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PRESSAFRIQUE
21.04.07 | |
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"Cet
important investissement, dont la rentabilité est loin d'être prouvée,
pose de sérieux problèmes démocratiques. L'accès au code source de ces
ordinateurs est impossible, même pour la ville de Grenoble, qui désire les
acquérir. Nul ne sait si les experts du ministère qui ont donné
l'agrément de ces machines ont pu eux-mêmes examiner ce programme et
prouver son exactitude et son inviolabilité" Depuis l'entrée des machines à vote électronique, le risque de fraude électorale indétectable à grande échelle est devenue possible. Ces machines de vote sont mises en service par des boîtes privées qui refusent de livrer les code-source, c'est à dire la boîte noire qui régit leur fonctionnement. L'Etat dans une optique libérale s'en est par ailleurs remis au privé pour contrôler tout litige. Le ministère de l'intérieur ayant confié au bureau Veritas (appartenant au baron Seillière) la vérification du bon fonctionnement des machines en cas de réclamations (Le Canard Enchaîné 28.03.07, Un vote machinal, p.5). Autorisées depuis 4 ans par décret du ministère de l'intérieur, près de cent villes seront équipées totalement ou partiellement de ces machines et 1.4 millions d'électeurs voteront par cette procédure. Néanmoins suite au bruit de fond médiatique et scientifique dénonçant le risque de fraudes électorales indétectables et du manque de transparence lors du dépouillement du scrutin, certaines municipalités ont fait marche arrière. Ce fut le cas de Grenoble conseillé par son maire-adjoint Gilles Kuntz informaticien de profession et plus récemment de la commune d'Amiens qui a renoncé à utiliser ces machines tandis que des élus de la Commune de Coeron déclarent s'être trompés quant au choix de ces machines. "A Noisy le Sec, Issy-les-Moulineaux, Colombes ou encore Boulogne-Billancourt, des élus ont également appelé à un moratoire sur l'utilisation des machines à voter, ou laissé entendre qu'ils allaient déposer des recours concernant les appels d'offres et décisions des conseils municipaux, certains maires les ayant mis devant le fait accompli, ou ayant oeuvré en catimini" ( Le Monde 21.04.07). Enfin la commune
d'Issy-les-Moulineaux a été obligée
de changer ces
machines à voter en dernière minute . En
effet ces machines du dernier cri n'ont pas eu le temps d'être
agréé par le ministère de l'intérieur. Le Parti des Verts, le PS, le
PC et l'UDF mais aussi
des députés
UMP ont demandé un moratoire quant à
l'utilisation de ces machines ou dénoncent le risque de fraude
électorale. Avec de telles machines on risque d'entrer dans le crime
électoral parfait du fait de l'impossibilité de l'objectiver.
Des affaires comme celles des faux électeurs de la ville de Paris pourront
exister sans même que les citoyens en soit même conscient. Néanmoins, de
plus en plus de pays renoncent à s'équiper en nouvelles machines. C'est le
cas des Pays-bas, de l'Irlande, et de la Belgique ou des erreurs
grossières ont été constatées. Aux USA aussi elles sont controversées
depuis l'affaire des élections en
Floride où 18
000 bulletins ont disparu à Sarasota , alors
que le candidat en tête n'avait que 369 voix d'avance. Les machines à
voter ne prévoyaient pas de trace papier. Il a été impossible de
recompter. Une commune belge a renoncé à utiliser cette machine
depuis qu'aux précédentes élections une candidate a obtenu plus de
votes qu'il n'y avait d'électeurs (source JT TF1 20h00, 28.03.07). Le
bourgmestre de Liège ne veut plus entendre parler de ces machines depuis
que les résultats des précédentes élections ont montré de nombreuses
erreurs. En France, une pétition a été mise en ligne
pour le maintien du vote
papier
. Une pétition qui a été popularisée par de
nombreux journaux de vulgarisation scientifique notamment Sciences et
Vie. Cette revue a sorti un numéro
détaillé en février 2007 sur le risque de bug électoral voire de
fraude que peuvent générer ces machines (Science et Vie :
Elections piège à
couac - version PDF ).
A lire chez Pressafrique : 30.03.07 Votes électroniques : piège à c.. ? |