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Laurent Nkunda responsable de crimes
contre l'humanité en RDC selon l'ONU et Human Rights Watch n'a toujours pas été
arrêté. Avant les élections l'ONU a renoncé a arrêté ce criminel qui
régulièrement avec ses troupes sème le chaos dans l'est de la RDC avec le soutien
des faucons rwandais. Les forces loyalistes congolaises n'ont jamais été
en mesure de gêner les troupes de Nkunda surarmées par Kigali tandis que la MONUC a toujours fui
jusqu'à ce jour la confrontation. Une décision qui risque de mettre en
péril la stabilité post électorale de la RDC. Le processus électoral
parachève une phase de transition amorcée à l'issue de la guerre civile de
1998-2003 - origine d'une des crises humanitaires les plus graves du monde
- qui a déjà entraîné la mort d'environ quatre millions de personnes.
Un millier de Congolais meurent encore chaque jour, victimes de violences,
de la faim et des maladies.
A la veille de
la proclamation des résultats du second tour de l'élection présidentielle les
troupes du criminel Nkunda au prétexte de l'assassinat par un policier d'un
membre d'une de leur communauté ont attaqué Sake entraînant la fuite de dizaines
de milliers de civils (source MSF) et des pillages s'en sont suivis tant par les
troupes dissidentes que par les forces loyalistes. Selon
l'agence de l'ONU (IRIN ), Kabila se serait rendu à Sake après la reprise
de la ville par les forces loyalistes soutenues par la MONUC. Il
aurait négocié avec les troupes dissidentes afin d'obtenir leur réintégration
dans les forces loyalistes et il auraité proposé des discussions
politiques libres avec leur chef Nkunda. Alors que les pourparlers semblaient
aboutir à un début de dialogue entre les dissidents et les loyalistes, à la veille
de l'investiture de Kabila, les troupes de Nkunda ont à nouveau attaqué
dans les environs de Goma dans le nord Kivu hier.
A nouveau les confits éclatent dans le nord
est de la RDC dans le secteur de Runyoni, près de Bunagana à la frontière
ougandaise, en territoire de Rutshuru. Selon de nombreux témoignages
pris de panique, des centaines
à des milliers d'habitants de la contrée auraient commencé à prendre la
fuite vers l'Ouganda voisin.
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AFP
(MONUC) 05.12.06 Nord-Kivu (RDC): nouveaux combats entre armée et
troupes du dissident Nkunda
..."A Bunagana, les assaillants sont là.
Les FARDC (Forces armées de RDC) aussi. Il n'y a pas de tirs mais la
population a fui", a déclaré l'administrateur Dominique Bofondo
Lokefo, après une visite à Bunagana en fin de matinée.
La
reprise des combats dans le Nord-Kivu intervient à la veille de la
cérémonie d'investiture du président élu (et sortant) Joseph Kabila
à Kinshasa et au lendemain de la reddition des deux officiers
proches de Nkunda.
Du 25 au 28 novembre, des troupes fidèles
à Nkunda, essentiellement composées de soldats dissidents
réfractaires à la réforme en cours de l'armée, avaient combattu
l'armée régulière à Sake (à 27 km au nord-ouest de Goma) et à Tongo
et Nyanzale (à environ 50 km au nord de Goma).
Depuis, la
situation s'était stabilisée dans la région, où les troupes
régulières, appuyées par l'ONU, avaient regagné du
terrain.
"Des milliers de personnes ont fui Runyoni et aussi
Bunagana" en direction de Rutshuru, a déploré l'administrateur
Bofondo, indiquant que la situation humanitaire devenait "très
critique" à Rutshuru, où plus de 10.000 personnes ont déjà trouvé
refuge depuis la fin novembre.
Cette semaine, les agences
humanitaires ont commencé à distribuer de l'aide aux déplacés de
Rutshuru et de Sake, estimés au total à plus de 30.000 selon le
Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU
(Ocha).
"Près de 10.000 déplacés de Sake sont rentrés chez
eux. Mais ils n'ont plus rien. La ville a été totalement pillée", a
déclaré à l'AFP Andrew Zadel, chargé d'information à Ocha au
Nord-Kivu.
Selon
des témoignages d'habitants recueillis par Ocha, les responsables de
ces pillages sont des soldats dissidents de la 83e brigade, mais
surtout des militaires de l'armée régulière de la 11e brigade...
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Les troupes de Nkunda soutenues par
les faucons de Kigali
ont encore attaqué. Il s'agit d'une ènième
tentative pour déstabiliser la région. Le régime de Kigali n'ayant jamais été
jugé pour ses crimes contre l'humanité commis lors de l'occupation en
RDC, la communauté lui ayant donné un blanc seing au nom du génocide
rwandais, on peut s'attendre à de nouvelles explosions de violence dans
cette région après l'investiture de Joseph Kabila. Rappelons que
des poursuites ont été engagées en Espagne, le 22 février, à l'encontre de
69 officiers supérieurs de l'actuelle armée rwandaise, dont son chef
d'état-major, pour des meurtres de ressortissants espagnols ainsi que pour des
crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis notamment en RDC entre
1998 et 2002. Rappelons aussi que théoriquement l'ONU doit veiller à ce que l'équité de la
justice internationale soit respectée.
L'ONU portera sans doute une grande part de responsabilité
pour ne pas avoir en temps voulu arrêter le criminel contre
l'humanité Laurent Nkunda qui nuit plus à sa communauté qu'il ne la
sert avec le risque de durcissements de conflits dits inter-ethniques dans l'est de la
RDC et d'une relance de la guerre en RDC. Une poudrière que
l'ONU s'est refusée à désamorcer au risque que Kigali en rallume la mèche
à tout moment au prétexte éculé de
la menace génocidaire . Laurent Nkunda et ses soutiens rwandais doivent être
traduits devant les tribunaux internationaux. Deux généraux proches de
Nkunda se sont rendus, ce qui montre qu'au sein même des troupes
dissidentes il y a différentes factions qui veulent cesser les
hostilités. Et il est vrai que Nkunda sans le soutien du Rwanda se serait
déja rendu. Son pouvoir de nuisance il le tient de Kigali, reste à savoir
s'il reçoit ses ordres directement de
Kagame.
Lire
chez Pressafrique : 27.11.06 Les
faucons rwandais veulent-ils déstabiliser RDC
?
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