COMPLICITE FRANCAISE DE CRIMES DE GUERRE EN CENTRAFRIQUE



HUMAN RIGHTS WATCH 14.09.07

République centrafricaine : Les forces gouvernementales tuent des centaines de personnes
[...] « Le fait est malheureusement que les auteurs de violences et d'exactions, dont la majorité sont des soldats gouvernementaux, ont à ce jour joui d'une impunité totale pour des actes qui incluent des crimes de guerre », a souligné Takirambudde. Les forces rebelles ont également commis de graves exactions, mais pas de l'ampleur de celles perpétrées par les forces gouvernementales. Les rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD), composée principalement de fidèles du président destitué Félix Patassé et de formations locales d'autodéfense, se sont livrés massivement à des extorsions et à la perception forcée d'impôts, à des pillages de bétail, des enlèvements en vue de réclamer une rançon, des passages à tabac de civils, et le meurtre d'un civil et d'une travailleuse humanitaire internationale leur a également été imputée.  
 
[...] Human Rights Watch a appelé la France, l'ancienne puissance coloniale qui continue de fournir une assistance militaire à la RCA et a déployé des soldats afin d'aider le gouvernement à combattre les forces rebelles, à dénoncer les exactions de l'armée et à exiger que les auteurs de ces crimes répondent de leurs actes.  « La France, qui est le principal soutien du gouvernement centrafricain et dispose de troupes sur le terrain, pourrait en faire bien davantage pour inciter les autorités de la RCA à mettre un terme aux exécutions et aux incendies », a ajouté Takirambudde.
  

Le Rapport
 (PDF)







 

PRESSAFRIQUE




































 

AFP 04.12.06
Centrafrique: nouveaux tirs de Mirage français sur les rebelles

Des Mirage F1 français ont ouvert le feu "plusieurs fois au cours des derniers jours" sur des positions de la rébellion dans le nord de la République centrafricaine, où un soldat français a été blessé, a annoncé lundi l'état-major des armées françaises à Paris.

L'appui aérien français aux Forces armées centrafricaine (Faca) intervient "quand elles sont accrochées lourdement, à chaque fois qu'elles le demandent", a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major.

Au cours d'un des accrochages avec la rébellion, vendredi soir, un sous-officier français a été blessé, selon l'état-major. Ce commando de la 11ème Brigade parachutiste, dont "les jours ne sont pas en danger", a été atteint aux jambes par des éclats de roquettes.

Il s'agit du premier soldat français blessé depuis que les Faca, épaulées par des éléments français, ont lancé le 27 novembre une contre-offensive contre les rebelles de l'Union des Forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR)...

INTERNATIONAL CRISIS GROUP (ALL AFRICA) 15.12.07
Centrafrique: Anatomie d'un État fantôme
[...] En privatisant l'État pour leur seul bénéfice, les leaders centafricains réussissent à prospérer, tout en usant de la répression pour garantir leur impunité. Francois Bozizé a été mis au pouvoir en 2003 par la France et le Tchad et a été démocratiquement élu deux ans plus tard, mais comme son prédécesseur, Ange-Félix Patassé, il a nourri un état de rebellion permanent aux conséquences humanitaires désastreuses. Depuis l'été 2005, l'armée et plus particulièrement la Garde présidentielle - essentiellement une milice tribale - ont usé systématiquement d'une violence indiscriminée dans les bastions nord-ouest de Patassé. Des centaines d'individus ont été éxécutés sommairement et des miliers de maisons ont été incendiées. Au moins 100 000 personnes ont fui dans la forêt où elles sont exposées aux intempéries[...]


 IRIN 01.12.06
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: Les habitants de Birao fuient les bombardements de l'aviation française



 THE INDEPENDENT 05.10.07
Au coeur de la guerre secrète française (en Afrique)
Depuis 40 ans, le gouvernement français a effectué une guerre secrète en Afrique, occultée non seulement à la population mais aussi au reste du monde. Cela a conduit les Français à massacrer des démocrates, à installer dictateurs après dictateurs - et de soutenir et alimenter le plus pervers des génocides depuis les Nazis. Aujourd'hui cette guerre est si violente que des milliers de civils s'enfuient de l'est de la République de Centrafrique pour aller au Darfour - recherchant un sanctuaire dans l'espace le plus meurtrier du monde.

J'ai entendu parler de cette guerre pour la première fois en mars, quand des journaux ont raportés brièvement que les militaires français bombardaient la ville reculée de Birao, dans le lointain nord-est de la RCA. Pourquoi les Français combattaient là-bas, à des milliers de kilomètres de leurs maisons? Pourquoi sont-ils intervenus en Afrique centrale de cette façon pendant plusieurs décennies ? Je ne parvenais pas à trouver de réponses - aussi décidais-je de
voyager là-bas, dans le ventre de cette guerre française oubliée.

Je me tiens à présent sur son dernier champ de bataille, regardant les rues désertées recouvertes de cendres. Pour la première fois depuis 200 ans, la ville de Birao est vide et emplie d'échos. Autour, on observe des kilomètres de maisons brûlées et abandonnées, avec des enfants affamés qui gambadent dans les décombres. Que furent tous ces immeubles ? Sur une pancarte verte décolorée il est inscrit Ministère de la justice, sur une structure réduite à un amas de charbon. Sur la place du marché, les gens qui sont revenus vendent de rares produits - riz et manioc, les denrées alimentaire slocales - et parlent tranquillement. A l'orée de la ville il y a des soldats africains armés et entraînés par la France, affalés derrière des sacs de sable, avec des mitraillettes pointées sur les passants. [...]
Lire la suite dans The Independent


AFRIK.COM 14.09.07
Centrafrique : Human Rights Watch dénonce une situation humanitaire catastrophique
212 000 personnes déplacées, plus de 10 000 habitations rasées en toute impunité[...] Lire la suite

AGORAVOX 18.09.07
Le rôle trouble de l'armée française en Centrafrique

LE MONDE 14.09.07
HRW dénonce la passivité de l'armée française face aux crimes du pouvoir en Centrafrique
[...] La crise qui secoue le nord de la République centrafricaine (RCA) n'apparaît pas sur les écrans radar de la communauté internationale. Pire qu'"oubliée", tout simplement "inconnue", dénonce le rapport que Human Rights Watch (HRW) a rendu public, vendredi 14 septembre. L'organisation de défense des droits de l'homme américaine a choisi, à la veille de l'ouverture d'un bureau à Paris, de dénoncer les crimes et graves atteintes aux droits de l'homme commis dans ce pays, parfois sous l'oeil de soldats français, selon elle [...]
Jouissant d'une "impunité totale pour des actes qui incluent des crimes de guerre", certains des auteurs de ces exactions auraient agi en présence de soldats français. "Bien que quelques soldats (...) aient tenté d'agir afin de prévenir les exactions, d'autres incidents semblent être passés inaperçus et tenus sous silence", estime le rapport, à propos des interventions françaises qui, à la fin de 2006 et au début de 2007, ont permis au gouvernement centrafricain de reprendre les villes conquises par les rebelles [...]
 L'intervention militaire en RCA procède d'un accord de défense entre Paris et Bangui datant de 1960 dont le contenu reste secret. Elle n'a fait l'objet d'aucun débat public en France[...]
Lire la suite sur le site du Monde

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AFRIQUE CENTRALE INFO 14.09.07
La France sur la sellette
[...] Les reproches de passivité faits à la France par l'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) au sujet des exactions commises par l'armée centrafricaine dans le nord remettent en lumière les violences subies par les civils depuis plus de deux ans. Depuis mi-2005, les soldats centrafricains, qui combattent des groupes rebelles, ont tué des centaines de civils, incendié plus de 10.000 maisons, et provoqué l'exode de centaines de milliers de personnes, affirme HRW dans un communiqué publié à Paris. "La France, qui est l'un des principaux soutiens du gouvernement centrafricain et qui dispose de soldats sur le terrain, aurait pu exercer une pression bien supérieure sur les autorités de Centrafrique pour qu'elles mettent fin aux tueries et aux incendies" de maisons, assure Peter Takirambudde, directeur Afrique de HRW. [...]
Lire la suite sur Afrique centrale info
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RUE 89 14.09.07
Paris rattrapé par des exactions de l'armée centrafricaine
[...] Les ambiguités françaises sont telles que Peter Bouckaert, un des auteurs du rapport, s'inquiète des informations selon lesquelles la force internationale de stabilisation de la situation dans cette région pourrait être placée sous les ordres d'un officier français. Or, a-t-il déclaré, "les forces françaises ont fermé les yeux face aux exactions commises par les force gouvernementales".Des accusations graves, dans l'arrière cour africaine de la France, sur laquelle on aimerait entendre un point de vue clair du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, particulièrement en pointe sur le sujet du Darfour. [...] Lire la suite

LIBERATION 07.04.07
Centrafrique : le soutien français en question
AFP 04.12.06
Centrafrique: nouveaux tirs de Mirage français sur les rebelles



LIBERATION 07.04.07
Centrafrique : le soutien français en question
L'armée gouvernementale, appuyée par Paris, se serait rendue coupable d'exactions.

Jusqu'où peut aller le soutien de la France à une armée africaine accusée d'exactions contre sa propre population ? La question se pose en Centrafrique à propos de l'opération menée, début mars, par les parachutistes français à Birao, une ville du Nord-Est, près du Darfour, attaquée par des rebelles.

Arrivée à Birao deux semaines plus tard pour évaluer la situation humanitaire (lire ci-dessous), une mission de l'ONU a découvert une ville fantôme. Sur une population estimée à 14 000 personnes, 600 d'entre elles seulement demeuraient dans une ville aux allures de Grozny, selon un responsable onusien. 70 % des cases avaient été brûlées ou partiellement détruites, et il ne restait plus rien des écoles ni de l'hôpital. [...]
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AP 30.11.06
L'aviation française tire sur des positions rebelles en Centrafrique

BANGUI (AP) - Des Mirage français ont bombardé deux villes aux mains des rebelles dans le nord de la Centrafrique jeudi, forçant la rébellion à abandonner l'une d'entre elles après des affrontements avec les forces gouvernementales.

Les rebelles ont quitté Ouadda après des affrontements avec les forces gouvernementales, a précisé par téléphone Diego Albator Yao, responsable des opérations militaires de la rébellion.

A Paris, le porte-parole de l'état-major des armées Christophe Prazuck a confirmé que des Mirage français avaient tiré sur des positions rebelles à Ouadda et Ndele, intervenant à la demande des forces gouvernementales confrontées à une "résistance significative" dans ces deux villes.

Selon Yao, des hélicoptères auraient également participé aux frappes sur Ndele, information non-confirmée à Paris.



SURVIE 02.04.07

Centrafrique. Les forces gouvernementales se livrent à des exactions avec le soutien des forces spéciales françaises

[...] Actuellement, les Forces spéciales sont engagées dans le Nord Est de la République Centrafricaine et soutiennent le régime en place avec notamment une couverture aérienne « quasi permanente » et des instructeurs militaires. Les forces gouvernementales centrafricaines ont tout loisir de se livrer à des exactions en toute impunité, ce que dénonce l'Union Africaine dans un rapport interne et ce que constate l'ONU[...]
Lire la suite sur le site de Survie




 CENTRAFRIQUE PRESSE 29.03.07
Les Nations Unies ouvrent enfin les yeux sur la tragédie du Nord Ouest centrafricain

(photo Centrafrique Presse)
[...] Il aura fallu la crise du Darfour et l'imbroglio du conflit soudano-tchadien et ses conséquences dans le Nord et Nord Est centrafricain pour que l'Union africaine et l'ONU puisse enfin se décider  à s'intéresser à la catastrophe humanitaire engendrée par la politique de « terre brûlée » systématique pratiquée par la soldatesque de Bozizé. 

Depuis plusieurs mois en effet, de nombreuses missions du PNUD, du PAM, de l'UNICEF, du HCR, de l'ONU au plus haut niveau, se sont succédé dans le Nord Ouest centrafricain pour constater et évaluer la gravité de la situation humanitaire. Il n'y a plus de doute possible. Sous prétexte de traquer les combattants de l'APRD, les soldats de la garde présidentielle de Bozizé ont systématiquement incendié la plupart des villages depuis les communes de Markounda, Nana Barya, Bah-Bessar, Mia-pendé Paoua 1, Paoua 2, Paoua 3, contraignant les habitants à fuir en brousse ou à regagner les camps de réfugiés du HCR au Sud du Tchad ou au Cameroun. 

Pas plus tard que les 15-16  et 27 -28 janvier 2007 encore, selon des informations crédibles recueillies auprès de voyageurs en provenance de Paoua, un détachement de la garde présidentielle de Bozizé venu de Bossangoa a commis des exactions et même tué plusieurs personnes à Paoua et ses environs. Cette fine équipe a en effet arrêté et sauvagement torturé M. Laoungorou un commerçant bien connu dans la ville dont la boutique ainsi que celle d'un autre M. Bomadji et la buvette du fils de ce dernier ont été entièrement pillées. Un tailleur du nom Tella a été également abattu à Poulélé un quartier du Nord de Paoua.  [...]

Une journaliste de Radio France Internationale, Carine Frenk, est présentement en train de sillonner la région et ses émouvants reportages actuellement diffusés sur les antennes de la station mondiale sont très édifiants car ils confirment la présence en brousse de nombreuses personnes déplacées - on parle de 100.000 personnes environs qui végètent en mangeant des racines de plantes et de fruits sauvages - et de plusieurs villages dont les maisons sont effectivement brûlées.

On parle aussi d'environ 70.000 citoyens centrafricains au Cameroun et dans les trois camps de réfugiés de l'UNHCR à proximité de la ville de Goré au sud du Tchad où on déplore plusieurs cas de décès dus à des maladies de toutes sortes et de précarité. [...]
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