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" Jamais sans doute depuis l'indépendance du pays,
autant d'inconnues n'ont plané sur l'avenir de la Côte d'Ivoire. Il
est du devoir de tous d'éviter que le pays ne sombre dans un chaos
qui pourrait entraîner la déstabilisation durable de toute la
sous-région " AMNESTY
INTERNATIONAL 26.10.05 Côte d'Ivoire : un avenir lourd de
menaces |
Ce n'est un secret pour personne les
décisions prises par l'ONU en Côte d'Ivoire sont souvent des
décisions influencées par les autorités françaises. Selon la
LDC en date du 05.01.06 (Côte d'Ivoire. Garde rapprochée
de Chirac au front), certain(s) membre(s) du gouvernement
(alors que d'autres ont été désaisis du dossier) "...très proche du
chef de l'état français aurait été nommé pour défendre chaque mois la
position française au sein du Goupe international de travail (GIT)". Position qui l'a emportée et n'a pas manqué de mettre le feu
au poudre en Côte d'Ivoire. Il n'est guère étonnant que
dans un tel contexte les forces de l'ONU se soient heurtées aux
forces loyalistes qui considèrent que la France depuis le début de la
guerre civile a soutenu les forces rebelles à partir du
Burkina Faso
. S'il est indispensable que l'Union africaine et les Nations Unies
fassent pression pour que les auteurs des crimes et d'atteintes au
droit humain soient tenus pour responsables de leurs actes et
jugés qu'ils soient rebelles ou patriotes, qu'ils soient du nord ou du sud, les forces
des Nations unies doivent aussi montrer
l'exemple.
Malheureusement, la méthode française de répression des
manifestations anti-"force-impartiale" semble avoir fait école. On ne comprend toujours
pas pourquoi des forces de l'ONU ont tiré à balles réelles sur des
civils certes hostiles mais manifestant à mains nues, entraînant ainsi
la mort de cinq d'entre eux et plusieurs blessés. Est-ce
l'impunité accordée à la force Licorne, prétendument en état de
"légitime défense élargie" lors de la répression sanglante des manifestations antifrançaises du 9 novembre 2004, qui a fait jurisprudence pour les forces de l'ONU? A-t-on
le droit en Afrique de réprimer
des manifestations de la sorte lorsqu'il n'y a pas de légitime
défense avérée. A Abidjan par exemple les manifestants ont été dispersés à l'aide de
gazs lacrymogènes. Les forces de l'ONU ont elles, à
l'instar des troupes de la Licorne lors de la répression des
manifestations de novembre 2004 (Amnesty International ), "fait à certaines occasions un usage
excessif et disproportionné de la force létale alors qu'elles se
trouvaient face à des manifestants qui ne représentaient pas une menace
directe pour leurs vies ou la vie de tiers ?"
Une enquête interne à l'ONU devrait
être diligentée pour éviter que se reproduise de telles exactions, si
elles étaient avérées.
L'ONU en apppliquant le plan françafricain
de déshabillage politique complet du président Gbagbo ne pouvait que
se heurter à une telle réaction de la part des "Patriotes". Dans
l'optique de la préparation des élections pésidentielles, le président de
la Côte d'Ivoire avait déja accepté de la part des "forces impartiales"
l'imposition d'un premier ministre qui lui retirait l'essentiel de ses
pouvoirs. La dissolution de
l'assemblée nationale, préconisée par le GIT sous
influence française, ne pouvait que mettre le feu aux poudres.
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