ASSASSINAT DE SYLVANIUS OLYMPIO PAR LA FRANCAFRIQUE

IN MEMORIAM
SYLVANUS OLYMPIO
(septembre 1902 -
6 septembre 2007)


PARTI TRAVAILLEURS 06.09.07
Togo: 105e anniversaire de Sylvanus OLYMPIO


 
Photo UFC


PRESSAFRIQUE 13.01.06
13.01.1963 - Sylvanus Olympio -L'assassinat du président du Togo par la Françafrique

DECLARATION DE L'UFC 11.01.06
(Relative à la célébration de la «fête du 13 janvier » par le régime RPT) Halte à la duplicité

  • LE TOGOLAIS.COM 10.01.08
    Togo: Commémoration du 45° anniversaire de l'assassinat de Sylvanus Olympio

    Il y a 45 ans, au petit matin du 13 janvier 1963, Sylvanus Epiphanio Kwami OLYMPIO, le dirigeant de la lutte pour la conquête de l'indépendance nationale et premier président démocratiquement élu au Togo lors des élections du 9 avril 1961, était lâchement assassiné par Etienne GNASSINGBE Eyadéma, membre d'un contingent de demi-soldes démobilisés de l'armée coloniale française, à la fin des guerres d'Indochine et d'Algérie. C'était le premier coup d'Etat sanglant de l'Afrique indépendante fomenté par les réseaux du tristement célèbre Jacques FOCCART, le secrétaire d'Etat aux Affaires africaines et malgaches du gouvernement français alors dirigé par Charles DE GAULLE. Pour les dirigeants de l'Etat français qui étaient déterminés à préserver par tous les moyens leurs intérêts, il s'agissait d'empêcher par ce putsch que Sylvanus OLYMPIO ne fasse franchir au Togo l'étape décisive de l'indépendance économique à travers la création d'une monnaie nationale avec des conséquences dans les anciennes colonies françaises.
    Ce crime odieux, resté impuni depuis lors, a inauguré une tradition d'impunité qui a érigé l'assassinat politique en méthode de gouvernement non seulement au Togo mais dans toute l'Afrique...

 

  • LE TOGOLAIS 06.09.06
    Biographie
    13 janvier 1963 : Sur les téléscripteurs du monde entier tombe cette information : « Coup d'Etat au Togo. Le président de la République Sylvanus OLYMPIO assassiné ». Etienne GNASSINGBE Eyadéma a publiquement revendiqué l'avoir abattu, à bout portant, par des balles tirées en pleine poitrine et au bas-ventre avant de lui sectionner, au couteau, les veines des poignets. Puis, avec la baïonnette de l'arme, il lui taillada la cuisse gauche tout en expliquant fièrement à ses camarades : « C'est comme ça que je faisais en Algérie pour m'assurer que mes victimes étaient bien mortes ». OLYMPIO agonisa longuement ainsi au sol en se vidant de son sang, dans d'atroces souffrances. C'était le premier coup d'Etat sanglant de l'Afrique indépendante, fomenté par les réseaux du tristement célèbre Jacques FOCCART, ministre français de la coopération du gouvernement dirigé par Charles de Gaulle. Pour cet assassinat dont l'organisation fut confiée aux bons soins du commandant Maîtrier, cet officier français qui commandait la gendarmerie nationale togolaise, on eut recourt à la manipulation de demi-soldes démobilisés de l'armée française à la fin de la guerre d'Algérie. Chose tout à fait étonnante qui démasque un complot organisé du plus haut sommet de l'Etat français : à 6 H du matin, ce 13 janvier 1963, France Inter, la radio de l'Etat français annonça la nouvelle de l'assassinat d'Olympio alors qu'il n'avait même pas été retrouvé par le commando envoyé pour le tuer. Ayant réussi à lui échapper une première fois, il s'était réfugié à l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique, cachette que l'Ambassadeur des Etats-Unis, Léon Poullada, révéla à l'Ambassadeur de France, Louis Mazoyer, et d'où le commando ira le sortir en escaladant le mur d'enceinte, en violation flagrante de la règle d'extraterritorialité protégeant toutes les Ambassades. Récupéré par le révérend père Jean Gbikpi, son corps échappa ainsi à la disparition comme celui de Lumumba du Congo (qu'on fit dissoudre dans un bac d'acide), fut acheminé clandestinement par Christophe da Gloria au Bénin où il a été inhumé au carré des Afro-brésiliens du cimetière d'Agoué.

 

  AFFAIRE SYLVANUS OLYMPIO 13.01.1963

JACQUES MOREL
13 janvier 1963: Assassinat de Sylvanus Olympio, premier président élu (Togo)
Le 12 janvier 1963, d'anciens tirailleurs de l'armée coloniale française, dont le sergent-chef Etienne Gnassingbé Eyadema, démobilisés au terme de la guerre d'Algérie, prennent d'assaut le camp militaire Tokoin à Lomé. Ils réclament ce qui leur était refusé jusqu'alors, à savoir leur incorporation dans l'armée nationale. Les officiers français qui encadrent l'armée togolaise parlementent avec les mutins. « Vous n'y pensez-pas, leur auraient répondu les conseillers techniques métropolitains, jamais le Président n'acceptera une telle chose. Il vous fera plutôt fusiller. » Les insurgés prennent peur. Vers minuit, ils décident de prendre d'assaut la résidence présidentielle. Sylvanus Olympio réussit à s'échapper et tente de trouver refuge dans la cour de l'ambassade américaine. L'ambassadeur des États Unis le découvre mais n'a pas la clé pour le faire entrer dans l'ambassade. Il prévient son homologue français, Henri Mazoyer. Quelques instants après, les mutins se saisissent d'Olympio et le tuent. En 1967, Eyadema, qui revendiquera le crime, renverse le nouveau pouvoir présidé par Nicolas Grunitzky, poulain de Jacques Foccart. Depuis, le 13 janvier, date de l'assassinat d'Olympio, est jour de fête nationale. François Mitterrand l'a honoré de sa présence en 1983...

 DIASTODE 1999
Des témoins parlent

...«Eyadéma lui arrache son arme et tire trois balles, à la poitrine et l'abdomen du président, qui s'écroule. Encore vivant, il se tord de douleur. Alors, Eyadéma sort son poignard et lui coupe les veines. Pour finir, il lui taillade la cuisse gauche avec la baïonnette. "C'est comme çà que je faisais en Algérie, pour m'assurer que mes victimes étaient bien mortes", conclut-il en souriant, avant de rembarquer dans la jeep avec ses complices. Il est 7h15. A son bulletin de 6h00, France Inter avait déjà annoncé la mort de Sylvanus Olympio...»...

Gilles Labarthe, Le Togo, de l'esclavage au libéralisme mafieux. p.48 :
"Vers 6 heures, ils voient arriver un émissaire du commandant Maîtrier. Informé par l'ambassadeur Mazoyer, ce dernier leur fait savoir où est Olympio, et leur demande "d'achever le travail commencé", au risque sinon d'être exécutés. Les plus "mouillés", dont Eyadéma, Bodjollé et Adewi, décident alors de repartir vers l'ambassades Etats-Unis. Le sergent Eyadéma a raconté la suite (comment il avait assassiné le président togolais ,ndlr) à deux journalistes le surlendemain Chauvel du Figaro et Pendergast de Time-Life..." 


 RFI 27.10.04
Rendez-vous avec Monsieur X : Sylvanus Olympio

...
P. Pesnot : L'indépendance, c'est ça...

M. X. : Olympio, qui est aussi anglophone, mène une véritable opération de lobbying auprès des Nations unies et aux Etats-Unis. Naturellement, c'est très mal vu par la France qui essaie par tous les moyens de contrarier les efforts des dirigeants togolais.

P. Pesnot : De quelle façon ?

M. X. : D'abord en favorisant politiquement le rival d'Olympio lors des élections, et plus subtilement les administrateurs coloniaux successifs encouragent les divisions ethniques et sociales à l'intérieur du Togo. En gros, il y a une élite sociale qui habite au Sud, les zones urbanisées, le long de la mer...
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...
P. Pesnot : Parce qu'à Paris, on veut que le Togo demeure dans l'orbite française ?

M. X. : C'est évident, mais Olympio ne voulait pas qu'au colonialisme succède un néocolonialisme encore plus pervers, et disons- le tout de suite, cela lui coûtera très cher !

P. Pesnot : C'est une des causes de son assassinat ?

M. X. : J'en suis persuadé ! Même si malheureusement Sylvanus Olympio va cristalliser d'autres haines...

 LE TOGOLAIS 06.09.06
Biographie

...13 janvier 1963 : Sur les téléscripteurs du monde entier tombe cette information : « Coup d'Etat au Togo. Le président de la République Sylvanus OLYMPIO assassiné ». Etienne GNASSINGBE Eyadéma a publiquement revendiqué l'avoir abattu, à bout portant, par des balles tirées en pleine poitrine et au bas-ventre avant de lui sectionner, au couteau, les veines des poignets. Puis, avec la baïonnette de l'arme, il lui taillada la cuisse gauche tout en expliquant fièrement à ses camarades : « C'est comme ça que je faisais en Algérie pour m'assurer que mes victimes étaient bien mortes ». OLYMPIO agonisa longuement ainsi au sol en se vidant de son sang, dans d'atroces souffrances. C'était le premier coup d'Etat sanglant de l'Afrique indépendante, fomenté par les réseaux du tristement célèbre Jacques FOCCART, ministre français de la coopération du gouvernement dirigé par Charles de Gaulle. Pour cet assassinat dont l'organisation fut confiée aux bons soins du commandant Maîtrier, cet officier français qui commandait la gendarmerie nationale togolaise, on eut recourt à la manipulation de demi-soldes démobilisés de l'armée française à la fin de la guerre d'Algérie. Chose tout à fait étonnante qui démasque un complot organisé du plus haut sommet de l'Etat français : à 6 H du matin, ce 13 janvier 1963, France Inter, la radio de l'Etat français annonça la nouvelle de l'assassinat d'Olympio alors qu'il n'avait même pas été retrouvé par le commando envoyé pour le tuer. Ayant réussi à lui échapper une première fois, il s'était réfugié à l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique, cachette que l'Ambassadeur des Etats-Unis, Léon Poullada, révéla à l'Ambassadeur de France, Louis Mazoyer, et d'où le commando ira le sortir en escaladant le mur d'enceinte, en violation flagrante de la règle d'extraterritorialité protégeant toutes les Ambassades. Récupéré par le révérend père Jean Gbikpi, son corps échappa ainsi à la disparition comme celui de Lumumba du Congo (qu'on fit dissoudre dans un bac d'acide), fut acheminé clandestinement par Christophe da Gloria au Bénin où il a été inhumé au carré des Afro-brésiliens du cimetière d'Agoué.