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Un trafiquant d'armes
(Nicolas Cage) d'origine russe ayant émigré aux USA parvient, avec le
temps, à gravir les échelons de sa profession jusqu'a devenir la référence
en la matière. Au bout du compte il se retrouvera face à un ennemi qu'il
ne pouvait soupçonner : sa conscience. Mais il n'est pas facile de laisser
une vie faites de filles faciles, d'armes et de glamour, surtout quand
personne ne veut que vous vous arrêtiez, encore moins vos
ennemis. Une somme d'événements réels |
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DOSSIER AMNESTY
INTERNATIONAL |
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Le trafic d'armes plein écran Telle est la question pour cet américain d'origine ukrainienne se faisant passer pour un émigrant juif. Toute sa vie, Yuri va ainsi endosser différentes identités et porter une douille en amulette. Trafiquant d'armes côté cour, époux et père idéal jetant à la poubelle le pistolet de son môme côté jardin. Il collectionne les passeports pour semer Jack Valentine, l'homme d'Interpol, le représentant de la loi qui, parce qu'il s'y soumet, a toujours une longueur de retard. Son univers est le négatif de celui des défenseurs de droits humains : une trêve, c'est le cauchemar, un accord de paix, la catastrophe. La philosophie de Yuri est simple : l'être humain a besoin d'armes comme de nourriture ou d'amour, alors il échange ses AK 47 contre des dollars, parfois de la dope en Bolivie ou des diamants au Libéria. Il ne voit pas de mal à ça. Sauf lorsque son frère Vitali, plus fragile, qu'il entraîne dans son aventure macabre par un pacte faustien célébré à coups de vodka, le bouscule ou l'émeut. Un court instant. « Presque tous les événements du film ont un précédent réel. Des hélicoptères militaires ont bien été vendus comme des engins destinés à des interventions de secours, un célèbre trafiquant d'armes a été libéré des prisons américaines après des pressions mystérieuses. », explique Andrew Niccol. Quelques répliques font mouche : « Le Kalachnikov est le produit russe le plus exporté devant la vodka, le caviar et les écrivains suicidaires. » Quelques
chiffres aussi : entre 1982 et 1992, rien qu'en Ukraine, plus de 32
millions de dollars d'armes ont été dérobées et dispatchées dans les zones
de conflit. La voix off reste un peu pesante, le film aurait gagné à être
raccourci, la redondance de la musique peut gêner (la chanson Cocaïne
d'Éric Clapton quand Vitali sniffe un rail de coke ou les chours russes
pendant la visite d'un arsenal de l'ex-Russie). Mais lorsque s'affiche,
juste avant le générique, l'information selon laquelle les États-Unis, la
Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni, exportateurs de 88 % des
armes conventionnelles dans le monde, siègent au Conseil de sécurité de
l'Onu, on se refait le film et on est en colère. |
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AMNISTIA.NET
16.01.06 |
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Le mot du réalisateur |
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Critique de Télérama
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La piste africaine |