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 PRESSAFRIQUE 18.05.07
Commémoration de l'abolition de l'esclavage (2) : le retour de la mémoire nous vient aussi d'outre-manche 

 Au moment où les Français commémorent l'abolition de l'esclavage et recouvrent la mémoire en apprenant que se fut la Constituante qui a aboli l'esclavage sous la pression des nègs marrons et autres révoltés des Antilles, marquant le triomphe du siècle des Lumières et de la déclaration universelle des droits de l'homme. Au moment où les Français découvrent que Napoléon a rétabli l'esclavage, au moment où ils sont encore mystifiés sur l'histoire d'Haïti et de ses répercussions actuelles, une initiative très originale vient d'être lancée au Royaume-Uni qui célèbre cette année le bicentenaire de l'abolition de la traite négrière atlantique. Une initiative qui pourrait permettre aux descendants de ceux qui furent déportés par millions et esclavagisés de savoir quels furent leurs ancêtres et quels étaient leurs origines. En effet les noms de millions d'esclaves de l'empire colonial britannique, tant vanté par Gordon Brown, vont être publiés sur Internet afin d'aider les descendants à retrouver la trace de leur passé, a annoncé vendredi un site Web de généalogie.

 AP 27.04.07
Publication sur Internet de registres d'esclaves de l'ex-Empire britannique

[...]Ancestry.co.uk fournira trois millions de noms d'esclaves recueillis dans quelque 700 registres de 23 territoires et dépendances de l'ex-Empire datant de 1813 à 1834. Les descendants d'esclaves disposent généralement de peu de documents concernant leurs ancêtres, souligne le porte-parole du site, Simon Ziviani, qui espère que cette base de données "apportera la pièce manquante du puzzle".
   
  Les noms seront disponibles gratuitement dans les 12 prochains mois. La recherche s'effectuera par nom, prénom, île, plantation, âge ou sexe. L'un des documents les plus complets, le registre des esclaves de la Barbade de 1834, est déjà consultable en ligne . [...]

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Selon l'ambassade de Grande-Bretagne en France, On estime à 12 millions le nombre de captifs déportés outre-Atlantique sur les navires des négriers, et à trois millions celui de ceux qui ne survécurent pas à la traversée sans compter que la durée moyenne de vie d'un esclave était de l'ordre de 5 ans.

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