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 PRESSAFRIQUE 20.04.07
LDDH : communiqué de remerciements à tous ceux qui se sont mobilisés pour la libération de son Président et en particulier à l'Association SURVIE et à l'ARDHD qui se sont mobilisés dès les premières heures de ma comparution

 Une preuve s'il en fallait que la mobilisation des citoyens au travers d'associations peut grandement faire avancer la défense des droits humains dans le Monde. Le président de la LDDH affilié à la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH) avait été arrêté et emprisonné pour diffamation.  Les motifs ? La publication de deux informations importantes : la première concernait la découverte d'un premier charnier dans le Nord de Djibouti (DAY) et la seconde concernait une affaire sordide le viol d'une jeune fille par un militaire de la Garde nationale. Peu après la diffusion de ces informations il avait été arrêté par la police criminelle qui avait agit sans mandat. Il vient d'être relâché grâce à la ténacité et la mobilisation d'ONG ou d'associations telles que la FIDH, Survie et l'ADRDHD

Dans la lettre (ci-dessous) où il exprime sa gratitude aux associations qui l'ont aidé, il évoque à la fin de celle-ci "les violations récurrentes des Droits Humains (politiques, syndicaux, d'expression.), l'arbitraire, l'impunité des crimes ordinaires et de guerre, les criantes inégalités, l'enrichissement illicite et soudain de quelques oligarques font de Djibouti une poudrière où le pire est à craindre.". 

 LDDH : communiqué de remerciements à tous ceux qui se sont mobilisés pour la libération de son Président et en particulier à l'Association SURVIE et à l'ARDHD qui se sont mobilisés dès les premières heures de ma comparution

 

Outre la défense d'une cause juste, je dois ma libération au courage et à la solidarité agissante d'un certain nombre de personnes et d'organisations que je tiens particulièrement à remercier ici et aujourd'hui :

- Mes avocats Maîtres Luc Aden et Zakaria du barreau djiboutois et singulièrement Maître Michel TUBIANA, vice-président de la F.I.D.H. et mandaté par celle-ci pour me défendre : sa plaidoirie devant une assistance acquise à la cause défendue, a été déterminante durant un procès qui a vu le ministère public confondu et son avocat Maître Aref.confus !

- Les média internationaux qui ont couvert à leur manière ce procès. je pense notamment à la B.B.C., R.F.I., Radio Vatican et à la presse écrite.

- Cassim Ahmed Dini que j'ai mandaté pour représenter la L.D.D.H. au congrès de l'UIDH à Ouagadougou (Burkina Faso);

- Le Président, mes collègues et amis de l'UIDH qui ont lancé des appels pour ma libération,

- l'ARDHD et l'Association SURVIE qui se sont mobilisées dès les premières heures de ma comparution, en alertant les média et le Ministère français des affaires étrangères et en lançant une pétition internationale sur un site Internet,

- Toutes celles et tous ceux qui ont signé cette pétition,

- Plus largement les partis politiques d'opposition et les personnalités qui se sont engagés au sein d'un Comité de soutien,

Outre la pression qui a été exercée par toutes ces manifestations de solidarité, elles m'ont apporté un soutien très important durant mon incarcération et elles ont contribué à me donner la force nécessaire pour résister aux épreuves.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), à la veille du congrès international de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (F.I.D.H.) qui se réunira prochainement à Lisbonne au Portugal, tient dans le cadre de sa mission de prévention des conflits à attirer l'attention de tous les partenaires au développement humain de Djibouti sur la situation potentiellement explosive qui prévaut actuellement à Djibouti.

Aveuglés par la lutte contre le terrorisme et un ennemi toujours invisible, le plus souvent supposé, les grandes puissances militairement présentes à Djibouti (U.S.A., France et O.T.A.N.), ne voient pas (ne veulent pas voir ?) ou tout simplement ignorent qu'ils structurent ici par leur soutien inconditionnel à cette dictature, un terreau au terrorisme qu'ils prétendent combattre partout et tout le temps !

A leur vu et su, les violations récurrentes des Droits Humains (politiques, syndicaux, d'expression.), l'arbitraire, l'impunité des crimes ordinaires et de guerre, les criantes inégalités, l'enrichissement illicite et soudain de quelques oligarques font de Djibouti une poudrière où le pire est à craindre.

DEMAIN, IL SERA TROP TARD !!!

M. NOËL ABDI Jean-Paul


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21.03.07
Le Président de la Ligue Djiboutienne des Droits humains (LDDH) emprisonné à Djibouti