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 PRESSAFRIQUE 17.02.06
TPIR : mise en cause de Bagosora et de son armée dans l'assassinat du président Habyarimana

 

HIRONDELLE NEWS AGENCY 07.02.06
TPIR/MILITAIRES I - LE TEMOIGNAGE DE BAGOSORA RELANCE LE DEBAT SUR L'ASSASSINAT DU PRESIDENT HABYARIMANA

...Le 16 novembre, procédant à son contre-interrogatoire, White lui avait pourtant suggéré que l'attentat avait été organisé par des proches du chef de l'état, dont Bagosora lui-même. Il a accusé le colonel d'avoir ourdi l'élimination physique de Habyarimana parce que ce dernier venait de s'engager à ne plus bloquer la mise en application de l'accord de paix qui dépouillait les poids lourds du régime de leurs pouvoirs importants politiques et économiques.

Contrairement à Bagosora, le substitut du procureur a soutenu que l'armée gouvernementale rwandaise disposait bien de missiles sol- air dans son arsenal. White a alors produit une lettre écrite le 17 janvier 1992, par le chef d'état- major adjoint de l'armée, le colonel Laurent Seubuga, au ministre de la défense et lui conseillant d'acquérir «une batterie SAM 16 comprenant 12 lanceurs et 120 missiles ». Selon Bagosora, cet armement n'a jamais été acheté bien que le gouvernement ait passé une commande et reçu une facture.

Curieusement, fait remarquer White, les numéros de série mentionnés sur la facture proforma sont les mêmes que ceux qui figurent sur la batterie recueillie par l'armée rwandaise à Masaka (près de Kigali), au lendemain de l'attentat.
Réponse de Bagosora : « Nous nous sommes proposé de faire une commande ; nous n'avons pas acheté. Entre-temps, quelqu'un d'autre pouvait acheter »...


Selon l'agence Hirondelle News agency, le vice procureur du TPIR lors du procès du colonel Bagosora (cerveau présumé du génocide) aurait évoqué l'achat en 1992 par le chef d'état major de l'armée rwandaise des missiles SAM 16 qui ont servi à abattre le Falcon de Juvenal Habyarimana.
Les numéros des SAM 16 retrouvés sur la facture sont les mêmes que ceux de la batterie récupérée par l'armée rwandaise au lendemain de l'attentat. Voilà qui pourrait relancer l'enquête sur l'attentat perpétré contre le président Juvenal Habyarimana et son homologue burundais.