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PRESSAFRIQUE 09.02.06
Survie Paname février 2006)
Génocide, révisionnisme et négationnisme.
Réflexions sur le livre de Pierre Péan : Noires fureurs, blancs menteurs

Colère et indignation nous ont saisi, à la lecture du livre de Pierre Péan : « Noires fureurs, blancs menteurs », pamphlet révisionniste qui prétend revisiter le génocide des Tutsi du Rwanda et la complicité de la France dans ce crime absolu.

Face à cette accumulation d'allégations mensongères, de démonstrations à l'emporte-pièce et d'interprétations hâtives, la réponse la plus digne devrait être le silence et le refus de polémiquer.

Cependant, le livre de Pierre Péan est distribué partout  - on le trouve actuellement dans toutes les grandes ou moyennes librairies - les médias lui ont laissé une large place, même si, dans l'ensemble, les critiques négatives ont été nombreuses (voir la revue de presse sur le site de Survie ).

Ce livre donc - et surtout, les déclarations de son auteur à la radio et à la télévision - a contribué à entretenir le doute et la confusion dans les esprits, d'une part sur la réalité du génocide, en faisant passer les victimes (les Tutsi du Rwanda) pour les coupables (par un retournement de sens habituel aux propos négationnistes) et, d'autre part, sur la complicité de la France dans ce génocide.

Lorsque nous disons « la France », il faut comprendre : un lobby diplomatique, militaire et financier et non pas les citoyens et résidents de ce pays qui, dans leur grande majorité ont été peu ou mal informés.

C'est donc bien dans un souci d'information et d'explication - et non pas pour répondre au livre de Pierre Péan - que nous allons préciser certains faits :

1) On ne peut discuter l'existence du génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda.

Comme le précise l'article de Colette Braekman[1] (journaliste au quotidien belge Le Soir) : « Autant être clair : le génocide des Tutsi au Rwanda, d'avril à juillet 1994, n'est pas un sujet de polémique. C'est une réalité, confirmée par d'innombrables témoignages, enquêtes et rapports, par des récits, des accusations, des aveux. Les faits sont précis, concordants, vérifiés : plus de 800 000 Tutsi ont été mis à mort en trois mois, de manière systématique, grâce à des listes, des dénonciations, des chasses à l'homme, avec des armes à feu et des machettes qui avaient été depuis longtemps distribuées à des miliciens formés pour tuer »

Le communiqué de la Commission d'enquête citoyenne (CEC)  dit la même chose, en l'appuyant sur des bases juridiques : «  La notion de «génocide» et celle de «complicité de génocide» applicables au Rwanda et dans les pays limitrophes entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994 ne sont pas affaires d'opinion. Elles sont impérativement définies par la jurisprudence du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), sur la base des articles 2 et 6.1 du Statut de ce Tribunal qu'a institué le Conseil de sécurité des Nations Unies ».

2)       Comment définir un génocide ?

 La définition juridique d'un génocide a été formulée par la convention de Genève en 1948 : un acte  «commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel ». Tout est dans ce « comme tel ». C'est bien parce que, au Rwanda, en 1994, une population désignée comme « tutsi » a été victime d'une tentative d'extermination totale par le gouvernement Hutu, que l'on peut qualifier ces crimes de « génocide ».

Toutes ces définitions ne sont pas que des mots : elles tentent de représenter ce que peut être le vécu dramatique (la «conscience brisée») d'un peuple visé «en tant que tel», victime d'une tentative d'extermination jusqu'au dernier.

Le génocide des tutsi du Rwanda en 1994, planifié de longue date, fut organisé essentiellement sous les ordres du « Hutu power », coalition raciste proche du dictateur Juvenal Habyarimana. « Les génocidaires rwandais n'utilisèrent pas les techniques industrielles modernes pour mener à bien leur projet criminel. Ils inventèrent une nouvelle arme de destruction massive, la transformation en tueurs de centaine de milliers d'êtres humains ordinaires. Une nouvelle ère du génocide était inaugurée, celle de la manipulation, de l'enrôlement et de l'implication des masses grâce aux techniques de communication. »[2]. En 1994, le pays tout entier fut transformé en piège : les routes, les habitations furent contrôlées, les Tutsi traqués sans répit.

Le génocide de 1994 fut d'ailleurs précédé par de nombreux massacres à caractère génocidaire (ainsi par ex., les massacres de 1963, 1991, 1993.)

Ces crimes restés impunis contribuèrent à renforcer l'idée que le massacre des Tutsi était normal, accepté. Précisons toutefois que des dizaines de milliers de Hutu refusèrent de prendre part aux massacres. Certains cachèrent des Tutsi au péril de leur vie.


 

3)      La thèse du « double génocide » et l'argument des crimes du FPR.

*


Non content de nier l'importance du génocide, Pierre Péan va appuyer l'essentiel de sa démonstration sur une thèse proche de celle du double génocide défendue par François Mitterrand : le FPR[3]  aurait, selon lui, commis parallèllement un génocide de Hutus... Or, rien ne permet d'affirmer cela : le FPR a certes commis des crimes de guerre, crimes politiques voire des crimes contre l'humanité notamment en République démocratique du Congo[4], mais il ne s'agit en aucune façon d'un génocide, relevant d'un plan concerté d'extermination d'un groupe « en tant que tel ».

Premiers accusés pour Péan : la plupart des associations, journalistes, ayant relevé une complicité de l'Etat français dans le génocide de 1994. En premier lieu, l'association Survie et son président - récemment décédé - François-Xavier Verschave, accusés de complaisance coupable vis à vis du nouveau régime de Kigali.

Or, ni Survie ni François Xavier-Verschave n'ont jamais cherché à minimiser les crimes du FPR et la nature autoritaire du nouveau régime de Kigali. Ainsi, François-Xavier Verschave nous dit-il, dans Noir silence : « On peut et on doit dénoncer les crimes de guerre commis par l'Armée patriotique rwandaise (APR)[5] lors des conflits où elle a été successivement impliquée, au Rwanda (1990-1994, 1995 à Kibeho, 1997-1998) ou au Congo-Zaïre (1996-1997 et 1998-1999). En 1997, le massacre au Zaïre de dizaines de milliers de réfugiés hutus relève du crime contre l'humanité, imprescriptible. »[6].

Dans un rapport qui fait référence, : Aucun témoin ne doit survivre, « Human Rights Watch » nous détaille, dans une quarantaine de pages les exactions commises en 1994 par le FPR[7]. Bizarrement, Pierre Péan, qui semble tellement désireux de prouver ce « double génocide » ne cite pas ce rapport, pourtant très documenté.. Sans doute parce que ce livre démontre également, sur plus de 900 pages, avec force preuves et témoignages, que le terrible massacre de 1994 fut bien un génocide. Comme quoi, Pierre Péan ne sélectionne que les références qui l'arrangent.

Oserait-on aujourd'hui, ailleurs que dans les pires écrits négationnistes, minimiser le génocide des juifs, en le comparant aux morts des bombardements de Dresde  ? C'est pourtant le même argument utilisé par Péan pour minimiser le génocide de 1994.

Tous les crimes doivent être dénoncés, tous. Mais tous les crimes ne relèvent pas forcément d'un génocide.

Le régime de Paul Kagame, président actuel du Rwanda, avec ses méthodes militaires et policières, doit certes être dénoncé[8]. Mais cette dénonciation devient trop systématique, de la part de certains medias français pour ne pas paraître suspecte. En cinq ans, nous dit François-Xavier Verschave dans Noir silence, le quotidien Libération a consacré plus d'espace aux crimes commis par le FPR qu'au génocide lui-même, avec une amplification et une insistance remarquées. Pierre Péan lui-même décrit Paul Kagame dans son livre, comme « le plus grand criminel de guerre vivant et en exercice »[9]. Pourquoi un tel acharnement dans la haine ? sans doute parce que Paul Kagame a eu le grand tort de ne pas se soumettre aux réseaux françafricains. Il est criminel, certes, mais pas plus que les tyrans dévoués à la Françafrique : Deby, Bongo, Sassou N'Guesso. criminels avérés que Pierre Péan, dans son livre, se garde bien de critiquer.

Concernant l'implication du Rwanda dans la guerre en République démocratique du Congo (RDC) qui fit plus de 3  millions de morts en 4 ans* (victimes directes ou indirectes de la guerre), précisons que les conflits au Zaïre/Congo depuis dix ans, ont impliqué directement une dizaine de pays, sans parler de leurs alliés internationaux[10]. D'autre part, il ne faut pas oublier la responsabilité de l'Etat français dans la déstabilisation actuelle de la RDC. C'est en effet, l'armée française qui permit, en juillet 1994, d'exfiltrer vers le Zaïre voisin les milices génocidaires déstabilisant la région des grands lacs. Or, quel pays accepterait de garder, à sa porte, des troupes responsables du génocide d'un million de personnes, troupes qui continuèrent à perpétuer leur ouvre de mort après 1994 selon le rapport de Human Rights Watch[11] .

 

4) La thèse de l'attentat de l'avion présidentiel, le 6 avril 1994

Le 6 avril 1994, le président Habyarimana rentre de Tanzanie, en compagnie de son homologue burundais. A 20H 30, l'avion est abattu par deux missiles, alors qu'il amorce sa descente vers Kigali. Dans les heures qui suivent, la radio répand le bruit que cet attentat aurait été perpétré par le FPR avec l'aide de militaires belges des Nations Unies. A partir de là, tout va très vite : Vers 21H, les escadrons de la garde présidentielle vont exécuter les personnalités d'opposition, la plupart Hutu. Le lendemain et les jours suivants, l'entreprise génocidaire - l'extermination des Tutsi - commence. Elle durera environ 3 mois.

A la suite du juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière, à la suite du journaliste Stephen Smith, Pierre Péan soutient la thèse suivante : c'est le FPR qui a exécuté l'attentat du 6 avril et qui donc, porte la responsabilité du génocide qui a suivi : « dans la phase ultime de sa stratégie de conquête de pouvoir, Kagame a planifié l'attentat, donc planifié aussi sa conséquence directe : le génocide des Tutsis perpétré en représailles. »[12] CQFD. Il fallait oser.

Il n'empêche que cet attentat - qui a quand même coûté la vie à deux chefs d'Etat - mériterait d'être éclairci. Essayons de résumer les quelques éléments dont nous disposons :

-          Le FPR n'avait pas accès à la zone de Masaka, d'où ont été tirés les missiles en direction de l'avion du président rwandais. Selon Colette Braeckman, qui a enquêté sur l'attentat, cette zone était sous les contrôle de la garde présidentielle rwandaise ;

-          Outre la garde présidentielle, les militaires français disposaient d'un libre accès, aussi bien à l'aéroport de Kigali qu'à la zone de Kanombe où est tombé l'avion. En conséquence, s'il y a des preuves de l'implication du FPR dans cet attentat, elles devraient être entre les mains des autorités françaises.

-          Le capitaine Barril intervient, le 28 juin 1994, au journal de 13 H, sur France 2 en montrant la « boîte noire » de l'avion abattu : il présente effectivement une boîte de couleur noire mais le subterfuge est grossier : les fameuses « boîtes noires » ou enregistreurs de vol sont en fait de couleur jaune, afin d'être plus facilement repérables sur les lieux d'un crash.

Pourquoi donc ce coup de bluff ? pour entretenir la confusion dans l'esprit du public ? pour faire croire, encore une fois, à la responsabilité du FPR en avançant une « preuve » qui n'en est pas une ?

-          Le témoin N°1 du juge Bruguière, Abdul Ruzibiza[13], affirme être co-auteur de l'attentat dans le cadre d'une action commandée par le FPR. Il aurait donc contribué à tuer les présidents du Rwanda et du Burundi, les autres passagers, l'équipage français de l'avion ?. Comment se fait-il, dans ce cas, qu'il soit ressorti libre du cabinet du juge Bruguière ?

Quelles conclusions en tirer ? d'abord qu'aucune hypothèse ne peut être écartée (responsabilité du FPR ? des militaires français ? de la garde présidentielle ?.) ensuite que les effets de brouillage, les faux « scoops » mis en scène dans les médias sont plus que suspects (ainsi les « scoops » à répétition sur la fameuse « boîte noire » notamment le faux scoop sur la prétendue boîte noire détenue dans les bureaux de l'ONU. Information qui s'avérera erronée   lancée dans les colonnes du Monde par  Stephen Smith en mars 1994. Le journaliste s'était basé sur le rapport du juge Bruguière qui à ce jour n'a donné lieu à aucune instruction judiciaire ni à une quelconque publication après plusieurs années d'enquête. Il est évident que le gouvernement français cherche à tirer les conclusions en direction de la culpabilité du FPR : pourquoi entretenir la confusion sur une affaire dont les éléments devraient être examinés en toute objectivité par une commission d'enquête internationale ?

Enfin, il convient de remettre cet attentat à sa juste place. La planification, l'organisation des crimes, la rapidité de leur exécution immédiatement après l'attentat indiquent suffisamment que cet événement n'a été que le déclencheur d'un génocide préparé de longue date.Citons encore une fois François-Xavier Verschave :

« Rappelons [.] que le premier problème face à un génocide, c'est de savoir qui l'a commis, avec quelles complicités, non les prétextes utilisés pour justifier son déclenchement. [.] Qui, sinon les pires négationnistes, se permet d'affirmer que des juifs machiavéliques ont télécommandé le nazisme, Hitler et la Shoah ? Quel historien déniera à Hitler et au nazisme la responsabilité principale ? »[14]


5)      L'implication de la France dans le génocide de 1994

Venons-en au plus important : en effet, on pourrait se demander pourquoi, tout d'un coup, nous assistons à un tir groupé de livres et de déclarations négationnistes. Le même mois (en décembre 2005), nous avons assisté à la parution de trois livres reprenant quasiment le même thème de la responsabilité du FPR dans l'attentat contre l'avion du président Habyarimana, présenté comme l'élément déclencheur du génocide : le livre de Pierre Péan, le livre d'Abdul Ruzibiza, Rwanda, l'histoire secrète, celui de Charles Onana, Les secrets de la justice internationale, sans parler d'un autre livre dirigé par le même Charles Onana : Silence sur un attentat, le scandale du génocide rwandais...

N'en jetez plus ! Pourquoi tant de précipitation ? pourquoi justement maintenant, onze ans après le génocide ? Serait-ce pour répondre à un intérêt soudain du public pour le sujet ? Ne serait-ce pas plutôt le signe d'un affolement général dans les Etats majors ?

En effet, ces livres sont parus peu de temps avant la commémoration de la mort de François Mitterrand et il ne fallait surtout pas ternir l'image du grand homme, ni surtout rappeler qu'il défendit jusqu'au bout le régime génocidaire d'Habyarimana, reçut à l'Elysée les représentants du gouvernement intérimaire rwandais, au moment même où celui-ci organisait le génocide.

Enfin, ces livres paraissent après les plaintes contre X de six rescapés rwandais, déposées en février 2005, pour « complicité de génocide et/ou de crime contre l'humanité ». Sur les six plaintes, deux viennent d'être jugées recevables par le procureur du tribunal aux armées de Paris. Ces plaignants accusent des soldats français d'avoir prêté main forte aux génocidaires en 1994, pendant l'opération « Turquoise », censée établir une « zone humanitaire sûre ».

Toutes ces plaintes viennent conforter les éléments de « complicité de génocide » qui avaient été mis en avant par la commission d'enquête citoyenne (CEC), sur la responsabilité des autorités françaises dans le génocide des Tutsi du Rwanda, en 1994. Précisons quelques un de ces éléments :

la France a formé, de 1991 à 1993, la Garde présidentielle qui exécutera le génocide, elle a conclu des alliances, après 1994, avec les anciennes milices génocidaires. Selon plusieurs rapports, la France a livré des armes au gouvernement génocidaire, de manière continue.L'« opération Turquoise », censée établir une « zone humanitaire sûre » a servi en réalité de lieu de passage pour les éléments du gouvernement intérimaire rwandais en fuite vers le Zaïre. plusieurs témoignages font également état d'une complicité active de certains militaires français avec les génocidaires dans la zone Turquoise.


5)      Conclusions :

Les accusations contenues dans le livre de Pierre Péan ne sont pas nouvelles : elles font déjà partie de l'argumentaire habituel d'un journaliste comme Stephen Smith. Cet argumentaire tient en peu de mots :

-          C'est l'attentat du 6 avril 1994 qui a provoqué le génocide, attentat provoqué par le FPR. Le FPR serait donc responsable des milliers de morts du génocide de 1994 ;

-          Kagame est le plus grand criminel du monde, qui pratique une politique anti-Hutu ;

-          La France a été la seule à avoir une attitude courageuse en déclenchant l'opération « humanitaire » Turquoise afin de sauver les Tutsi rwandais ;

-           Tous ceux qui prétendent le contraire seraient des agents le l'anti-France, voire des agents du « cabinet noir du FPR »

Rien de nouveau sous le soleil donc, et François-Xavier Verschave avait déjà répondu dans l'ouvrage collectif Négrophobie (p. 103 à 196) à cet argumentaire éternellement ressassé.

Ce qui est nouveau en revanche et ce qui progresse, ce sont les indices, les témoignages faisant peser sur de nombreux officiels et exécutants français le soupçon de complicité de génocide. quand ce n'est pas soupçon de participation active pour certains d'entre-eux. En effet, les témoignages recueillis par le tribunal aux armées semblent avoir délié les langues et, récemment, de nombreux rwandais semblent apporter d'autres témoignages accablants pour l'armée française[15].

Les personnes qui se retrouvent impliquées  dans cette affaire sont trop nombreuses et trop proches du pouvoir . En France, c'est tout un système d'Etat qui est remis en cause. Pour reprendre les mots de Jean-Paul Gouteux :

«les historiens de la Shoah ont dû affronter et affrontent toujours le révisionnisme. Leur combat peut malgré tout être considéré comme gagné. Dans le cas du génocide des Tutsi, la lutte contre le négationnisme et le révisionnisme ne bénéficie pas de l'aide d'Etats vainqueurs d'un nazisme unanimement rejeté. On se trouve ici dans la situation contraire où l'ombre d'un Etat complice plane sur le travail des historiens. Comment s'étonner de la puissance et de l'arrogance qu'exhibent les tenants du négationnisme et du révisionnisme ?»[16]


* Le bilan en 2006 de la guerre qui ravage la RDC depuis 1998 se chiffre à près de 4 millions de morts

[1] Le Monde du 8-12-05

[2] Rwanda 1994 : les victimes et les complices oubliés du génocide des tutsi. Brochure éditée par Survie, 2004

[3] Le FPR est le : Front Patriotique Rwandais, au pouvoir à Kigali depuis la fin du génocide. Il est constitué principalement de la seconde génération des tutsi, réfugiés en Ouganda depuis 1959.

[4] Sur la situation en RDC, lire le livre de référence de Colette Braeckman : Les nouveaux prédateurs, Fayard, 2003

[5] Armée du FPR.

[6] Noir silence, p. 106-107

[7] Aucun témoin ne doit survivre, p. 805,808 et 817-853

[8] Lire à ce sujet « Billets d'Afrique » de novembre 2003 , qui dénonce au Rwanda : « une gestion policière de l'opinion, qui amalgame l'indispensable disqualification des discours de haine à toute contestation. »

[9] p. 20 de Noires fureurs, blancs menteurs.

[10] L'Ouganda vient d'être condamné par la Cour internationale de Justice (CIJ)  à verser une somme de 11 milliards d'euros à la RDC pour le pillage de ses ressources. Le Rwanda, lui aussi, devrait comparaître devant la CIJ en raison de « violations massives, graves et flagrantes des droits de l'homme sur [son] territoire ».

[11] Réarmement dans l'impunité, Rwanda/Zaïre, Human Rights Watch, mai 1995

[12] Noires fureurs, blancs menteurs, p. 19

[13] Egalement auteur de Rwanda, l'histoire secrète. Ed. du Panama

[14] Négrophobie, p. 145-146

[15] Article de Colette Braeckman, Le soir, 21/01/2006. Voir la revue de presse sur le site de Survie : www.survie-france.org

[16] JP Gouteux : La Nuit rwandaise, L'esprit frappeur, p. 409