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« Omar
Bongo.est pour moi un ami de longue date et qui a témoigné de sa fidélité
à nos idéaux communs et à notre engagement commun pour une certaine idée
franco-africaine. » Jacques
Chirac, allocution à Libreville le 22 juillet 1995.
«Les valises d'argent frais ont certes atterri au
RPR et à l'UDF, mais aussi au PS. Et les amitiés maçonniques ont fait le
reste. Pour apaiser le courroux du bienfaiteur, outré par un brûlot de
Pierre Péan, la France rose lui dépêche tour à tour le défunt
François de Grossouvre, Roland Dumas - «mon ami intime» - puis le Premier
ministre Pierre Mauroy. On promet même au roi des Batéké, reçu avec faste
l'année suivante, une centrale nucléaire. Il compte aujourd'hui parmi ses
plus ardents avocats l'ex-ministre Catherine Tasca ou Michel Rocard. Bongo
puise dans une fortune colossale, bâtie avec le concours d'Elf, de quoi
huiler les rouages de son pouvoir . A tous les coups il gagne. Réélu
président, Omar Bongo peut compter sur la bienveillance d'une France à qui
il doit tout et qui lui doit tant.»
L'Express, 10.12.1998,
L'Eternel Bingo de
Bongo
Le néogouverneur
françafricain Ubu Bongo règne sans partage sur la néocolonie
gabonaise depuis qu'il a été propulsé à
cette place par le duo diabolique Foccart-De Gaulle en pleine guerre du
Biafra en 1967 (selon Pierre Péan dans
Affaires Africaines et Joël Calmettes dans Foccart s'en
va-t-en guerre).
Depuis la kleptocratie organisée et la prédation systématisée ont ruiné ce pays et rendu la population exangue.
Alors que le Gabon dispose de richesses extraordinaires : pétrole, bois,
manganèse, 70% de la population vit en deçà du seuil de pauvreté, 40% de la population est au chômage pendant que la bande
à Bongo se partage les miettes que la Françafrique a bien voulu
laisser aux serviteurs du féal. Elections truquées, journalistes
emprisonnés, hypothétique vente d'île par des truands au voisin guinéen,
le royaume gabonais sert plus les intérêts des multinationales françaises
et chinoises
que ceux de son propre peuple. Aux
dernières nouvelles la bande à Bongo aurait
autorisé la prospection pétrolière par des grandes multinationales
dans les parcs et forêts du Gabon jusqu'alors protégés. Alors
que les sbires de l'ami personnel de Nôtre bon Président commençaient à
s'entredéchirer pour prendre la nouvelle place de néogouverneur bientôt
vacante pour cause de non éternité de sa seigneurie Odimba, voilà t-y pas
que son altesse Bongo vient de déclarer se représenter pour 2012 sur RFI
et qu'il n'a "pas de daupin".
«Il n'y a pas de dauphin. Qui dit que la
succession est ouverte ? Je serais candidat en 2012 si Dieu me donne
encore la force.» RFI, Invité Afrique, 23.10.06
Après 40 ans de bons et loyaux service envers la
Françafrique et contre les Africains gabonais, Ubu Bongo escomte bien se
représenter pour la énième élection truquée avalisée par l'ancienne
puissance coloniale. Mais comme disent les journaleux, la Françafrique
n'existe plus ...depuis hier. Vous ne saviez pas ? Pourtant on nous le
répète depuis la mort de De Gaulle, euh de Foccart. Pauvre Gabon, la
démocratie peut attendre
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