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PRESSAFRIQUE
09.02.07 | ||
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Par les temps qui courent, c'est dur dur d'être journaliste dans certaines
rédactions sarkophiles. Plus particulièrement lorsque les
journalistes ne sont guère favorables au programme du locataire de la
place Beauvau. Le grand copain des plus grands patrons du CAC sait jouer
de ses amitiés idéologiques ultralibérales pour rallier les rédactions
journalistiques à sa cause. Que ce soit avec l'empire médiatique des
Lagardère, Dassault, Bouygues ou avec le service public toujours dévoué à
la cause du gouvernement, il ne fait pas bon être en bise bis avec les
rédactions sarkophiles. Alain Genestar l'ancien directeur de Paris-Match en a fait la triste expérience après que les photos de
Cécilia et de son amant furent publiés dans son journal en août 2005. Il a
été viré par l'ami Lagardère soit disant pour cause d'une baisse du
chiffre d'affaires. Sur Télébouygues, le candidat-ministre de l'intérieur
est invité plus qu'à son tour et c'est encore pire sur le service public
où on assiste à de véritables reportages panégyriques
sur le ministre candidat à la future
présidentielle. Quant à Europe 1, le PDG de la radio Lagardère ne cache
plus ses affinités envers Sarkozy allant jusqu'à déclarer sa flamme à
Sarko à l'antenne et donner hors antenne des conseils de communication aux
collaborateurs du ministre. Inutile de dire que les journalistes rebelles
sont dans le collimateur de ces rédactions à la pensée unique
hypertrophiée. Du moins c'est ce que laisse entendre le quotidien suisse
Le Matin dans un article intitulé « Main mise sur la presse
tricolore ». LE MATIN 27.01.07 Voilà des allégations qui
mériteraient plus amples investigations. Selon Le Canard (TF1 a oublié de poser
la question), relayant les propos dans Le Parisien (06.02.07) d'un
participant à l'émission de TF1 sur Sarkozy en prime time : « Il (un intervenant) y raconte
que la troupe a eu droit à un petit briefing le matin même, en présence de
PPDA, Namias et Etienne Mougeotte, le vice-président de la chaîne. Selon
ce témoin ''On nous a demandé de préciser le contenu de notre
intervention''. Des responsables de la production confirment cette réunion
préparatoire, mais jurent : ''Nous n'avons pas eu connaissance des
questions précises qui allaient être posées, mais simplement des thèmes
qui seraient abordés.'' C'est donc par un malencontreux hasard
qu'aucun participant n'a abordé, lors de l'émission, le ''thème'' des
RG» ( Le Nouvel
Observateur 09.02.07 Sarkozy avait-il les questions?). Lors de
cette émission spéciale Sarkozy, ("J'ai une question à vous poser" lundi
05.02.07 sur TF1), sous contrôle donc, un
passage de l'émission "J'ai une question à vous poser", n'a pas été
repris dans les vidéos de la soirée mises en ligne sur les sites de LCI et
TF1. Il s'agit d'une séquence consacrée à la question de
l'immigration et, notamment, aux moutons "égorgés dans les salles de
bain". NOUVEL OBSERVATEUR 07.02.07 Vérification faite, à plusieurs et à plusieurs
reprises, en regardant les deux vidéos de l'émission mises en ligne
sur les sites de TF1 et LCI ("Sarkozy face aux Français : partie
1", "Sarkozy face aux
Français : partie 2"), c'est vrai : un
passage, vif, concernant l'immigration, a
sauté. "On respecte ses règles, c'est-à-dire qu'on n'est
pas polygame, on ne pratique pas l'excision sur ses filles, on
n'égorge pas le mouton dans son appartement et respecte les règles
républicaines", a-t-il insisté. Ce à quoi une jeune Lilloise d'origine algérienne a
répondu : "les propos que vous venez de tenir sur les moutons ce
sont des propos racistes. Il y a des règlementations, il y a des
abattoirs, on est civilisés", a-t-elle dit, en ajoutant. "c'est
honteux, je suis d'origine algérienne et je suis musulmane et je me
sens insultée, complètement"
[...] Ce passage est assez
illustrateur d'une certaine idéologie populiste qui stigmatise une partie
des minorités françaises sous les termes de "polygames", "égorgeurs de
mouton" ne cessant de légitimiser une certaine forme de racisme.
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