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PRESSAFRIQUE
20.11.06 | |
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Suite à la publication sur le site Geopolitique.com de documents de la DGSE et des RG
classés "secret défense" sur l'affaire Borrel (Le dossier sur l'assassinat du juge Borrel désigne le
président Guelleh), le journaliste Guillaume Dasquié a été interpellé
et entendu le 07.11.06 par la police. Rappelons que si l'Affaire Borrel a
connu un nouveau rebondissement ces derniers temps, c'est en grande partie
grâce au juge
d'instruction français Sophie Clément mais aussi à un certain
nombre de journalistes qui n'hésitent pas à informer leur lecteurs
sur cette affaire sensible. AFP : enquête
préliminaire sur un site internet diffusant des documents
L'enquête préliminaire vise
des faits de "violation du secret professionnel et du secret de
l'instruction et de recel", a-t-on précisé de même
source. L'un des responsables du site, l'écrivain-journaliste
Guillaume Dasquié, a été entendu dans ce cadre mercredi pendant près
de deux heures par la police. "L'enquêteur de la brigade de répression des atteintes aux
personnes qui m'a reçu s'intéressait particulièrement à l'origine de
documents liés à l'affaire Borrel (magistrat français assassiné en
1995 à Djibouti , ndlr) que nous avons diffusés", a indiqué à l'AFP
Guillaume Dasquié. Le
site a notamment mis en ligne une note attribuée à la Direction
centrale les renseignements généraux (DCRG), détaillant "des
affaires" dans lesquelles Omar Guelleh aurait été impliqué avant
d'accéder à la présidence de Djibouti . Une fiche de la direction centrale de la police judiciaire
évoquant également le nom de M. Guelleh à propos des menaces
d'attentats contre la communauté française de Djibouti aurait
également été évoquée par l'enquêteur, Guillaume Dasquié revendique ses transgressions du secret
défense ou de l'instruction sur son site, dont le contenu aurait
fait, selon lui, l'objet d'un procès verbal de
constatation. "Notre but, en diffusant ces documents confidentiels, est de
lutter contre la confusion entre information et communication", dit
le journaliste, qui ajoute: "Et notre manière de le faire est de
proposer à nos abonnés des éléments de preuve, validés et restitués
dans leur contexte". Pour M. Dasquié, cette démarche correspond "à une évolution
fondamentale de la culture journalistique face à un manque de
transparence des institutions".
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