|
|
|
BILLETS D'AFRIQUE Nov
2008 Compaoraison
funEbre Le
sénateur du congrès libérien, Prince Yormie
Johnson, affirme avoir aidé le président du
Burkina Faso, Blaise Compaoré, à éliminer Thomas
Sankara. Un aveu qui donne un nouvel éclairage à
un triste épisode de la Françafrique.[...]
François-Xavier Verschave, pour sa part, remonte
un échelon au-dessus en rappelant au souvenir de
la Françafrique ce bon vieux Foccart, de retour
aux affaires africaines par la grâce de la
nomination de Jacques Chirac au poste de Premier
ministre en 1986. « Foccart
et l'entourage de Kadhafi convinrent, en 1987,
de remplacer un chef trop intègre et
indépendant, au point d'en être agaçant, par un
Blaise Compaoré infiniment mieux disposé à
partager leurs desseins. L'Ivoirien
Houphouët-Boigny fut associé au
complot ». Le journaliste ivoirien
Bernard Doza écrit même, que quelques jours
avant le coup d'État, Blaise Compaoré, en visite
à Abidjan, « reçoit la
confirmation après un têteà
RFI 31.08.08 Libéria Vérité,
réconciliation et
révélations L'ancien chef de guerre libérien, Prince
Johnson, "a évoqué le rôle des Etats-Unis
qui auraient poussé, dans les années 80 Charles
Taylor à renverser le président libérien de
l'époque Samuel Doe".[...] "au Burkina
Faso. On nous a dit qu'il fallait se débarrasser
de Thomas Sankara pour pouvoir y installer notre
base. C'est ainsi que nous avons aidé ceux qui
ont renversé l'ancien président
burkinabé"[...] |
|
JAI 08.10.07 Blaise Compaoré : « J'assume
»
GRIOO.COM
08.10.07 Blaise Compaoré
reconnaît son soutien à Charles
Taylor [...] Le président burkinabé, Blaise
Campaoré, a reconnu son soutien à l'ancien
président libérien Charles Taylor incarcéré à La
Haye, aux Pays-Bas, dans une interview accordée
à l'hebdomadaire panafricain "Jeune Afrique"
daté du 8 octobre.
"A l'époque, il
luttait contre un dictateur, Samuel Doe", a
justifié le président Campaoré, affirmant qu'il
n'avait jamais caché son soutien à M. Taylor
poursuivi par la Cour pénale internationale
(CPI) pour des crimes de guerre commis en Sierra
Leone
[...] |
|
 |
|
 |
|

|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
PROCES DE CHARLES TAYLOR :
PROCES DE LA FRANCAFRIQUE ?
|
BACKCHICH
11.06.07 Les secrets d'un Taylor du
barreau [...] L'un des protecteurs de son
régime mortel peut également craindre les
accusations de ce dernier : le Burkina
Faso. Plusieurs filières clandestines d'armement
à destination du Liberia sont passées par
Ouagadougou, la capitale de la « patrie des
hommes intègres », depuis longtemps choyée
par la France. En 2000, Blaise Compaoré, le chef
de l'Etat burkinabé, qui venait à Paris
régulièrement voir son ami Chirac et se pique de
jouer un rôle diplomatique dans la sous-région,
est épinglé par l'ONU : « Le Président du Burkina Faso
est un proche allié du Président Charles Taylor
et le Burkina Faso a reconnu que plus de 400 de
ses soldats se trouvaient au Liberia lorsque
Charles Taylor y conduisait sa rébellion en 1994
et 1995. Il a nié à plusieurs reprises que
certains de ses nationaux aient appuyé le
RUF [les rebelles de Sierra Leone soutenus
par le Liberia] mais des témoins
oculaires et d'anciens combattants confirment
que certains de ses nationaux ont participé
activement aux opérations de ce dernier. C'est
un ressortissant du Burkina, le colonel Ibrahim
Bah, qui effectue une grande partie des
transactions d'argent, de diamants et d'armes
entre le RUF, le Liberia et le Burkina
Faso ». Depuis ce rapport, Compaoré
fait le dos rond et tente de faire oublier son
soutien au régime libérien. Ils sont loin les
hommes intègres [...] Lire la suite dans
Bakchich |
|
ARTE la bataille
d'Abidjan "...Il y a quand même toujours
eu une sorte concurrence entre les
anciennes puissances coloniales sur
l'Afrique. Et le Libéria était aussi
symptomatique de cette présence en
disant voilà le Libéria c'est les
Anglosaxons qui veulent pénétrer dans le
précarré français. Et donc la France a joué
un rôle bien évidemment avec le colonel Khadafi
une sorte d'alliance un peu étonnante
avec Blaise Compaoré du Burkina Faso et de
l'autre côté Houphouet Boigny en Côte
d'Ivoire. Tout le monde a soutenu Charles
Taylors avec des intérêts économiques, dans le
sens où c'était le prolongement de la Côte
d'Ivoire. Cette guerre c'était l'hévéa tout ce
qui était minerais et diamants..." (Propos
d'Antoine Glaser interviewé dans le documentaire
: la bataille
d'Abidjan)
ARTE la bataille
d'Abidjan "Après avoir mis le pays à
feu et à sang Charles Taylor parviendra même à
se faire élire président au grand dam du roi
américain Firestone. Taylor n'oublie pas de
renvoyer l'ascenceur à ceux qui l'ont aidé
: le président ivoirien Houphouët Boigny,
le groupe hollandais oriental Timber
corporation et le français Bolloré qui
obtiennent de grandes concessions dans le
caoutchouc et le bois
exotique". |
|
LE
MONDE 02.06.07 Charles Taylor,
le bréviaire de l'horreur. Par Jean-Philippe
Rémy |
FRANCAFRIQUE. LE PLUS LONG
SCANDALE DE LA REPUBLIQUE François-XAvier
Verschave. "My Taylor is rich", p.202-203.
Edition Stock. |
...Charles Taylor se
découvre aventurier. Il passe par le Ghana, y
fait de la prison, ressurgit au Burkina Faso, où
il a ses entrées à la présidence. Le voilà
plongé dans l'internationale des intrigues
ouest-africaines. Le Burkina aide alors la Libye
à recruter des rebelles que Kadhafi disperse
dans la région.
Taylor s'entraîne dans un
camp libyen, à Benghazi, en compagnie d'autres
recrues, dont un ancien caporal sierra-léonais
devenu photographe itinérant, débordant d'idées
révolutionnaires brouillonnes et de fureur,
Foday Sankoh.
Ensemble, ils participent à
l'attaque depuis la Côte d'Ivoire du poste
frontière libérien de Butuo, le 24 décembre
1989, avec une grosse centaine d'hommes, le
National Patriotic Front of Liberia (NPFL).
Charles Taylor, leur porte-parole, prend très
vite la tête du mouvement.
L'armée libérienne,
débordée, massacre la population. Des survivants
viennent grossir les rangs de la rébellion,
notamment les enfants dont les parents ont été
suppliciés. On les retrouvera bientôt dans les
small boys units,
unités de petits garçons transformés en machines
à tuer [...]
Lire la suite
sur le site du Monde
|
Presque
vingt ans après le Biafra, on retrouve en 1989
le zélé foccartien Mauricheau-Beaupré au secours
d'une autre terrible guerre civile : l'invasion
du Liberia par les milices de Charles Taylor.
L'objectif initial est le même qu'au Biafra
: tailleur de croupière aux
"Anglo-Saxons" - les Américains en l'occurence,
"protecteurs" d'un pays fondé par leurs anciens
esclaves, et les Africains anglophones du trop
puissant Nigeria [...] Contre le Nigeria, le
tandem Foccart-Houphouët et la galaxie
françafricaine tiennent leur revanche de la
faillite biafraise. Une revanche commerciale
d'abord, par l'avantage donné aux réseaux
libano-ivoiriens (très influent à Paris) sur
leurs rivaux nigérians dans le contrôle de l'or,
du bois, des pierres précieuses et des trafics
locaux. Une revanche militaire aussi, par la
mise en échec de la force d'intervention
Ecomog, à dominante nigériane. [...] Comme champ
de tir, le Liberia remplace le Biafra. Le
Burkina de Blaise compaoré se subsitue au Gabon
d'Omar Bongo comme premier associé du tandem
Foccart-Houphouët. La Libye se montre
curieusement coopérative. Le réseau mitterandien
pointe son nez. Tous ces jeux d'intérêts
prolongent durant six années le massacre: au
minimum 150 000 civils (1990-1996). Qui
parmi les millions de télespectateurs français
s'émouvant au spectacle des enfants libériens
faméliques, s'alarmant de la prolifération des
drogués de la kalachnikov, savait que les
réseaux françafricains étaient derrière cet
abominable
conflit? | | |
|