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ASSASSINAT
DE SYLVANIUS OLYMPIO PAR LA
FRANCAFRIQUE | |
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LE TOGOLAIS.COM
10.01.08 Togo:
Commémoration du 45° anniversaire de
l'assassinat de Sylvanus
Olympio
Il y a 45 ans, au petit matin du 13
janvier 1963, Sylvanus Epiphanio Kwami OLYMPIO,
le dirigeant de la lutte pour la conquête de
l'indépendance nationale et premier président
démocratiquement élu au Togo lors des élections
du 9 avril 1961, était lâchement assassiné par
Etienne GNASSINGBE Eyadéma, membre d'un
contingent de demi-soldes démobilisés de l'armée
coloniale française, à la fin des guerres
d'Indochine et d'Algérie. C'était le premier
coup d'Etat sanglant de l'Afrique indépendante
fomenté par les réseaux du tristement célèbre
Jacques FOCCART, le secrétaire d'Etat aux
Affaires africaines et malgaches du gouvernement
français alors dirigé par Charles DE GAULLE.
Pour les dirigeants de l'Etat français qui
étaient déterminés à préserver par tous les
moyens leurs intérêts, il s'agissait d'empêcher
par ce putsch que Sylvanus OLYMPIO ne fasse
franchir au Togo l'étape décisive de
l'indépendance économique à travers la création
d'une monnaie nationale avec des conséquences
dans les anciennes colonies françaises. Ce
crime odieux, resté impuni depuis lors, a
inauguré une tradition d'impunité qui a érigé
l'assassinat politique en méthode de
gouvernement non seulement au Togo mais dans
toute
l'Afrique...
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LE
TOGOLAIS 06.09.06 Biographie 13 janvier 1963 : Sur les
téléscripteurs du monde entier tombe cette
information : « Coup d'Etat au Togo. Le
président de la République Sylvanus OLYMPIO
assassiné ». Etienne GNASSINGBE Eyadéma a
publiquement revendiqué l'avoir abattu, à bout
portant, par des balles tirées en pleine
poitrine et au bas-ventre avant de lui
sectionner, au couteau, les veines des poignets.
Puis, avec la baïonnette de l'arme, il lui
taillada la cuisse gauche tout en expliquant
fièrement à ses camarades : « C'est comme ça que
je faisais en Algérie pour m'assurer que mes
victimes étaient bien mortes ». OLYMPIO agonisa
longuement ainsi au sol en se vidant de son
sang, dans d'atroces souffrances. C'était le
premier coup d'Etat sanglant de l'Afrique
indépendante, fomenté par les réseaux du
tristement célèbre Jacques FOCCART, ministre
français de la coopération du gouvernement
dirigé par Charles de Gaulle. Pour cet
assassinat dont l'organisation fut confiée aux
bons soins du commandant Maîtrier, cet officier
français qui commandait la gendarmerie nationale
togolaise, on eut recourt à la manipulation de
demi-soldes démobilisés de l'armée française à
la fin de la guerre d'Algérie. Chose tout à fait
étonnante qui démasque un complot organisé du
plus haut sommet de l'Etat français : à 6 H du
matin, ce 13 janvier 1963, France Inter, la
radio de l'Etat français annonça la nouvelle de
l'assassinat d'Olympio alors qu'il n'avait même
pas été retrouvé par le commando envoyé pour le
tuer. Ayant réussi à lui échapper une première
fois, il s'était réfugié à l'Ambassade des
Etats-Unis d'Amérique, cachette que
l'Ambassadeur des Etats-Unis, Léon Poullada,
révéla à l'Ambassadeur de France, Louis Mazoyer,
et d'où le commando ira le sortir en escaladant
le mur d'enceinte, en violation flagrante de la
règle d'extraterritorialité protégeant toutes
les Ambassades. Récupéré par le révérend père
Jean Gbikpi, son corps échappa ainsi à la
disparition comme celui de Lumumba du Congo
(qu'on fit dissoudre dans un bac d'acide), fut
acheminé clandestinement par Christophe da
Gloria au Bénin où il a été inhumé au carré des
Afro-brésiliens du cimetière
d'Agoué.
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AFFAIRE SYLVANUS
OLYMPIO
13.01.1963 |
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JACQUES MOREL 13 janvier 1963: Assassinat
de Sylvanus Olympio, premier président élu
(Togo) Le 12 janvier 1963,
d'anciens tirailleurs de l'armée coloniale
française, dont le sergent-chef Etienne
Gnassingbé Eyadema, démobilisés au terme de la
guerre d'Algérie, prennent d'assaut le camp
militaire Tokoin à Lomé. Ils réclament ce qui
leur était refusé jusqu'alors, à savoir leur
incorporation dans l'armée nationale. Les
officiers français qui encadrent l'armée
togolaise parlementent avec les mutins.
« Vous n'y
pensez-pas, leur auraient répondu les
conseillers techniques métropolitains, jamais le Président
n'acceptera une telle chose. Il vous fera plutôt
fusiller. » Les insurgés prennent peur.
Vers minuit, ils décident de prendre d'assaut la
résidence présidentielle. Sylvanus Olympio
réussit à s'échapper et tente de trouver refuge
dans la cour de l'ambassade américaine.
L'ambassadeur des États Unis le découvre mais
n'a pas la clé pour le faire entrer dans
l'ambassade. Il prévient son homologue français,
Henri Mazoyer. Quelques instants après,
les mutins se saisissent d'Olympio et le tuent.
En 1967, Eyadema, qui revendiquera le crime,
renverse le nouveau pouvoir présidé par Nicolas
Grunitzky, poulain de Jacques
Foccart. Depuis, le 13 janvier,
date de l'assassinat d'Olympio, est jour de fête
nationale. François Mitterrand l'a honoré de sa présence
en 1983...
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DIASTODE 1999 Des témoins
parlent |
| ...«Eyadéma lui
arrache son arme et tire trois balles, à la
poitrine et l'abdomen du président, qui
s'écroule. Encore vivant, il se tord de douleur.
Alors, Eyadéma sort son poignard et lui coupe
les veines. Pour finir, il lui taillade la
cuisse gauche avec la baïonnette. "C'est comme
çà que je faisais en Algérie, pour m'assurer que
mes victimes étaient bien mortes", conclut-il en
souriant, avant de rembarquer dans la jeep avec
ses complices. Il est 7h15. A son bulletin de
6h00, France Inter avait déjà annoncé la mort de
Sylvanus
Olympio...»... |
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Gilles Labarthe, Le Togo, de
l'esclavage au libéralisme mafieux. p.48 :
"Vers 6 heures, ils voient
arriver un émissaire du commandant Maîtrier.
Informé par l'ambassadeur Mazoyer, ce
dernier leur fait savoir où est Olympio, et
leur demande "d'achever le travail commencé", au
risque sinon d'être exécutés. Les plus
"mouillés", dont Eyadéma, Bodjollé et Adewi,
décident alors de repartir vers l'ambassades
Etats-Unis. Le sergent Eyadéma a raconté la
suite (comment il avait assassiné le
président togolais ,ndlr) à deux journalistes le
surlendemain Chauvel du Figaro et
Pendergast de
Time-Life..." |
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RFI 27.10.04 Rendez-vous avec Monsieur X :
Sylvanus Olympio |
... P.
Pesnot : L'indépendance, c'est
ça...
M. X. : Olympio,
qui est aussi anglophone, mène une véritable
opération de lobbying auprès des Nations unies
et aux Etats-Unis. Naturellement, c'est très mal
vu par la France qui essaie par tous les moyens
de contrarier les efforts des dirigeants
togolais.
P.
Pesnot : De quelle
façon ?
M. X. : D'abord en
favorisant politiquement le rival d'Olympio lors
des élections, et plus subtilement les
administrateurs coloniaux successifs encouragent
les divisions ethniques et sociales à
l'intérieur du Togo. En gros, il y a une élite
sociale qui habite au Sud, les zones urbanisées,
le long de la
mer... ________________________________________________ ... P.
Pesnot : Parce qu'à Paris, on veut
que le Togo demeure dans l'orbite
française ?
M. X. : C'est
évident, mais Olympio ne voulait pas qu'au
colonialisme succède un néocolonialisme encore
plus pervers, et disons- le tout de suite, cela
lui coûtera très cher !
P. Pesnot : C'est une
des causes de son
assassinat ?
M. X. : J'en suis
persuadé ! Même si malheureusement Sylvanus
Olympio va cristalliser d'autres
haines... | | |
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LE TOGOLAIS 06.09.06 Biographie |
| ...13
janvier 1963 : Sur les téléscripteurs du monde entier
tombe cette information : « Coup d'Etat au Togo. Le
président de la République Sylvanus OLYMPIO assassiné ».
Etienne GNASSINGBE Eyadéma a publiquement revendiqué
l'avoir abattu, à bout portant, par des balles tirées en
pleine poitrine et au bas-ventre avant de lui
sectionner, au couteau, les veines des poignets. Puis,
avec la baïonnette de l'arme, il lui taillada la cuisse
gauche tout en expliquant fièrement à ses camarades : «
C'est comme ça que je faisais en Algérie pour m'assurer
que mes victimes étaient bien mortes ». OLYMPIO agonisa
longuement ainsi au sol en se vidant de son sang, dans
d'atroces souffrances. C'était le premier coup d'Etat
sanglant de l'Afrique indépendante, fomenté par les
réseaux du tristement célèbre Jacques FOCCART, ministre
français de la coopération du gouvernement dirigé par
Charles de Gaulle. Pour cet assassinat dont
l'organisation fut confiée aux bons soins du commandant
Maîtrier, cet officier français qui commandait la
gendarmerie nationale togolaise, on eut recourt à la
manipulation de demi-soldes démobilisés de l'armée
française à la fin de la guerre d'Algérie. Chose tout à
fait étonnante qui démasque un complot organisé du plus
haut sommet de l'Etat français : à 6 H du matin, ce 13
janvier 1963, France Inter, la radio de l'Etat français
annonça la nouvelle de l'assassinat d'Olympio alors
qu'il n'avait même pas été retrouvé par le commando
envoyé pour le tuer. Ayant réussi à lui échapper une
première fois, il s'était réfugié à l'Ambassade des
Etats-Unis d'Amérique, cachette que l'Ambassadeur des
Etats-Unis, Léon Poullada, révéla à l'Ambassadeur de
France, Louis Mazoyer, et d'où le commando ira le sortir
en escaladant le mur d'enceinte, en violation flagrante
de la règle d'extraterritorialité protégeant toutes les
Ambassades. Récupéré par le révérend père Jean Gbikpi,
son corps échappa ainsi à la disparition comme celui de
Lumumba du Congo (qu'on fit dissoudre dans un bac
d'acide), fut acheminé clandestinement par Christophe da
Gloria au Bénin où il a été inhumé au carré des
Afro-brésiliens du cimetière
d'Agoué.
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