Retour page d'accueil

 PRESSAFRIQUE 16.04.07
Selon le  Nouvel Obs.com une enquête d'opinion réalisée par les RG éliminerait Ségolène Royal au premier tour

 Selon le Nouvel Observateur (13 avril ; les RG éliminent Ségolène
Royal au 1er tour
), une enquête des Renseignements généraux donne Nicolas Sarkozy en tête devant Jean-Marie Le Pen et François Bayrou au coude à coude. Les RG ont démenti mais le Nouvelobs.com maintient et affirme que cette enquête a été commandée par le ministère de l'intérieur. "Officiellement, les Renseignements Généraux ne font plus de sondages électoraux. Mais, ces dernières semaines, les RG régionaux ont eu pour consigne de faire remonter des informations sur le vote du premier tour. Les informations, centralisées, cette semaine, par une cellule d'une dizaine de fonctionnaires, rue des Saussaies, à Paris, sont destinées à nourrir la réflexion du ministre de l'Intérieur".
Selon le Nouvel Observateur, ce sondage de grande échelle a porté sur 15.000 personnes et donnerait Nicolas Sarkozy nettement en tête du premier tour entre 25 et 26% suivi dans un mouchoir de poche aux alentours de 19% par ordre décroissant par Le Pen, Bayrou et Royal en queue de peloton.  
En dépit du
démenti des RG, le Nouvel Observateur persiste et signe : "Selon nos sources, contrairement au démenti officiel, les RG ont bien livré une enquête sur les intentions de vote des Français. "Ils ne peuvent faire autrement que nier cette activité, car elle est devenue illégale depuis trois ans", confirme un collaborateur du ministère de l'Intérieur, qui poursuit: "En réalité, il ne s'agit pas à proprement parler d'un sondage, mais plutôt d'une étude qualitative améliorée". Nicolas Sarkozy y est largement en tête, entre 25 et 26 %, suivi de loin, à 19 %, par Le Pen, Bayrou, et, dans un mouchoir, Ségolène Royal. Cette dernière est donc légèrement distancée et peut revenir dans la course à tout moment. C'est pour cette raison que la direction centrale des RG dément sa "disqualification" au 1er tour, selon l'expression même des enquêteurs.".  

Depuis des années, les RG organisent les remontées d'information à partir du système Mercure mais n'ont plus le droit de réaliser d'enquêtes d'opinion depuis juillet 2004. Le JDD revient sur le système Mercure.

JDD 13.04.07
Les Rg dans la tourmente

 Mieux connaître l'opinion, comprendre ses attentes, détecter ses inquiétudes et, grâce à un suivi régulier dans le temps, anticiper et analyser ses évolutions..." Tous les préfets de France ont reçu fin septembre 2004 une lettre du ministre de l'Intérieur sur la mise en oeuvre des nouvelles orientations des Renseignements généraux et plus particulièrement d'un nouvel outil d'"aide à la décision" baptisé Mercure (Méthode d'évaluation et de recherche concourant à une réaction de l'Etat).

Présenté comme un "outil de synthèse et de gestion de crise", Mercure s'articule sur cinq indicateurs "thématiques"­ manifestations de voie publique, principaux modes d'expression (réunions, pétitions, affichage, etc.), associations, éditoriaux de la presse de province, courriers des lecteurs ­ et sur sept indicateurs d'"ambiance" ­ participation aux manifs, expression du mécontentement, climat des voyages officiels, actions contre les élus, réactions collectives à l'insécurité, comportements de consommation, bilan des élections partielles.


En clair il s'agit d'un formidable outil d'analyse qualitative de l'état et de l'évolution de l'opinion public sur des débats de société dur les avis politiques. De là à penser que les RG aient réalisé un sondage de grande échelle il y a une marge mais ils en ont les moyens. Après l'affaire de la fiche de Bruno Rebelle (l'ex-directeur de Greenpeace France et membre du staff de Ségolène Royal), la réalisation d'une enquête d'opinion à la demande du ministère de l'intérieur paraît scandaleuse et un abus de pouvoir manifeste si cette affaire était avérée.

Il reste à savoir s'il s'agit d'une info ou d'une intox de la part du Nouvel Obs.com (étiquetée plutôt Ségolènophile) pour influencer les électeurs. De toute manière s'abstenir de voter peut provoquer l'avènement d'un Président grave pour la République.