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PRESSAFRIQUE 24.11.06 | |
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Au moment où la presse française s'emballe sur la mise en cause de Kagame et de neuf de ses proches par l'enquête du juge Bruguière, le porte-parole du TPIR (Tribunal International sur le Rwanda) a récusé les conclusions de cette enquête.
Enfin dans Le Figaro on s'étonne d'une instruction à
charge et de l'absence de prise en compte de la piste des Forces armées
rwandaises soutenues par des mercenaires (français?). Dans Libération on
s'étonne de la proximité du juge et des services secrets
français tandis que d'autres s'étonnent du rôle important de Paul
Barril dans les thèses soutenues par Bruguière. Encore une fois si
l'enquête Bruguière peut aider par sa provocation a faire la lumière sur
le drame rwandais ce ne sera que positif. Le Rwanda a déja rompu ses
relations diplomatiques avec la France alors qu'il y a une
semaine les autorités du pays étaient prêtes à annuler leur
commission d'enquête sur l'implication française au Rwanda en échange d'un
simple pardon de la part des autorités françaises concernant leur
implication dans le génocide rwandais. Depuis que Bruguière a lancé son
mandat d'arrêt, Kagame a demandé à relancer la commission d'enquête à
Kigali qui avait été suspendu. C'est tant mieux car il faudrait arrêter
d'instrumentaliser de manière scandaleuse pour ne pas dire dégueulasse la
mémoire des victimes du génocide à des fins diplomatiques personnelles.
On veut toute la lumière sur l'implication française dans le
génocide et l'implication des troupes de Kagame dans les massacres de
civils en RDC ! Et c'est sans doute le troc que les autorités rwandaises
essayaient de proposer à la France. Une alliance qui grâce à la
publication du rapport Bruguière dont le sérieux laisse à désirer a
réussi à être déjoué ! Nous attendons donc les résultats de la commission
d'enquête rwandaise à Kigali, des auditions des officiers supérieurs
français au TPIR annulés in extremis par le gouvernement français et de
l'instruction devant le TAP concernant les plaintes de victimes du
génocide à l'égard de certains soldats français lors de l'opération
Turquoise accusés de complicité de génocide et de crimes contre
l'humanité. Nous attendons aussi que lumière soit faite au travers d'une
enquête internationale sur l'attentat des présidents rwandais et burundais
en 1994 qui a servi de prétexte au déclenchement du génocide ainsi qu'une
commission ad hoc pour analyser les crimes
contre l'humanité commis par l'armée rwandaise de Kagame en RDC. |