Retour page d'accueil

PRESSAFRIQUE 07.04.07
La France en guerre en Centrafrique et au Tchad (4)
Un Mirage français s'écrase - les forces loyalistes de Centrafrique commettent des massacres avec le soutien de l'armée française - des citoyens français non informés.


 
En dépit de la propagande racialiste en vigueur dans de nombreux médias français à la botte de la soldatesque françafrique, les Centrafricains et les Tchadiens sont prêts pour la démocratie et l'action guerrière menée par la France ne contribue nullement à maintenir la stabilité dans la région. On pourrait même dire que depuis plusieurs année, la France contribue à maintenir au pouvoir des dictateurs kleptocrates qui organisent la déliquescence de leur pays. 

Pour rappel :
Idriss Déby a été porté au pouvoir au Tchad par les services secrets français et le soutien de l'armée française. Bras droit de Hissène Habré, il est accusé par une grande partie de la société civile tchadienne d'être à l'origine de massacres de milliers de personnes. Son règne néocolonial est fondé sur un clan ethnique qui s'est redistribué l'ensemble du pouvoir et des richesses du pays tandis que la population vit dans la plus grande misère. La France a apporté un soutien inconditionnel logistique, politique et militaire à ce régime kleptocratique et a toujours avalisé les élections truquées qui ont aidé Idriss Déby au pouvoir. La dictature s'est transmuée en démocrature grâce aux efforts de la Françafrique. Alors que la guerre fait rage au Darfour et déborde au Tchad, la France plutôt que de favoriser une concorde politique au sein de la classe politique tchadienne et assurer la sécurité des frontières avec le Soudan, est rentrée en guerre au côté d'Idriss Déby déployant son armée sans contrepartie pour assurer le maintien du dictateur au pouvoir contre une partie de l'opposition politique qui a pris les armes instrumentalisée et armée par le régime criminel de Khartoum. Les troupes d'Idriss Déby se livrent à de graves exactions sur les populations civiles avec le soutien militaire de la France. Il n'y a quasiment aucun écho dans les médias français.

 LE CANARD ENCHAINE 27.12.06 N°4496
Silence sur les raids français au Tchad

Chaque jour ou presque, six Mirage F1-CT (combat-tactique), basés à N'Djamena et appuyés par deux avions ravitailleurs en vol, interviennent au Tchad contre les forces rebelles au président Idriss Déby. Mais à Paris, pas question d'ouvrir au Parlement un débat sur cette intervention militaire, et notre Alliot-Marie nationale se garde bien d'en informer l'opinion. Il n'existe pourtant aucun accord de défense entre la France et le Tchad qui permette de "justifier" pareil engagement en faveur de ce petit dictateur. Seules de simples conventions d'assistance militaire régissent les rapports entre les deux armées[...]Tirs au canon de 30 millimètres et largages de bombes, les Mirage français ont déja détruit des véhicules et des batteries de la rébellion que l'on dit armée par le Soudan, voire par la Libye. Et quand cela se révèle nécessaire des Transall français, eux aussi basés dans la capitale du Tchad, déposent les soldats de Déby au plus près des combats [...]



En Centrafrique, Bozizé est parvenu au pouvoir par un putsch soutenu par la Françafrique et s'est succédé à lui-même dans des élections dont le caractère démocratique a été fortement discuté et contesté. La France sur son "porte-avions" centrafricain a soutenu Bozizé qui participe au pillage de son pays. Aux mêmes causes les mêmes effets. Une partie de l'opposition politique a pris les armes, instrumentalisée et armée par le régime criminel de Khartoum, tandis que l'ancien président Patassé chassé par les troupes de Bozizé avec le soutien de la Françafrique soutien la rebellion dans le nord du Centrafrique. Résultat des courses, la France est en guerre en Centrafrique au côté du kleptocrate Bozizé dont les troupes sont accusées par l'ONU et l'Union Africaine de graves exactions et de violation des droits de l'homme sur les populations civiles. Récemment pour sauver le régime de Bozizé de la déliquescence totale, la France a envoyé des paras pour reprendre l'aéroport de Birao. Comme au Tchad, les Mirage F1 français survolent le territoire et bombardent les rebelles. Contrairement à ce que prétendent les médias racialistes français, la Françafrique est encore bien présente dans cette région et se maintient grâce au déploiement de ses troupes militaires dont l'action rappelle à s'y méprendre celle des troupes d'occupation coloniale au service d'un gouverneur choisi par l'Etat-major et l'Elysée. En France, ni les citoyens, ni les parlementaires ne sont informés de l'action entreprise par Nôtre bon Président et son Etat-major en Afrique. Le pouvoir exécutif et la politique étrangère sont la chasse-gardée du Président de la Vème République. Une démocratie restreinte donc, qui a mis hors contrôle citoyen la politique exécutive et la politique africaine de la France (entre autres) contrairement à ce qui se passe dans les démocraties modernes (USA, Royaume-Uni, Danemark, pays Scandinaves, Espagne, Allemagne, Belgique,...). Inutile de préciser que la loi de l'omerta qui s'abat sur la plupart des médias français depuis l'avènement de la Vème République est étroitement liée à ce régime semi-démocratique imposé par le président Général lors d'un putsch pseudo-démocratique en 1958 en pleine guerre coloniale. 

Or donc, la France est en guerre en Centrafrique et au Tchad depuis plusieurs mois sans que cela soit discuté le moins du monde à l'Assemblée nationale. L'Elysée et l'Etat-major envoient des bombes sur les rebelles qui sévissent dans ces pays et soutient les pires exactions des forces loyalistes au Tchad et en Centrafrique. L'Elysée et l'Etat-major déploient les paras pour reprendre Birao en Centrafrique et dans la plupart des médias c'est le silence radio. Un silence presque total qui a accompagné et suivi la dernière opération spéciale des braves pioupious du 3ème RPIMA (Régiment de parachutistes d'infanterie de marine) basés dans la ville de Carcassonne. La France est donc en guerre mais ce sujet n'a guère de répercussions dans la campagne électorale et les programmes politiques de nombreux candidats si prompts à stigmatiser les immigrés d'origine africaine comme étant à l'origine de l'insécurité en France et à mépriser avec un ton paternalistico-condescendant les Africains des anciennes colonies.

Au Tchad, un Mirage français s'est écrasé début avril sans que l'on sache s'il a été abattu ou s'il s'agit d'un acccident. Le pilote est sain et sauf et s'est éjecté juste à temps. En Centrafrique, l'association Survie a dénoncé les exactions commises par les forces loyalistes soutenues à bout de bras par l'armée française.

 SURVIE 02.04.07
CENTRAFRIQUE. Les forces gouvernementales se livrent à des exactions avec le soutien des forces spéciales françaises

[...] Actuellement, les Forces spéciales sont engagées dans le Nord Est de la République Centrafricaine et soutiennent le régime en place avec notamment une couverture aérienne « quasi permanente » et des instructeurs militaires. Les forces gouvernementales centrafricaines ont tout loisir de se livrer à des exactions en toute impunité, ce que dénonce l'Union Africaine dans un rapport interne et ce que constate l'ONU[...]
Lire la suite sur le site de Survie


Une information reprise dans les colonnes de Libération et déja évoqué sur les ondes de RFI.

 LIBERATION 07.04.07
Centrafrique : le soutien français en question
L'armée gouvernementale, appuyée par Paris, se serait rendue coupable d'exactions.

Jusqu'où peut aller le soutien de la France à une armée africaine accusée d'exactions contre sa propre population ? La question se pose en Centrafrique à propos de l'opération menée, début mars, par les parachutistes français à Birao, une ville du Nord-Est, près du Darfour, attaquée par des rebelles.

Arrivée à Birao deux semaines plus tard pour évaluer la situation humanitaire (lire ci-dessous), une mission de l'ONU a découvert une ville fantôme. Sur une population estimée à 14 000 personnes, 600 d'entre elles seulement demeuraient dans une ville aux allures de Grozny, selon un responsable onusien. 70 % des cases avaient été brûlées ou partiellement détruites, et il ne restait plus rien des écoles ni de l'hôpital. 
 [...]

Lire la suite sur le site de Libération

Centrafrique Presse a été la première a dénoncé la politique de la "terre brûlée" mise en place par les FACA sous l'aile protectrices de l'armée française. Une politique assoirtie de nombreuses exactions et de violation des droits de l'homme (tortures, assassinats, massacres...) actuellement reconnus par l'ONU et l'UA.

 CENTRAFRIQUE PRESSE 29.03.07
Les Nations Unies ouvrent enfin les yeux sur la tragédie du Nord Ouest centrafricain

(photo Centrafrique Presse)
[...] Il aura fallu la crise du Darfour et l'imbroglio du conflit soudano-tchadien et ses conséquences dans le Nord et Nord Est centrafricain pour que l'Union africaine et l'ONU puisse enfin se décider  à s'intéresser à la catastrophe humanitaire engendrée par la politique de « terre brûlée » systématique pratiquée par la soldatesque de Bozizé. 

Depuis plusieurs mois en effet, de nombreuses missions du PNUD, du PAM, de l'UNICEF, du HCR, de l'ONU au plus haut niveau, se sont succédé dans le Nord Ouest centrafricain pour constater et évaluer la gravité de la situation humanitaire. Il n'y a plus de doute possible. Sous prétexte de traquer les combattants de l'APRD, les soldats de la garde présidentielle de Bozizé ont systématiquement incendié la plupart des villages depuis les communes de Markounda, Nana Barya, Bah-Bessar, Mia-pendé Paoua 1, Paoua 2, Paoua 3, contraignant les habitants à fuir en brousse ou à regagner les camps de réfugiés du HCR au Sud du Tchad ou au Cameroun. 

Pas plus tard que les 15-16  et 27 -28 janvier 2007 encore, selon des informations crédibles recueillies auprès de voyageurs en provenance de Paoua, un détachement de la garde présidentielle de Bozizé venu de Bossangoa a commis des exactions et même tué plusieurs personnes à Paoua et ses environs. Cette fine équipe a en effet arrêté et sauvagement torturé M. Laoungorou un commerçant bien connu dans la ville dont la boutique ainsi que celle d'un autre M. Bomadji et la buvette du fils de ce dernier ont été entièrement pillées. Un tailleur du nom Tella a été également abattu à Poulélé un quartier du Nord de Paoua.  [...]

Une journaliste de Radio France Internationale, Carine Frenk, est présentement en train de sillonner la région et ses émouvants reportages actuellement diffusés sur les antennes de la station mondiale sont très édifiants car ils confirment la présence en brousse de nombreuses personnes déplacées - on parle de 100.000 personnes environs qui végètent en mangeant des racines de plantes et de fruits sauvages - et de plusieurs villages dont les maisons sont effectivement brûlées.

On parle aussi d'environ 70.000 citoyens centrafricains au Cameroun et dans les trois camps de réfugiés de l'UNHCR à proximité de la ville de Goré au sud du Tchad où on déplore plusieurs cas de décès dus à des maladies de toutes sortes et de précarité. [...]
Lire la suite surCentrafrique Presse


Actuellement, on assiste aussi bien au Tchad et en Centrafrique à un désastre humanitaire avec un exode massif des populations tandis que des factions opposées s'affrontent et que des incursions meurtrières des milices janjawid en provenance du Soudan se font de plus en plus fréquentes. Nôtre bon Président et son Etat-major plutôt que de déployer une force d'interposition à la frontière avec le Soudan et de favoriser une concorde politique au Tchad et en Centrafrique ont clairement choisi dans une logique coloniale d'affrontement d'entrer en guerre au côté des tyrans néogouverneurs qui défendent l'unité du pré-carré français. Une politique qui a mené au chaos au Rwanda, en RDC et à présent au Tchad et en Centrafrique . Une politique assez prévisible puisqu'un certain nombre d'experts politiques français du Quai d'Orsay annonçaient il y a un an le risque de l'évolution vers le chaos dans la région. Nous n'avions pas manqué de relayer, dès avril 2006, ces informations dans les colonnes web de Pressafrique (19.04.06 Le 3 mai Déby réélu avec le soutien françafricain et le Tchad vers le chaos ? ).


Pressafrique 
L'historique
Tchad

 Pressafrique
L'historique
Centrafrique

12.02.07
La France en guerre au Tchad (3) Au Tchad : des avions français ouvrent la voie aux bombardements tchadiens

03.01.07
La France en guerre au Tchad, les Français ne sont pas informés !

05.12.06
Françafrique : Villepin plus fort que Sarko !

28.11.06
Guerre au Tchad, guerre en Centrafrique
 
04.09.06
Pour la rentrée politique, Chirac invite ses amis dictateurs africains à l'Elysée

09.06.06
La France ordonne Déby obéit

 15.05.06
Un mirage français abattu et les pilotes de l'avion capturés par des rebelles tchadiens? Info ou intox?

 10.05.06
"L'armée française agent électoral au Tchad"

 19.04.06
Le 3 mai Déby réélu avec le soutien françafricain et le Tchad vers le chaos ?

 18.04.06
Tchad : connivence Déby-Chirac

 14.04.06
Fin de partie pour Idriss Déby ?

 18.11.05
Affaire Hissène Habré - le syndicat des dictateurs fait pression sur Wade

 03.09.05
Quand la Françafrique soutient le régime criminel de "l'ami dictateur" Idriss Déby,  légitime l'embastillement de journalistes tchadiens issus de la presse indépendante et s'assure du rapatriement d'un coopérant récalcitrant à la politique africaine de la France au Tchad

13.06.04

Une néo-colonie nommée Tchad : gouverneur Idriss Déby.

31.05.04

Quand Xavier Darcos au nom du gouvernement français légitime le régime criminel du dictateur Idriss Déby.

31.05.04

Idriss Déby, un criminel contre l'humanité soutenu par la France : Repères.

07.03.07
La France en guerre en Centrafrique (3) : des paras français sautent sur l'aéroport de Birao

06.03.07
La France en guerre en Centrafrique (2). Bombardement des rebelles par les Mirage F1 à Birao

10.01.07
Que fait la Françafrique en Centrafrique ? Bokassa parle

06.12.06
La France en guerre en Centrafrique, les Français ne sont pas informés

05.12.06
L'armée française rebombarde les rebelles en Centrafrique

30.11.06
L'armée française bombarde les rebelles en Centrafrique

28.11.06
Guerre au Tchad, guerre en Centrafrique

08.09.06
Bozizé dilapide l'argent du peuple centrafricain

08.05.05
En attendant le sacre électoral de Bozizé

27.03.05
LE SACRE ELECTORAL DU GENERAL  BOZIZE AU SECOND TOUR ?

12.03.05
MASCARADE ELECTORALE EN CENTRAFRIQUE