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 PRESSAFRIQUE 06.12.06
Les troupes du criminel contre l'humanité Laurent Nkunda sèment la guerre dans le Nord est de la RDC

 Laurent Nkunda responsable de crimes contre l'humanité en RDC selon l'ONU et Human Rights Watch n'a toujours pas été arrêté. Avant les élections l'ONU a renoncé a arrêté ce criminel qui régulièrement avec ses troupes sème le chaos dans l'est de la RDC avec le soutien des faucons rwandais. Les forces loyalistes congolaises n'ont jamais été en mesure de gêner les troupes de Nkunda surarmées par Kigali tandis que la MONUC a toujours fui jusqu'à ce jour la confrontation. Une décision qui risque de mettre en péril la stabilité post électorale de la RDC. Le processus électoral parachève une phase de transition amorcée à l'issue de la guerre civile de 1998-2003 - origine d'une des crises humanitaires les plus graves du monde - qui a déjà entraîné la mort d'environ quatre millions de personnes. Un millier de Congolais meurent encore chaque jour, victimes de violences, de la faim et des maladies.

A la veille de la proclamation des résultats du second tour de l'élection présidentielle les troupes du criminel Nkunda au prétexte de l'assassinat par un policier d'un membre d'une de leur communauté ont attaqué Sake entraînant la fuite de dizaines de milliers de civils (source MSF) et des pillages s'en sont suivis tant par les troupes dissidentes que par les forces loyalistes. Selon l'agence de l'ONU (IRIN ), Kabila se serait rendu à Sake après la reprise de la ville par les forces loyalistes soutenues par la MONUC. Il aurait négocié avec les troupes dissidentes afin d'obtenir leur réintégration dans les forces loyalistes et il auraité proposé des discussions politiques libres avec leur chef Nkunda. Alors que les pourparlers semblaient aboutir à un début de dialogue entre les dissidents et les loyalistes, à la veille de l'investiture de Kabila, les troupes de Nkunda ont à nouveau attaqué dans les environs de Goma dans le nord Kivu hier.

A nouveau les confits éclatent dans le nord est de la RDC dans le secteur de Runyoni, près de Bunagana à la frontière ougandaise, en territoire de Rutshuru. Selon de nombreux témoignages pris de panique, des centaines à des milliers d'habitants de la contrée auraient commencé à prendre la fuite vers l'Ouganda voisin. 

AFP (MONUC) 05.12.06
Nord-Kivu (RDC): nouveaux combats entre armée et troupes du dissident Nkunda


..."A Bunagana, les assaillants sont là. Les FARDC (Forces armées de RDC) aussi. Il n'y a pas de tirs mais la population a fui", a déclaré l'administrateur Dominique Bofondo Lokefo, après une visite à Bunagana en fin de matinée.

La reprise des combats dans le Nord-Kivu intervient à la veille de la cérémonie d'investiture du président élu (et sortant) Joseph Kabila à Kinshasa et au lendemain de la reddition des deux officiers proches de Nkunda.

Du 25 au 28 novembre, des troupes fidèles à Nkunda, essentiellement composées de soldats dissidents réfractaires à la réforme en cours de l'armée, avaient combattu l'armée régulière à Sake (à 27 km au nord-ouest de Goma) et à Tongo et Nyanzale (à environ 50 km au nord de Goma).

Depuis, la situation s'était stabilisée dans la région, où les troupes régulières, appuyées par l'ONU, avaient regagné du terrain.

"Des milliers de personnes ont fui Runyoni et aussi Bunagana" en direction de Rutshuru, a déploré l'administrateur Bofondo, indiquant que la situation humanitaire devenait "très critique" à Rutshuru, où plus de 10.000 personnes ont déjà trouvé refuge depuis la fin novembre.

Cette semaine, les agences humanitaires ont commencé à distribuer de l'aide aux déplacés de Rutshuru et de Sake, estimés au total à plus de 30.000 selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

"Près de 10.000 déplacés de Sake sont rentrés chez eux. Mais ils n'ont plus rien. La ville a été totalement pillée", a déclaré à l'AFP Andrew Zadel, chargé d'information à Ocha au Nord-Kivu.

Selon des témoignages d'habitants recueillis par Ocha, les responsables de ces pillages sont des soldats dissidents de la 83e brigade, mais surtout des militaires de l'armée régulière de la 11e brigade...

Les troupes de Nkunda soutenues par les faucons de Kigali ont encore attaqué. Il s'agit d'une ènième tentative pour déstabiliser la région. Le régime de Kigali n'ayant jamais été jugé pour ses crimes contre l'humanité commis lors de l'occupation en RDC, la communauté lui ayant donné un blanc seing au nom du génocide rwandais, on peut s'attendre à de nouvelles explosions de violence dans cette région après l'investiture de Joseph Kabila.  Rappelons que des poursuites ont été engagées en Espagne, le 22 février, à l'encontre de 69 officiers supérieurs de l'actuelle armée rwandaise, dont son chef d'état-major, pour des meurtres de ressortissants espagnols ainsi que pour des crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis notamment en RDC entre 1998 et 2002. Rappelons aussi que théoriquement l'ONU doit veiller à ce que l'équité de la justice internationale soit respectée.

L'ONU portera sans doute une grande part de responsabilité pour ne pas avoir en temps voulu arrêter le criminel contre l'humanité Laurent Nkunda qui nuit plus à sa communauté qu'il ne la sert avec le risque de durcissements de conflits dits inter-ethniques dans l'est de la RDC et d'une relance de la guerre en RDC. Une poudrière que l'ONU s'est refusée à désamorcer au risque que Kigali en rallume la mèche à tout moment au prétexte éculé de
la menace génocidaire .  Laurent Nkunda et ses soutiens rwandais doivent être traduits devant les tribunaux internationaux. Deux généraux proches de Nkunda se sont rendus, ce qui montre qu'au sein même des troupes dissidentes il y a différentes factions qui veulent cesser les hostilités. Et il est vrai que Nkunda sans le soutien du Rwanda se serait déja rendu. Son pouvoir de nuisance il le tient de Kigali, reste à savoir s'il reçoit ses ordres directement de Kagame.

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27.11.06
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