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massacres coloniaux
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AFRICAMAAT 23.09.08 Aveux de P. Messmer et enquête sur
la fin de l'UPC
LE MESSAGER
03.09.07 Comment Messmer
a massacré les
Camerounais ...Pierre Messmer justifie
l'intervention de l'armée française : " En
effet des unités de simple gendarmerie ne
pouvaient pas combattre effectivement une
rébellion, surtout dans ce pays de la Sanaga
Maritime qui est un pays de grande forêt, en
pleine forêt équatoriale. J'ai à ce moment là
demandé l'intervention de l'armée. On a dirigé
sur le Cameroun des unités africaines,
d'ailleurs venues du Tchad. La mission de ces
unités était de faire disparaître le maquis, et
ils y sont arrivés
d'ailleurs."[...] Delaunay avoue
avoir fait un camp dans les montagnes, au dessus
de Bafoussam, où il y avait 800 personnes
gardées pas des soldats français et camerounais
restés fidèles. A Batcham, un camp militaire est
aussi installé. C'est de là que sont dirigés les
bombardement aériens. Ici aussi, comme en Sanaga
Maritime, on a forcé les populations à se
regrouper dans les camps. Tous ceux qui ne
viennent pas ici sont considérés comme faisant
partie des maquisards, à éliminer [...]
Impitoyable, Messmer, du haut de son ministère
des Forces armées l'aura été. Les leaders
nationalistes camerounais, pour ne parler que
d'eux, sont victimes d'attentats. Ruben Um
Nyobé, le secrétaire général de l'Upc, est
assassiné le 13 septembre 1958 dans la forêt de
Boumnyebel en pays Bassa. Félix Roland Moumié,
le président, est empoisonné au thallium à
Genève en Suisse le 3 novembre 1960. Ossendé
Afana est fini en mars 1966. Ernest Ouandié, le
dernier verrou, est fusillé à Bafoussam en
janvier 1971. " Il semble peu douteux que Moumié
a été effectivement exécuté. A mon avis, la
France s'en moquait éperdument. Cela arrangeait
surtout le nouveau président, monsieur Ahidjo ",
déclare pour finir, Messmer. Messmer présente
ces " bons " résultats à ses chefs, et comme
récompense pour travail bien fait, il accède à
la Primature française, à Matignon, en 1972[...]
Lire la suite
sur Le Messager
RUE 89.COM
30.08.07 Pierre
Messmer, un soldat que le Cameroun n'a pas
oublié Au Cameroun,
la première opération de pacification en Afrique
sub-saharienne [...] Le
Haut-commissaire Messmer va alors changer de
stratégie. Au dialogue politique, il substitue
une vaste manoeuvre contre-insurrectionnelle,
directement inspirée de la doctrine de la
"guerrerévolutionnaire" théorisée en Indochine
et appliquée en Algérie. A Paris, il rend visite
au général de Gaulle, qui est alors en pleine
traversée du désert, dans son bureau de la rue
de Solférino:"Je lui expose la situation au
Cameroun, écrit Messmer dans ses mémoires, et la
politique arrêtée par le gouvernement sur ma
proposition. Il m'écoute attentivement et me
répond par des généralités car il s'interdit
alors de se prononcer sur l'action
gouvernementale. Mais je comprends que, sur ce
point précis, il n'y est pas hostile."
Quelle est cette nouvelle politique?
Réponse de l'intéressé: "Désormais, ma
stratégie sera simple: ayant réussi à contenir
la révolte de l'UPC dans son berceau du pays
bassa, je l'y étoufferai. Et j'y parviendrai,
remportant l'un des deux succès français de
l'après-guerre contre des insurrections
outre-mer (l'autre étant Madagascar)."
Pour
mémoire, rappelons que l'insurrection de 1947 fit
environ 40 000 morts.[...] NB : 89.000 morts selon l'Etat
français.
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NOUVEL
OBS.COM 30.08.07 La classe politique française salue
la mémoire de Pierre Messmer
[...]
"Un des plus grands serviteurs de l'état
français [...] (Il) restera dans la
mémoire nationale comme l'un des plus
illustres enfants de notre République et de
notre pays."
Nicolas Sarkozy , Président de
la République Française. [...] "Un
homme d'Etat passionément engagé pour son
pays...Un grand français qui s'en va...un homme
de grande culture, au service du rayonnement de
la France" Jacques
Chirac , ancien
président de la République Française.
[...] "...Un parcours sans
tâche...", Jean-Pierre
Chevènement , ancien
ministre de l'intérieur.
[...] "'un des
promoteurs de la force de frappe qui garantit
l'indépendance de la France et sa place dans le
monde" Bernard
Accoyer
, Président de l'Assemblée nationale (in
Le Monde ) [...] " Pierre Messmer a
toujours incarné pour moi une certaine idée de
la morale en politique". Jean-Louis
Debré ,
ancien président de l'Assemblée
nationale. [...] "Un acteur majeur de
la décolonisation en Afrique noire..."
Bertrand Delanoé
, Maire de Paris.
[...] | BAKCHICH 05.09.07 Messmer
amer |
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« On compte des
milliers de morts dans les forêts de la Sanaga,
et plusieurs dizaines de villages sont
incendiées ou rasées. Beaucoup d'officiers
admettront plus tard qu'on aurait pu éviter un
tel bain de sang » (d'après « les secrets
de l'espionage français », ( Pascal Kropp,
Payot).
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Massacres en pays Bamiléké Sous la direction de l'armée
française, les troupes camerounaises rasent le
bourg de Yogandima, massacrant près de 8 000
civils désarmés. Depuis 10 ans, l'administration
coloniale fait face à l'opposition de l'Union
populaire du Cameroun (UPC). Le haut-commissaire
français Pierre Messmer a organisé l'assassinat de
nombreux leaders de l'UPC, ainsi que des
expéditions punitives. À l'indépendance, le 1er
janvier 1960, Jacques Foccart y installe un
gouvernement fantoche, présidé par son ami Ahmadou
Ahidjo. Le jour même, le jeune État signe un
accord d'assistance militaire avec la France.
Charles de Gaulle dépêche cinq bataillons,
commandés par le général Max Briand. Entre février
et mars cent cinquante-six villages bamilékés sont
incendiés et rasés. Des dizaines de milliers de
personnes sont massacrées. De cette terrible
répression, la presse française, muselée et
aveuglée par la crise algérienne, ne dira mot.
Finalement, le 2 octobre, le leader de l'UPC,
Felix Moumié, est assassiné à Genève par les
services secrets français. Réseau
Voltaire.
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EXCLUSIVITE FRANCE
5

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FRANCE
5 23.06.08 (21h35) AUTOPSIE D'UNE
INDEPENDANCE Le 1er janvier
1960, le Cameroun accédait à l'indépendance et
s'émancipait, officiellement sans heurt, de la
tutelle française. Dans les faits, c'est une
tout autre histoire qu'exhument Gaëlle Le Roy et
Valérie Osouf. Historiens, politiques et
victimes d'une sanglante répression orchestrée
depuis Paris témoignent. C'est une
guerre dont on ne parle jamais. Du milieu des
années 50 à la fin des années 70, la
décolonisation du Cameroun s'est faite dans la
violence, mais en silence. Contrairement à
l'Indochine ou à l'Algérie, rares sont ceux qui
ont eu vent de la tragédie qui s'est jouée. Le
pays, bien que sous tutelle de l'ONU, avait un
statut de «territoire associé» de l'Union
française. Pour la France de l'époque, dirigée
par de Gaulle, c'est l'indépendance énergétique
qui se jouait au Cameroun. Le régime de terreur
du président Ahidjo marqua ainsi, pendant vingt
ans, l'apogée des réseaux de la «Françafrique».
Ce document tente de lever le voile sur ce
conflit meurtrier et sur la situation politique
actuelle du pays.[...] Trente mille morts, cinq
cent mille, peut-être davantage : les décomptes
sont flous, même pour les historiens.
[...]
LE MONDE 23.06.08 Comment le Cameroun est passé de
la colonisation à la
dictature [...] La France choisit le futur
président Ahidjo, non sans avoir tout fait pour
écraser le principal parti d'indépendance, l'UPC
(Union des populations du Cameroun).[...]La
répression contre l'UPC est d'une extrême
violence : torture, assassinats, exposition des
têtes coupées des victimes, bombardements.[...]
Epaulées par l'armée française, les forces
camerounaises appliquent ses méthodes. Dix
années de terreur et des centaines de milliers
de morts seront nécessaires pour venir à bout de
l'opposition. Aujourd'hui, Paul Biya, héritier
du régime Ahidjo, conserve le soutien de la
France.[...] | | GRI-GRI 23.06.09 Le révisionnisme de Fillon au
Cameroun et la signature d'accords militaires
avec le Cameroun, Congo-Brazzaville et le
Togo
AFRICAMAAT 23.09.08 Aveux de P. Messmer et enquête sur
la fin de l'UPC
LIBERATION 17.09.08 Cameroun 1958,
la guerre cachée de la
France [...] Le Cameroun accède finalement à
l'indépendance en 1960. Mais il reste sous
l'étroit contrôle politique et économique de la
France et du M. Afrique de De Gaulle,
Jacques Foccart, qui impose à sa tête le
président Ahmadou
Ahidjo.[...]«C'est une guerre secrète à tous
les égards : elle n'est absolument pas
documentée sur le plan historique.»
Pourtant, «cette guerre "qui n'a jamais eu
lieu" est dans les archives, souligne
Périès. Mais si on ouvre réellement
celles-ci, il y aura un problème : la
destruction totale ou partielle d'un groupe
social, d'une race ou d'un groupe ethnique [les Bassas et les Bamilékés,
ndlr] est considérée comme un génocide et
c'est un crime imprescriptible.» Peu de chance,
donc, qu'elles soient rendues accessibles tant
que certains acteurs impliqués sont en vie.
[...]
AFRIK.COM 16.09.08 Au Cameroun, l'UPC demande
réparation à la France pour
génocide
LE MESSAGER
28.05.08 France-Cameroun : une si lourde
dette ...Mai 1955. Il y a
53 ans, des forces armées aux ordres du
Haut-commissaire français, Roland Pré, mettaient
des villes, villages et régions du Cameroun à
feu et à sang. De milliers de Camerounais, pour
la plupart des militants de l'Union des
populations du Cameroun (Upc), tombèrent sous de
balles réelles et jetés dans une dizaine de
charniers à travers le pays. Douala, Yaoundé,
Mbanga, Loum, Mombo, Ekite, Môm, Dibang, Song
Simut, Songmbenge, etc. ont été le théâtre de
vives tensions, répressions, brimades, tortures,
attentats, incendies, arrestations et
emprisonnements. Selon des témoignages
concordants, ces massacres sur les nationalistes
auraient été guidés par la seule volonté de
l'administration française de museler l'Upc née
de la volonté de constituer un vaste front
nationaliste au Cameroun qui revendiquerait
l'application des Accords de
tutelle...
FRANCE WATCH
12.03.08 Le dossier complet Genocide and crime against humanity in
French Cameroun
ICICEMAC
11.03.08 La SCAPO
dépose une plainte auprès du Procureur de la CCI
contre le président Biya La Southern Cameroons
Peoples Organisation (SCAPO) vient de déposer
une plainte officielle auprès du Procureur de la
CCI pour demander l'inculpation du Président
Paul Biya du Cameroun Français, ainsi que
d'autres dirigeants politiques et militaires de
ce pays, pour le génocide commis contre le
peuple Bamileke de 1962 à 1970, suivi d'autres
crimes contre l'humanité. Il y a des raisons de
croire qu'entre 1962 et 1970, à peu près
1.000.000 de personnes ont été tuées en pays
Bamileke. Malheureusement, ce crime a été
soigneusement dissimulé afin de protéger les
hauts dirigeants de l'état français qui y
étaient impliqués. Cela fait du génocide contre
les Bamileke le premier du genre sur le
continent africain, et dont l'envergure pourrait
même dépasser celui du Rwanda, qui est survenu
quelques décennies après.Cette plainte a été
soutenue par un dossier de quelques
277 pages qui démontrent que ces génocides ont
été commis avec la pleine participation des
dirigeants politiques et militaires de la France
et du Cameroun Français. La SCAPO a décidé de
mettre ce dossier dans le domaine public pour
permettre à tout un chacun d'apprécier la
nature criminelle du régime que
dirige le Cameroun Français depuis 50 ans. [...]
Les généraux de
l'armée du Cameroun Français
listés ci-dessus étaient déjà des sous-officiers
au moment du génocide contre les Bamileke. Ils
ont tous participé au génocide et possèdent une
connaissance parfaite de la localisation des
charniers ou sont enterrés les victimes qui
furent systématiquement décapitées. C'est leur
participation à ce génocide de leurs concitoyens
qui leur a permis de gravir les échelons de
l'armée camerounaise.[...] L'aspect le plus curieux du
génocide des Bamileke est à la fois son
intensité et le barbarisme qui l'a accompagné,
mais aussi et surtout le fait que ce génocide
est survenu après la réunification du British
Southern Cameroons et du Cameroun Français, qui
a été fêtée le 1er octobre 1961. Son
intensité et son barbarisme s'expliquent par le
fait qu'il a été perpétré par une division
mécanisée de l'armée française qui fut déployée
au Cameroun Français, sous les ordres du
Président Charles de Gaulle, dans le cadre de
l'accord de coopération qui fut signé par le
Président de Gaulle et le Président Ahidjo,
après l'accession du Cameroun Français à
l'indépendance. Cette division mécanisée était
commandée par le Général Max « Le
Viking » Briand, un ancien de la guerre
d'Indochine, et le Colonel Jean Marie Lamberton,
qui jouait le rôle de
stratège.[...]
BAKCHICH 05.09.07 Messmer amer
LE MESSAGER 03.09.07 Comment
Messmer a massacré les
Camerounais
AFRIKARA 30.08.07 Pierre Messmer, le départ
tranquille d'un incurable républicain
colonial
RUE 89.COM 30.08.07 Pierre
Messmer, un soldat que le Cameroun n'a pas
oublié
NOUVEL OBS.COM 30.08.07 La classe politique
française salue la mémoire de Pierre
Messmer
BACKCHICH 21.02.07 Jacques et le caillou
Bamiléké
PRESSAFRIQUE 12.02.07 Le Pen accroché sur "le
génocide des Bamilékés" sur TF1
LE MESSAGER 02.06.06 Lutte
d'indépendance Les vétérans camerounais
exigent des réparations
LE MESSAGER 31.05.06 Débat sur le
génocide français au Cameroun
DSCHANG-ONLINE.COM
28.02.05 Campagne militaire
française en pays Bamiléké
AFRIKARA.COM 14.09.04 Assassinat de
Ruben Um Nyombé |
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BAMILEKE.COM Campagne militaire
Francaise en Pays Bamileke. Chronique d'un
genocide annonce.
"Charles Van de Lanoitte,
qui fut de longues années correspondant de
Reuter à Douala, parle de 40.000 morts en pays
bassa, en 1960-1961 : 156 Oradour, autant de
villages totalement détruits avec ceux qui
n'avaient pu les fuir. [Lettre ouverte à
Georges Pompidou, cité par Mongo Beti, Main
Basse sur le Cameroun, Maspero, 1972. Jusqu'à
aujourd'hui, il a été impossible ( à ma
connaissance) de procéder au décompte quelque
peu précis du nombre de victimes de
l'éradication de l'UPC en pays bamiléké.] Le journaliste décrit aussi
"le régime effroyable des camps de torture et
d'extermination" dont il a été "le témoin
horrifié"." François-Xavier
Verschave, La
Françafrique , Massacres en pays
Bamiléké, p. 102-104 |
| "Plus tard, j'ai eu
l'occasion d'échanger de longs moments avec un
homme légèrement plus âgé que moi, dont les
« rechutes » se faisaient de plus en
plus sévères. Il me racontait ses cauchemars,
dans un contexte dont je ne découvrirai
l'horreur que bien plus tard 7. Il avait fait
partie des troupes coloniales au Cameroun autour
de 1960. Il me parlait de massacres. Il voyait
partout des croix noires..."François-Xavier
Verschave, La Françafrique. Ed.
Stock | |
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AIRCRIGE Repentance par
Mongo Beti ...Après
1962, de Gaulle n'a pas de mal à imposer le
slogan selon lequel la décolonisation en Afrique
noire est achevée et que le climat y est
idyllique. Si quelques troubles persistent,
comme au Cameroun, car on ne peut pas tout
cacher, c'est une affaire entre Africains dans
un pays qui est le premier à avoir proclamé son
indépendance. Ces troubles, aussi sporadiques
soient-ils, font quand même désordre. C'est
pourquoi une stratégie de l'urgence s'instaure
dès 1962 , où l'on peut distinguer deux volets:
le black-out total sur ce qui se passe là-bas,
et, d'autre part, sous la houlette d'un corps
expéditionnaire français, très efficace quoiqu'à
peine visible, une goutte d'eau dans l'océan de
fureur et de bruit du monde, l'intensification
brutale d'une guerre sans merci, clandestine de
fait, contre l'Union des Populations
Camerounaises, plus connue sous le sigle UPC.,
un mouvement nationaliste radical.
Jusqu'à 1970, année où sera
capturé le dernier grand leader du mouvement, le
mot d'ordre sera : tuez les
tous... | |
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UNESCO Émergence et
péripéties du problème
Bamiléké
Par Dieudonné
Zognong
 A ses origines, l'émergence
du problème Bamiléké dans le champ politique
camerounais a été placée sous le signe de la
répression, et cette tendance semble même s'être
figée. De fait, c'est le colonel Jean Lamberton,
administrateur français spécialement chargé des
maquis Bamiléké et Bassa dans le contexte de
l'Indépendance qui théorise pour la première
fois la question Bamiléké : «Le Cameroun s'engage sur
les chemins de l'indépendance avec dans sa
chaussure un caillou bien gênant. Ce caillou
c'est la présence d'une minorité ethnique, les
Bamiléké en proie à des convulsions dont ni
l'origine ni les causes ne sont claires pour
personne. Sans doute, le Cameroun est-il
désormais libre de suivre une politique à sa
guise et les problèmes Bamiléké sont du ressort
de son gouvernement. Mais la France ne saurait
s'en désintéresser. Ne s'est elle pas engagée à
guider les premiers pas du jeune État et les
problèmes ne les lui a-t-elle pas légués non
résolus?». (5)
Cette position de
Lamberton, perceptible comme une invention
délibérée d'un problème Bamiléké au Cameroun
aurait servi de philosophie d'action aux
Français dans la rude répression des Bamiléké,
massivement engagés dans le mouvement
indépendantiste des années 50, répression que
Kago Lélé qualifie de véritable génocide, tant
les pertes en vies humaines furent importantes :
«En fait de génocide,
les Bamiléké en ont connu entre 1955 et 1965.
Les chiffres tournent entre huit cent mille et
un million de morts dans la région des
Hauts-Plateaux et dans les autres villes telles
Douala, Yaoundé, Sangmélima, Ebolowa,
Nkongsamba», affirme Jacques Kago Lélé...
(6)
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VICTIME DU COLONIALISME
FRANCAIS Mon
mari Félix Moumié Editions
Duboiris
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Opération "Homo" contre
Moumié |
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Récit du chef du
SDECE à Pascal Krop dans le livre "La piscine"
(p240-241) cité par Marthe Moumié (Mon mari
Félix Moumié, victime du colonialisme français,
p.139) :
"Bechtel avait invité Moumié
le samedi 15 octobre à dîner dans un restaurant
de la vieille ville de Genève, Le plat d'argent.
Moumié s'y rendit avec un étudiant camerounais
de Clermont-Ferrand, Jean Martin Tchaptchet. A
peine arrivé, Moumié fut demandé au téléphone.
Il s'étonna, puisque personne ne savait qu'il se
trouvait dans ce restaurant. Mais il y alla. Le
journaliste occupa l'étudiant en lui montrant
quelques documents confidentiels sur son pays,
et versa discrètement un peu de thallum dans le
Pernod de Moumié. Le dirigeant camerounais
revint à table en se plaignant qu'il n'avait pas
trouvé d'interlocuteur à l'autre bout du fil.
Moumié parla beaucoup, mais ne but pas son
apéritif, qu'il laissa de côté sur la table.
Notre agent répéta donc son stratagème avec le
vin. C'était parfait. Il irait mourir à Conakry,
où pas un médecin ne serait capable de dire
qu'il avait été empoisonné. On accuserait Sekou
Touré du meurtre. Mais soudain ce fut la
catastrophe. Alors que le repas se terminait sur
un café, Moumié récupéra son Pernod et le bu.
C'était foutu. La dose minutieusement préparée à
la caserne Mortier était maintenant double, trop
forte et Moumié fut hospitalisé à Genève le
lendemain. Notre agent avait fait une erreur.
Bechtel aurait dû renverser le Pernod sur la
table." |
Dossier
Pressafrique | |
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Max Bardet, un pilote d'hélicoptère
présent au Cameroun de 62 à 64 témoigne « En
deux ans l'armée régulière a pris le pays Bamiléké du
Sud jusqu'au Nord et l'a complètement ravagé. Ils ont
massacré de 300 à 400 000 personnes. Un vrai génocide.
Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre
armes automatiques. Les Bamilékés n'avaient aucune
chance. A la fin de la guerre, j'ai fait une prospection
d'un mois avec un administrateur général du nom de
Coudret. Il était indigné. Ce n'est pas possible tous
ces villages morts, où sont les habitants ? Les villages
avaient été rasés un peu comme Attila. Peu de français
sont intervenus directement. J'en ai connu 3 ou 4. La
presse n'en a pas parlé. On faisait plaisir au président
Ahidjo parce qu'il fallait que le Cameroun garde ses
liens avec la France. » (Max
Bardet, OK Cargo,
Grasset) |
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Génocide
Bamiléké : Témoignage (BDF) |
| "...A son
retour, papa n'était qu'un témoin renvoyé par Dieu, pour
témoigner de ce qu'est l'horreur coloniale, l'hitlérisme
version tropicale. Il parlait tout seul, il se
défendait, ne sortait pas. Son corps était présent, mais
sa personne, son esprit, sa personnalité étaient restés
dans les camps de la mort. Certains, surtout l'occupant
lui-même, ont osé avancer le chiffre de 400 000 morts.
Sur quelle période ? Les gens morts dans la région du
Mungo sont-ils comptés ? Beaucoup sont morts là-bas.
D'autres ont été tatoués et renvoyés à l'Ouest où les
massacres et les entassements dans les camps faisaient
rage. A-t-on compté ceux qui mourraient dans les camps
de concentration, ceux des camps d'extermination (BBm,
Yoko, tous les camps militaires de l'Ouest ? Et Bangou,
qui était si redoutable, et dont on parlait tant ? Après
la guerre, la région était presque vide ; en 1992, ma
mère m'a dit que l'Ouest est presque aussi peuplé
qu'avant l'extermination. Ma belle-mère a perdu ses 8
frères. Quelle est la période retenue ? La période des
bombardements et du déversement du napalm ou la période
de Terreur ?..."
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Témoignage d'une
Française sur Wikipédia ...Actuellement retraitée à
Biarritz, j'ai quitté le Cameroun en 1990 après y avoir
vécu près de 40 ans. Je suis professeur de mathématiques
et d'informatique, actuellement retraitée. Je suis
arrivé à N'Kong Sanba, en pays Bami, en septembre 1962 ,
au bras de mon époux, militaire francais. A cette
époque, la région était en proie aux troubles à tel
point que je n'ai pu m'aventurer en dehors de la ville,
qu'un an après. Les « terroristes » comme les
appelaient les militaires français et leurs supplétifs
camerounais dénonçaient le gouvernement d'Ahidjo, cet
ancien postier installé au pouvoir par les autorités
coloniales. Très vite, j'ai pris la mesure des activités
militaires françaises dans ce Cameroun, tout juste
« indépendant ». Avec effroi, j'ai constaté le
traumatisme causé par les répressions terribles de
l'armée française les années précédentes. Les bamilékés,
adultes et enfants y faisaient allusion à mots couverts
ou parfois de façon plus directe sans parler de certains
français sur place. Le racisme et le cynisme de mes
compatriotes, époux compris, m'ont contrainte à
m'éloigner d'eux et de divorcer de mon mari. Je ne peux
donc laisser dire à Powermonger que personne au Cameroun
n'ait entendu parler des massacres en pays Bamiléké. Que
les militaires français ne tiennent pas à ce l'on
parlent de leur exactions, c'est bien normal mais que
l'on nie la réalité de cette répression féroce m'est
insupportable ! ! De la même façon que la
France a reconnu, par la voix de son ambassadeur et de
M. Chirac, la réalité des massacres de Sétif en Algérie
et ceux de Madasgacar, le temps viendra ou notre pays
reconnaitra sa responsablité dans les atrocités en pays
Bami...
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FRANCE
INTER  RENDEZ-VOUS
AVEC X de
13h20 à 14h00
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Site de l'émission cliquez
ici
Le Samedi 19.11.05 Le Cameroun (1)  Ecoutez l'émission
cliquez ici Ce sont des
événements inconnus ou presque. D'autant plus qu'ils ont
été occultés par la Guerre d'Algérie qui occupaient
alors l'esprit des Français. Mais une autre «
pacification », puisque tel était le nom officiel
attribué aux opérations algériennes, était à l'ouvre au
Cameroun. Beaucoup plus discrètement. Et pourtant, elle
finira par provoquer la mort de milliers de personnes.
La semaine passée, Monsieur X a commencé d'en parler. Je
résume à grands traits. Le Cameroun n'est pas une vraie
colonie mais un territoire dont la tutelle a été
attribuée par l'ONU à la France. Très vite, un
mou-vement indépendantiste voit le jour, l'UPC, c'est à
dire l'Union des Populations du Cameroun. Son leader est
un personnage charismatique, Ruben Um Nyobé, un ancien
fonctionnaire mystique mais féru de marxisme. A
plusieurs reprises, Nyobé et les siens ont revendiqué la
fin de la tutelle française et donc l'indépendance. En
vain. En pleine guerre froide, Nyo-bé fait peur car on
le dit crypto-communiste. Et si la France de la IV°
République envisage à terme l'indépendance du Cameroun,
elle n'entend pas confier les rênes du pouvoir à ce
dangereux révolutionnaire. Après quelques épisodes
sanglants qui ont opposé la troupe aux indépendantistes
camerounais, Nyobé a finalement décidé de prendre le
maquis et donc d'organiser la lutte armée, tandis que
d'autres chefs de l'UPC ont choisi l'exil. Fin 1957,
l'administration coloniale, malgré le statut d'autonomie
interne qui a été attribué au Cameroun, opte pour la
répression. Dans les régions où se sont implantés les
maquis de l'UPC, les pays Bamiléké et surtout Bassa, les
habitants sont regroupés dans des villages contrôlés par
l'armée le long des grandes voies de communication.
L'objectif, c'est de couper les maquisards de leur base
populaire. Puis les militaires, commandés par des
officiers français, entreprennent d'éradiquer les maquis
par la force. Et c'est une véritable chasse à l'homme
qui commence. Clairement, il s'agit d'éliminer Nyobé
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