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PRESSAFRIQUE
02.03.07 | ||
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"Là où vous gagnez 100
ailleurs, souligne Bernard Rideau, vieille gloire de la com' giscardienne,
vous touchez 300 ou 400 sur le continent." Dans son livre intitulé "Les sorciers blancs. Enquête sur les faux amis français de
l'Afrique", Vincent Hugueux
, journaliste à
L'Express , revient sur les
réseaux françafricains qui profitent de leur connivence avec des dictateurs pour se faire
de l'argent sur le dos des peuples africains. On retrouve des journalistes,
des patrons de presse, des publicistes, des pèlerins constitutionnels (juristes...), des
industriels et des politiques qui profitent allègrement des largesses
de dictateurs ou de démocrates corrompus pour se
renflouer en Afrique. Oui l'Afrique rapporte gros pour les amis françafricains
des dictateurs. Au Congo, en Angola, au Tchad, en RDC,
en Centrafrique, les populations ont été rendues exangues par
les guerres civiles mais les gouvernants kleptocrates mettent le produit
des richesses de leurs pays dans des banques en Europe. Ils sont la
proie de marchands de conseils, de journalistes à l'affût
de publireportages, de constitutionnalistes prêts à rendre
service aux potentats en quête de prolongation de
mandats, d'hommes politiques français désirant arrondir leur fin de mois.
Et dans ces démocratures portées à bout de bras par la France, des politiques de droite comme de gauche savent se ménager des affinités avec les dictateurs françafricains.
Les croupiers parlent encore françafricain au Togo, au Tchad, au Gabon, au Congo, en Centrafrique,... Des millions d'euros, un terrain de jeu qui se nomme Afrique et des réseaux françafricains pillards qui se portent encore bien malgré la concurrence américafricaine, chinafricaine et autres mafiafriques. Pour se maintenir, la Françafrique, à la différence de ses rivales, dispose d'une armée sur place au Gabon, au Tchad, en Centrafrique, au Sénégal...Quant aux médias français ils sont soumis sur ces affaires françafricaines pour un certain nombre à la loi de l'omerta. A lire chez Pressafrique 22.09.06 Congo, pétrole, Françafrique et Chiraquie |