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 PRESSAFRIQUE 07.11.06
 "Le parquet ne veut pas poursuivre les deux pilotes biélorusses soupçonnés d'avoir tué neuf soldats (français) de l'opération Licorne" selon Le Figaro

 
- En Françafrique il est possible que des présumés génocidaires ne soient pas jugés sur le sol français dans les délais impartis à ce genre de procédure au point que la cour européenne des droits de l'homme en vienne à condamner la France pour la lenteur de sa justice (08.06.04). Justice qui n'a d'ailleurs toujours pas abouti en dépit des déclarations d'intention. 

- En Françafrique, il est possible que des présumés criminels contre l'humanité transitant par la France et écroués à la demande d'un juge d'instruction soient relâchés et quasiment exfiltrés par le Quai à la demande du Chateau pour échapper à l'instruction d'un magistrat français (Affaire Ndengué, 07.04.04 ; Affaire Norbert Dabira).

- En Françafrique, il est possible qu'un juge d'instruction antiterroriste fasse traîner en longueur les instructions pendant plusieurs années sans que celles-ci soient renvoyées devant un procureur et sans que cela ne gêne grand monde (Affaire Habyarimana, Affaire Tibbhirine).

- En Françafrique, il est possible que des journalistes soient remerciés pour avoir osé remettre en cause la version officielle de l'Elysée et de l'Etat-major sur la répression sanglante par l'armée française des manifestations antifrançaises à Abidjan tandis que les petits collègues marchent au pas, chantent les louanges de la loi de l'omerta et déroulent tapis rouge pour négrophobes de service qui déversent leur propagande sur les petits écrans pour formater une opinion publique désinformée.

- En Françafrique, il est possible qu'une affaire d'assassinat d'un juge français à l'étranger maquillé en suicide soit étouffée pour cause de raison d'Etat tandis que la veuve du défunt se voit discréditée et obligée de se battre bec et ongle pour que justice soit rendue dans un état de droit (Affaire Borrel, 1995).

- En Françafrique, il est possible que les autorités s'opposent à ce que lumière soit faite sur le lâche bombardement de nos troufions en poste en Côte d'Ivoire où l'on a déploré la perte de neuf de nos soldats (Novembre 2004). Il est aussi possible que les autorités s'opposent à ce que lumière soit faite sur les ventes d'armes d'un marchand d'armes français aux autorités ivoiriennes. Du moins c'est ce que l'on pourrait penser à lire l'article du Figaro en date du 06.11.06 intitulé "Bombardement de Bouaké : les atermoiements de la justice française" repris dans le journal Le Monde dans un article intitulé "Paris s'oppose aux demandes d'arrestation de Robert Montoya et de deux mercenaires biélorusses".


LE FIGARO 06.11.06
Bombardement de Bouaké : les atermoiements de la justice française

Le parquet ne veut pas poursuivre les deux pilotes biélorusses soupçonnés d'avoir tué neuf soldats de l'opération «Licorne».

 
SAURA-T-ON un jour pourquoi, le 6 novembre 2004, deux avions de chasse ivoiriens ont bombardé le lycée Descartes de Bouaké, tuant neuf militaires français et un ressortissant américain ? Deux ans tout juste après l'attaque, la justice française semble hésiter sur la marche à suivre pour en confondre les responsables.  Le 5 septembre dernier, le procureur du tribunal aux armées a émis un avis défavorable à la délivrance de mandats d'arrêts internationaux contre deux ressortissants biélorusses soupçonnés de s'être, ce jour-là, trouvés aux commandes des deux Sukhoi 25. Interrogé en fin de semaine dernière, le substitut Ghislain Poissonnier décrypte : « Les investigations menées par le magistrat instructeur ne permettent pas, à ce stade, d'établir de façon formelle l'identité de ces pilotes. » Dans une ordonnance datée du 10 février 2006, le juge Brigitte Raynaud - remplacée depuis par Florence Michon - avait au contraire estimé : « Il résulte des investigations, en particulier des documents émanant de la DGSE, que les deux pilotes (...) ayant procédé à l'attaque du lycée Descartes répondent aux noms suivants : Youri Sushin et Barys Smahin. »...


A croire qu'en Françafrique il n'y a pas  de justice et que c'est le plus pourri qui gagne ?