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« Nous allons lui
envoyer des bidasses, au petit père Habyarimana. Nous allons le tirer
d'affaire. En tous cas, cette histoire sera terminée en deux ou trois
mois.» Propos de Jean-Christophe Mitterrand relaté par Gérard Prunier
dans Rwanda : le génocide.
« Non, ne pas retirer
nos troupes, m'en parler. » Ordre signé François Mitterrand à la
demande du Général Christian Quesnot de retrait des troupes françaises du
Rwanda en 1991. Cité par Gabriel Périès et David Servenay dans Une Guerre
noire, p.194.
Peu après l'attentat contre l'avion d'Habyarimana, le
06.04.1994, François Mitterrand déclare à Hubert Védrine « Cela va être terrible ». «Il n'a rien ajouté d'autre, précise
aujourd'hui Hubert Védrine, mais je connaissais le raisonnement derrière.
Depuis 1990, Mitterrand était convaincu que ce serait un massacre général.
Jamais les Hutu ne laisseraient les Tutsi revenir au pouvoir comme ça.
Attention, il ne faut pas refaire l'histoire à l'envers. Personne n'avait
anticipé le génocide mais.Mais Mitterrand avait la hantise des massacres
importants » Hubert Védrine cité par David Servenay et Gabriel
Périès, ibid, p. 246.
« Décidément, il faudra que je parle du
Rwanda jusqu'à la fin de mes jours. ». Propos tenus par Edouard
Balladur à David Servenay, ibid, p.300.
Après les révélations d'anciens génocidaires
repentis, après les révélations de journalistes ou d'ONG (dont Survie et Human
Rights Watch) ou de la Commission d'enquête citoyenne
organisée à Paris (CEC) et de Thierry Prungnaud, ancien sous-officier du
Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) affirmant sur France Culture
que des militaires français avaient été expressément
envoyés au Rwanda avant le génocide pour entraîner les milices extrémistes
du « petit père » Habyarimana (« ami » de François
Mitterrand dans la digne tradition françafricaine vichyste et gaullienne
pétrie d'impérialisme colonial), c'est au tour d'un officier belge de
faire des révélations. Pour rappel, Thierry Prungnaud avait révélé avoir
participé à l'entraînement de la garde présidentielle (du « petit
père ») qui s'illustra de manière active durant le génocide. Il
s'agissait dans le cadre d'un partenariat spécifique avec la gendarmerie
française de former et d'encadrer la garde présidentielle (G.P). Pendant
plus d'un an, officiellement de novembre 1991 à février 1993, deux
officiers du GIGN et un officier du Groupe spécial de la Présidence de la
République (GSPR) ont formé la GP. Ils forment le DAMI-Garde présidentiel.
Mais l'ex sous-officier du GIGN a révélé avoir vu aussi des soldats
français entraîner les Interahamwe - milice extrémiste hutu bras armé du
génocide en 1994 et qui officiait à l'époque comme un véritable escadron
de la mort - dans des camps rwandais avant le génocide.
Selon
Walter Ballis, un ex-officier belge de la Mission des Nations unies pour
l'assistance au Rwanda (Minuar), témoignant devant la commission d'enquête
rwandaise à Kigali sur l'implication française dans le génocide de 1994,
des soldats français ont entraîné les milices extrémistes jusqu'au début
de 1994 après le départ officiel du contingent militaire français du
Rwanda en 1993. Il fait état
notamment de la présence de membres du DAMI (détachement d'assistance
militaire et d'instruction de l'armée française).
« Notre cellule des renseignement
faisait état des camps d'entraînement où des instructeurs français
apprenaient aux Interahamwe des éléments de combat et de la guerre [.] Au
cours des briefings journaliers, (la cellule) signalait la présence des
gens du DAMI. Nous n'étions pas autorisés à les arrêter ou même à leur
demander ce qu'ils faisaient à Kigali [.]». Selon cet
ex-officier, des soldats français sont restés au Rwanda déguisés en civils
alors que leur contingent avait officiellement quitté le pays, en décembre
1993. « Ils ont continué à
faire ce qu'ils faisaient avant ». (AFP 25.04.07 Génocide, un ex-officier belge accuse des soldats français
d'avoir entraîné des miliciens extrémistes
).
____________________________________________________________________ A
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nationale pour défendre l'honneur de Mitterrand et Turquoise
07.12.06 Le président de la République française
soutiendrait-il l'enquête Bruguière ?
05.12.06 Un témoin récuse l'enquête de Bruguière, Le TPIR
l'admet en preuve
04.12.06 Quand Le Canard
Enchaîné stigmatise Kigali
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Bruguière
22.11.06 L'enquête du juge Bruguière un
contre-feu ? Un parquet difficilement cernable - Traitement
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21.11.06 France - Rwanda : que lumière soit faite
!
11.09.06 Nous sommes sans nouvelles de l'enquête du juge
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d'Habyarimana
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15.04.06 France-Rwanda : Le Vrai
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06.04.06 Acte V :
Jean-Paul Gouteux gagne en appel face au quotidien Le Monde
04.03.06 A propos
du film Shooting Dogs. Lettre de Georges
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24.02.06 Tribunal
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Mahé et de l'affaire Bouaké.
17.02.06 TPIR :
mise en cause de Bagosora et de l'armée rwandaise dans l'assassinat de
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09.02.06 Génocide, révisionnisme et négationnisme. Réflexions
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16.12.05 Rwandagate
: le Canard revient sur les propos de MAM. Le ministère de la défense
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10.12.05 Rwandagate : quand le GIGN fait des
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12.04.05 TPIR :
Me Raphaël Constant nie la véracité du génocide des Tutsi au nom de
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06.04.05 HOTEL RWANDA : LA
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28.10.04 Le
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13.06.04 Du génocide comme politique
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25.04.04 L'infamante accusation de "complicité"
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25.04.04 Analyse comparée de débats
télévisés sur la responsabilité française durant le génocide au Rwanda.
Bibliothèque Médicis versus Ripostes.El Kabbach versus
Moati.
13.03.04 Quand le monde
devient correspondant du juge
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