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 PRESSAFRIQUE 23.10.06
Bongo toujours roi du Gabon en 2012 ?

« Omar Bongo.est pour moi un ami de longue date et qui a témoigné de sa fidélité à nos idéaux communs et à notre engagement commun pour une certaine idée franco-africaine. » Jacques Chirac, allocution à Libreville le 22 juillet 1995.

«Les valises d'argent frais ont certes atterri au RPR et à l'UDF, mais aussi au PS. Et les amitiés maçonniques ont fait le reste. Pour apaiser le courroux du bienfaiteur, outré par un brûlot de Pierre Péan, la France rose lui dépêche tour à tour le défunt François de Grossouvre, Roland Dumas - «mon ami intime» - puis le Premier ministre Pierre Mauroy. On promet même au roi des Batéké, reçu avec faste l'année suivante, une centrale nucléaire. Il compte aujourd'hui parmi ses plus ardents avocats l'ex-ministre Catherine Tasca ou Michel Rocard. Bongo puise dans une fortune colossale, bâtie avec le concours d'Elf, de quoi huiler les rouages de son pouvoir . A tous les coups il gagne. Réélu président, Omar Bongo peut compter sur la bienveillance d'une France à qui il doit tout et qui lui doit tant.»
L'Express, 10.12.1998,  L'Eternel Bingo de Bongo

 Le néogouverneur françafricain Ubu Bongo règne sans partage sur la néocolonie gabonaise depuis qu'il a été propulsé à cette place par le duo diabolique Foccart-De Gaulle en pleine guerre du Biafra en 1967 (selon Pierre Péan dans Affaires Africaines et Joël Calmettes dans Foccart s'en va-t-en guerre). 

Depuis la kleptocratie organisée et la prédation systématisée ont ruiné ce pays et rendu la population exangue. Alors que le Gabon dispose de richesses extraordinaires : pétrole, bois, manganèse, 70% de la population vit en deçà du seuil de pauvreté, 40% de la population est au chômage pendant que la bande à Bongo se partage les miettes que la Françafrique a bien voulu laisser aux serviteurs du féal. Elections truquées, journalistes emprisonnés, hypothétique vente d'île par des truands au voisin guinéen, le royaume gabonais sert plus les intérêts des multinationales françaises et chinoises que ceux de son propre peuple. Aux dernières nouvelles la bande à Bongo aurait autorisé la prospection pétrolière par des grandes multinationales dans les parcs et forêts du Gabon jusqu'alors protégés. Alors que les sbires de l'ami personnel de Nôtre bon Président commençaient à s'entredéchirer pour prendre la nouvelle place de néogouverneur bientôt vacante pour cause de non éternité de sa seigneurie Odimba, voilà t-y pas que son altesse Bongo vient de déclarer se représenter pour 2012 sur RFI et qu'il n'a "pas de daupin".

«Il n'y a pas de dauphin. Qui dit que la succession est ouverte ? Je serais candidat en 2012 si Dieu me donne encore la force.» RFI, Invité Afrique, 23.10.06

Après 40 ans de bons et loyaux service envers la Françafrique et contre les Africains gabonais, Ubu Bongo escomte bien se représenter pour la énième élection truquée avalisée par l'ancienne puissance coloniale. Mais comme disent les journaleux, la Françafrique n'existe plus ...depuis hier. Vous ne saviez pas ? Pourtant on nous le répète depuis la mort de De Gaulle, euh de Foccart. Pauvre Gabon, la démocratie peut attendre !?