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PRESSAFRIQUE
20.04.07 | |
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"Le cadavre est toujours
là et devient de plus en plus encombrant, un cadavre d'État !"
Serge Garde dans L'Humanité 19.04.07 La famille de l'ancien ministre gaulliste RPR, Robert
Boulin, a demandé l'ouverture d'une nouvelle instruction devant la
découverte de nouveaux éléments concernant la mort violente du ministre. Vingt-huit ans après sa
mort, plusieurs témoignages établissent que la mort de Robert Boulin
« était connue en haut lieu, le 30 octobre 1979, cinq heures avant la
découverte officielle du corps » selon la famille. Selon un article
de l'Humanité (19.04.07 L'impossible suicide de Robert Boulin), Christian Bonnet,
ministre de l'intérieur en 1979, affirme avoir été averti « entre
deux et trois heures du matin » discréditant ainsi la thèse
officielle. Officiellement Robert Boulin s'est donné la mort en absorbant
une dose massive de médicaments et en se noyant dans une marre de 50
centimètres de profondeur dans la forêt de Rambouillet, à
Saint-Léger-en-Yvelines. Une thèse officielle déjà sérieusement remise en
cause par une contre-enquête de l'émission 90 minutes sur Canal Plus il y
a quelques années en révélant certains détails d'une contre-autopsie.
Eléments d'autopsie en faveur d'un passage à tabac du ministre avant sa mort devant la
présence de "plusieurs fractures au visage et de multiples
contusions". Dans la même veine, une autre contre-enquête sérieusement
documentée publiée par Benoît Collombat de Radio France dans un livre
intitulé "Un homme à abattre, contre-enquête sur la mort de Robert
Boulin" remet en cause la thèse du suicide.
La piste du Sac (''service d'ordre'' gaulliste à incarnation foccarto-pasquaïenne), dissoute en 1982 depuis le meurtre de la famille Auriol en 1981, avait été évoquée dans des contre-enquêtes journalistiques. Affaire à suivre... |