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PRESSAFRIQUE
09.05.07 |
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Le géant
mondial de la sidérurgie, Mittal Steel, a fini par accepter de renégocier
l'accord léonin obtenu avec le gouvernement corrompu du Libéria avant
les élections. Rappelons que cet accord permettait à la multinationale
indienne qui a ingurgité Arcelor de fixer le prix du minerai, de ne pas
payer d'impôts au Libéria et de rapatrier après 5 ans ses profits dans un
paradis fiscal, de mettre la main sur deux biens publiques du Libéria : le
port de Buchanan et le réseau ferrovière de Yekepa et enfin de ne pas
respecter les lois libériennes à l'intérieur de sa concession minière avec
la possiblité de faire sienne les terres dans cette concession sans avoir
à aporter de compensation financière. Il s'agissait ni plus ni moins d'un
accord de concession-prédation tel qu'il s'en faisait durant la
colonisation. Arcelor-Mittal ayant profité d'un pays à genou (après plusieurs années de guerre civile
) pour obtenir des contrats tout à sa cause organisant un quasi pillage des richesses du
pays.
Néanmoins, selon
l'ONG Global Witness , ce contrat est
toujours sous une clause de confidentialité qui rendra difficile aux citoyens
libériens de suivre les profits effectués par Mittal et rentrées
fiscales obtenues par le gouvernement libérien. Le directeur de Global Witness,
Patrick Alley a déclaré : " les investissements
prédateurs et injustes des ressources naturelles des pays en
développement, plus particulièrement dans ceux sortant de crise, font régresser le
développement. Dans des pays sortant de guerres qui furent alimentées
par le trafic des matières premières, des contrats comme cela jouent avec
le feu. C'est une bonne chose que le gouverement libérien ait
ramené Mittal à la table des négociations, et que Mittal ait accepté de
renégocier ce contrat, mais il est nécessaire qu'il soit
transparent". |