massacres coloniaux

 

 

 

 

 


LE MESSAGER 03.09.07
Comment Messmer a massacré les Camerounais
...Pierre Messmer justifie l'intervention de l'armée française : " En effet des unités de simple gendarmerie ne pouvaient pas combattre effectivement une rébellion, surtout dans ce pays de la Sanaga Maritime qui est un pays de grande forêt, en pleine forêt équatoriale. J'ai à ce moment là demandé l'intervention de l'armée. On a dirigé sur le Cameroun des unités africaines, d'ailleurs venues du Tchad. La mission de ces unités était de faire disparaître le maquis, et ils y sont arrivés d'ailleurs."[...]
Delaunay avoue avoir fait un camp dans les montagnes, au dessus de Bafoussam, où il y avait 800 personnes gardées pas des soldats français et camerounais restés fidèles. A Batcham, un camp militaire est aussi installé. C'est de là que sont dirigés les bombardement aériens. Ici aussi, comme en Sanaga Maritime, on a forcé les populations à se regrouper dans les camps. Tous ceux qui ne viennent pas ici sont considérés comme faisant partie des maquisards, à éliminer [...] Impitoyable, Messmer, du haut de son ministère des Forces armées l'aura été. Les leaders nationalistes camerounais, pour ne parler que d'eux, sont victimes d'attentats. Ruben Um Nyobé, le secrétaire général de l'Upc, est assassiné le 13 septembre 1958 dans la forêt de Boumnyebel en pays Bassa. Félix Roland Moumié, le président, est empoisonné au thallium à Genève en Suisse le 3 novembre 1960. Ossendé Afana est fini en mars 1966. Ernest Ouandié, le dernier verrou, est fusillé à Bafoussam en janvier 1971. " Il semble peu douteux que Moumié a été effectivement exécuté. A mon avis, la France s'en moquait éperdument. Cela arrangeait surtout le nouveau président, monsieur Ahidjo ", déclare pour finir, Messmer. Messmer présente ces " bons " résultats à ses chefs, et comme récompense pour travail bien fait, il accède à la Primature française, à Matignon, en 1972[...]
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RUE 89.COM 30.08.07
Pierre Messmer, un soldat que le Cameroun n'a pas oublié
Au Cameroun, la première opération de pacification en Afrique sub-saharienne [...] Le Haut-commissaire Messmer va alors changer de stratégie. Au dialogue politique, il substitue une vaste manoeuvre contre-insurrectionnelle, directement inspirée de la doctrine de la "guerrerévolutionnaire" théorisée en Indochine et appliquée en Algérie. A Paris, il rend visite au général de Gaulle, qui est alors en pleine traversée du désert, dans son bureau de la rue de Solférino:"Je lui expose la situation au Cameroun, écrit Messmer dans ses mémoires, et la politique arrêtée par le gouvernement sur ma proposition. Il m'écoute attentivement et me répond par des généralités car il s'interdit alors de se prononcer sur l'action gouvernementale. Mais je comprends que, sur ce point précis, il n'y est pas hostile."

Quelle est cette nouvelle politique? Réponse de l'intéressé:
"Désormais, ma stratégie sera simple: ayant réussi à contenir la révolte de l'UPC dans son berceau du pays bassa, je l'y étoufferai. Et j'y parviendrai, remportant l'un des deux succès français de l'après-guerre contre des insurrections outre-mer (l'autre étant Madagascar)."

Pour mémoire, rappelons que
l'insurrection de 1947 fit environ 40 000 morts.[...]
NB : 89.000 morts selon l'Etat français.


 NOUVEL OBS.COM 30.08.07
La classe politique française salue la mémoire de Pierre Messmer

[...] "Un des plus grands serviteurs de l'état français [...] (Il) restera dans la mémoire nationale comme l'un des plus illustres enfants de notre République et de notre pays." Nicolas Sarkozy , Président de la République Française.
[...]
"Un homme d'Etat passionément engagé pour son pays...Un grand français qui s'en va...un homme de grande culture, au service du rayonnement de la FranceJacques Chirac , ancien président de la République Française.
[...]
"...Un parcours sans tâche...", Jean-Pierre Chevènement , ancien ministre de l'intérieur.
[...]
"
'un des promoteurs de la force de frappe qui garantit l'indépendance de la France et sa place dans le monde"
Bernard Accoyer , Président de l'Assemblée nationale (in
Le Monde )
[...]
Pierre Messmer a toujours incarné pour moi une certaine idée de la morale en politique". Jean-Louis Debré , ancien président de l'Assemblée nationale.
[...]
"Un acteur majeur de la décolonisation en Afrique noire..." Bertrand Delanoé , Maire de Paris.
[...]


BAKCHICH 05.09.07
Messmer amer


 

 

 

 « On compte des milliers de morts dans les forêts de la Sanaga, et plusieurs dizaines de villages sont incendiées ou rasées. Beaucoup d'officiers admettront plus tard qu'on aurait pu éviter un tel bain de sang »
(d'après « les secrets de l'espionage français »,

( Pascal Kropp, Payot).

Massacres en pays Bamiléké
Sous la direction de l'armée française, les troupes camerounaises rasent le bourg de Yogandima, massacrant près de 8 000 civils désarmés. Depuis 10 ans, l'administration coloniale fait face à l'opposition de l'Union populaire du Cameroun (UPC). Le haut-commissaire français Pierre Messmer a organisé l'assassinat de nombreux leaders de l'UPC, ainsi que des expéditions punitives. À l'indépendance, le 1er janvier 1960, Jacques Foccart y installe un gouvernement fantoche, présidé par son ami Ahmadou Ahidjo. Le jour même, le jeune État signe un accord d'assistance militaire avec la France. Charles de Gaulle dépêche cinq bataillons, commandés par le général Max Briand. Entre février et mars cent cinquante-six villages bamilékés sont incendiés et rasés. Des dizaines de milliers de personnes sont massacrées. De cette terrible répression, la presse française, muselée et aveuglée par la crise algérienne, ne dira mot. Finalement, le 2 octobre, le leader de l'UPC, Felix Moumié, est assassiné à Genève par les services secrets français. Réseau Voltaire.

 EXCLUSIVITE FRANCE 5


FRANCE 5 23.06.08 (21h35)
AUTOPSIE D'UNE INDEPENDANCE
Le 1er janvier 1960, le Cameroun accédait à l'indépendance et s'émancipait, officiellement sans heurt, de la tutelle française. Dans les faits, c'est une tout autre histoire qu'exhument Gaëlle Le Roy et Valérie Osouf. Historiens, politiques et victimes d'une sanglante répression orchestrée depuis Paris témoignent.

C'est une guerre dont on ne parle jamais. Du milieu des années 50 à la fin des années 70, la décolonisation du Cameroun s'est faite dans la violence, mais en silence. Contrairement à l'Indochine ou à l'Algérie, rares sont ceux qui ont eu vent de la tragédie qui s'est jouée. Le pays, bien que sous tutelle de l'ONU, avait un statut de «territoire associé» de l'Union française. Pour la France de l'époque, dirigée par de Gaulle, c'est l'indépendance énergétique qui se jouait au Cameroun. Le régime de terreur du président Ahidjo marqua ainsi, pendant vingt ans, l'apogée des réseaux de la «Françafrique». Ce document tente de lever le voile sur ce conflit meurtrier et sur la situation politique actuelle du pays.[...] Trente mille morts, cinq cent mille, peut-être davantage : les décomptes sont flous, même pour les historiens. [...]

LE MONDE 23.06.08
Comment le Cameroun est passé de la colonisation à la dictature
[...] La France choisit le futur président Ahidjo, non sans avoir tout fait pour écraser le principal parti d'indépendance, l'UPC (Union des populations du Cameroun).[...]La répression contre l'UPC est d'une extrême violence : torture, assassinats, exposition des têtes coupées des victimes, bombardements.[...] Epaulées par l'armée française, les forces camerounaises appliquent ses méthodes. Dix années de terreur et des centaines de milliers de morts seront nécessaires pour venir à bout de l'opposition. Aujourd'hui, Paul Biya, héritier du régime Ahidjo, conserve le soutien de la France.[...]


LIBERATION 17.09.08
Cameroun 1958, la guerre cachée de la France
[...] Le Cameroun accède finalement à l'indépendance en 1960. Mais il reste sous l'étroit contrôle politique et économique de la France et du M. Afrique de De Gaulle, Jacques Foccart, qui impose à sa tête le président Ahmadou Ahidjo.[...]«C'est une guerre secrète à tous les égards : elle n'est absolument pas documentée sur le plan historique.» Pourtant, «cette guerre "qui n'a jamais eu lieu" est dans les archives, souligne Périès. Mais si on ouvre réellement celles-ci, il y aura un problème : la destruction totale ou partielle d'un groupe social, d'une race ou d'un groupe ethnique [les Bassas et les Bamilékés, ndlr] est considérée comme un génocide et c'est un crime imprescriptible.» Peu de chance, donc, qu'elles soient rendues accessibles tant que certains acteurs impliqués sont en vie. [...]

AFRIK.COM 16.09.08
Au Cameroun, l'UPC demande réparation à la France pour génocide

LE MESSAGER 28.05.08
France-Cameroun : une si lourde dette
...Mai 1955. Il y a 53 ans, des forces armées aux ordres du Haut-commissaire français, Roland Pré, mettaient des villes, villages et régions du Cameroun à feu et à sang. De milliers de Camerounais, pour la plupart des militants de l'Union des populations du Cameroun (Upc), tombèrent sous de balles réelles et jetés dans une dizaine de charniers à travers le pays. Douala, Yaoundé, Mbanga, Loum, Mombo, Ekite, Môm, Dibang, Song Simut, Songmbenge, etc. ont été le théâtre de vives tensions, répressions, brimades, tortures, attentats, incendies, arrestations et emprisonnements. Selon des témoignages concordants, ces massacres sur les nationalistes auraient été guidés par la seule volonté de l'administration française de museler l'Upc née de la volonté de constituer un vaste front nationaliste au Cameroun qui revendiquerait l'application des Accords de tutelle...

FRANCE WATCH 12.03.08
Le dossier complet
Genocide and crime against humanity in French Cameroun

ICICEMAC 11.03.08
La SCAPO dépose une plainte auprès du Procureur de la CCI contre le président Biya
La Southern Cameroons Peoples Organisation (SCAPO) vient de déposer une plainte officielle auprès du Procureur de la CCI pour demander l'inculpation du Président Paul Biya du Cameroun Français, ainsi que d'autres dirigeants politiques et militaires de ce pays, pour le génocide commis contre le peuple Bamileke de 1962 à 1970, suivi d'autres crimes contre l'humanité. Il y a des raisons de croire qu'entre 1962 et 1970, à peu près 1.000.000 de personnes ont été tuées en pays Bamileke. Malheureusement, ce crime a été soigneusement dissimulé afin de protéger les hauts dirigeants de l'état français qui y étaient impliqués. Cela fait du génocide contre les Bamileke le premier du genre sur le continent africain, et dont l'envergure pourrait même dépasser celui du Rwanda, qui est survenu quelques décennies après.Cette plainte a été soutenue par un dossier de quelques 277 pages qui démontrent que ces génocides ont été commis avec la pleine participation des dirigeants politiques et militaires de la France et du Cameroun Français. La SCAPO a décidé de mettre ce dossier dans le domaine public pour permettre à tout un chacun d'apprécier la nature criminelle du régime que dirige le Cameroun Français depuis 50 ans. [...] Les généraux de l'armée du Cameroun Français listés ci-dessus étaient déjà des sous-officiers au moment du génocide contre les Bamileke. Ils ont tous participé au génocide et possèdent une connaissance parfaite de la localisation des charniers ou sont enterrés les victimes qui furent systématiquement décapitées. C'est leur participation à ce génocide de leurs concitoyens qui leur a permis de gravir les échelons de l'armée camerounaise.[...] L'aspect le plus curieux du génocide des Bamileke est à la fois son intensité et le barbarisme qui l'a accompagné, mais aussi et surtout le fait que ce génocide est survenu après la réunification du British Southern Cameroons et du Cameroun Français, qui a été fêtée le 1er octobre 1961. Son intensité et son barbarisme s'expliquent par le fait qu'il a été perpétré par une division mécanisée de l'armée française qui fut déployée au Cameroun Français, sous les ordres du Président Charles de Gaulle, dans le cadre de l'accord de coopération qui fut signé par le Président de Gaulle et le Président Ahidjo, après l'accession du Cameroun Français à l'indépendance. Cette division mécanisée était commandée par le Général Max « Le Viking » Briand, un ancien de la guerre d'Indochine, et le Colonel Jean Marie Lamberton, qui jouait le rôle de stratège.[...]

BAKCHICH 05.09.07
Messmer amer

LE MESSAGER 03.09.07
Comment Messmer a massacré les Camerounais

AFRIKARA 30.08.07
Pierre Messmer, le départ tranquille d'un incurable républicain colonial

RUE 89.COM 30.08.07
Pierre Messmer, un soldat que le Cameroun n'a pas oublié

NOUVEL OBS.COM 30.08.07
La classe politique française salue la mémoire de Pierre Messmer

BACKCHICH 21.02.07
Jacques et le caillou Bamiléké

PRESSAFRIQUE 12.02.07
Le Pen accroché sur "le génocide des Bamilékés" sur TF1

LE MESSAGER 02.06.06
Lutte d'indépendance

Les vétérans camerounais exigent des réparations

LE MESSAGER 31.05.06
Débat sur le génocide français au Cameroun

DSCHANG-ONLINE.COM 28.02.05
Campagne militaire française en pays Bamiléké

AFRIKARA.COM 14.09.04
Assassinat de Ruben Um Nyombé


BAMILEKE.COM
Campagne militaire Francaise en Pays Bamileke.
Chronique d'un genocide annonce.


"Charles Van de Lanoitte, qui fut de longues années correspondant de Reuter à Douala, parle de 40.000 morts en pays bassa, en 1960-1961 : 156 Oradour, autant de villages totalement détruits avec ceux qui n'avaient pu les fuir. [Lettre ouverte à Georges Pompidou, cité par Mongo Beti, Main Basse sur le Cameroun, Maspero, 1972. Jusqu'à aujourd'hui, il a été impossible ( à ma connaissance) de procéder au décompte quelque peu précis du nombre de victimes de l'éradication de l'UPC en pays bamiléké.] Le journaliste décrit aussi "le régime effroyable des camps de torture et d'extermination" dont il a été "le témoin horrifié"."
François-Xavier Verschave, La Françafrique , Massacres en pays Bamiléké, p. 102-104 

 "Plus tard, j'ai eu l'occasion d'échanger de longs moments avec un homme légèrement plus âgé que moi, dont les « rechutes » se faisaient de plus en plus sévères. Il me racontait ses cauchemars, dans un contexte dont je ne découvrirai l'horreur que bien plus tard 7. Il avait fait partie des troupes coloniales au Cameroun autour de 1960. Il me parlait de massacres. Il voyait partout des croix noires..."François-Xavier Verschave, La Françafrique. Ed. Stock