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 PRESSAFRIQUE 30.11.06
Nôtre bon président et son ami personnel du Gabon

Nôtre bon président a reçu en son chateau élyséen son ami Ubu roi du Gabon et tyran installé sur le trône par la Françafrique. Albert Bernard fut installé par Foccart et De Gaulle à la tête du Gabon en 1967 (selon Pierre Péan, Joël Calmettes et François-Xavier Verschave).

 « Le Gabon a été une excroissance de la République dirigée conjointement par Jacques Foccart, le parti gaulliste et Elf. En 1993, le président Bongo s'est maintenu au pouvoir grâce à un ''coup d'état électoral'', opéré avec la bienveillante neutralité du gouvernement français ». (Pierre Péan, Audition par la mission d'Information sur le rôle des compagnies pétrolières. Pétrole et éthique, rapport cité, t.I, p.158-159. cité par F.X Verschave dans Noir Silence, p.198).


 « Pour la Saint-Nicholas, on ressort la machine électorale made in France. La machine vote massivement Bongo. Le miracle informatique, rodé en maints pays d'Afrique, multiplie à volonté les électeurs et les votants, transforme une minorité en majorité, une défaite ou un ballottage en victoire. Avec 4 chiffres significatifs : 66,55%. Bingo pour Bongo ! Pourquoi lésiner ? »
Noir Silence, François-Xavier Verschave, p.201.

A la sortie de l'Elysée le bon roi qui se représentera en 2012 y est allé de son commentaire sur la situation Tchad, damant le pion au porte-parole de l'Elysée.

AP 30.11.06 
Darfour: les rebelles "sont en déroute", selon Omar Bongo

PARIS (AP) - "Je crois que les rebelles, tant en Centrafrique qu'au Tchad, sont en déroute", a déclaré jeudi le président du Gabon, Omar Bongo, à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec Jacques Chirac.

Interrogé sur la situation au Darfour, M. Bongo a déclaré: "je crois que ça va aller, (...) je crois que les rebelles tant en Centrafrique qu'au Tchad, sont en déroute".

"Les forces centrafricaines et les forces tchadiennes ont délogé les rebelles (...) qui faisaient mouvement sur N'Djamena. Supposons qu'ils vont être stoppés", a-t-il expliqué. "En Centrafrique, (les rebelles) ont quitté Birao", dans le nord-est du pays. "Ils sont repartis d'où ils étaient venus. Souhaitons que cela soit d'une manière définitive", a ajouté le président gabonais.

Selon l'Elysée, le président français a de son côté "rappelé l'engagement de la France aux côtés de l'Union africaine en faveur de la stabilité régionale"...


Et si Nôtre bon président imitait son ami personnel et se présentait en 2007, Nôtre bon Président n'a jamais que 4 ans de plus que son ami Omar Bongo. Pour son anniversaire Nôtre bon président a su bien s'entourer. Heureusement qu'il n'a pas invité Poutine sinon cela aurait fait jaser.  Ah, les us et coutumes de la Françafrique...

 Les valises d'argent frais ont certes atterri au RPR et à l'UDF, mais aussi au PS. Et les amitiés maçonniques ont fait le reste. Pour apaiser le courroux du bienfaiteur, outré par un brûlot de Pierre Péan, la France rose lui dépêche tour à tour le défunt François de Grossouvre, Roland Dumas - «mon ami intime» - puis le Premier ministre Pierre Mauroy. On promet même au roi des Batéké, reçu avec faste l'année suivante, une centrale nucléaire. Il compte aujourd'hui parmi ses plus ardents avocats l'ex-ministre Catherine Tasca ou Michel Rocard. Bongo puise dans une fortune colossale, bâtie avec le concours d'Elf, de quoi huiler les rouages de son pouvoir. A tous les coups il gagne. Réélu président, Omar Bongo peut compter sur la bienveillance d'une France à qui il doit tout et qui lui doit tant.  L'Eternel Bingo de Bongo par Vincent Hugueux. L'Express. 10.12.98