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PRESSAFRIQUE
19.04.06 |
| Selon la Lettre du
Continent
(LDC, n°492, L'analyse "off the record" du Quai
d'Orsay), le Centre d'analyse et de prévision (CAP) du Quai d'Orsay :
- "explique que Paris s'est résigné à la réélection frauduleuse du président Idriss Déby, le 3 mai prochain, dans l'espoir de lui arracher des concessions après le sacre des urnes". La LDC ne nous dit pas s'il s'agit de concessions politiques ou bien économiques mais nous opterions plutôt pour le second choix. Et la CAP (selon la LDC) de préciser que l'idéal pour Paris serait d'éviter de soutenir un candidat politique en particulier pour favoriser une concorde politique et civile afin d'appuyer un virage démocratique du régime : - Un "dénouement de cette crise ne passe ni par un appui à Idriss Déby dans le sens trop souvent pris ces dernières années, ni par le soutien à une autre personnalité tchadienne mais par la mise en place d'un processus politique qui agréerait à la grande majorité des acteurs politiques tchadiens, notamment civils, et rétablirait des canaux de communication entre le pouvoir et sa population" (cité par la LDC, n°492). Mais selon la LDC, la France au nom d'une prétendue stabilité aurait opté pour un soutien inconditionnel à Idriss Déby : - "Or, comme le dit l'intertitre de la conclusion. "La France [est] prise au piège de la stabilité" : elle a choisi Déby et le chaos. Tout est réuni pour "une nouvelle crise en Afrique avec ses débats radicalisés au moment d'élections en France au printemps 2007". Le pire est donc à craindre et comme l'écrit ironiquement la LDC en guise de conclusion : - "Heureusement il y a la France, alliée jusqu'au-boutiste d'un régime condamné par ses propres analystes...". Pauvres Tchadiens ! |