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PRESSAFRIQUE
04.05.07 |
| En charge de l'affaire des
moines de Tibéhirine depuis février 2004, on est sans nouvelles de
l'instruction de l'affaire des moines de Tibéhirine après plus de trois
ans d'instruction. Récemment, Abdelkader Tigha, ancien sous-officier des
services secrets algériens venu en France pour demander l'asile, n'a
semble-t-il pas été reçu par le juge antiterroriste alors que son
témoignage est précieux. En effet, celui-ci avait des révélations à faire
sur l'affaire de l'assassinat des sept moines trappistes français en
Algérie. Selon lui, et contrairement à la thèse officielle des autorités
algériennes, ce serait la Sécurité militaire algérienne qui aurait
organisé l'enlèvement des sept moines trappiste, en mars 1996, en
utilisant les services de Mouloud Azzout, bras droit de Djamel Zitouni,
alors « émir national » des GIA, et « soupçonné au mieux d'être un agent double,
au pire d'être au servicede la Sécurité militaire ». Tigha explique
que l'opération a été préparée au Centre territorial de recherche et
d'investigation (CTRI) de Blida, où il était en poste (FIDH 04.05.07 La
France se débarrasse d'un témoin essentiel dans le dossier des moines de
Tibéhirine). En clair, selon cet ancien des services secrets algérien, la
sécurité algérienne aurait été à l'origine de certains attentats en
Algérie attribués de manière erronée aux islamistes. Arrivée en France le 14 février 2007, Abdelkader Tigha a été interpellé le 2 mai alors qu'il se rendait à la préfecture de police de Paris pour formuler une demande d'asile en France. Après un bref interrogatoire de la DST, il devrait être renvoyé très rapidement au Pays-Bas. Le Juge des Libertés et de la Détention doit se prononcer sur son dossier le 04.05.07. Pour la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH), les autorités françaises montrent « le peu d'empressement et de volonté d'entendre Abdelkader Tigha dans le dossier des Moines de Tibehirine ». Mais que fait le juge Bruguière ? |