste de Radio France Internationale,
Carine Frenk, est présentement en train de sillonner la région et
ses émouvants reportages actuellement diffusés sur les antennes de
la station mondiale sont très édifiants car ils confirment la
présence en brousse de nombreuses personnes déplacées - on parle de
100.000 personnes environs qui végètent en mangeant des racines de
plantes et de fruits sauvages - et de plusieurs villages dont les
maisons sont effectivement brûlées.
On parle aussi d'environ
70.000 citoyens centrafricains au Cameroun et dans les trois camps
de réfugiés de l'UNHCR à proximité de la ville de Goré au sud du
Tchad où on déplore plusieurs cas de décès dus à des maladies de
toutes sortes et de précarité. [...] Lire la suite surCentrafrique Presse
| Actuellement, on assiste
aussi bien au Tchad et en Centrafrique à un désastre humanitaire avec un
exode massif des populations tandis que des factions opposées s'affrontent
et que des incursions meurtrières des milices janjawid en provenance du Soudan
se font de plus en plus fréquentes. Nôtre bon Président et son
Etat-major plutôt que de déployer une force d'interposition à la
frontière avec le Soudan et de favoriser une concorde politique au
Tchad et en Centrafrique ont clairement choisi dans une logique
coloniale d'affrontement d'entrer en guerre au côté des tyrans
néogouverneurs qui défendent l'unité du pré-carré français. Une
politique qui a mené au chaos au Rwanda, en RDC et à présent au Tchad et en
Centrafrique
. Une politique assez prévisible puisqu'un
certain nombre d'experts politiques français du Quai d'Orsay annonçaient
il y a un an le risque de l'évolution vers le chaos dans la région. Nous
n'avions pas manqué de relayer, dès avril 2006, ces informations dans les
colonnes web de Pressafrique (19.04.06 Le 3
mai Déby réélu avec le soutien françafricain et le Tchad vers le chaos
? ).
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