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Selon le Nouvel Observateur (13 avril
; les RG éliminent Ségolène Royal au 1er
tour), une enquête des Renseignements
généraux donne Nicolas Sarkozy en tête devant Jean-Marie Le Pen et
François Bayrou au coude à coude. Les RG ont démenti mais le Nouvelobs.com
maintient et affirme que cette enquête a été commandée par le ministère de
l'intérieur. "Officiellement, les Renseignements Généraux ne font plus
de sondages électoraux. Mais, ces dernières semaines, les RG régionaux ont
eu pour consigne de faire remonter des informations sur le vote du premier
tour. Les informations, centralisées, cette semaine, par une cellule d'une
dizaine de fonctionnaires, rue des Saussaies, à Paris, sont destinées à
nourrir la réflexion du ministre de l'Intérieur". Selon le Nouvel
Observateur, ce sondage de grande échelle a porté sur 15.000 personnes et
donnerait Nicolas Sarkozy nettement en tête du premier tour entre 25 et
26% suivi dans un mouchoir de poche aux alentours de 19% par ordre
décroissant par Le Pen, Bayrou et Royal en queue de
peloton. En dépit du démenti des RG, le Nouvel Observateur persiste et signe : "Selon nos sources, contrairement au
démenti officiel, les RG ont bien livré une enquête sur les intentions de
vote des Français. "Ils ne peuvent faire autrement que nier cette
activité, car elle est devenue illégale depuis trois ans", confirme
un collaborateur du ministère de l'Intérieur, qui poursuit: "En
réalité, il ne s'agit pas à proprement parler d'un sondage, mais plutôt
d'une étude qualitative améliorée". Nicolas Sarkozy y est largement en
tête, entre 25 et 26 %, suivi de loin, à 19 %, par Le Pen, Bayrou, et,
dans un mouchoir, Ségolène Royal. Cette dernière est donc légèrement
distancée et peut revenir dans la course à tout moment. C'est pour cette
raison que la direction centrale des RG dément sa "disqualification" au
1er tour, selon l'expression même des
enquêteurs.".
Depuis des années, les RG organisent
les remontées d'information à partir du système Mercure mais n'ont plus le
droit de réaliser d'enquêtes d'opinion depuis juillet 2004. Le JDD revient
sur le système Mercure.
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JDD 13.04.07 Les Rg dans la tourmente
Mieux connaître l'opinion, comprendre ses
attentes, détecter ses inquiétudes et, grâce à un suivi régulier
dans le temps, anticiper et analyser ses évolutions..." Tous
les préfets de France ont reçu fin septembre 2004 une lettre du
ministre de l'Intérieur sur la mise en oeuvre des nouvelles
orientations des Renseignements généraux et plus particulièrement
d'un nouvel outil d'"aide à la décision" baptisé Mercure (Méthode
d'évaluation et de recherche concourant à une réaction de
l'Etat).
Présenté comme un "outil de synthèse et de
gestion de crise", Mercure s'articule sur cinq indicateurs
"thématiques" manifestations de voie publique, principaux modes
d'expression (réunions, pétitions, affichage, etc.), associations,
éditoriaux de la presse de province, courriers des lecteurs et
sur sept indicateurs d'"ambiance" participation aux manifs,
expression du mécontentement, climat des voyages officiels, actions
contre les élus, réactions collectives à l'insécurité, comportements
de consommation, bilan des élections
partielles. | En clair il s'agit
d'un formidable outil d'analyse qualitative de l'état et de l'évolution de
l'opinion public sur des débats de société dur les avis politiques. De là
à penser que les RG aient réalisé un sondage de grande échelle il y a une
marge mais ils en ont les moyens. Après l'affaire de la fiche de
Bruno Rebelle (l'ex-directeur de Greenpeace France et membre du staff de
Ségolène Royal), la réalisation d'une enquête d'opinion à la demande
du ministère de l'intérieur paraît scandaleuse et un abus de pouvoir
manifeste si cette affaire était avérée.
Il reste à savoir
s'il s'agit d'une info ou d'une intox de la part du Nouvel Obs.com
(étiquetée plutôt Ségolènophile) pour influencer les électeurs. De toute
manière s'abstenir de voter peut provoquer l'avènement d'un Président grave
pour la République. |