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PRESSAFRIQUE
18.05.07 |
| Mercredi 16 mai au
soir, le juriste, conseiller du président françafricain du Togo
, Charles Debbasch a été
interpellé par la police de l'aéroport de Bruxelles alors qu'il s'apprêtait à
quitter la Belgique. Son nom figurait dans le fichier Schengen des
personnes recherchées et il est l'objet d'un mandat d'arrêt international
lancé par la France pour détournement de fonds. Il a été remis en
liberté le lendemain matin, avec obligation de rester en
Belgique. Il attendrait la décision des autorités françaises le
concernant. Le constitutionnaliste Charles Debbasch, conseiller spécial du président françafricain du Togo porté au pouvoir après des élections truquées avec le soutien politique entier de Jacques Chirac, avait été condamné à un an de prison par la justice française après avoir détourné des oeuvres du peintre Victor Vasarely, dont il a dirigé la fondation entre 1981 et 1993. Selon l'UFC Togo, "depuis des années, M. Debbasch a quitté la France pour le Togo. S'il y a rang de ministre, son rôle va bien au-delà. Après avoir été le conseiller - écouté - de feu le président Gnassingbé Eyadéma, disparu en février 2005, l'ancien universitaire est devenu celui de son fils et successeur, Faure Gnassingbé. Il aurait été en particulier l'instigateur du "coup d'Etat constitutionnel" grâce auquel ce dernier a pu s'emparer du pouvoir détenu pendant trente-huit ans par son père. Un scrutin, très controversé, a ensuite régularisé la situation". Réfugié en Françafrique togolaise, un mandat d'arrêt international a été lancé par la justice française à son encontre mais sans succès. Un mandat d'arrêt qui ne l'a d'ailleurs pas empêché de venir régulièrement en France sans l'ombre d'une interpellation. L'Hebdo de Marseille avait révélé il y a un an que la cavale de Debbasch avait pour partie été financée par l'Etat français sous Chirac . La police belge a-t-elle fait une boulette en interpellant un homme des réseaux françafricains ? Charles Debbasch, va-t-il faire l'objet d'une extradition vers la France à la demande de l'actuel gouvernement ? Que va faire la nouvelle garde des sceaux, Rachida Dati, issue du nouveau gouvernement de Sarkozy Ier ? C'est sans doute l'une des premières épreuves françafricaines qui s'offrent au nouveau gouvernement. En attendant la réponse on a pu voir l'homme des réseaux françafricains, Charles Pasqua - mis en examen par la justice française pour "commerce illicite d'armes" dans le cadre de l'Angolagate - faire son coming out sur France Télévisions au JT de France 3 (23h00). Il n'a pas manqué d'encenser son poulain Sarkozy dont il s'est présenté un peu comme le précepteur spirituel et politique. Visiblement cet homme de la Françafrique qui devrait céder ses réseaux françafricains à Sarkozy Ier met tous ses espoirs dans nôtre nouveau Président. Le grand retour sur la scène de l'ami Charles ? Quant à l'autre Charles, va-t-il faire l'objet d'une extradition vers la France ? Première épreuve françafricaine pour notre nouveau président. A suivre... _____________________________________________________________ Lire chez Pressafrique : 12.07.06 Allers et retours Paris-Lomé pour Charles Debbasch en avril 28.04.06 "Le scandale Debbasch. Comment la France a financé la cavale de l'ex-doyen de la fac de droit" |