Le Togo au lendemain des élections 



     


PETITION
ELECTIONS AU TOGO : REFUSER LA MASCARADE ELECTORALE


      
MANIFESTATIONS A PARIS ET VOTE SYMBOLIQUE DE LA DTF A PARIS LE 24.04.05 : "LIBEREZ LE TOGO!!!"


REVUE DE PRESSE TOGO JUIN 2005


REVUE DE PRESSE TOGO MAI 2005



Manifestation de la DTF du 8 mai 2005


SURVIE 18.05.05
- 18 Mai. La Tourmente du peuple togolais / Décompte des voix du 24 Avril
- Tableau du décompte des voix (version PDF)


LIGUE TOGOLAISE DES DROITS DE L'HOMME
DIASTODE 17.05.05
Résumé du rapport préliminaire sur les violations massives des droits de l'homme par le régime, avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 24 avril 2005



UNION EUROPEENNE
DIASTODE 10.05.05
Note confidentielle: Réunion de débriefing sur l'observation des missions diplomatiques Mardi 25 avril 200


DIASTODE 29.04.05
Rapport confidentiel de l'UE sur l'élection du 24 avril



LIGUE TOGOLAISE DES DROITS DE L'HOMME 02.05.05
Lettre ouverte à Monsieur Abass BONFOH, Président de la République par intérim



COMMISSION DIOCESAINE
«Justice et Paix
»

 RAPPORT DE L'OBSERVATION DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE DU 24 AVRIL 2005



Manifestation de la Diaspora Togolaise de France  devant l'ambassade du Togo à Paris le 27.04.05 pour un Togo indépendant et démocratique

SOUTIEN TOGO 18.04.07
Forbes revoit à la hausse la fortune d'Eyadéma : 4,5 milliards de dollars US, soit trois fois la dette extérieure du Togo

----------------------------------
Par Comi Toulabor
CEAN-Sciences-Po Bordeaux
"Bref ce nouveau round de Jacques Chirac, malgré la situation explosive et insurrectionnelle sur le terrain avec ses centaines de morts et de blessés graves, traduit une fois encore tout le mépris que lui et tous ses prédécesseurs ont pour les Africains, un mépris qui pue le racisme à mille lieues à la ronde. Ces Africains qui ne sont pas mûrs pour la démocratie, mais mûrs pour les dictatures surtout dynastiques. Mais il y a des Africains qui vivent et s'aliment de ce mépris-là, de ce racisme-là qui fondent leur pouvoir et leur richesse comme Baby Gnass".

Le bras sanglant de Chirac continue de meurtrir le Togo

 BLACKOUT  SUR LE TOGO 
Récapitulatif
PRESSAFRIQUE 01.05.05
J+7 CRIME CONTRE L'HUMANITE AU TOGO - DENI DE DEMOCRATIE - LE "COUP DE BLUFF" DE LA CEDEAO ET DE LA CHIRAQUIE


PRESSAFRIQUE 27.04.05
J+3 CRIME CONTRE L'HUMANITE AU TOGO - MASSACRES SANS IMPORTANCE, LA FRANCAFRIQUE AU TOGO

PRESAFRIQUE 26.04.05 
J+2 TOGO : FAURE 60,22% LOME BRULE- AU NOM DU PERE DU FILS ET DU PRESIDENT 

 SPECIAL ELECTIONS AU TOGO 
Récapitulatif

  • PRESSAFRIQUE 25.04.05
    (J+1) Black Out sur le Togo. Demain jour de tous les dangers - Accord pour un gouvernement d'union nationale? - fraudes électorales massives - Hier au moins 5 morts et 20 blessés à Lomé - inconséquences sémantiques de Barnier - Patrick de Saint-Exupéry expulsé avec l'aval de Paris.
  • PRESSAFRIQUE 24.04.05
    Compte-rendu de la journée des élections présidentielles Togolaises. Togo vers la guerre civile ? Climat insurectionnel : plus de 3 morts ce soir à Lomé et des dizaines de blessés après un scrutin relativement calme- nombreuses fraudes électorales selon l'opposition - premiers résultats partiels fournis par la société civile nettement en faveur d'Emmanuel Bob Akitani  - François Esso Boko encore à l'ambassade d'Allemagne ?
  • PRESSAFRIQUE 23.04.05
    Togo. Compte-rendu de la journée du 23.04.05 (J-1). Nicolas Lawson renonce à se présenter - L'UE, La CEDEAO derrière le choix de la France - Irrégularités pré-électorales généralisées en faveur du candidat de la junte militaire au pouvoir selon les médias parisiens - Les Togolais seuls face à une situation électorale des plus explosives - Le 24.04.05 jour des élections présidentielles...
  • PRESSAFRIQUE 22.04.05
    Compte-rendu de la journée du 22.04 (J-2) : Le ministre de l'intérieur en fuite - risque de "guerre civile" - Paris joue très gros

  • PRESSAFRIQUE 01.05.05 J+7
    CRIME CONTRE L'HUMANITE AU TOGO -DENI DE DEMOCRATIE - LE GRAND "COUP DE BLUFF' DE LA CEDEAO ET DE  CHIRAC

     

     Manifestation du 01.05.05 à Paris contre le hold-up électoral
    ( Millier de manifestants à Paris)



    TOGOELECTIONS 22h00 (20h00 Lomé)
    Selon Togoélections, il y aurait eu 11 morts à Sokodé et des dizaines de blessés. "Les représailles furent  coorganisées par des milices locales du RPT et des militaires (bérets verts, bérets rouges) venus de Kara. Le bilan à ce jour est de 11 morts,plusieurs dizaines de blessés dont certains très grièvement, et plusieurs maisons saccagées ou brûlées occasionnant des dégats matériels très importants. Beaucoup de blessés,de peur d´être achevés par les assaillants au centre hospitalier de la ville, ont préféré prendre le maquis."

    RFI 20h00
    Selon RFI, Faure Eyadéma aurait fait un voyage éclair pour se rendre à Kinshasa où il a rencontré Joseph Kabila ainsi que Javier Solana et Louis Michel de l'UE. On ignore la teneur de leurs propos.

    XINHUANET 01.05.05 (UFC TOGO)
    La Coalition de l'opposition réclame sa victoire dans la présidentielle

    AFP 19h21

    Togo: calme à Lomé, CEDEAO et UA conseillent "les voies légales de recours" 

    REUTERS (UFC Togo) 01.05.05 
    Des réfugiés togolais mettent en cause les militaires

    COME, Bénin (Reuters) - Des Togolais réfugiés au Bénin expliquent qu'ils ont peur de regagner leur pays après avoir vu les forces de sécurité y tirer sur des civils sans défense, au cours des troubles qui ont suivi l'annonce, mardi, de la victoire controversée de Faure Gnassingbé à l'élection présidentielle du 24 avril.

    A Lomé, des batailles rangées ont opposé la police à des manifestants retranchés derrière des barricades enflammées, tandis que dans d'autres villes, les forces de sécurité recherchaient les partisans de l'opposition et les battaient chez eux, ont rapporté des réfugiés.

    "Juste après l'annonce des résultats, les bérets rouges se sont éparpillés dans les rues et ont commencé à tirer sur les garçons", raconte Marthe, 60 ans, qui s'est réfugiée au Bénin, où le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a ouvert des camps...


    TOGOELECTIONS 01.05.05
    Un journaliste français brutalisé par la police togolaise



    PRESSAFRIQUE 30.04.05 J+6
    LE CRIME CONTRE L'HUMANITE AU TOGO SE POURSUIT-L'AMPLEUR DES FRAUDES ELECTORALES CONNUES :  PLUS DE 900 000 ELECTEURS FICTIFS SELON UN RAPPORT CONFIDENTIEL DE L'UE (PUBLIE SUR TOGOLAIS.ELECTIONS ET DIASTODE) - RESPONSABILITE DE CHIRAC MISE EN CAUSE PAR L'OPPOSITION - LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ABANDONNE LE TOGO A L'UA ET A LA CEDEAO

    23h00 19h30 14h00 13h00 12h00 11h00 
    10h00 09h00 08h00


     La phrase du jour :

     La France a «fermement» condamné cette attaque contre le centre Goethe. «Nous demandons aux autorités togolaises et aux responsables politiques de faire toute la lumière sur cet acte inadmissible et de prendre toutes les mesures pour éviter le renouvellement de telles actions», a déclaré Jean-Baptiste Mattéi, porte-parole du Quai d'Orsay. Le Figaro (30.04.05 / Lomé en état de siège)

    Avis de Pressafrique : Quant aux Nègres Togolais assassinés par la junte militaire soutenue par Jacques Chirac? "Des incidents isolés"? Quelle valeur républicaine pour nos enfants? L'héritage néocolonial raciste ?

    A Lire :
    LE FIGARO 30.04.05
    Droits de l'homme : Paris appelé à dénoncer les fraudes
    XINHUANET 30.04.05
    Paris ne se prononce pas sur la demande d'invalidation du scrutin togolais
    LIBERATION 29.04.05 (AFRICATIME)
    Au Togo, «les militaires n'arrêtent personne, ils tirent»

    23h00 (21h00 Lomé)
    La CEDEAO comme convenu légitime les élections et demande la constitution d'un gouvernement d'union nationale sous l'égide de Faure (
    AP 30.04.05 22h55)

    Avis de Pressafrique : Le ventriloque français essaye de diviser l'opposition et d'affaiblir les revendications légitimes du peuple Togolais à la constitution d'un nouveau scrutin démocratique transparent et libre pour sortir du joug colonial et accéder à l'autodétermination sans duperies. Pressafrique demande le deuxième tour avec des observateurs internationaux en très grand nombre et en présence d'une force d'interposition onusienne indépendante de la France pour protéger la population des massacres de la junte au pouvoir soutenue par le système militaro-industriel de Chirac en Afrique! Selon Comi Toulabor, Chirac aurait qualifié l'idée de ce gouvernement d'union nationale de "gros bluff ".

     19h30 (17h30 Lomé)
    RFI - Selon le HCR 11.000 personnes ont fuit le Togo pour se réfugier au Ghana ou au Bénin 


    TOGOELECTIONS 19h30 (17h30 Lomé)
    LA FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE INTERPELLE CHIRAC   

    SURVIE... 30.04.05 ( TOGOELECTIONS 30.04.05)
    Déclaration de la mission internationale d'observation électorale au Togo


    AP 18h25 (16h25 Lomé)
    Une délégation de l'Union africaine et de la CEDEAO ouest-africaine au Togo

    14h00 (12h00 Lomé)
    AFP 30.04.05 13h15

     

    Prudence sans incitation au départ pour les Français au Togo 

    13h00 (11h00 Lomé)

    XINHUANET 30.04.05
    Togo: la Société civile demande l'annullation du scrutin  présidentiel

    AFP 30.04.05 12h54 (10h54 Lomé)

    Togo: médiation africaine et normalisation progressive à Lomé

    PANA 30.04.05 (UFC TOGO)
    L'opposition accuse : Le pouvoir a planifié les massacres
    Le pouvoir en place au Togo a planifié les massacres en cours à Lomé, depuis la proclamation de la victoire de Faure Gnassingbé, a déclaré le président de l'Union des forces du changement (Ufc, section de France), Christian Dablaka se basant sur un entretien entre les chefs de l'Armée togolaise et Faure Gnassingbé.

    « Tout le monde savait que l'élection allait naturellement déboucher sur un massacre. L'ancien ministre de l'Intérieur, François Akila-Esso Boko, a interpellé les généraux actifs et le chef de l'Etat sur les craintes d'une tuerie ».

    « Ils lui ont répondu : 'ce ne sera pas dans notre camp'. Donc, nous disons qu'ils ont prévu les massacres », a affirmé Dablaka, lors d'une rencontre du Comité de soutien au peuple togolais afin d'alerter l'opinion publique sur les événements actuels au Togo.

    M. Dablaka a estimé les morts à plus de 100 personnes et a indiqué que « même des diplomate ont participé au ramassage des cadavres ».

    Le président de l'Ufc-France a réitéré son appel « à la conscience » de la communauté internationale, particulièrement aux Etats-unis, à l'Angleterre et à l'Union européenne, les invitant à intervenir au Togo, pour arrêter les tueries.

    « Aujourd'hui, il ne s'agit plus de dire que le Togo est le pré-carré de la France. La communauté internationale doit agir et vite, pour faire cesser les massacres », a-t-il souligné.



    12h00 (10h00 Lomé)

    Montée de la xénophobie au Togo, la junte au pouvoir en veut aux allemands qui protègent dans leur ambassade l'ex-ministre Boko tandis que l'opposition en veut aux étrangers (Walfadjri 30.04.05) notamment ceux issus de pays appartenant à la CEDEAO. Un diplomate français considère selon un article de Libération (06h00) que le régime a franchi la ligne rouge en attaquant le centre culturel allemand. Quant au bilan concernant le nombre de morts qui ne cessent d'augmenter.... "cela 'est pas trop important" sans doute.

    50 ressortissants allemands ont quitté le Togo (RFI).


    11h00 (09h00 lomé)

    60 morts à Atakpamé

    TOGOELECTIONS 30.04.05 (10h47 ;  08h47 Lomé)
    60 morts à Atakpamé il faut arrêter le commandant Koloum

    Depuis 96 heures que nous parlons du drame qui se déroule dans l'Ogou, personne ne réagit. Et pourtant à Atakpamé tout le monde connaît les auteurs des massacres et les populations ont fait tout leur possible pour se débarrasser des monstres qui les ont assaillies.

    L'homme qui sème la terreur à Atakpamé s'appelle Koloum; commandant de gendarmerie à la retraite. Il a à sa disposition une milice armée qui faisait parler d'elle plusieurs jours avant la tenue de l'élection présidentielle. La police et la gendarmerie et quelques éléments du deuxième Régiment Interarme de Témédja (garnison à 7 Km d'Atakpamé) sont sous les ordres du sinistre commandant.C'est ce qui lui a permis d'avoir le renfort de chars et de fusils d'assaut utilisés contre la population.

    Les hommes de Koloum ont fait une trentaine de morts du dimanche 24 au mardi 26 avril. Les jeunes des quatre grands quartiers se sont organisés pour faire face à la bande. Ils n'ont pu faire grand-chose, avec leurs mains face à la horde armée. Jeudi 28 Avril, les femmes d'Atakpamé voyant leurs enfants tués comme des poussins se sont révoltés. Elles sont sorties nombreuses dans les rues de Dzama, Doulassame et autres, presque nues! Ces femmes ne portaient que des cache-sexe de couleur rouge, tenue traditionnelle féminine dont l'exhibition est un signe de défiance et de malédiction.

    Des personnalités de la ville ont vu le préfet et le maire pour les prier d'intervenir pour dire au criminel commandant de quitter Atakpamé. Jeudi soir, Koloum a accepté de quitter le centre ville. Il est allé avec ses hommes établir son quartier général à Agbonou à l'entrée de la ville. C'est de là qu'il continue ses basses besognes en envoyant ses tueurs s'en prendre aux pauvres citoyens, violant des femmes et saccageant les biens des personnes reconnues comme appartenant à l'opposition.

    Samedi, le bilan établi par des acteurs de la société civile sur place est d'au moins 60 morts, plus de 150 blessés et plusieurs personnes introuvables.

    Tout cela se passe au Togo, dans le cadre d'une élection supposée se tenir dans un cadre démocratique. Et le monde est au courant de ce qui demain sera reconnu comme un génocide.



    10h00 (08hLomé)
    Berlin (Republic of Togo 30.04.05)  demande à ses ressortissants de quitter le Togo, suite aux attaques dirigés contre l'institut Goethe et au climat anti-allemand instauré  par la junte de Baby Gnass.  Berlin aurait  dit que son pays n'investirait plus au Togo.

    09h00 (07h00 Lomé)
    Un forum d'ONG réuni à Banjul le 26.04.05 demande à l'annulation du scrutin ainsi que de nouvelles élections devant l'importance des fraudes constatées.
    Togo: Le Forum des ONG à Banjul en appelle à la réorganisation d'un scrutin crédible (LE TOGOLAIS.COM 30.04.05)

    Hier le 28.04.05, Le PS a dénoncé des pressions françaises sur la CEDEAO et l'UA (Sources PANA)

    08h00 (06h00 Lomé)
    Plus de 100 morts et 300 blessés au Togo selon l'opposition - une délégation conjointe de l'UA et de la CEDEAO est attendue samedi - "délégation au niveau ministériel" sera composée"de représentants du Niger, qui préside actuellement la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et du Nigeria qui préside l'UA (Union africaine)" est attendue samedi à Lomé pour tenter de trouver une issue à la crise togolaise. AFP 08h00 (06h00 Lomé) Togo: une médiation africaine se met en place

    Libération 30.04.05
    Au moins 100 morts, selon l'opposition


    L'HUMANITE  30.04.05 
    La prise de tête Michel Barnier

    La France « prend note avec satisfaction de ce que l'élection présidentielle au Togo s'est déroulée dans des conditions satisfaisantes, même si on a dû constater des incidents isolés », a déclaré Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères, lundi dernier. La veille, les « incidents » avaient déjà fait au moins trois morts et plus de 20 blessés. Les violences ont redoublé à l'annonce de la victoire, très vite contestée, de Faure Gnassingbé, fils du général dictateur « ami personnel » de Jacques Chirac. La France était déjà accusée d'avoir soutenu les militaires qui ont aidé Faure Gnassingbé à tenter de s'approprier le pouvoir à la mort de son père. Mardi et mercredi, on comptait plus de cinquante morts et plus d'une centaine de blessés dans la capitale, plus de 1 200 personnes fuyant vers le Bénin et le Ghana, 2 000 à 3 000 ressortissants français très inquiets et certains agressés. Car « ce qu'a dit Michel Barnier, les Togolais l'ont pris comme une véritable gifle », selon Kofi Yamgnane, porte-parole de l'opposition togolaise en France. Pour la Ligue - togolaise des droits de l'homme, « les bourrages d'urnes, les listes électorales tripatouillées, les électeurs privés de droit de vote et les lynchages ont émaillé l'élection ». Depuis, Michel Barnier a tenté de redresser la barre, mais il est décidément doué pour mettre de l'huile sur le feu. Cette fois, il en fait trop : « Dans ce scrutin, ni pendant, ni avant, ni après et pour l'avenir, il n'y aura pas d'ingérence de la France dans les affaires du Togo », a-t-il déclaré jeudi. Mais il y a des réalités que l'on n'efface pas d'un tour de mots.

     




    PRESSAFRIQUE 29.04.05 J+5
    LE CRIME CONTRE L'HUMANITE AU TOGO SE POURSUIT-GUERRE ANTISUBVERSIVE AU TOGO PHASE 2 : APRES LA BATAILLE DE LOME, NETTOYAGE DE L'OPPOSITION ET TRANSFERT DE POPULATION- JOURNALISTES MUSELES - LE GOUVERNEMENT FRANCAIS COMPLICE.
     

    23h30   22h30 21h00 20h00 19h30  19h00 18h00  17h30 
    16h00 13h30  09h30 08h00  07h00



    Article du jour

    Le bras sanglant de Chirac continue de meurtrir le Togo par Comi Toulabor

    "Après avoir contraint la Commission électorale nationale indépendante à proclamer le fils de son « ami personnel » président du Togo lors du scrutin du 24 avril, Jacques Chirac vient en personne de téléphoner à Faure Gnassingbé pour le rassurer qu'il met tout en oeuvre auprès de la Cour constitutionnelle togolaise pour qu'elle valide le scrutin. Il l'a aussi rassuré qu'il travaille à ce que certains chefs d'Etat africains (Cameroun, Gabon, Tchad, entre autres), asiatiques (la Chine notamment très présente au Togo) et arabes (Egypte, Libye, etc.) apportent leur reconnaissance à Baby Gnass. Depuis la proclamation des résultats du scrutin, les communiqués de reconnaissance se font rare et cela sème la panique chez Baby Gnass et dans son entourage dont les nerfs ne tiennent plus. Jacques Chirac l'a rassuré, et pour lui cette histoire de « gouvernement d'union nationale » n'est qu'un « gros bluff » (ce sont ses termes) pour abuser l'opinion et faire diversion." 




    23h30 (21h30 Lomé)

    AFP 23h17
    Médiation africaine samedi au Togo, où les autorités affichent leur fermeté

    22h30 (20h30 Lomé)

    TOGOELECTIONS 29.04.04 20h30
     3000 nouvelles recrues des FAT déversées à Lomé pour tuer

    La rumeur circulait depuis hier. La coalition de l'opposition vient de confirmer la présence à Togo 2000 quartier au nord-est de Lomé de jeunes soldats venus du Nord Togo. Pour l'opposition, leur mission est de perpétrer des massacres, "le génocide", pour citer Me Agboyigbo.

    Depuis dimanche, des milices du RPT parti au pouvoir depuis 1969 au Togo commettent des exactions sur les populations dans différentes régions du pays. Elles sont débarquées dans les villes par car ou camion et portent des t-shirt à l'effigie du candidat Faure Gnassingbé. Certains ont des fusils d'autres des gourdins cloutés. Partout où ils agissent ces miliciens bénéficient du soutien des forces armées.

    Les troubles qui ont fait plus de 100 morts, chiffre donné par l'opposition aujourd'hui, semblent avoir été préparés par le pouvoir dans le but de terroriser les populations et annihiler la révolte populaire telle qu'annoncer par les adversaires du régime. Ceci rejoint les craintes formulées le 22 Avril par l'ancien ministre de l'intérieur le colonel Esso Boko.


    21h11 (19h11 Lomé)
     

    TOGOELECTIONS 29.04.04 21h11 (19h11 Lomé)
    Témoignage sur les exactions militaires à Atakpamé

    ... AU SECOURS!! AU SECOURS !!!

    JE LANCE CE SECOURS DEPUIS ABIDJAN OU JE SUIS ARRIVE CE MATIN EN PROVENANCE D'ATAKPAME - TOGO. DIEU SEUL SAIT COMMENT J'AI PU FUIR MON PAYS. ACTUELLEMENT A ATAKPAME, C'EST UNE VERITABLE DEPORTATION A L'HITLERIENNE QUI SE PRODUIT SUR PLACE.

    IL FAUT QUE CHIRAC SACHE CECI; CE QUI SE PASSE
    ACTUELLEMENT AU TOGO EN GENERAL ET A ATAKPAME EN PARTICULIER N'EST RIEN. IL FAUT QU'IL ENVOIE A SON POULAIN DES MISSILE AFIN QU'IL DECIME COMPLETTEMNT TOUT LE PEUPLE AFIN DE REGNER SUR NOS CADAVRES SINON, SON REGIME NE CONNAITRA JAMAIS LA PAIX.

    LES MILITAIRES DEBARQUENT DES CHARS, RENTRENT DANS LES MAISONS ET EMBARQUENT DES JEUNES EN PARTICULIER DANS LES QUARIERS DE DJAMA- MIDOUDOU-DOULASSAME ET ATCHRIMIKOME.

    LES OPERATIONS D'ENLEVEMENT SONT DIRIGEES PAR UN CERTAIN KOULOUM EN COMPLICITE AVEC LE PREFET DE TSEVIE ET D'ATAKPAME.

    ILS TUENT CEUX QUI RESISTENT ET VONT JETER LES CORPS SUR LA ROUTE DE HIHEATRO POUR CEUX QUI CONNAISSENT BIEN LA VILLE. LA , IL A Y UN GRAND TROU.

    AU SECOURS L'ALLEMAGNE REVIENT NOUS SAUVER !!!


    20h30 (18h30 Lomé)

     29.04.05 Ecoutez à la radio le journal de RFI 
    Afrique-soir : journal de 20h30 (18h30 TU)



    TOGOELECTIONS 29.04.05
    Selon l'Opposition: 66,49% pour Akitani

    TOGOELECTIONS 29.04.04 20h30
    4 membres de la CENI rejettent les résultats proclamés mardi

    Quatre des treize membres de la CENI n'ont pas avalisé les résultats proclamé par la Commission électorale le 26 Avril. Il s'agit de trois représentants des partis de la coalition de l'opposition: MM. Amaglo (CAR), Sibabi (CDPA) et Kuevi (UFC) et de la représentante de la société civile démocratique, Mme Celestine Aïdam, Secrétaire générale du GF2D, une ONG de femmes.

    Les quatre membres de la CENI ont rendu public ce jour un communiqué dans lequel ils se désolidarisent des résultats proclamés le 26 avril par Mme Kissem T. Walla présidente de la CENI.

    Cette réaction jette un sérieux doute sur la victoire indument attribué à Faure Gnassingné à qui la CENI version RPT a attribué plus de 60% des voix.


    JT de 20h  sur TF1
    (vers 20h20) , reportage un peu plus consistant qu'habituellement, environ 3'. Gros plan sur l'incendie de l'l'Institut Goethe, on y voit un batiment calciné par le feu et des impacts de balles dans les vitres. Un délégué de la LTDH condamne des actes de barabrie. Mais TF1 au lieu de dire qui sont les auteurs de ces crimes (milices de Faure) les présente comme la conséquence des émeutes, ce qui est la version officelle de la junte militaire Togolaise activement soutenue en coulisse par la Françafrique. L'envoyé spécial  évoque le retour au calme dans la capitale mais sa marge de manoeuvre semble limitée.


    20h00 (18h00 Lomé)

    AFP 29.04.05 (DIASTODE)
    La communauté internationale lente à s'impliquer au Togo

    ...Au cours de tous ces derniers jours d'affrontements dans Lomé et le reste du pays, les Nations unies, l'Union africaine et l'Union européenne ont fait preuve d'attentisme et de frilosité.

    De même, l'Allemagne, ancienne puissance coloniale, et la France qui a exercé un mandat sur le Togo jusqu'à l'indépendance de 1960, n'ont pas proposé de solution à une crise qui a déjà fait officiellement plus de 20 tués, entraîné l'exode de milliers de Togolais, et qui menace de déstabiliser la région.

    Manifestement, ce que la communauté internationale a rapidement fait pour l'Ukraine en ébullition en s'impliquant pour une sortie pacifique de la crise, ne s'applique pas au Togo, et semble-t-il plus généralement, à l'Afrique.

    Un deux poids-deux mesures dénoncé par l'ancien secrétaire d'Etat français à l'Intégration, Kofi Yamgnane, qui a appelé "la communauté internationale à dénoncer sans équivoque ce qui se passe au Togo et donc à refuser toute reconnaissance du régime illégitime installé à Lomé"...

    ..."Pourquoi, s'est-il interrogé, ce qui est possible en Ukraine ne le serait-il pas au Togo ? Pourquoi les peuples européens ont-ils le droit de vivre en démocratie et pas les peuples africains?".

    Jeudi, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, avait laissé entendre qu'il y avait des contacts internationaux en déclarant : "Nous nous concertons avec nos partenaires européens et nous sommes en contact avec l'Union africaine et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)".

    Mais vendredi, l'Union européenne s'est contentée d'exprimer sa "grave préoccupation" et a "lancé un appel pressant à toutes les parties pour rétablir le calme". La présidence de l'UE "exhorte les Forces de sécurité à exercer leur devoir de maintien de l'ordre dans le strict respect des droits de l'Homme, afin d'éviter toute exaction à l'encontre des populations" et appelle les forces politiques à "s'engager sur la voie de la réconciliation nationale et réussir un processus de transition".

    Les Nations unies ne semblent pas non plus pressées de se prononcer. Leur secrétaire général, Kofi Annan, né au Ghana, pays voisin du Togo, et particulièrement concerné par les conflits sur le continent, ne s'est plus exprimé publiquement sur la crise depuis son "appel au calme" du 26 avril. 

    19h30 (17h30 Lomé)

    RFI 29.04.05 
    Attentisme international
     
    Une trentaine de morts selon les chiffres officiels

    En attendant d'y voir plus clair sur le rapport de force, les Etats-Unis ou le Canada demandent aux adversaires togolais de retenir leurs troupes respectives, mettant en sourdine leurs interrogations sur la validité des résultats annoncés. L'Onu se tait diplomatiquement, laissant son Haut-Commissariat aux réfugiés parler chiffres. Le HCR a déjà recensé quelque 6 500 Togolais en fuite au Bénin et au Ghana. Officiellement, le huis-clos togolais aurait fait une trentaine de morts. Davantage selon l'opposition qui évoque même un risque de dérapage ethnique. Vendredi, le ministère de l'Intérieur accusait des militants de l'opposition d'avoir brûlés vifs huit ressortissants de la Cedeao, mercredi. Initialement données comme nigériennes, les victimes seraient finalement sept Maliens et un Nigérien. Entre-temps, Niamey a protesté, assurant que le Niger ne déplorait pas de telles pertes parmi ses ressortissants au Togo.



    19h00 (17h00 Lomé)

    JT de FR3
    (19h50, après un JT très dense hier avec denombreux témoignages poignants sur les fraudes, images à l'appui, ce soir FR3 a passé un reportage lénifiant de 10 à 15'' à peine évoquant le retour au calme à Lomé et le souhait de Faure de constituer un gouvernement de transition.

    JT de TF1 20h (vers 20h20) , reportage un peu plus consistant qu'habituellement, environ 3'. Gros plan sur l'incendie de l'l'Institut Goethe, on y voit un batiment calciné par le feu et des impacts de balles dans les vitres. Un délégué de la LTDH condamne des actes de barbarie. Mais TF1 au lieu de dire qui sont les auteurs de ces crimes (milices de Faure) les présente comme la conséquence des émeutes, ce qui est la version officelle de la junte militaire Togolaise activement soutenue en coulisse par la Françafrique. L'envoyé spécial  évoque le retour au calme dans la capitale.

    LE MONDE  30.04.05 19h00 (TOGOELECTIONS 29.04.05 17h00 Lomé)
    La France retarde la prise de position de l'UE
    La présidence luxembourgeoise de l'Union européenne n'a pas porté de jugement sur la validité des élections togolaises, se contentant de saluer, jeudi 28 avril dans l'après-midi, le peuple togolais "qui a participé au scrutin dans des conditions difficiles" . Paris dément avoir bloqué une prise de position de l'UE tout en affirmant avoir demandé aux Luxembourgeois d'attendre pour se prononcer sur le fond que la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), qui a envoyé sur place des observateurs, porte son jugement. En réalité, dès mercredi, la Cedeao avait avalisé le scrutin en dépit d'"anomalies" . Jeudi, la présidence luxembourgeoise de l'UE s'est contentée de faire part de sa "grave préoccupation" devant la situation au Togo. Elle a lancé "un appel pressant à toutes les parties pour rétablir le calme" et invité les dirigeants politiques et militaires à "faire preuve de la plus grande responsabilité pour s'engager sur la voie de la réconciliation nationale" .



    AP - Retour au calme à Lomé. Les barricades ont été détruites par les buldozers. Les USA lâchent l'opposition et condamnent les appels à manifestation, les USA demandent la constitution d'un gouvernement de transition. Bilan de la LTDH : plus de 40 morts au Togo.

    AP 29.04.05 19h00 (17h00 Lomé)
    Les autorités togolaises affichent leur fermeté après des violences à Lomé
    ...Une quarantaine de personnes ont été tuées au Togo dans les violences qui ont suivi la proclamation des résultats provisoires de l'élection présidentielle, a affirmé vendredi à Lomé la Ligue togolaise de défense des droits de l'Homme (LTDH, proche de l'opposition).

    Par ailleurs, on a appris vendredi de source policière que sept des huit personnes décédées dans les émeutes de Lomé mercredi étaient originaires du Mali et non du Niger, comme annoncé dans un premier temps par les autorités togolaises...



    TOGOELECTIONS  29.04.05 18h30 (16h30 Lomé)
    Rapports confidentiels de l'UE sur l'élection du 24.04.05

    ...La CEDEAO a envoyé 150 observateurs. Toutefois ceux-ci n'ont pu être déployés qu'au dernier moment samedi 23 avril et n'ont eu pour mission que d'observer le scrutin proprement dit sans inclure les opérations de dépouillement. L'observation CEDEAO n'a pas porté sur deux étapes principales qui sont la révision des listes électorales et les opérations de dépouillement, au cours desquelles de nombreuses irrégularités ont été constatées. La CEDEAO a indiqué que le « scrutin a globalement répondu aux critères et principes usuellement admis en matière d'élection ». Il est à noter que le RPT et la Coalition de l'Opposition s'accusent mutuellement de fraude.

    L'analyse des données communiquées sur les listes électorales et l'observation menée à petite échelle par des missions diplomatiques à Lomé et en province, conduisent à constater de nombreuses irrégularités et à renforcer les présomptions de fraude massive. L'analyse des listes électorales fait apparaître un écart anormal entre le nombre d'inscrits et l'estimation de la population en âge de voter (+34% soit 900 000 électeurs présumés fictifs) ; ces écarts sont particulièrement importants dans les régions réputées favorables au parti au pouvoir (+75% soit 440 000 électeurs présumé fictifs); fait troublant c'est dans ces régions que le taux de distribution des cartes d'électeurs est exceptionnellement élevé (80 à 95%), que le taux de participation est exceptionnellement élevé (80 à 99%) et que le score de M. Faure Gnassimbé est exceptionnellement élevé (75 à 95%). A contrario sur Lomé, zone favorable à l'opposition, le taux de distribution des cartes d'électeurs est de 41% et le taux de participation de 35% seulement (390 000 électeurs inscrits n'ont pas voté ou n'ont pas pu voter).
    Les observations faites par le personnel des missions diplomatiques et du PNUD le jour du scrutin ont conduit à confirmer l'absence de fiabilité des listes électorales, à mettre à jour un système semble-t'il généralisé de faux bulletins pré-imprimés en faveur du candidat Faure Gnassimbé et à confirmer de nombreux cas d'enlèvement d'urnes par les militaires au moment du dépouillement (images passées sur TV5, dans la préfecture de Tandjouaré 15 urnes sur 87 ont été saisies par les militaires). Par ailleurs dans de nombreux cas les représentants des candidats d'opposition ont été exclus des bureaux de vote et des opérations de dépouillement. La coupure des réseaux téléphoniques dimanche soir et la mise à sac du centre informatique de l'opposition n'ont pas permis à l'opposition et aux observateurs dépêchés par la société civile et les églises de faire leur propre évaluation des votes en temps réel...



    TOGOELECTIONS 29.04.05 18h30 (16h30 Lomé)
    Témoignage sur le drame que vit Aného
    Situation d'émeutes généralisée dans la préfecture des Lacs :
    Aklakou et ses environs dans le collimateur des hordes de militaires

    Originaire de la localité, j'ai réussi à joindre depuis la France ma petite sour ce matin qui réside à Agoué (du côté du Bénin) avec son mari. Elle m'a fait part de la débandade générale, conséquence de la terreur semée par les forces du désordre du RPT dans l'ensemble de la Préfecture des Lacs. D'après ma sour, aucun village n'y est tranquille. Ainsi, d'Aného à Agbanakin, en passant par Agouégan, Séko et Djéta, les jeunes ont érigé des barricades en signe de protestation contre la proclamation de Faure Gnassingbé comme « Président élu ». Ils essuient par conséquent des tirs et sont poursuivis sans arrêt par des militaires à la solde du pouvoir. Une femme s'était noyée alors qu'elle tentait, comme des dizaines d'autres, de traverser la rivière à la nage suite à une descente des « chiens du pouvoir » dans le village d'Agouegan.

    En particulier, à Aklakou, on a déploré plus d'une dizaine de morts depuis le mardi 26 avril 2005, jour de la proclamation de la prétendue victoire du fils du dictateur...


    LIBERATION 29.04.05
    Au Togo, «les militaires n'arrêtent personne, ils tirent»
    "...Quadrillé par les gendarmes et les parachutistes, Aneho ressemble à une ville fantôme. Des minibus pleins à craquer, traversent la localité sans s'arrêter. Des femmes chargées de paquets interpellent les rares voitures qui passent pour tenter de rallier la frontière. Les magasins sont fermés, les regards lourds. En représailles, les forces de sécurité ont arrêté le chef traditionnel de la localité, par ailleurs membre de l'opposition.

    Dans le centre-ville, quelques personnes se sont regroupées devant l'hôpital. A l'intérieur, le personnel refuse de parler aux journalistes. Pas question de communiquer le moindre chiffre sur les personnes admises depuis le début des troubles. Interrogé près de la carcasse calcinée du commissariat, Henri assure, pour sa part, avoir vu «six cadavres» et de nombreux blessés. De son côté, la Croix-Rouge fait état de 9 morts. Selon lui, comme à Lomé, les forces de sécurité auraient commencé à «nettoyer» les quartiers rebelles. «Les militaires défoncent les portes et tabassent les gens. Ils n'arrêtent personne, ils tirent», dit-il, avant d'enfourcher sa moto, direction le Bénin. Prévenu de l'arrivée des journalistes étrangers, le directeur de l'hôpital s'empresse d'avertir les gendarmes, qui leur intiment l'ordre de quitter la ville, malgré les accréditations du ministère de la Communication.
    Des gendarmes menacent les accompagnateurs togolais : «Vous les nationaux, on va vous tuer .
    ..



    18h00 (16h00 Lomé)
    RFI 18h00 - La Ligue Togolaise des Droits de l'Homme évoque un bilan d'au moins  40 morts dans les journées qui ont suivi la proclamation des résultats à Lomé.

    17h30 (15h30 Lomé)
    Reuters - retour à un calme précaire à Lomé.

    L'ambassade d'Allemagne demande une enquête sur les circonstances qui ont vu le centre culturel allemand incendié par des hommes armées.

    16h00 (14h00 Lomé)

    LE MONDE 29.04.05 16h00
    Crise au Togo : le rôle de la France en question
    Débat en direct avec François-Xavier Verschave, président de l'association Survie et auteur de plusieurs ouvrages sur les relations franco-africaines. vendredi 29 avril 2005 à 16:00

    LE MONDE 29.04.05 16h00
    Crise au Togo : le rôle de la France en question
    Débat en direct avec François-Xavier Verschave, président de l'association Survie et auteur de plusieurs ouvrages sur les relations franco-africaines. vendredi 29 avril 2005 à 16:00



    13h30 (11h30 Lomé)

    Un bilan fait par TOGOELECTIONS 2005 à Atakpamé fait état de 30 morts. Les chars sont entrés dans la ville pour mater l'insurrection populaire dès mardi, les militaires ont tiré à balles réelles sur la population et se sont livrés à de nombreuses exactions.

    Un enfant de 6 ans a été tué par balle dans le quartier de Tokoin à Lomé selon un témoignage recueilli par l'AP


    AP 29.04.05
    Togo's Deadly Street Clashes Dying Down
    On Wednesday, people in Togo's Tokoin neighborhood buried 6-year-old Fanou Kokou Marcelin. According to the boy's father, he was shot and killed when gunmen wearing T-shirts bearing Gnassingbe's face broke into the house at night and started shooting randomly.

    Reports of violence in the countryside began emerging in the capital on Thursday.



    JT de France 2 13h00 Alors qu'hier un reportage consistant avait été fait sur la fraude électorale ayant eu lieu au Togo avec images à l'appui. Aujourd'hui quasiment rien alors que les rafles s'intensifient dans tout le pays. Durée de l'intervention environ 15'', il y ait fait état de l'incendie de l'institut Goethe à Lomé par des hommes en armes, le régime en place reprochant à l'Allemagne son soutien aux opposants. Comme au Rwanda, toute proportion gardée, le Blackout médiatique  commence, le silence des médias probablement téléguidé?

    Dans une dépêche de l'AP (12h58), le criminel contre l'humanité Faure Gnassingbé déni la responsabilité de ses troupes dans les 22 morts dénombrés officiellement à Lomé (alors que l'on sait que le bilan est 10 à 20 fois supérieur), il les met sur le compte d'affrontements entre manifestants et force de l'ordre. Quant à la suspension de RFI , il ne sait pas pourquoi on a interdit la transmission de RFI sur son territoire. Pourquoi ne demande-t-il pas à ses militaires?

    10h30 (08h30 Lomé)
    Les rafles à Akata et à Danyi se poursuivent!

    DIASTODE 29.04.05
    Les populations de Danyi et D'Akata en colère
    A Akata, un capitaine des Forces Armées Togolaises aurait été charcuté par la population. L'officier et ses hommes seraient venus commettre des raffles au sein de la population jeune. La suite est dramatique. Un renfort de l'armée est venue le mercredi 27 Avril pour ramasser tout ce que Akta compte d'homme valide et de jeunes. Ils auraient été convoyés sur Kpalimé.

    Une expédition similaire a eu lieu à Danyi, aussi dans le grand Kloto. Des jeunes ont été arrêtés et emmenés à Kpalimé.

    Les populations des deux localités sont en ébullition. Elles menacent de "marcher sur Kpalimé". La situation est préoccupante; mais au Togo, il n'y a plus de forces de sécurité, il n'y a que des forces de répression. Si les gens d'Akata et de Danyi mettent leur menace à exécution, l'issue pourrait être fatale. C'est ce que recherche Faure le jeune fauve qui veut régner sur le cadavre des Togolais.




    UFC Togo publie un article de la diaspora Togolaise en Belgique  selon lequel le scénario actuel auquel nous assistons au Togo était prévu par les autorités françaises et montre surtout un soutien diplomatique sans réserve envers le candidat de la junte : le fils Eyadéma avant les élections considérant les fraudes comme consubstantiellement liées à la culture du Togo. 
      

    DIASTODE BELGIQUE (UFC TOGO) 29.04.05
    Diastode-Belgique appelle les Togolais civils et militaires à la résistance !

    Le scénario auquel nous assistons était prévu par les autorités Françaises. Il a juste été exécuté par la CEDEAO. Une série de notes confidentielles édifiantes et hallucinantes dont nous sommes en possession démontrent très clairement le rôle joué par la France et la CEDEAO dans le drame qui se déroule au Togo.

    Nous avons choisi quelques extraits :
    1. « Le peuple togolais est soumis (...) après quelques échauffourées, tout rentrera dans l'ordre après la victoire de Faure Gnassingbé (...) scénario identique à ceux de 1998 et 2003 »

    Le 18 avril 2005, l'ambassade de France dans un document interne de 4 pages présente le candidat de l'opposition M. Emmanuel BOB-AKITANI en ces termes :

    2. « C'est le paradoxe de l'équation togolaise, un homme relativement âgé, sans expérience des affaires de l'Etat (...). L'opposition radicale n'est pas prête, pas même à assumer une éventuelle victoire le 24 avril ; elle se sait telle, et fait de son mieux pour gagner du temps - c'est-à-dire pour obtenir le report de l'élection présidentielle ou compromettre son déroulement (...) »

    Plus loin en page 3, la France reconnaît enfin le sport favori du RPT :

    3. « Le pays souffre, depuis des décennies, d'une culture de la Fraude en matière d'élections pour laquelle le parti au pouvoir conserve un avantage indéniable (...) Reste que si la fraude est incontestable, l'opposition préfère la dénoncer par des manifestations de rue désormais quasi-quotidiennes, et de moins en moins bien contrôlées que d'adopter une attitude constructive aux cotés des experts de la CEDEAO (...) »


    RFI -Afrique matin. Retour au calme à Lomé - L'opposition devrait manifester à Lomé pour obtenir des élections libres au Togo. Radio victoire une radio privée aurait été autorisée à reprendre ses activités car il lui aurait été reprocher de tenir des propos diffamatoires envers les autorités. (autrement dit la Radio victoire est mise au pas, ndlr). Toujours pas d'intervention  d'Olivier Rogez l'envoyé spécial de RFI. Blaise Campaoré (tyran françafricain, ndlr)  se rendra sur la tombe de Gnassingbé à Piya, village natal du défunt tyran. (Rien sur l'incendie du centre culturel allemand à Lomé par les militaires ni sur l'encerclement du centre de l'UFC à Lomé, on donne l'impression que le calme et les activités de la vie courante reprenne à Lomé ndlr)

     28.04.05 Ecoutez à la radio le journal de RFI 
    Afrique-soir : journal de 10h30 (08h30 TU)

    09h30 (07h30 Lomé)
    RFI
    - Le centre culturel allemand, l'institut Goethe incendié par des militaires dans la nuit. Il est précisé que le gouvernement Togolais en veut à la diplomatie allemande supposée défendre les intérêts de l'opposition. Boko serait toujours réfugié dans l'ambassade d'Allemagne. Les retransmissions de RFI toujours coupé au Togo. Plus aucune intervention d'Olivier Rogez leur envoyé spécial à Lomé sur décision du ministre de la communication Togolaise.
    Gilchrist Olympio se désolidarise de l'ensemble de l'opposition menée par Emmanuel Akitani Bob en appelant à un gouvernement d'union nationale plutôt qu'à de nouvelles élections.

     28.04.05 Ecoutez à la radio le journal de RFI 
    Afrique-soir : journal de 09h30 (07h30 TU)



    08h00 (06h00 Lomé)

    AFP - Représailles et pressions envers les intérêts allemands à Lomé pour forcer la livraison de Boko par l'ambassadeur d'Allemagne. Le centre culturel allemand, l'institut Goethe a été incendié et criblé de balles par des milices et des militaires. Le centre de l'UFC et notamment le domicile du secrétair général de l'UFC Jean-Pierre Fabre à Lomé encerclé cette nuit par les militaires et des blindés. Les journalistes muselés par le régime.

    AFP 29.04.05 07h54 ( 05h54 Lomé)
    Togo: reprise des violences à Lomé

     Après quelques heures d'accalmie, les violences ont repris dans la nuit de jeudi à vendredi à Lomé, avec notamment l'incendie de l'Institut Goethe, centre culturel allemand, trois jours après l'annonce de la victoire de Faure Gnassingbé à la présidentielle togolaise du 24 avril, qui a provoqué des émeutes et fait fuir au Bénin voisin plus de 3.000 Togolais.Des voisins de l'Institut Goethe, ainsi que l'un des gardiens, ont affirmé que l'incendie avait été allumé par des hommes en armes qui ont d'abord tiré sur le bâtiment avant de pénétrer dans les locaux.

    L'un des gardiens a indiqué que "ces hommes étaient en civil et cagoulés, mais je pense qu'il s'agissait de militaires". Selon un autre témoin, les assaillants étaient "armés de fusils d'assaut et de grenades". Aux environs de 02h15 locales et GMT vendredi matin, le centre culturel allemand dans la capitale togolaise brûlait encore et des impact de balles étaient visibles sur certaines fenêtres de cet établissement.

    Depuis plusieurs jours, l'ambassade d'Allemagne est la cible des attaques du gouvernement, notamment du ministre togolais de l'Intérieur, qui l'accuse de soutenir l'opposition. L'ancien ministre de l'Intérieur, François Esso Boko, qui avait dénoncé le processus électoral samedi, est actuellement réfugié à l'ambassade d'Allemagne à Lomé. Par ailleurs, la résidence de l'un des principaux dirigeant de l'opposition togolaise, Jean-Pierre Fabre, a été encerclée par un important dispositif militaire dans la nuit de jeudi à vendredi.

    Plusieurs véhicules tout terrain et des militaires en armes, étaient déployés autour de la résidence privée du secrétaire général de l'Union des forces de changement (UFC, opposition), le principal parti de l'opposition et les militaires présents ont déconseillé aux journalistes, sans explication, de s'approcher de cette villa située dans le quartier de Kodjoviakopé, à l'ouest de la capitale togolaise Lomé...



    07h00 (05h00 Lomé)
    Ratisage, tabassages, tirs  à balles réelles, les bérêts rouges entrent en jeu depuis hier dans les fiefs de l'opposition notamment à Aného.

    L'HUMANITE 29.04.05
    En finir sans témoins

    Lomé (Togo), envoyée spéciale.

    Cette fois, le pouvoir togolais semble avoir décidé d'en finir. Dans le quartier rebelle de Bé, dans la ville de Lomé, ce sont les bérets rouges, compagnie de parachutistes connue pour être une des plus dures, qui sont entrés en action hier matin. Même scénario à Aného, à la frontière avec le Bénin, où ces troupes de choc ont commencé mardi à ratisser la ville. Selon certains témoins, ils seraient rentrés dans les maisons, tabassant tout le monde, tirant à coup de gaz lacrymogènes et à balles réelles.

    tabassage systématique
    Dans cette jolie bourgade d'où sont issus trois dirigeants de l'opposition, la répression aurait commencé mardi, après que la jeunesse eut pris d'assaut le commissariat pour protester contre les résultats officiels des élections qui venaient d'être proclamés. L'armée a immédiatement investi la ville mais, selon certains habitants, la violence a pris depuis l'arrivée des bérets rouges une tournure plus dramatique. Le nombre de morts et de blessés serait important, mais le directeur de l'hôpital a refusé de donner des chiffres à la presse. Hier Aného était comme morte, toutes les boutiques fermées et des camions de militaires circulant dans les rues. Les villageois qui se trouvent sur la route entre Lomé et Aného n'ont pas non plus été épargnés. Ils décrivent les mêmes scènes de maisons pénétrées et de tabassage systématique. Apeurés, ils racontent avoir été depuis mardi la cible de quatre attaques successives, qui ont permis à l'armée d'enlever les troncs d'arbres et les barrages, qui, la veille, bloquaient encore le passage.

    « Est-ce que nous sommes des animaux pour se faire tuer comme ça ? » s'interroge un Togolais. À en juger par l'attitude de la communauté internationale, la question ne semble pas dénuée de sens. Chargée de surveiller l'élection présidentielle pourtant entachée de nombreuses et visibles irrégularités, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a donné sa bénédiction au scrutin, avant même la cour constitutionnelle togolaise...



    06h00 (04h00 Lomé)
    Togo : contre le coup d'État électoral soutenu par Jacques Chirac

    Parti des Verts 29.04.05 (05h00 (03h00 Lomé)
    Togo : contre le coup d'État électoral soutenu par Jacques Chirac

     ...Les Verts demandent à la France, à la CEDEAO, à l'Union Européenne et à la communauté internationale de ne reconnaître en aucun cas l'élection frauduleuse de Faure Eyadéma. Ils soutiennent l'opposition démocratique
    togolaise pour empêcher que la dictature du clan au pouvoir ne se perpétue. Ils seront présents demain soir à ses côtés à la manifestation organisée à Paris, à 18 h, devant l'ambassade du Togo.

    Les Verts rendent Jacques Chirac personnellement complice et donc responsable, de toutes les violences, atteintes aux droits de l'Homme et exactions qui pourraient survenir dans les heures et les jours qui viennent au Togo. Nous sommes tous des Togolais !



    Le parti socialiste français ne reconnaît pas la victoire de Faure Gnassingbé.

    Communiqué du Secrétariat International du PSF (04h00)
    Le parti socialiste français ne reconnaît pas la victoire de Faure Gnassingbé.

     ...Le Parti socialiste condamne la position complaisante et à bien des égards irresponsable des autorités françaises. Il en appelle aux organisations panafricaines et aux instances internationales, en particulier à l'Union européenne, pour que soit organisé un nouveau scrutin, honnête et équitable, sur la base duquel pourrait s'ouvrir une transition démocratique au Togo.

    Communiqué du Secrétariat International







    "Chirac, Chirac, Chirac, Chirac, combien de morts vous faut-il avant de soutenir notre lutte pour la démocratie?"
    Paris le 03.04.05, Sit-in place de la République

    PRESSAFRIQUE 28.04.05 J+4
    CRIME CONTRE L'HUMANITE AU TOGO-LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SE PRONONCE- LE GOUVERNEMENT FRANCAIS MIS A MAL
     

    00h30 22h00 21h00 20h30  19h40 19h00   18h00 16h00 13h30  09h00 08h00   05h00



    00h30 (22h30 Lomé)

    AFP 28.04.05
    Une centaine de tués dans Lomé, selon Kofi Yamgnane

    L'ancien secrétaire d'Etat français à l'Intégration, Kofi Yamgnane a déclaré mercredi à l'AFP que les violences dans Lomé entre jeunes opposants et l'armée togolaise avait fait "une centaine de tués".

    "C'est une estimation à partir d'informations que je reçois de correspondants qui m'appellent depuis le Bénin, le Ghana et le Burkina Faso puisque le téléphone est coupé au Togo", a affirmé M. Yamgnane, de nationalité française et togolaise.

    "J'ai l'habitude des décomptes togolais : les officiels vous disent dix morts, vous pouvez multiplier par dix", a-t-il poursuivi...



    RFI - persistance de la résistance dans les quartiers de Bé et Dékon, quartiers encore en insurrection.
    Le bilan officiel selon les sources hospitalières font état à Lomé de 22 morts mais RFI précise à part qu'il y a eu entre 9 à 11 morts à Aného. (22+9 =  au moins 31 morts, combien de morts dans le restant du pays, combien de centaines de blessés qui n'ont pu être secourus isolés chez eux ou par manque de soins; combien de blessés graves?, ndlr).

     27.04.05 Ecoutez à la radio le journal de RFI 
    Afrique-soir : journal de 22h30 (20h30 TU)


    22h00 (20h00Lomé)

    TOGOELECTIONS 28.04.05 (19h45 Lomé)
    Ratissage à Lomé et déportations
    Depuis hier, plusieurs dizaines de jeunes miltants de l'oppostion et des innocents ont été victimes de raffles des forces du désordre. Des arrestations ont eu lieu dans tout le vieux Lomé: Bè, Nyekonakpoe, Kodjoviakope, Adakpamé, Bè Kpota, Baguida...

    Nous venons d'apprendre de source militaire que toutes ces personnes seront convoyées vers le nord du pays. Par le passé, ce genre d'expédition a donné lieu à de graves violations des droits de l'homme, des exécutions sommaires, etc...

    Le monde regarde sans broncher le Togo sombrer dans l'abîme.



    TOGOELECTIONS 28.04.05 (19h40 Lomé)
    Journalistes indésirables au Togo
    Le ministre de la communication Pitang Tchalla vient de sommer les journalistes de la presse internationale présents au Togo de quitter "immédiatement" le pays. Beaucoup s'apprêtent à partir ce soir.

    Ce matin un groupe de journalistes nationaux et étranger s'est rendu à Aneho ville togolaise située à 30 km environ de Lomé, dans le but de constater ce qui se passe sur place. Ils ont été interpellés pendant plusieurs heures par les éléments de la gendarmerie et des FAT avant d'être refoulés.




    21h00 (19h00 Lomé)
    RFI - Démenti du Niger concernant le lynchage de 8 de ses ressortissants par les manifestants de l'opposition. Le Niger ne déplore qu'un mort. (source AFP)


    20h30 (18h30 Lomé)
    RFI - Afrique soir-
    Lomé plus calme mais persistance de barrages labiles dans les quartiers de l'opposition. Interview d'un réfugié Togolais au Bénin, il fait part d'exactions graves des militaires à Aného : pillage, tirs à bals réels sur des manifestants jetant des pierres (imaginez une telle répression à Paris et son impact dans le monde,ndlr), représailles et exactions touchant des civils dans les maisons. Une partie de la population a fuit au Bénin.
    Emmanuel Akitani Bob a intenté un recours auprès de la CENI pour constatation de nombreuses infractions durant le scrutin. Au Mali, les autorités contesteraient la validité des élections.  Retour sur la polémique autour de la politique de la France, Sidki Kaba de la FIDH évoque le caractère "ambigu" de la politique africain de la France au Togo et à mots couverts condamnent le soutien français aux régimes Eyadéma alors que l'ancienne puissance coloniale devrait montrer l'exemple. Pn ne pas défendre la démocratie ailleurs et ne pas la soutenir en afrique selon le président de la FIDH Pas d'interventions d'Olivier Rogez ce soir. (Rappelons que RFI est suspendue par la junte militaire au Togo, ndlr).

     27.04.05 Ecoutez à la radio le journal de RFI 
    Afrique-soir : journal de 20h30 (18h30 TU)



    FIDH et LDH 28.04.05
    Lettre ouverte à Monsieur Jacques Chirac

    Monsieur le Président,

    La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et son organisation membre, la Ligue française des droits de l'Homme (LDH), sont vivement préoccupées par la situation au Togo et appellent les autorités françaises à dénoncer publiquement les fraudes constatées lors du scrutin présidentiel et à condamner les graves violations des droits de l'Homme qui ont précédées et suivent les élections.

    Les élections présidentielles au Togo se sont déroulées en violation du droit à des élections libres et pluralistes consacré par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Des fraudes massives ont été constatées par des observateurs indépendants avant et pendant le vote du 24 avril 2005 : bourrages d'urnes, manipulation des listes électorales, distribution en grand nombre de cartes électorales vierges aux partisans du parti au pouvoir, comptage des votes dans le plus grand secret, intimidations des partisans de l'opposition, interventions de militaires et de civils armés afin de prendre possession d'urnes électorales, etc... (Cf. communiqué de la FIDH du 26/04/05 ci-joint en copie).

    Depuis l'annonce officielle de la victoire du candidat Faure Gnassimgbe, les villes de Lomé, Tapamé, Kpalimé et Kpelé, connaissent des affrontements violents entre les forces de l'ordre et les jeunes manifestants qui contestent dans les rues la validité des résultats du scrutin. Selon les informations reçues, on dénombrerait, à ce jour, au moins 27 morts et plus d'une centaine de blessés. La situation ne cesse de se dégrader.

    Les défenseurs des droits de l'Homme, plus particulièrement ceux qui ont condamné les graves violations des droits de l'Homme commises par les autorités nationales depuis la tentative de coup d'Etat de Faure Gnassimgbe le 5 février 2005, sont en grande insécurité (Cf. Communiqué de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme du 27 avril 2005 ci-joint en copie). Plusieurs d'entre eux font état de menaces contre leur intégrité physique et, face à l'intrusion répétée de forces de l'ordre et de miliciens à leur domicilie, sont contraints de se cacher.

    Nos organisations constatent également de graves violations au droit à l'information : les médias indépendants ont été fermés, des correspondants de la presse internationale ont été empêchés de se rendre dans le pays et font l'objet de menaces. Les moyens de communication tels que les téléphones mobiles, les fax et internet sont coupés depuis le milieu de l'après-midi du 24 avril 2005.

    Ainsi, La FIDH et la LDH déplorent la caution regrettable apportée à ce stade par la France à cette mascarade électorale et sa faible réaction face aux violences en cours. Pourtant cette situation nécessite des plus hautes autorités françaises une condamnation ferme des violations graves des droits de l'Homme commises par les autorités nationales togolaises au risque de se voir accuser de complaisance, voire de complicité.

    Nous vous prions, Monsieur le Président, d'agréer l'expression de notre haute considération.

    Sidki Kaba

    Président de la FIDH

    Michel Tubiana

    Président de la LDH



    20h23 JT de TF1, traitement de l'info un peu plus long que d'habitude environ 2-3'.  Le présentateur ne s'intérresse qu'aux expatriés français et évoque 10 maisons pillées mais tout va bien pas d'exactions sur les français. L'envoyé spécial : relatif retour au calme à Lomé persistance de troubles dans les fiefs de l'opposition. On n'a aucune information sur la manière dont se déroule les exactions dans le reste du pays.  Exode de centaines de Togolais au Bénin.  Rien sur la polémique autour de Barnier.

    19h45 (17h45 Lomé)
    Le JT de France 3 (19h43) reprenant le Journal Vidéo de 13h00 de France 2 (13mn52 après le début du journal)
    Il y est fait état des accusations de l'opposition Togolaise concernant l'ingérence de la France au Togo. Le ministre des affaires étrangères (il a le dos large, ndlr) est pointé du doigt par l'opposition. L'opposition Togolaise accuse la France d'avoir cautionné une dictature. Des images montrant des fraudes électorales sont diffusées. On y voit des militaires s'emparer d'urnes, des délégués de l'opposition s'enfuir des bureaux de vote, des cartes d'électeurs déchirées. Interview de Koffi Yamgnane qui s'interroge sur les déclarations de Michel Barnier concernant le déroulement "satisfaisant" des élections alors que selon Koffi Yamgnane il y a eu fraudes massives : des urnes volées, des militaires ont tué des gens et il finit par dire (nous le paraphrasons de mémoire,ndlr) 'mais comment peut on dire que les élections ce sont "globalement" bien déroulées'? Un expatrié du Togo intervient (interview sur France inter rediffusée)  en disant que si les bilans donnés sont de 20 à 30 morts il faut sans doute les multiplier par dix. Il critique de manière véhémente la politique de la France qui selon lui soutient le régime actuel. Puis rediffusion des propos de Barnier sur France 2 : même discours il n'y a pas eu d'ingérence française au Togo. 

    19h00 (17h00 Lomé)
    La retransmission de RFI a été coupée au Togo. La situation des envoyés spéciaux au Togo est précaire et le régime d'Eyadéma fils ne facilite pas leur travail. Voici les raisons avancées concernant la suspension de RFI, ahurissant!

    AFP 28.04.05 (YAHOO)
    RFI suspendue en FM au Togo "pour protéger la cohésion nationale"
    "Certains journalistes internationaux ne respectent pas les règles de la déontologie et ont choisi de prendre parti. Les dérapages sanglants dont nous avons été les témoins sont dus en partie à ceux-là", a-t-il accusé. (Ministre Togolais de la communication)



    AP 28.04.05 18h45 (16h45 Lomé)
    RFI suspendue en FM au Togo "pour protéger la cohésion nationale"

    18h00 (16h00 Lomé)
    Selon l'AFP on dénombrerait au moins 20 morts à Lomé et 8 morts à Aneho.
    AFP 28.04.05 (YAHOO) 18h00 (16h00 Lomé)
    Togo: accalmie à Lomé, plus de 3.000 Togolais se réfugient au Bénin

    16h00 (14h00 Lomé)
    La phrase du jour est la phrase du contorsionniste de service, le fusible d'appoint ministre des affaires étrangères. Les oxymorons du gouvernement commencent ! Le ridicule..., on est plus à cela près.


    RFI 28.04.05
    Le bras de fer est engagé

    «Dans le scrutin qui vient d'avoir lieu j'avais simplement observé, comme le secrétaire général des Nations unies l'avait fait dimanche, comme la CEDEAO et les Africains eux-mêmes l'avaient fait, que malgré des incidents, il y avait eu un déroulement globalement satisfaisant. Je ne me suis jamais prononcé sur le résultat de ce scrutin», a déclaré Michel Barnier.



     TOGOELECTIONS  28.04.05
    Myopie ou paresse médiatique
    Certains médias (étrangers surtout) s'accordent à dire que depuis lundi, il n'y a eu que 22 morts dans tout le Togo. Certains citent des "sources hospitalières" sans préciser quel hôpital et qui y a donné l'information.

    A moins que seuls les habitants de Lomé ont le mérite d'être comptabilisés s'ils meurent, il faut admettre que ces trois derniers jours ont vu pas moins de 50 Togolais abattus par les milices du RPT aussi bien à Lomé que dans les ville comme Sokodé, Aneho, Vogan, Kpalimé et Mango. Des centaines d'autres sont gravement blessés et la plupart manquent ne sont pas soignés dans les centres hospitaliers publics devenus suspects.

    Il est très facile d'avoir accès à ces statistiques en se rendant dans ces villes et en diversifiant les sources. Dans des villes comme Kpalimé, ce sont des églises et des domiciles qui servent de dispensaire, parce que l'hôpital local n'inspire plus confiance aux démocrates.

    La Rédaction de Togoelections.org est disposée à aider les organes de presse étrangère qui veulent en savoir plus sur le désastre qui s'abat sur le Togo.



    13h30 (11h30 Lomé)

    Journal de 1300, France 2, 28 avril 2005

    (France 2,   28 avril 2005)

    Journal Vidéo de 13h00 de France 2 (13mn52 après le début du journal):

    Images de vols et saccages d'urnes par les militaires, propos creux du Ministre français des affaires étrangères...




     ANGOLAPRESS 28.04.05 (TOGOLAIS.COM)
    Le barreau ouest-africain exige l`annulation du scrutin togolais

    Lagos, Nigeria, 28/04 - L'Association du Barreau de l'Afrique de l`Ouest a appelé, mercredi, à l`annulation des résultats de l`élection présidentielle au Togo et à la mise sur pied d`un gouvernement d`union nationale, a appris la PANA de source officielle.

    "Toute tentative de former un gouvernement national sur la base des élections truquées se heurtera à la résistance du peuple togolais", a indiqué Femi Falana, le président de l`association.

    Dans un communiqué publié, mercredi à Lagos, M. Falana a indiqué qu`il n`était pas surpris par la violence qui a éclaté après la proclamation des résultats de l`élection présidentielle, donnant la victoire à Faure Gnassingbé, le candidat du pouvoir.


    REPUBLIC OF TOGO Les Togolais abandonnés par l'UE, sous l'impulsion probable de la France. Ainsi Louis Michel fidèle à sa position depuis le début de la crise demande le retour au calme et aux négociations entre les protagonistes pour parvenir à un accord. Il salue notamment "les efforts de médiation déployés par M. (Olusegun) Obasanjo, le président du Nigeria et président en exercice de l'Union Africaine, afin de trouver une solution à la crise actuelle".
    (En d'autres termes l'UE ne fera pas d'ingérence dans le pré-carré français, ndlr).

    NEWPRESS 28.04.05 13h30
    Togo: retour progressif au calme, Paris affirme s'abstenir de toute ingérence

    NEWSPRESS 28.04.05 12h30
    Togo : le Secours Catholique / Caritas France s'inquiète de la dégradation de la situation et de l'afflux de réfugiés aux Bénin

    09h00 (07h00 Lomé)
    Bob Akitani  autoproclamé président suite aux fraudes électorales massives vient de lancer un appel à la résistance (AP 28.04.05 YAHOO) pour lutter contre ce que nous qualifions de tyrannie fasciste des Eyadéma. Pendant ce temps la France par la voie de son ministre des Affaires étrangères dit qu'elle ne fera pas d'ingérence, autrement dit les massacres vont pouvoir continuer au Togo, les massacres et la répression des civils et des opposants. La France dispose d'un fort contingent militaire à Lomé. La presse qui a un train de retard parle sur I-TV de 8 à 100 morts, RFI, AFP, AP évoquent un bilan allant de 20 à 22 morts sur tout le Togo alors que les chiffres officiels uniquement à Lomé de sources hospitalières font état d'au moins 20 morts. Le restant du pays étant sous le Blackout on peut présumer un bilan beaucoup plus conséquent. L'opposition parlait hier de 100 morts dans tout le Togo. De la manière dont la répression est menée on peut envisager comme l'avait prédit Boko un véritable carnage. On a vu des camions bâchés charger les cadavres dans les rues de Lomé et ailleurs pour les mettre à l'abri des morgues et du regard des journalistes et des rares observateurs. Le seul bilan annoncé provient de la morgue de l'hôpital de Lomé.  On va donc découvrir de manière retardée l'ampleur du massacre sans doute dans plusieurs jours ou plusieurs mois. La France de Chirac dit ne pas faire d'ingérence mais depuis le début de la crise elle ne fait que soutenir la dictature fasciste des Eyadéma et a fait place nette autour du Togo par un travail de pression sur la CEDEAO (selon Patrik de Saint-Exupéry Togo : Paris soutient le scrutin contesté) et un actif lobbying auprès de l'UE.  Résultats des courses il n'y a quasiment aucun observateur de l'Union europénne au Togo.

    RFI 28.04.05 09h16
    TOGO LE PECHE ORIGINEL Editorial de Richard Labévière
    Hier, Washington a jugé insatisfaisant le déroulement du srutin tandis que l'Elysée attend l'annonce des résultats officiels par le Conseil constitutionnel togolais. Plus prompt dans sa réaction, le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier a, pour sa part, parlé d'un «succès», qualifiant l'élection de «globalement satisfaisante». La réaction a été immédiate : plusieurs villas et commerces appartenant à des Français ont été pillés, 35 d'entre eux trouvant refuge à l'ambassade d'Allemagne, à proximité de leur domicile...Les violences actuelles renvoient ce pouvoir, qui a fait régner la terreur pendant 38 ans, à son péché originel du 13 janvier 1963 : l'assassinat de Silvanus Olympio avec la complicité des services de Jacques Foccart, l'inamovible Monsieur Afrique de la Ve République.

    Et l'alternance socialiste n'a pas vraiment changé la donne.

    Par conséquent, les conseillers français du clan Eyadéma et le premier d'entre eux le juriste Charles Debbash - bien que qualifié de mercenaire en col blanc par les services de l'Elysée - sont toujours suspectés d'inspirer une diplomatie parallèle qui brouille singulièrement les efforts de Paris réaffirmant sa non-ingérence et sa faveur pour une médiation régionale de la CEDEAO. Détenteur d'un passeport togolais et recherché par la justice française, Charles Debbash continue de conseiller l'état-major de l'armée togolaise qui, indépendamment de Faure Gniassingbé, détient toujours la réalité du pouvoir.

    Et on voit mal dans ces conditions comment un gouvernement d'union nationale, à supposer qu'il puisse se constituer, pourrait faire l'économie d'une mise à l'écart de cette armée responsable de toutes les basses oeuvre de l'ère Eyadéma...




     27.10.04 (08h49 06h49 Lomé)
    AP 28.04.05 (YAHOO)
    Michel Barnier promet qu'il n'y aura "pas d'ingérence de la France" au Togo
    Paris (AP, 28/24/05) - "Il n'y aura pas d'ingérence de la France dans les affaires du Togo", a affirmé jeudi le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier, qui souhaite que "le calme revienne".

    "Dans ce scrutin, ni pendant, ni avant, ni après et pour l'avenir, il n'y
    aura pas d'ingérence française", a insisté Michel Barnier, interrogé sur
    France-2 sur le rôle que la France entend jouer dans la crise togolaise.

    "Nous voulons être partenaires, en tant qu'Européens, de l'Union africaine
    et de ce pays" à condition que "les Togolais le souhaitent" a poursuivi le
    ministre pour qui "l'avenir du Togo est entre les mains des Togolais".

    "Je ne me suis jamais prononcé sur le résultat de ce scrutin", a-t-il dit,
    tout en rappelant que "dans le scrutin qui vient d'avoir lieu, (il) avait
    observé (...) que, malgré des incidents, il y avait un déroulement
    globalement satisfaisant".

    Interrogé sur les violences qui ont été observées dans la capitale Lomé
    depuis la proclamations des résultats mardi, Michel Barnier a reconnu "un
    certain nombre d'incidents qui peuvent concerner des Français auxquels nous pensons". "Nos services localement et l'ambassade est totalement mobilisée pour accompagner les Français et pour les protéger", a-t-il assuré...




    08h00 (06h00 Lomé)
    Le ministre des affaires étrangères du Canada, après celui des USA,  se désolidarise de la CEDEAO, qui perd de plus en plus toute crédibilité, et déclare qu'il y a eu de nombreuses infractions durant les élections. C'est un sérieux camouflet pour la bande à Chirac.  Au contraire d'un Barnier d'une grande candeur exprimant un scrutin satisfaisant en dépit d'un certains nombre d'incidents, position officielle de la France, le Canada déplore un scrutin  présidentiel  marqué par de nombreuses "irrégularités" et "dénonce également les actes de violence et les graves atteintes aux droits de la personne qui ont entaché la campagne électorale." La position du gouvernement français risque très vite de devenir intenable tant la caution apportée à ce régime criminel rejaillit sur l'image de marque de notre pays et l'ensemble des citoyens français. Pouvons nous concevoir que le pays des droits de l'homme soutienne politiquement et diplomatiquement des fascistes dans son pré-carré, politique mettant à mal nos expatriés? A 10h30 se tient à l'Assemblée nationale française une conférence de presse organisée par soutientogo en présence des partis français de l'opposition qui ont dénoncé cette "mascarade électorale" et les violences qui l'ont accompagnées.


    La Position du Canada (Togoélections) 27.10.04 (06h00
    Le ministre des Affaires étrangères, M. Pierre Pettigrew, a exprimé son inquiétude face à la situation au Togo à la suite des élections présidentielles du dimanche 24 avril. À ce propos, il a fait aujourd'hui la déclaration suivante :

    « Nous exhortons toutes les parties à renoncer à la violence et les encourageons à poursuivre dans la voie du dialogue afin de trouver une solution négociée, avec l'appui de l'Union africaine et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Nous appuyons les efforts que déploient ces organisations pour mener à une transition démocratique et pacifique au Togo.

    « La préparation et le déroulement des élections présidentielles du 24 avril ont été marqués de nombreuses irrégularités, plusieurs informations faisant état de problèmes dans la distribution des cartes d'électeurs, de menaces contre des représentants de l'opposition et de bourrages d'urnes. Le Canada dénonce également les actes de violence et les graves atteintes aux droits de la personne qui ont entaché la campagne électorale. »

    05h00 (03h00 Lomé)
    Les USA critiquent le déroulement des élections
     

    La Position des USA (Togoélections) 27.10.04 (04h00)
    Les Etats-Unis ont indiqué aujourd'hui (27 avril) que les élections présidentielles du Togo étaient fâcheusement défectueuses mais encouragent la formation d'un gouvernement d'union nationale pour résoudre la crise politique dans cet Etat africain. "la légitimité des élections présidentielles du Togo de notre point de vue ne correspond pas aux aspirations du peuple togolais et aux souhaits des amis du Togo dans la communauté internationale," a indiqué le porte-parole adjoint du Département d'Etat Adam Ereli. Il a cité des irrégularités dans l'enregistrement des électeurs et la distribution de cartes d'électeurs avant l'élection, et des fraudes dans les opérations de vote qui ont soulevé des inquiétudes quant aux résultats provisoires proclamés hier.

    La déclaration de de M. Ereli semble contredire les conclusions de la CEDEAO concernant le scrutin de dimanche, officiellement remporté par le candidat Faure Gnassingbe du parti au pouvoir, qui respecterait les normes internationales.

    Mais il a dit que Washington adhère à la position de l'Union africaine pour la formation d'un gouvernement d'union nationale de réconciliation au Togo. "Le but d'un tel gouvernement serait de guérir les divisions politiques au Togo créées par ce procédé d'élection et pour se concentrer sur la réforme constitutionnelle et un code électoral qui permettraient des élections transparentes et libres à l'avenir," a dit M. Ereli.

    ---

    US slams Togo elections
    From correspondents in Washington
    28apr05

    THE US said today that Togo's presidential elections were disturbingly flawed but pressed for formation of a national unity government to resolve the African state's political crisis.

    "The legitimacy of Togo's presidential elections in our view fell short of the aspirations of both the Togolese people and the expectations of Togo's friends in the international community," said deputy State Department spokesman Adam Ereli.

    He cited irregularities in voter registration and voter card distribution prior to the election, and flaws in voting procedures he said raised "serious questions" about the provisional vote totals announced yesterday.

    Mr Ereli's statements appeared to contradict the conclusions by the West African regional bloc ECOWAS that Sunday's poll, officially won by ruling party candidate Faure Gnassingbe, had met international standards.

    But he said Washington joined the group and the African Union in calling for for the formation of a national reconciliation government in Togo.

    "The purpose of such a government would be to heal the political divisions in Togo created by this election process and to focus on constitutional reform and an electoral code that would allow for fully credible, transparent and free elections in the future," Mr Ereli said 

    TOGODEBOUT 28.04.05
    Des preuves de la victoire de Bob Akitani


    XINHUANET 28.04.05 (AFRICATIME)
    La présidentelle au Togo posent de nombreuses "questions graves"

    AP 28.04.05 (YAHOO)
    Emmanuel Bob Akitani s'autoproclame président et appelle les Togolais à "résister"

    LE NOUVEL OBS.COM 28.04.05
    Plus de 3.000 Togolais. réfugiés au Bénin

    L'HUMANITE 28.04.05
    Répression militaire aveugle 

    L'HUMANITE 28.04.05
    Les étrangers paieront le prix



    PRESSAFRIQUE 27.04.05 J+3
    L'INSURRECTION CONTINUE - FETE DE L'INDEPENDANCE

    24h00  22h00  20h30 19h30 18h30
    17h30  16h00 15h30  15h00 14h00
    13h00  11h00 10h00   08h00




    24h00 (22h00)
    Rififi dans les relations franco-togolaises. En coulisse il semble que certains acteurs du quai d'Orsay se sentent de plus en plus mal à l'aise vis à vis de la répression violente menée actuellement par le pouvoir ami de Lomé. De plus, selon nos sources, les journalistes de l'AFP et de RFI auraient été sérieusement sermonés par le gouvernement actuel, le quai aurait du téléphoner à un relai françafricain local pour réfreiner les ardeurs d'un ministre du gouvernement vis à vis de ces journalistes. Les journalistes sont sous haute surveillance par la junte militaire locale. Leur marge de manoeuvre est limitée.

    22h00 (20h00 Lomé)
    AFP 22h04 Togo: au moins 22 morts à Lomé, Emmanuel Akitani Bob se proclame président

    AFP - Dans les émeutes d'hier, 8 Nigériens ont été tués par la population parce qu'ils étaient issu du pays qui préside la CEDEAO. "...Selon des témoignages, les Nigériens auraient été tués car le Niger, qui préside la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO), a "pris partie" pour le candidat du pouvoir, selon l'opposition. La CEDEAO est très impliquée dans la crise de succession ouverte au Togo par la mort du président Gnassingbé Eyadéma le 5 février..."

    20h30 (18h30 Lomé)
    TOGOELECTIONS - Selon Togoélection, environ cent  morts auraient été dénombrés sur tout le Togo depuis les massacres d'hier perpétrés par les militaires sur les civils.

    TOGOELECTIONS 27.04.05 20h30 (18h30 Lomé)
    Le bilan provisoire des massacres perpétrés contre la population à Sokodé depuis hier soir est de 6 morts,plusieurs disparus ou arrêtés, des dizaines de blessés dont quelques grièvement et une dizaine de maisons brûlées ou détruites par les forces de l´ordre et des milices du RPT.

    La famille ainsi que la maison du feu Mr Djobo Boukari à Tchawanda celui qui fut le leader charismatique de l´opposition togolaise lontemps resté en exil et qui a été mystérieusement empoisonné à son domicile n´ont pas échappé à cette scène macabre.

    La chasse à l´homme se poursuit et la nuit promet d´être cauhemardesque.Selon un témoin,les milices du RPT ont juré qu´ils continueront ce massacre jusqu´à ce que l´on entende plus parler d´opposant à Sokodé.

    Depuis hier, on avoisine les 100 morts dans tout le Togo.



    RFI-Afrique soir : calme tendu à Lomé. Persistance de barrages dans les quartiers de Kodjoviakopé et Bé. Les buldozers détruisent les barrages et les jeunes les reconstruisent aussitôt. On dénombre actuellement, de sources hospitalières, selon RFI, plus de 20 morts et des centaines de blessés par balles dans la journée d'hier. Le nombre de victimes ce jour serait nettement moins important.  Il ne fait plus de doute que les forces de l'ordre ont réprimé les manifestations en tirant à balles réelles sur la population civile. Olivier Rogez, envoyé spécial de RFI fait état de la présence de nervis armés qui se livrent à des exactions sur la population.
    Concernant les expatriés, des Libanais et des Français ont vu leurs maisons pillées.
    A Anohé, des centaines de  Togolais ont fuit les affrontements en s'exilant au Bénin.

    Le Togo a deux présidents : Faure le proclamé et Emmanuel Akitani Bob autoproclamé, ce dernier n'étant pas reconnu par le président de l'UA Obasanjo. La CEDEAO en perte de vitesse, a perdu beaucoup de sa crédibilité auprès de l'opposition. La France s'appuie donc sur l'UA pour demander des pourparlers devant déboucher sur un gouvernement d'union nationale. (En fait une mascarade pour légitimer le pouvoir usurpé de Faure et ses militaires, note de PRESSAFRIQUE).

     27.04.05 Ecoutez à la radio le journal de RFI 
    Afrique-soir : journal de 20h30 (18h30 TU)




    TOGOELECTIONS 27.04.05 20h30 (18h30)
    Le Chef Togbui Zankli Lawson VIII d'Aneho vient d'être enlevé

    LE CHEF TRADITIONNEL DE LA VILLE D'ANEHO
    TOGBE AHUAWOTO SAVADO ZANKLI LAWSON VIII A ETE ENLEVE CET APRES-MIDI( VERS 13 :30 T.U), PAR UN GROUPE DE MILITAIRES BERETS VERTS , AU PALAIS ROYAL LOLANME POUR UNE DESTINATION INCONNUE
    .


    19h30 (17h30 Lomé)

    TOGOELECTIONS 27.04.05 19h30 (17h30 Lomé)
    A Kpalimé, Danyi, Akata, Kpélé et dans d'autres localités avoisinantes, dans un grand silence, des affrontements entre populations et miliciens du régime ont fait plusieurs morts et des blessés. Les blessés amenés à l'hôpital régional de Kpalimé ne sont pas soignés. Les responsables de l'hôpital refusent de soigner les blessés qui sont pour la plupart touchés par balles. C'est hier après l'annonce des résultats fantaisistes de la CENI, que les troubles ont commencé.

    On denombrerait plusieurs morts dans le grand Kloto. L'Eglise catholique locale qui a contribué à secourir plusieurs blessés, serait menacée par les responsables du RPT sur place.

    Ce qui se passe est effroyable. De pauvres passants dans la rue sont tabassés par les militaires qui ont envahi la ville depuis le 23 Avril. Les membres du RPT ont été mobiliser des voyous du quartier Zongo qui défilent dans les rues en narguant la population.

    Le téléphone fixe fonctionne à nouveau à Kpalimé, la ville martyr.



    18h30 (16h30 Lomé)
    Selon TOGOELECTIONS Il y a des affrontements violents à Vogan, petite ville située à environ soixante kilomètres de Lomé dans la région Maritime.

    17h30 (15h30 Lomé)

    COMMUNIQUE DE PRESSE 27.04.05 17h16 (15h16 Lomé)
    De Kofi YAMGNANE

    Le coup d'état perpétré le 5 février 2005 au Togo à la suite de la mort du Président Eyadéma a trouvé son habillage légal dans la mascarade électorale du 24 avril dernier.

    Tout a été mis en ouvre pour atteindre l'objectif fixé à l'avance, à savoir que Faure Gnassingbé doit succéder à son père. C'est pourquoi le territoire a été bouclé, le téléphone coupé, les médias muselés ou carrément détruits, des correspondants de presse étrangère expulsés, des urnes volées par des soldats, des électeurs assassinés, etc. et sans rire, le pouvoir déclare Faure élu ! Vraiment le ridicule ne tue pas !

    Pour bien moins que cela, en Ukraine, la Communauté internationale a apporté aux Ukrainiens une aide sans faille, pour casser le scrutin contesté et organiser dans la transparence des nouvelles élections.

    Pourquoi ce qui est possible en Ukraine ne le serait-il pas au Togo ? Pourquoi les peuples européens ont-ils le droit de vivre en démocratie et pas les peuples africains ?

    Au nom de la justice rendue aux Ukrainiens, au nom du droit des Togolais à se donner librement les dirigeants de leur choix, j'appelle

    - la Communauté internationale à dénoncer sans équivoque ce qui se passe au Togo et donc à refuser toute reconnaissance du régime illégitime installé à Lomé,
    - toute la presse du monde entier à dire la vérité sur ce qui se prépare au Togo, savoir un engrenage de violences pouvant déboucher sur des conséquences incalculables pour ce petit peuple et pour toute la sous-région.

    On peut y parvenir, à condition que les Togolais se mobilisent comme les Ukrainiens, derrière Bob Emmanuel AKITANI, Président élu :

    - au Togo, en occupant jour et nuit, la place de l'indépendance à Lomé et toutes les Préfectures à l'intérieur du pays,

    - à l'étranger, en occupant les Ambassades du Togo.
    Kofi YAMGNANE



    16h00 (14h00 Lomé)
    UFC Togo - Tous les réseaux téléphoniques fixes et mobiles sont coupés vers le Togo. Les ressortissants français des quartiers de Kodjoviakopé et Milakouacoué à Lomé ont été évacués - Les USA ont évacué les personnels de l'ambassade des USA - De source diplomatique anonyme : de nombreux cadavres jonchent les rues de Lomé, ils sont ramassés par des camions militaires bâchés pour les dissimuler. Le massacre continue.
    L'Hôpital de Lomé est débordé par l'afflux des blessés.  
     

    15h30 (13h30 Lomé)

    TOGOELECTIONS 27.04.05
    Plus de 40 morts lundi
    (
    Togoelections.org,   Lomé, Togo,   27 avril 2005)

    Il y a eu dans l'ensemble du Togo plus de 40 morts, après les décomptes de nos reporters auprès des morgues de Lomé et d'Aného. Ces morts sont consécutives à la proclamation de la victoire de Faure Gnassingbé à la présidentielle de dimanche 24 Avril.

    Hier, des corps ont été abandonnés dans les rues de Lomé, à Dékon et Kodjoviakopé pendant des heures. Ce n'est qu'à la tombée de la nuit, à la fin des échauffourées, que ces corps ont pu être enlevés. Même des blessés n'ont pas eu droit au secours et ont crevé après avoir souffert pendant longtemps.

    La morgue de Lomé a recensé dans la nuit de lundi 29 corps. D'autres corps seraient arrivés la nuit, alors que des familles se sont occupés de leurs victimes. A Aneho, il y a eu plus de 10 morts. Des jeunes de cette ville ont manifesté leur colère en s'en prenant aux biens de quelques barons du régime.


    TOGOELECTIONS 27.04.05 (DIASTODE)
    Sokodé est à feu et à sang  
    Depuis la proclamation de l'élection de Faure, des militaires et miliciens du RPT sont en train de massacrer la population (enfants, vieillards, femmes et Hommes)de Sokodé. Des gens ont été égorgés, des maisons détruites, beaucoup sont arrêtés. Nous ne sommes pas en mesure d´evaluer les dégats occasionnés par cette barbarie, situation très dangereuse oblige.

    Des témoins arrivés de cette ville à Lomé, font état d'enlèvement des personnes reconnues pour leur opposition au régime.

    Le nouveau ministre de l'intérieur Foli-Bazi Katari est originaire de Sokodé.

    La communication avec l'intérieur du pays est difficile et les transports sont devenus rares.



    15h00 (13h00 Lomé)
    RFI - 11 morts et 95 blessés entre force de l'opposition et force de l'ordre.
    Intervention d'Olivier Rogez, envoyé spécial à Lomé :
    Emmanuel Akitani Bob, entré en clandestinité, refuse de reconnaître les résultats des élections et s'est adressé au Togolais en les appelant à résister. Il appelle les soldats à faire cesser les exactions.
    Emmanuel Akitani Bob se proclame nouveau président des Togolais.

    AFP 27.04.05 (DIASTODE)
    Le candidat de l'opposition radicale Emmanuel Akitani Bob se proclame président

    (AFP,   Lomé, Togo,   27 avril 2005) Le candidat de la coalition de l'opposition à la présidentielle, Emmanuel Akitani Bob, a affirmé mercredi à Lomé qu'il se proclamait président de la République du Togo, dans une déclaration au Togolais faite devant des journalistes.

    "Togolais, Togolaises, votre président vous parle, oui votre président, car nous n'avons pas perdu les élections présidentielles. Cette élection présidentielle du 24 avril 2005. Vous devez le savoir pour rester mobilisés", a déclaré M. Akitani Bob.

    "Moi Bob Akitani et vous l'avenir de notre pays au prix de notre vie, nous devons nous opposer à l'arbitraire. La lutte sera longue, mais la lutte populaire est invincible", a-t-il ajouté...



    Selon l'envoyé spécial de RFI, 90% des blessés l'ont été par balles et même par balles explosives, la morgue n'est pas accessible pour les journalistes. Il n'est plus question sur RFI de "gazs lacrymogènes ces gazs qui font pleurer". Le bilan pourrait être nettement plus important!
    Affrontements aussi à Aneho, les manifestants s'en sont pris aux locaux du RPT, les militaires ont tiré sur la foule il y aurait plusieurs morts, de nombreux citoyens ont fui vers les pays limitrophes. La majorité des habitants reste terré chez eux. Le quay d'Orsay via Mattéi appelle les manifestants à suivre les conseils de la CEDEAO et de l'Union Africaine pour la formation d'un gouvernement national. Le porte parole du Quay, Mattéi, se dit inquiet pour les ressortissants français et appelle les manifestants au retour au calme.
    RFI n'est plus audible à Lomé! Les réseaux téléphoniques mobiles sont de très perturbés.

    PRESSAFRIQUE, notre commentaire  : Les escadrons de la mort se préparent à de nouvelles vagues de répression sanglante avec la bienveillance des autorités françaises et la complaisance de certains médias-collabos  qui continuent à minimiser les "incidents" qui se déroulent au Togo.  Alors que l'on peut parler d'un massacre! Les Togolais sont seuls et nos amis de la junte procèdent au nettoyage du pays!

    jean-Baptiste Placca revient sur RFI sur le mépris affiché envers les Togolais. On ne peut pas dire que les élections se soient bien déroulées lorsqu'il y a eu plus de trois morts et qu'il y a  eu des vols  et des bourrages d'urnes. Il évoque le souhait de la France et de la CEDEAO d'imposer le fils Eyadéma. Il y a eu une conspiration du silence de la France et de la CEDEAO. Selon lui Gilchrist Olympio qui vit isolé au Ghana a commis l'erreur de se présenter seul à Abuja il lui fallait être accompagné par les représentants locaux de l'opposition pour témoigner de l'importance des fraudes. Selon Placca, les Togolais ont subi Eyadéma, ils n'ont plus peur de mourrir, ils veulent la liberté, ils en ont assez, ils ne peuvent plus subir cela.  D'autres part il évoque l'attitude "hypocrite" (c'est nous qui employons ce terme) de la communauté internationale qui considère qu'en deux-trois jours la situation devrait être réglée par le pouvoir en place.


     27.04.05 Ecoutez à la radio le journal de RFI 
    Afrique-midi : journal de 14h30 (12h30 TU)



    14h00 (12h00 Lomé)


    RFI 27.04.05 (13h47)
    Les violences reprennent

    "Les quartiers de Bé et Dékon, fiefs de l'opposition, restent isolés du reste de la capitale ce mercredi. Des émeutiers ont érigé dans la nuit de nouvelles barricades pour empêcher toute circulation. Ces violences, au cours desquelles au moins onze personnes ont été tuées, ont commencé mardi après l'annonce par la commission électorale de la victoire aux élections présidentielles de Faure Gnassingbé, qui devance; avec 60,22% des voix, le candidat de l'opposition Emmanuel Bob Akitani (38,19%)..."


    13H00 (11H Lomé)
    JT de France 2 13h29 -2minutes- Le temps de traitement de l'actualité augmente dans la mesure où les ressortissants français sont menacés. Relativisme et chauvinisme  obligent. 30 ressortissants français ont ét évacués, inquiétude pour les ressortissants français, il y en a 3000. Une Française est interviewée évoquant les émeutes et les menaces qu'ils subissent, le caractère violent des manifestants. "Ce sont les intérêts français qui sont visés" dit un autre expatrié à Lomé. Visiblement c'est tout ce qui intéresse France 2. Le reportage finit après deux minutes par un laconique : "les violences ont fait  (hier) 11 morts et 95 blessés" sans évoquer le caractère particulièrement violent et criminel de la répression des manifestations par les milices et les militaires de  la junte au pouvoir, sans préciser quelles en furent les victimes. (On conseille aux journalistes de France 2 de consulter leurs envoyés spéciaux, ainsi ceux de RFI disent que les 11 morts et 95 blessés l'ont été par balles, et que les morts se comptent parmi les rangs des manifestants de l'opposition), c'est à dire des civils Togolais .  Il y aurait un calme précaire à Lomé.  France 2 prend fait et cause pour le pouvoir légitime d'Eyadéma junior s'alignant sans doute sur la position du gouvernement française.  Visiblement en bon patriotes  ce  ne sont que les intérêts français qui semblent les toucher quant au contexte et circonstance qui ont été à l'origine de la révolte actuelle... 

    JT de TF1 vers 13h24, même pas 20 secondes au JT : les bilans d'hier auraient fait "11 morts et des dizaines de blessés", sans préciser dans quel camps les morts se trouvent. Les ressortissants français ont été placés sous protection policière. Des ressortissants libanais ont été évacués après les nombreux pillages qu'ils ont subi.


    AFP 27.04.05  (DIASTODE)
    Au moins onze morts et 95 blessés dans les émeutes de Lomé
    (AFP,   Lomé, Togo,   27 avril 2005)

    Les affrontements entre forces de l'ordre et manifestants ont fait au moins onze morts et 95 blessés à Lomé, depuis l'annonce mardi de la victoire à l'élection présidentielle du candidat du parti au pouvoir Faure Gnassingbé, a-t-on appris mercredi de sources hospitalières.

    Les onze morts sont décédés au CHU de Tokoin, le principal hôpital de la capitale, ont indiqué ces sources.

    Deux blessés sont dans un état très grave, ayant été blessés par balles à la la tête, ont-elles ajouté.

    "Sur les 95 blessés, 90% le sont par balles", ont précisé ces mêmes sources.

    Les médecins interrogés au CHU ont reconnu qu'ils étaient "débordés" et qu'il n'avaient pas assez de matériels pour soigner les blessés malgré "une petite aide de la Croix Rouge".

    Un journaliste de l'AFP a vu arriver mercredi matin un blessé par balle à la hanche au CHU...


    LE TOGOLAIS.COM 27.04.05
    Habemus dictateur Gnassingbé 2: Tous au front !!!!
    "...Les escadrons de la mort sont dans la rue ; ils tuent froidement des civils qui ne font que manifester leur indignation face à la mascarade dont le clan Gnassingbé vient une fois de plus de nous gratifier. Mais la garde prétorienne de la dictature n'a pas le monopole de la rue et de la violence.

    Il ne s'agit plus de se fourvoyer dans des rêveries romantiques du genre de celles qui consistent à faire croire que quelque chose est encore humainement possible avec ceux qui aujourd'hui n'hésitent pas à provoquer ce qu'il faut bien appeler un GENOCIDE au Togo. Faure Gnassingbé, son entourage et tous leurs relais extérieurs ont donné la pleine dimension de leur barbarie et de leur imperméabilité à toute idée d'évolution politique dans ce pays..."

    11h00 (09h00 Lomé)
    Hier 30 resortissants ont été évacué des qaurtiers à risque. Les manifestations se concentrent dans les quartiers de Bé et de Dékon où de gigantesques barricades ont été érigées, des arbres ont été abbatus en ravers de la rue. Pour l'instant il n'y a pas de véritable affrontements selon
    AFP (11H03).

    10h00 (08H00 Lomé)
    Selon un Togolais de la diaspora, (Togoélections) la CEDEAO aurait été soudoyée par Baby Eyadéma et aurait reçu 3millions d'Euros poour se tenir correctement. Cette 
    indiscrétion émanerait d'un des ministres de l'actuel régime. A confirmer.  Le ressentiment des Togolais à l'égard du président français n'est pas des plus positifs.

    TOGOELECTIONS 27.04.05 (08h17 Lomé)
    La nuit est longue mais...

    Peuple togolais,
    Il y a 45 ans, Sylvanus Olympio disait "la nuit est longue mais le jour vient". C'est la foi du sentinelle face à la longueur de la nuit. Ce jour longtemps attendu, il n'a pas eu la chance de le voir et depuis près de 39 ans le Togo vit dans l'obscurité sous le joug d'un seul homme; aujourd'hui cet homme est mort, ouf, enfin la liberté; enfin le jour tant entendu! mais non, le fils veut prendre la relève pour continuer le travail du père. Il fera même pire, à voir son allure de glouton suffisant...

    Allons nous le laisser faire?
    Peuple togolais, trop c'est trop. Nous avons trop attendu pour continuer encore dans le noir, battons-nous pour notre liberté, ne nous terrons plus dans nos maisons, sortons, crions notre rage contre ce nom, le pays ne leur appartient pas, ils ne peuvent pas nous tuer tous. Luttons
    enfin pour voir le jour. Nos enfants seront fiers de nous et pourront enfin vivre heureux.

    Quand aux français, dites à votre président qu'il répondra un jour devant l'histoire. Car il est complice d'un crime imprescriptible. Le sang des innocents togolais qu'il contribue à faire verser crie vengeance!

    N'oubliez surtout pas aujourd'hui c'est notre fête d'indépendance. Mais ne doutez pas que nous allons nous libérer, très bientôt."


    08h00 (06h00 Lomé)
    Des ressortissants français auraient trouvé refuge à l'ambassade d'Allemagne au Togo, hier soir. (Togoélections)


    AFP 27.04.05 (DIASTODE)
    Le candidat de l'opposition radicale Emmanuel Akitani Bob se proclame président

    RFI 27.04.05 (13h47)
    Les violences reprennent

    AFP 27.04.05  (DIASTODE)
    Au moins onze morts et 95 blessés dans les émeutes de Lomé

    AFP 27.04.05 11h03

    Togo: Lomé paralysée par des barricades dans plusieurs quartiers

    LE TOGOLAIS.COM 27.04.05
    Habemus dictateur Gnassingbé 2: Tous au front !!!!

    LE TOGOLAIS.COM 26.04.05
    Togo: Sit-in de « colère et d'indignation » à l'ambassade du Togo à Paris.

    REUTERS 27.04.05 (YAHOO)

    Emeutes dans les rues de Lomé

     

     

    PRESSAFRIQUE   26.04.05     J+2
    FAURE ELU A 60,22%. LOME BRULE

     25.04.05 Ecoutez la déclaration de Kofi Yamgnane à la radio
    "Combien de morts le Togo doit consentir pour qu'enfin la France reconnaisse que les choses se passent mal au Togo?" 

    00h30 00h00  23h30 23h00 22h30  22h00  20h30 20h00  18h00  17h30  15h30 14h30 
    14h00 13h30  12h30  11h30 10h30   09h00

    SURVIE 26.04.05
    Lomé s'embrase.

    Grâce aux manouvres de l'Elysée, le fils Eyadéma vole le suffrage des Togolais pour perpétrer la dictature.

    François-Xavier Verschave.

    Alors que de nombreux observateurs ont constaté un vote massif des Togolais en faveur du candidat de l'opposition unie, le pouvoir dictatorial a organisé le décompte des suffrages dans l'opacité la plus absolue, démontrée par la longue coupure de la quasi-totalité des moyens de télécommunication. Pourquoi empêcher la société civile de communiquer si l'on veut un scrutin transparent, si l'on n'a rien à cacher ?

    Toutes les manipulations pré-électorales (truquage des listes, distributions iniques des cartes électorales, etc.) n'ont pas suffit à empêcher un rejet très net dans les urnes d'une dictature quadragénaire. Alors, les commandos du régime se sont mis à voler les urnes, ou les bourrer, ou les brûler. Ils ont systématiquement écarté tout contrôle du dépouillement par d'autres que les suppôts de la dictature. Et ils ont confié à la Commission électorale nationale « indépendante » (une « indépendance » scandaleusement usurpée) le soin de mijoter un score de 60 % en faveur de Faure Gnassingbé, l'héritier de la dictature.

    Jacques Chirac n'a cessé d'aider à ce processus électoral que le ministre de l'Intérieur togolais, devenu soudain lucide à 48 heures du scrutin, a qualifié de « suicidaire ». L'Elysée a poussé l'organisation régionale CEDEAO à fermer les yeux sur les fraudes et, plus généralement, la confiscation du scrutin par le régime en place.

    Le peuple togolais n'acceptera pas la prolongation de sa servitude. Déjà, il manifeste son exaspération. Lomé s'embrase. Jacques Chirac est personnellement comptable des conséquences qui résulteront de son « amitié personnelle » avec la dictature togolaise, à la fois pour les Togolais et pour les Français qui vivent dans ce pays.




    00h30 (22h30)
    RFI6 Dernière édition d'Afrique soir, discours lénifiant mettant sur le même plan revendications de l'opposition et la légitimité par les urnes du nouveau gouvernement Eyadéma. Une interview de Faure suivie de celle de Gilchrist Olympio. Peu de regards critiques sur les fraudes électorales. Il est fait mention pour la première fois sur RFI de 6 morts suite à des tirs à balles réelles de sources hospitalières par l'envoyée spéciale à Lomé. Washington demande la création d'un gouvernement d'unité nationale. Les lignes téléphoniques mobiles sont toujours coupées avec le Togo. Chasse gardée française, la communauté internationale ferme les yeux. Blackout sur le Togo!

     26.04.05 Ecoutez Dernière édition d'Afrique-soir. Propos de Faure Eyadéma puis de Gilchrist Olympio (22h30 TU)



    00H00 (22h00 Lomé)
    RFI- On déplore des "troubles à Lomé suite aux élections"... "et "puis on vient de l'apprendre 30 ressortissants français ont été exfiltrés par la police à Lomé". Traitement toujours très succinct des "troubles à Lomé".


    23h30 (21h30)
    RFI toujours aucune mention de quelcquonques victimes, toujours l'évocation de "gazs lacrymogènes" alors que la Fédération Internationale des Droits de l'Homme parlent de "mascarade électorale" et "d' exécution". A noter que "les incidents isolés" du dimanche 24 avril se chiffreraient selon la FIDH à au moins 7 morts. Tout va pour le mieux en Afrique francophone : des élections exemplaires avec quelques incidents selon la CEDEAO et la France.  A chacun ses repères et ses valeurs!


    FIDH 26.04.05
    La FIDH condamne la mascarade électorale

    La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) condamne les nombreuses irrégularités observées au cours du scrutin présidentiel du dimanche 24 avril 2005, et les violences ayant entraînées la mort d'au moins 7 personnes ainsi que de nombreux blessés. Ces informations lui ont été transmises par le chargé de mission de la FIDH, présent dans le pays au moment du scrutin et la Ligue togolaise des droits de l'Homme (LTDH), organsiation membre de la FIDH.

    Ainsi, le chargé de mission de la FIDH a été témoin dans le quartier de Bé de l'exécution extra-judiciaire d'un manifestant. Le lundi 25 avril 2005 à 10h15 à côté de l'hôtel Rosalie, une voiture de police s'est en effet présentée au niveau d'une dizaine de manifestants de l'opposition et depuis le véhicule, un agent des forces de l'ordre à ouvert le feu touchant mortellement au front un manifestant.



    23h00 (21h00 Lomé)
    Toujours deux sons de cloche en fonction des sources!

    RFI Journal en français facile.
    RFI parle d'affrontements au Togo, le discours reste sur le fond inchangé. Selon RFI pour l'instant il n'est pas fait mention de victimes : "des forces de l'ordre sont intervenus elles ont utilisé des gazs lacrymogènes des armes qui font pleurer" pour repousser les manifestants descendus dans la rue car ils s'estimaient lésés par le résultat du scrutin. Suivi d'une interview de Faure et une interview de Gilchrist Olympio.


    TOGOELECTIONS 26.04.05 (20h30 18h30 Lomé)
    Chasse à l'homme dans les rues de Lomé 
    La nuit va tomber sur Lomé. Première nuit de honte depuis la perpétuation de l'ignominie par la France néocoloniale de Jacques Chirac.
    On continue a entendre des détonnations dans certains quartiers. La population de la capitale, à part les jeunes, fait le mort. Toujours pas de mot d'ordre des responsables politiques. Contrairement à ces dirigeants politiques qui se terrent craignant pour leur vie, les jeunes qui en ont marre avec la dictature n'ont pas été surpris par les événements. Depuis ce matin, un homme d'une trentaine d'années a été abattu à Tokoin près du camp RIT. Son corps git toujours sur place. Il n'y aucun volontaire ni la Croix rouge pour faire ce boulot. Même les humanitaires ont fui devant la barbarie des tueurs de Gnassingbé Faure.

    En centre ville, la chasse à l'homme continue.



    AP 26.04.05 22h41 20h41Lomé
    Togo: Faure Gnassingbé vainqueur, émeutes à Lomé, l'opposition dénonce "la fraude"
    ...Les émeutes, qui se poursuivaient en fin d'après-midi, étaient surtout concentrées dans les bastions de l'opposition à Bé et Dékon, où des manifestants, parfois munis de cocktails molotov, affrontaient les forces de l'ordre qui ripostaient avec des grenades lacrymogènes. Des jeunes opposants ont fait état de tirs à balles réelles...



    22h30 (20h30Lomé)
    RFI continue à parler de "contestation de l'opposition" et évoque des forces de l'ordre qui répriment les manifestations en tirant des gazs lacrymogènes tandis  que l'opposition évoque des tirs à balle réelle avec plusieurs morts (LTDH). Le Togolais.com  évoque l'action "d'escadrons de la mort".

    Traitement très lacunaire dans les médias français (TV, Radio) d'une répression qui semble virer au massacre actuellement au Togo comme l'avait prédit Boko,  réfugié dans l'ambassade d'Allemagne (?) : en évoquant "un bain de sang" et des "élections suicidaires" .  Black Out sur le Togo! Combien de morts avant que l'on passe des "incidents isolés" au drame Togolais?  Lorsque l'on prendra conscience de l'ignominie qui se déroule au Togo ce sera bien sûr au travers d'un discours racialiste et de mépris envers ces africains si prompts au massacre interethnique. Aucune autocritique, peu de prise de conscience? Le Togo sacrifié sur l'autel de la real politik chiraquienne? Au nom de quelle valeur? Celle de la politique française au Rwanda? Quel avenir pour notre pré-carré, pour la francophonie en Afrique?


    22h00 (20h00 Lomé)
    Plusieurs morts tués par balle. Le Togolais évoque des "escadrons de la mort" tirant à balles réelles sur  les opposants descendus dans la rue. Trois morts ont été dénombrés.



    LE TOGOLAIS.COM 26.04.05
    Togo-présidentielles : Des « escadrons de la mort » lâchés sur la population à Lomé.
    « Nous les avons vus arriver par camions entiers et se mettre en place peu avant que les résultats des élections soient annoncés » raconte Laurent AKPOVI, enseignant à Lomé et résident à Nyékonakpoè, un des fiefs de l'opposition dans la capitale togolaise. Lourdement armés et massivement positionnés aux points stratégiques du quartier, les groupes de militaire n'ont pas hésité à tirer à balles réelles aussi bien sur les passants que sur les poches de manifestants qui commençaient par se constituer dès l'annonce des résultats. « Ils attendaient vraisemblablement un ordre et dès que les résultats ont été annoncés, ils ont commencé par tirer sans sommation sur tout ce qui bougeait », confie, en larmes, Komlanvi, un membre de la Ligue togolaise des droits de l'homme(LTDH) joint au téléphone en début d'après-midi. Selon diverses sources concordantes, plusieurs blessés graves jonchaient les rues de ce quartier périphérique de Lomé pendant que les escadrons de militaires pourchassaient certains partisans de l'opposition jusque dans des habitations où ils avaient trouvé refuge. « Ils ne nous déposséderont pas de notre victoire cette fois-ci ; nous vaincrons ou nous mourrons », proclame David, un jeune manifestant entre deux couplets de l'hymne national togolais, sous les vivats de la troupe qui l'accompagne.

    Même scènes de violence à Bè, une autre place forte de l'opposition togolaise où les militaires font depuis mardi matin le siège du quartier en faisant usage d'armes de guerre afin de briser la résistance des groupes de jeunes favorables au candidat de l'opposition. Ici également, la hargne le dispute à la froide application des hommes en armes décidés à en découdre avec une population à mains nues revendiquant « sa victoire volée »

    Une source médicale annonçait en fin d'après-midi le décès de trois manifestants « à la suite de blessures par balles ».

    « Ce bilan est fatalement appelé à s'alourdir puisqu'au moment où je vous parle, mon cabinet est débordé par l'afflux de blessés provenant des zones où les tirs se font de plus en plus insistants », précise la même source...



    TOGOELECTIONS 26.04.05
    Aneho : Des jeunes réclament des armes
    L'annonce de la victoire de Faure a provoqué la colère au sein de la population d'Aného, ville située à une trentaine de km environ de Lomé au sud-est du Togo.

    Depuis la proclamation des résultat, les jeunes de cette ville proche de la frontière avec le Bénin manifestent en réclamant des armes. Ils interpellent les leaders politiques, fustigent la politique française et condamnent la CEDEAO.



    20h30 (18h30 Lomé)
    TOGOELECTIONS (19h40 -17h40 Lomé): Les leaders de l'opposition sont entrés en clandestinité depuis dimanche craignant pour leur vie.

    RFI - Au Togo : Les réseaux téléphoniques mobiles ne fonctionnent pas, les réseaux fixes dysfonctionnent. La rue s'est embrasée. Lomé partagé en deux. Le centre est un quartier insurrectionnel. Affrontements avec l'armée. Les militaires encerclent la zone. Il y a l'autre Lomé où les militants du RPT fêtent la victoire, certains de ces militants sont armés de gourdins, de machettes et de fusils à pompe.  Il y a eu des pillages dans de nombreux quartiers, des magasins libanais et chinois ont été pillés ainsi qu'une maison appartenant à un Français. Les militants sont très remontés contre la France. Les deux parties semblent préparées à ces affrontements. Une bonne partie des réactions de l'opposition est cependant spontanée exprimant un ras le bol général. Gilchrist Olympio semble dépassé par sa base et les militants de l'opposition. La CEDEAO considère que les élections se sont déroulées de manière satisfaisante et que les résultats sont le reflet des élections.

     25.04.05 Ecoutez Afrique-soir. Envoyé spécial Olivier Rogez - propos de Gilchrist Olympio (18h30 TU)


    REPUBLIC OF TOGO 26.04.05
    CEDEAO. Une élection juste et transparente

    20h00 (18h00 Lomé)

    Ressortissants français et libanais évacués de certains quartiers de Lomé selon UFC Togo

      AFP  26.04.05 (UFC TOGO)
    La capitale togolaise en proie aux émeutes

    ..."Ca c'est les bombes traditionnelles, on met des clous, des hameçons dedans, après on allume et on balance", explique un manifestant, en brandissant une bouteille remplie d'essence. Des centaines de jeunes ont bloqué les rues dans différents quartiers de la capitale togolaise. "Ils nous ont volé la victoire. On ne va jamais accepter ça, on va se battre jusqu'au bout, maintenant c'est eux ou nous", avertit un manifestant, tout en agitant sa machette sous le nez d'un journaliste de l'AFP. "Tout cela c'est de la faute de Chirac, vous les Français-là, vous allez partir ou on va tous vous tuer", menace-t-il. Calmé par ses camarades, il reprend sa place devant la barricade de bric et de broc installée au milieu de la rue de France, dans le quartier de Doulassamé. A côté de lui, des manifestants descellent des pavés qu'ils entassent comme réserve de projectiles...



      REUTERS  26.04.05
    Agitation au Togo après la victoire de Faure Gnassingbé
    LOME (Reuters) - De jeunes opposants en colère ont pris possession des rues de Lomé après la proclamation de la victoire de Faure Gnassingbé, fils de l'ancien dictateur Gnassingbé Eyadema, à la présidentielle de dimanche.
    De la fumée noire s'élevait de divers quartiers de la capitale du Togo où les protestataires ont érigé et incendié des barricades, lançant des pierres aux policiers qui ont riposté avec des grenades à percussion et tiré des balles de caoutchouc. Des magasins et des entreprises ont été pillés, des murs et des arbres abattus. Un diplomate chinois a déclaré que son ambassade avait été attaquée par des jeunes gens qui ont cassé des fenêtres et une voiture avant de voler une moto...

    ...MANIFESTATION PRO-GNASSINGBE
    Dans un autre quartier de la capitale, des partisans de Gnassingbé, vêtus de tee-shirts blancs et armés pour certains, célébraient la victoire de leur candidat. "Faure ou rien, Faure ou l'enfer", scandait l'un d'eux...


     TV5   26.04.05 19h00 (17h00 Lomé)

    Togo : de violents incidents ont éclaté à Lomé après l´annonce de la victoire de Faure Gnassingbé 

    Visualiser :
     Les commentaires de Jean-Baptiste Placca, journaliste indépendant




    18h00 (16h00 Lomé)

    LE TOGOLAIS.COM 26.04.05
    Togo: Sit-in de « colère et d'indignation » à l'ambassade du Togo à Paris.

      REUTERS  26.04.05
    Agitation à Lomé après la victoire de Faure Gnassingbé

    REUTERS fait état comme RFI de tirs avec des gazs lacrymogènes sur les manifestants. Pour l'instant aucun bilan n'a été donné sur le bilan des insurrections et de la répression par les forces de l'ordre.

    Lire l'article cliquez sur le lien ci-dessus.



      CTR  26.04.05
    Appel à "l'insurrection généralisée" d'opposants togolais
    AFP,   Lomé, Togo,   26 avril 2005
    Des opposants togolais réunis au sein du Comité togolais de résistance (CTR) appellent "à une insurrection généralisée" et à la formation d'un gouvernement de salut public dirigé par le candidat de l'opposition radicale, a déclaré mardi le président du comité, Isidore Latzoo.

    "Nous appelons à une insurrection populaire généralisée, c'est un ordre de mobilisation générale que le CTR lance, nous demandons à nos militants de rejoindre leurs postes aussi bien à Lomé, qu'à l'intérieur", a déclaré par téléphone à l'AFP M. Latzoo, depuis la frontière ghanéo-togolaise, après la proclamation de la victoire à la présidentielle de Faure Gnassingbé.

    "Je suis venu vous appeler depuis la frontière, car les téléphones fixes et mobiles sont coupés, depuis Lomé", a affirmé le président du CTR.

    "Nous appelons aussi à un gouvernement de salut public, dirigé par Emmanuel Akitani Bob, le président démocratiquement élu par les Togolais", a-t-il ajouté...



    17h30 (15h30 Lomé)

    Deux sons de cloches différents : sur RFI on parle d'incidents avec des échaufourées que les forces de l'ordre essayent de réprimer en tirant des grenades lacrymogènes sur les manifestants, sur le site Togoélections et de l'UFC Togo (voir plus bas 14h30, 12h30 Lomé) on fait état de tirs à balles réelles sur les manifestants. Quelle version croire? Simple répression ou massacres contre-insurrectionnelles?

      RFI 26.04.05 16h45
    Faure Gnassingbé proclamé vainqueur
    ...Dès l'annonce des résultats des barricades sont érigées dans la ville de Lomé par des jeunes alors que des partisans du pouvoir armés de gourdins et de machettes se sont amassés dans un stade de la ville prêts à en découdre. Des affrontements ont éclaté à divers endroits de la ville et les forces de l'ordre tirent des grenades lacrymogènes sur les manifestants....



      TOGOELECTIONS 26.04.05 16h41
    La résistance s'organise dans les quartiers

    Les affrontements entre militaires et civils acquis à l'opposition se poursuivent dans les différents quartiers de Lomé. Il est difficile à l'heure qu'il est d'estimer les dégâts. On entend des explosions et des tirs partout, surtout dans les quartiers de Bè et dans les abords du grand marché.

    En général la population se terre chez elle. Hormis les jeunes qui lancent des pierres, enflamment des pneus ou cris leur ras-le-bol contre le pouvoir...



    15h30 (13h30 Lomé)

    On est sans nouvelles d'Emmanuel Bob Akitani qui est entré dans la clandestinité craignant pour sa vie selon Associated Press (lire le dernier paragraphe en fin d'articles : Yahoo)

    Réactions de Gilchrist Olympio  (AFP)
    Gilchrist Olympio dénonce "une fraude massive", craint des dérapages violents
    (AFP,   Paris, France,   26 avril 2005)

    Le chef de l'opposition radicale togolaise, Gilchrist Olympio, a dénoncé mardi "une fraude massive" à la suite de la proclamation de la victoire à la présidentielle de Faure Gnassingbé et a prévenu que la situation dans Lomé menaçait d'être incontrôlable, dans une déclaration à l'AFP.

    "Il sera très difficile de contrôler nos jeunes supporteurs dans Lomé", a affirmé M. Olympio, joint par téléphone au Ghana.

    De violents incidents ont éclaté mardi à Lomé, où des barricades ont été érigées par des jeunes, peu après la proclamation de la victoire à la présidentielle de Faure Gnassingbé avec 60,22 % des suffrages, a constaté un journaliste de l'AFP.  "Ne croyez pas que Faure soit bien élu (...) Nous nous y attendions, il y a eu une fraude massive. Nous rejetons le résultat"", a affirmé M. Olympio...

    ...Il a déclaré s'être entretenu mardi matin avec plusieurs ambassadeurs, dont ceux du Canada et des Etats-Unis, mais pas de la France. "Les Français m'ignorent", a-t-il ajouté....


     Communiqué de Koffi Yamgnane pour le CDT et Sursaut Togo 
    (DIASTODE)

    Nous ne sommes pas surpris par les nouveaux actes de forfaiture des tenants de la dictature et de leurs alliés cosmopolites. Nous disons qu'il s'agit d'une fuite en avant extrêmement dangereuse pour les auteurs, et gravissimes pour le peuple togolais.

    Nous appelons l'ensemble des forces vives démocratiques, civiles et militaires, de notre nation à se mobiliser pour mettre immédiatement en échec les nouveaux actes de criminalité politiques qui viennent d'êtres posés et qui enfoncent davantage notre pays dans le chaos.

    Vive le Togo!



    14h30 (12h30 Lomé)
    Selon UFC Togo :  Affrontements dans de nombreuses villes du Togo à Atkpamé, Kpalimé, Sokodé... 
    Nombreux morts à Lomé où les militaires tirent à balles réelles sur la population. Nombreuses barricades - fumée dans de nombreux quartiers. 

    Troubles à Atakpamé, Kpalimé et Sokodé

    (Togoelections.org,   Lomé, Togo,   26 avril 2005)  14h07 (12h07 Lomé).

    On vient de nous signaler des manifestations à l'intérieur du pays. Les gens sont surpris du résultat proclamé par la CENI et sont sortis spontanément pour protester.

    La forces de l'ordre essaie de contenir les manifestations à Kpalimé. A Atakpamé, il y des incendies. A Sokodé, une foule immense s'en prend au domicile des responsables du RPT. D'autres villes seraient également touchés.


    TOGOELECTIONS.ORG
    Gaz, gourdins et balles contre les manifestants  
    13h51 (11h51 Lomé)

    Lomé à feu et à sang. Depuis nos installations, on peut voir des militaires pourchassant les jeunes dans les rues. La fumée s'élève partout : Bè, Nyekonakpoé, Kodjoviakopé...
    Ils tirent à balles réelles sur les gens. Les groupes se forment et se dispersent à l'approche des tueurs de Faure.

    On signale déjà des morts à Bè et à Dékon!



    RFI : Gilchrist Olympio et la coalition n'acceptent pas les résultats d'une élection qualifiée de mascarade. L'opposition appelle à la mobilisation de la population pour faire barrage à Faure Eyadéma qui est venu initialement au pouvoir par un coup d'état. Il dénonce la responsabilité de la communauté internationale dan la légitimation de cette "mascarade électorale".  Selon Olivier Roger sur RFI (envoyé spécial à Lomé),si Faure a fait le plein de voix dans le nord et si le taux de participation est maximale dans sa région quand on va vers le sud les taux de participation chutent et le nombre de bulletins de vote nul augmentent, évoquant implicitement des fraudes.  
    Le Centre-ville de Lomé est vide - barricades à Bé et nombreux quartiers - renforcement du dispositif de sécurité dans la région de Lomé - manifestations antifrançaises - un photographe blanc a vu sa voiture caillassé - Risque d'insurection populaire.

    Ecouter sur RFI - Afrique midi 12h30 TU 



    14h00 (12h00Lomé)
    Des jeunes dans certains quartiers de Lomé ont construit des barricades (AFP)

    AFP 26.04.05
    Togo: Faure Gnassingbé remporte la présidentielle 
    (mardi 26 avril 2005, 14h04)
    Le candidat du parti au pouvoir, Faure Gnassingbé, a remporté l'élection présidentielle du Togo avec 60,22 % des suffrages devant le candidat de l'opposition Emmanuel Akitani Bob (38,19%) et Harry Olympio (0,55%), a annoncé mardi à Lomé la Commission électorale.
     



    13h30 (11h30 Lomé)

    Publication des résultats de la CENI :  60% pour Faure Eyadéma : Faure nouveau président de la république Togolaise.  UNE MASCARADE !!!

    REUTERS 26.04.05 (YAHOO) 13h34
    Faure Gnassingbé serait en tête de la présidentielle togolaise  
    Faure Gnassingbé, candidat du pouvoir et fils de l'ancien président Gnassingbé Eyadéma, arrive en tête de l'élection présidentielle de dimanche au Togo avec 60,22% des suffrages, selon des résultats provisoires publiés mardi par la commission électorale. 
     



    12h30 (10h30 Lomé)

    RFI : Gilchrist Olympio confirme qu'il n'y a eu aucun accord signé à Lomé mais qu'il appartient à l'opposition de se prononcer sur ce qu'elle envisage. Emmanuel Bob Akitani envisage un gouvernement d'union nationale dans la mesure où la coalition de l'opposition remporterait les élections.

    11h00 (09h00 Lomé)
    RFI : La base et les dirigeants locaux de l'opposition à Lomé ont très mal pris le soit-disant accord de gouvernement national avant les élections. Un dirigeant de l'UFC a parlé de "Nègreries". Les dirigeants et la base regrettent de ne pas avoir été consultés et ne comprennent pas pourquoi leur leader charismatique est allé négocier au Nigéria.  Gilchrist a démenti avoir signé un accord de gouvernement national quelque soit le résultat des élections. La situation est calme à Lomé dans l'attente des résultats mais la tension perceptible.


    10h30 (08h30 Lomé)
    En haut lieu à Paris on estime qu'il y a des fortes chances pour que le pouvoir en place remporte les élections et on admet officieusement les fraudes selon Patrick de Saint-Exupéry :
    "En témoigne cette observation paradoxale d'un responsable français convenant tout à la fois que «si l'opposition gagne, cela voudra dire que le scrutin a été correct» mais ajoutant dans la foulée que l'option n'est guère envisageable".
    Patrick de Saint-Exupéry qui n'a pu se rendre à Lomé du fait de l'interdiction faite par les autorités politiques du Togo cautionnées par Paris revient sur le rôle de Paris dans Le Figaro. Paris ne se cache plus derrière la CEDEAO pour affirmer son soutien vis à vis du gouvernement en place. Suite aux déclarations de Michel Barnier évoquant par ses mots  le déroulement du scrutin  «Nous sommes heureux des conditions globalement satisfaisantes dans lesquelles se sont déroulées les élections d'hier malgré un certain nombre d'incidents.»  Koffi Yagmane aurait jugé ces déclarations de "grotesques" : «C'est à faire pleurer, j'ai honte. Comment le pays des droits de l'homme peut-il dire cela ? Je suis scandalisé. Il y a eu tellement d'irrégularités que ces élections ne peuvent être déclarées que nulles.»


    LE FIGARO 26.04.05  Par Patrick Saint-Exupéry
    Togo : Paris soutient le scrutin contesté ****

    Après s'être longtemps retranché derrière les prises de position de la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), Paris est sorti hier du bois afin d'apporter tout son crédit au scrutin présidentiel togolais, marqué par de violents affrontements et de multiples accusations de fraude.

    Intervenant du Luxembourg, le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, a qualifié de «succès» les opérations de vote : «Nous sommes heureux des conditions globalement satisfaisantes dans lesquelles se sont déroulées les élections d'hier malgré un certain nombre d'incidents.» Au moins trois personnes ont été tuées dimanche à la clôture du scrutin et des dizaines d'autres blessées. De nouveaux affrontements étaient signalés hier en début d'après-midi...




    09h00 (07h00 Lomé)

    Couvre-feu à Lomé

    RFI Gilchrist Olympio dément avoir signé un accord d'Union nationale avec Faure Eyadéma quelque soit le résultat des élections.

    Ecouter l'interview de Gilchrist Olympio sur RFI - Afrique matin



    TOGO DEBOUT - Un manifestant de l'opposition a été tué lundi à Vogan. Agbidji Amèvi a été abattu par balle dans le quartier Totsoagni, par des bérets rouges qui réprimaient une manifestation de protestation des militants de l'opposition contre les fraudes qui ont émaillées le scrutin de dimanche.

    FIDH 26.04.05
    La FIDH condamne la mascarade électorale

    TOGOELECTIONS 26.04.05
    Aneho : Des jeunes réclament des armes

    CRDT 26.04.05
    Il faut arrêter Faure

    LE TOGOLAIS.COM 26.04.05
    Togo-présidentielles : Des « escadrons de la mort » lâchés sur la population à Lomé.

    AFP  26.04.05 (UFC TOGO)

    La capitale togolaise en proie aux émeutes

    LIBERATION 26.04.05
    Le Togo a un président et une révolte

    REUTERS  26.04.05

    Agitation au Togo après la victoire de Faure Gnassingbé

    RFI 26.04.05
    Faure Gnassingbé proclamé vainqueur


    NOUVEL OBSERVATEUR 26.04.05
    Des violences suivent l'annonce de la victoire contestée de Gnassingbé

    AFP 26.04.05
    Gilchrist Olympio dénonce "une fraude massive", craint des dérapages violents

    AFP 26.04.05
    Togo: Faure Gnassingbé remporte la présidentielle

    REUTERS 26.04.05 (YAHOO) 13h45
    Faure Gnassingbé serait en tête de la présidentielle togolaise

    L'HUMANITE 26.04.05
    Les militaires entrent en scène

    LE TOGOLAIS.COM 26.04.05
    Togo-Présidentielles : le Hold-up électoral en exécution.

    LE COURRIER D'ABIDJAN 26.04.05 (AFRICATIME)
    La «stratégie du ventriloque» de Jacques Chirac brûle le Togo

    LE FIGARO 26.04.05
    Togo : Paris soutient le scrutin contesté

    LE POINT 26.04.05 (TOGOELECTIONS.ORG)
    Les socialistes réclament un nouveau scrutin au Togo 

    L'HUMANITE 26.04.05
    déclaration Dans les ors de Faure

    UFC TOGO 26.04.05
    Répertoire synthétique des méthodes et mécanismes de fraudes

    XINHUANET 26.04.05
    présidentielle : un mort dans les violences de dimanche (bilan officiel)

    AP 26.04.05
    Togo: les résultats de la présidentielle attendus mardi

    LIBERATION 26.04.05
    Dépouillement à haut risque au Togo

    ADIP 26.04.05
    Resultats partiels. Préfecture de Tchaoudjo (ADIP)

    REPUBLIC OF TOGO 26.04.05
    Washington attend les rapports avant de parler d'irrégularités

    TOGO DEBOUT 25.04.05
    UN MANIFESTANT TUÉ À VOGAN





    PRESSAFRIQUE   25.04.05     J+1
    BLACK OUT  SUR LA SITUATION AU TOGO



    22h00 (18h00 Lomé)
    Les réseaux téléphoniques cellulaires (mobiles) sont à nouveau coupés sur toute l'étendue du territoire (UFC Togo). 
    Dans l'attente de la publication des résultats prévus demain, UFC Togo fait part de résultats partiels dans la région de Tchaoudjo : sur 6 bureaux électoraux, Akitani Bob obtient 80,84%, Faure Eyadéma 18,95% et Harry Olympio 0,21%. La tension demeure perceptible à Lomé, nombreux blessés par balles dans la journée. A Bé, les hélicoptères volent bas et des bâchées armées de mitrailleuses constituent le dispositif  mis en place par le régime pour réprimer les manifestations. De fait les rues sont désertes.   


    20h30 (18h30 Lomé)

    Accord historique à Abuja entre Gilchrist Olympio et Faure Eyadéma sous l'égide du président du Nigéria Obsanjo et de l'Union Africaine. Il y aura quelque soit le résultat des élections un gouvernement d'unité nationale (RFI) . Le président de la LTDH confirme que les élections sont une mascarade tant les fraudes sont nombreuses, il dénonce la position scandaleuse de la CEDEAO à RFI sans préciser bien sûr le point de vue officiel de la LTDH sur le rôle de la France ( lire le communiqué de la LTDH). Les tensions sont toujours manifestes à Lomé, on déplore 4 blessés par balle dans la capitale. Des grenades lacrymogènes et des douilles de balle ont été retrouvées dans la ville. 
    La publication des résultats devrait se faire demain.

    Ecouter l'interview du président de la LTDH sur RFI -Afrique soir 18h30TU

    20h00 (18h00 Lomé)
    JT de TF1 (20h20) et JT de FR3 (19h45) : 15 secondes à peine chacune sur le Togo, pour dire que dans le contexte d'accusations de fraudes de part et d'autres, les deux partis au pouvoir sont parvenus à un accord pour constituer un gouvernement d'unité nationale. Rien d'autres. As usual!

    18h00 (16h00 Lomé)
    Libération évoque les tentatives d'intimidation de la population avant la publication des résultats. Des hélicoptères volent à basse altitude au-dessus des rues de Lomé. Les rues sont désertes mais les jeunes ressortent aussitôt. Selon
    Libération, il y aurait eu au moins 5 morts à Lomé dans les fusillades d'hier. Ce que le ministre français des affaires étrangères qualifiaient en fin de matinée "d'incidents". Le bilan pourrait s'aggraver il y aurait encore cinq blessés graves.

    17h00 (15h00 Lomé) La Ligue Togolaise des Droits de l'Homme demande aux français de se désolidariser de la position "honteuse" de Jacques Chirac

     LTDH
    Togo-LTDH: "Une mascarade électorale confirmée"
    "La LTDH dénonce l'immixtion violente et frauduleuse de l'armée dans le processus électoral en vue d'en fausser les résultats ainsi que la complicité criminelle de la CEDEAO aux ordres de la France.

    La LTDH exhorte le peuple français à se désolidariser de la position honteuse du président Jacques Chirac."



    16H00 (14H00 Lomé) Les tensions ont repris au Togo, des manifestations et des échauffourées ont été notées à Lomé

     

     REUTERS 25.04.05 (BOURSIER.COM)
    Nouveaux incidents à Lomé

    LOME (Reuters) - Des partisans de l'opposition armés de pierres et de bâtons se sont heurtés lundi aux forces de l'ordre togolaises à Lomé, au lendemain de l'élection présidentielle endeuillée par la mort de trois personnes.

    Les magasins, les banques et certaines écoles sont restés fermés alors que l'on ignore toujours la date à laquelle les résultats du premier scrutin de l'après-Eyadéma seront publiés.

    A Adakpamé, dans la banlieue de Lomé, des dizaines de jeunes gens ont brûlé des pneus. Les forces de l'ordre ont répliqué à l'aide de gaz lacrymogènes et de grenades étourdissantes.

    Signe de l'état de tension permanent dans la capitale, un hélicoptère survolait le quartier de Bé, l'un des bastions de l'opposition, où patrouillaient également des "bâchées" hérissées de mitrailleuses.

    Lundi, le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, a déclaré que le scrutin s'était déroulé dans des "conditions globalement satisfaisantes malgré un certain nombre d'incidents". Selon lui, il s'agit d'un "succès" qui doit être confirmé lors du dépouillement pour lequel il a appelé au calme.

    Les protagonistes de cette première élection de l'après-Gnassingbé Eyadéma, décédé le 5 février après 38 ans d'un règne sans partage, ont crié à la fraude et dénoncé des méthodes d'intimidation, laissant craindre une flambée de violences à la publication des résultats, quel que soit le camp déclaré vainqueur.

    "Tout le monde a peur. Nous attendons les résultats mais nous pensons qu'ils (les partisans de Faure Gnassingbé, le fils du défunt président) vont voler ces élections et que les gens vont descendre dans la rue", déclare Jean, un partisan de l'opposition âgé de 25 ans...





    15H00 (13h00 Lomé)
     COMMUNIQUE DE SURVIE. A Lire en entier sur le site. Cliquez sur le lien. 

     SURVIE 25.04.05 

     
    Le peuple togolais sera-t-il abandonné par la communauté internationale ?
     

        Dans l'après-midi du 24 avril 2005, jour du scrutin présidentiel togolais, les moyens de communication avec le Togo, Internet, téléphone mobile, ont été coupés. On ne peut imaginer signe plus clair de la nécessité pour le pouvoir d'opérer une vaste opération de fraude nocturne pour sortir « vainqueur » des urnes.
     

        Des témoignages de truquage des urnes sont parvenus à Paris dans la journée de dimanche, jusqu'à ce que la possibilité de communiquer avec le Togo ait été coupée. Ce lundi, il n'est possible de joindre que des postes fixes. Grâce à l'un de ces postes, nous savons que des militaires ont envahi des zones favorables à l'opposition, où ils ont brûlé des urnes. Des affrontements ont suivi, faisant 3 morts et des blessés. À la fin de la journée électorale, les forces d'intervention rapide, commandées par le commandant Kadanga, gendre de Gnassingbé Eyadéma, ont chassé les délégués de l'opposition présents dans les bureaux de vote, d'où ils ont emporté les urnes. Ces mêmes forces encadrent la ville. Joint à Lomé, le représentant de Survie qui s'y trouve récuse l'information selon laquelle des jeunes opposants auraient tenté de prendre en otage un bureau de vote. Celui-ci, qui a assisté à la scène, nous informe que ces jeunes n'avaient de souci que la transparence du scrutin.
     
        Contrairement à l'habitude, aucune tendance concernant le résultat du scrutin n'a été publiée. La CENI (Commission électorale nationale indépendante) se charge de regrouper les résultats des urnes. Selon la presse indépendante togolaise, elle serait en train de confectionner un décompte global, dont la date de l'annonce reste inconnue. C'est ce moment qui est celui de tous les dangers.
     
        Une source bien informée signale le truquage du vote anticipé des militaires : majoritairement favorable à l'opposition, ce vote a été rectifié en faveur de Faure Gnassingbé. L'officier qui s'est acquitté de la tâche regretterait de l'avoir fait et se serait mis à l'abri des menaces que ses regrets auraient suscités. Des cars, occupés par des personnes tentant de se faire passer pour des électeurs togolais, ont passé la frontière avec le Niger.
     
        Les jours qui viennent diront toute l'histoire. Sera-t-il trop tard pour « rattraper » un scandale immense ?...



    14h30 (12h30 Lomé)

    RFI -Afrique midi 12h30 TU- le calme est de retour au Togo dans l'attente de la publication des résultats à priori demain. La France, à l'instar de la CEDEAO et de l'ONU, se dit par la voie du ministre des affaires étrangères, Michel Barnier,  satisfaite du bon déroulement des élections même si l'on peut déplorer des "incidents isolés". Le Parti socialiste français demanderait l'annulation du scrutin devant l'ampleur des fraudes et demanderait la constitution de nouvelles élections.
    Interview de Gilchrist Olympio sur
    RFI


     COMMUNIQUE DU SECRETARIAT NATIONAL DU PS (UFC TOGO) 25.04.05

    Le Parti socialiste français dénonce le silence complaisant des plus hautes autorités françaises et du Président Chirac

     
    Comme le laissait prévoir le limogeage, le 22 avril, du ministre de l'Intérieur François Esso Boko, qui parlait d'un « scrutin suicidaire », l'élection présidentielle au Togo a été marquée par de très graves violences, entretenues par la hiérarchie militaire, faisant plusieurs morts et de nombreuses victimes dans les rangs de l'opposition démocratique.

    La rupture sélective des communications, le saccage dans la journée du 24 avril du centre informatique de contrôle du candidat de l'opposition, se sont ajoutés aux manipulations visant à imposer par la force la victoire du fils du dictateur Eyadéma, au mépris de l'expression des citoyens togolais...



    Michel Barnier et sa conception des" incidents " 
    "Lundi, le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, a déclaré que le scrutin s'était déroulé dans des "conditions globalement satisfaisantes malgré un certain nombre d'incidents". Selon lui, il s'agit d'un "succès" qui doit être confirmé lors du dépouillement pour lequel il a appelé au calme.

     REPUBLIC OF TOGO 25.04.05

    La France "prend note avec satisfaction de ce que l'élection présidentielle au Togo s'est déroulée dans des conditions satisfaisantes, même si on a dû constater des incidents isolés", a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères.

    "Nous tenons à rendre hommage au sens des responsabilités dont ont su faire preuve les dirigeants politiques et le peuple togolais dans des conditions difficiles", a précisé à la presse la porte-parole adjointe du ministère, Cécile Pozzo di Borgo...



    Le mépris du ministre des affaires étrangères  Michel Barnier envers les victimes togolaises tuées par l'armée est sidérant. Rappelons que des jeunes Togolais s'opposant au vol des urnes par des hommes armés ont été tués par balles à Lomé par les militaires de la faction françafricaine au pouvoir. On dénombre actuellement selon la Croix-rouge au moins 3 morts et plus de vingt blessés dont sept grièvements. Le ministre français des affaires étrangères  vient de qualifier cet épisode "d'incidents". Pourrions-nous imaginer un tel mépris vis à vis des victimes si cet épisode se déroulait en France? Cette conception minimisant les évènements d'hier ne relève-t-elle pas du mépris raciste si lié à la Françafrique et à notre culture néocoloniale? Plusieurs morts et des dizaines de blessés dans ce qui s'appelle des assassinats ne peuvent être qualifiés simplement "d'incidents". Rien a donc changé dans les conceptions droits de l'hommiste du gouvernement prêt à minimiser n'importe quel crime du moment qu'il soit perpétré par un de ses vassaux africains défendant nos intérêts mercantiles. Ces déclarations scandaleuses risquent encore plus d'attiser les tensions à Lomé. La France mène-t-elle une politique suicidaire dans son pré-carré : Rwanda, Congo, Centrafrique, Côte d'Ivoire et maintenant Togo? Incapable de faire la moindre autocritique et de tirer les leçons du passé, allant même jusqu'à valoriser la période coloniale en cette fameuse loi du 23 février 2005. En un dangereux autisme, nous assistons en direct au suicide des valeurs des "Lumières" dont  la francophonie se dit porteuse. Mais après le Rwanda,devant  l'absence de remise en cause, de pardon et de réparations fallait-il  s'attendre à autre chose? Combien de morts africains faut-il pour que Barnier parle de drame? A partir de quel nombre de morts considère-t-on qu'il y a un drame en Afrique?  De quelle valeur morale se réclamer ensuite ? Une conception morale, idéologique et politique que l'on veut faire porter aux citoyens français et aux futures générations? De la transmission transgénérationnelle du mépris et du fardeau? 


    14h (12hLomé)
    Déclaration de Koffi Yamgnane sur "l'assourdissant silence" de l'autoproclamé pays des droits de l'homme, reprise par le site officiel du  Togo, Republic of Togo, sous le titre "En Bretagne le ridicule ne tue pas", on appréciera. 

    25.04.05
     Ecoutez la déclaration de Kofi Yamgnane à la radio
    "Combien de morts le Togo doit consentir pour qu'enfin la France reconnaisse que les choses se passent mal au Togo?" 
     
    REPUBLIC OF TOGO 25.04.05
     
    En Bretagne le ridicule ne tue pas

    L'ancien secrétaire d'Etat français, Kofi Yamgnane (photo), a appellé lundi l'armée togolaise à ne pas tirer contre les manifestants et dénoncé "l'assourdissant silence" de Paris, à la suite des violences qui ont fait trois morts et 20 blessés dans Lomé dimanche, jour de la présidentielle.

    "J'appelle solennellement les militaires togolais à refuser de faire usage de leurs armes contre leurs propres frères et soeurs", a déclaré M. Yamgnane, de nationalité française et togolaise, dans un communiqué reçu à Paris.

    M. Yamgnane dénonce "l'assourdissant silence de la France (du président Jacques) Chirac qui reçoit à l'Elysée (...) la brochette de généraux mafieux qui ont décidé, y compris en défiant le monde entier, d'amener le peuple togolais à s'écraser sur le mur de leur folie".

    L'ancien secrétaire d'Etat français à l'Intégration met "en garde le gouvernement français qui semble avoir décidé d'exposer 3.000 compatriotes vivant au Togo". "Le Togo ne doit pas devenir une autre Côte d'Ivoire", prévient-il.

    Il regrette aussi "l'incapacité caractérisée de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union Africaine, l'incompréhensible indifférence de l'ONU devant le drame qui se prépare au Togo" et qui, selon lui, "sont autant de gages donnés au Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) et à ses milices"...



    13h30 (11h30 Lomé)

    L'ONU et la CEDEAO se félicitent du bon déroulement des élections mais aucuns avertissements ne semblent avoir été lancés en direction des autorités politiques quant aux exactions des militaires du parti au pouvoir.


    RFI  : calme de retour au Togo dans l'attente de la publication des résultats à priori demain. La France comme ses vassaux de la CEDEAO se dit par la voie du ministre des affaires étrangères satisfaite du bon déroulement des élections même si l'on peut déplorer des "incidents isolés". Le Parti socialiste demanderait l'annulation du scrutin devant l'ampleur des fraudes et la constitution de nouvelles élections. On peut écouter la déclaration de Gilchrist Olympio sur RFI

     RFI 25.04.05
    Dépouillements à haut risques

    "...Mais, seuls la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) et le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan se sont dit satisfaits du bon déroulement du scrutin. L'envoyé spécial de la CEDEAO au Togo, Boukar Mai Manga refuse de se prononcer sur les irrégularités et se satisfait tout simplement du pari relevé d'organiser à date prévue le scrutin, comme si cela relevait d'un défi personnel. Les conséquences passent au second plan et les réalités politiques du Togo, qui a vécu sous un régime autoritaire depuis une quarantaine d'années, semblent tomber dans le domaine du banal. Tout aussi surprenant est le communiqué du secrétaire général de l'ONU qui « loue le sens des responsabilités politique et civique manifesté par les dirigeants et la population » et salue « la manière pacifique et ordonnée dont les Togolais ont participé en nombre à l'élection ». Curieuses appréciations,  lorsque les Togolais eux-mêmes, dans les deux camps, dénoncent la pagaille générale, des urnes violemment soustraites à leurs gardiens, certaines brûlées et des interventions musclées des forces de l'ordre qui font des morts et des blessés..."



    13h (11h Lomé)
    Selon
    Republic of Togo, seulement 14% des buletins ont été dépouillés et les résultats ne devraient pas être connus avant demain mardi.Le calme est revenu à Lomé au Togo.

    Selon RFI
     le dépouillement aurait été terminé hier mais les autorités sont en train de traîter les recours de l'opposition, pas de publication de résultats avant demain au mieux.

    Dans le JT de 13h de TF1 la présentation des évènements vers 13h10 n'a pas duré plus de 15 secondes, on présente la fusillade d'hier comme la résultante de conflits entre l'opposition et les loyalistes, sans trop s'attarder sur la situation de fond et les fraudes manifestes du pouvoir en place. La vague de répression militaire qui s'est abattue hier sur le Togo n'a pas été non plus abordée.  Sur la chaîne d'Etat, France 2, (13h23) le traitement de la situation du Togo n'a pas duré plus de 20 secondes, le présentateur évocant la contestation des résultats de l'élection par l'opposition craignant un nouveau "coup d'état" après le premier coup d'état qui a porté Faure au pouvoir. Sur ces deux chaînes, pour le moment, aucune information sur les responsabilités françaises dans la crise qui mine actuellement le Togo.  Déférence et atavisme oblige.


    12h30 (10h30)
    Les communications téléphoniques semblent être rétablies avec Lomé.
    La CEDEAO confirme la bonne tenue du scrutin et dit étudier les cas de fraudes dénoncées par l'opposition. Enfin le bilan s'alourdit suite à la fusillade d'hier à Lomé. Il y aurait trois morts, trente blessés dont sept grièvement selon la Croix rouge à l'agence Reuters


    12h00 (10h Lomé)
    Olivier Roger intervient enfin sur
    RFI, l'envoyé spécial  confirme les fraudes constatées dans certains bureaux de vote.  Si un calme précaire est revenu dans le quartier de Bé (Republic of Togo) , les esprits sont chauffés à blancs dans l'attente de la publication des premiers résultats (lire l'article de Didier Samson sur RFI). L'opposition et les loyalistes se renvoient les responsabilités concernant les fraudes et les violences d'hier.  Le dépouillement serait terminé. Tandis que l'envoyé spécial de l'Humanité évoque les rancoeurs montantes à l'égard de l'ancienne puissance coloniale  dans une population excédée par le rôle que Paris joue. Camille Bauer évoque des menaces anti-françaises de plus en plus explicites au Togo. Le Togo est une nouvelle poudrière dans le pré-carré français.

     HUMANITE 25.04.05
    Un désastre français
    "...Cette attitude de la France relève de la stratégie à court terme. Loin d'avoir pris la leçon d'une crise ivoirienne, Paris semble prêt à commettre les mêmes erreurs. Le soutien sans faille à un régime dictatorial dans le refus du dialogue politique, l'utilisation à usage privé des richesses du pays, la violence et l'instrumentalisation de la question ethnique portent les germes du conflit et de l'éclatement. Au risque de mettre en danger ses ressortissants installés sur place et, à plus long terme, ses intérêts et sa présence dans la région."



    11H30 (09h30 Lomé)
    Intervention légèrement plus conséquente sur RFI au flash de 11h30  : Gilchrist Olympio menace de ne pas reconnaître les résultats des élections, l'opposition dénonce les fraudes massives , les loyalistes en renvoient la responsabilité à l'opposition. Toujours aucune intervention ce jour de l'envoyé spécial de RFI, Olivier Roger. Visiblement les lignes téléphoniques avec Lomé n'ont pas été rétablies. A suivre...Couverture médiatique toujours très faible sur les radios françaises. 



    11H
    (09h00 Lomé)
    Toujours aucunes publications des premiers résultats électoraux  à Lomé de la part du gouvernement. Situation tendue, risque d'aggravation de la situation insurrectionnelle. Le calme serait à nouveau revenu dans le quartier de Bé. Des fraudes électorales et le bourrage de surnes auraient été constatées d'après
    Libération citant un responsable de la Commission électorale sous couvert d'anonymat : «Contrairement à ce qui était prévu, les délégués des partis d'opposition n'ont pas été admis dans les bureaux de vote durant deux heures, le temps de bourrer les urnes.»

     Lire le témoignage de l'envoyé spécial de soutien Togo
    SOUTIEN TOGO 25.04.05
    Dimanche 24 avril. Retranscription d'une conversation téléphonique avec Benjamin, l'un des témoins du Comité, depuis Lomé.
    "Il est 17h30 à Lomé, internet est interrompu, un des réseaux mobile de communication Télécel également, donc, par le Gouvernement. Ce qu'on a pu constater c'est qu'il y a des fraudes, c'est évident. On a vu de nous-mêmes 796 cartes d'électeurs qui ont été saisis dans le sac d'une dame avec une dizaine de bulletins pré-remplis pour Faure, avec une grosse somme d'argent, le numéro personnel du nouveau Ministre de l'intérieur et des cartes du comité de soutien à Faure. Ensuite dans tous les bureaux de vote où on a pu voir, il y avait des problèmes de gens qui ne pouvaient pas voter, et de gens en grand nombre, parce qu'ils avaient des cartes écrites de manière manuscrite et qu'ils n'étaient pas présents sur les listes..."



    10h30 (08H30 Lomé)
    Alors que de nombreuses violences ont émaillé la soirée post-électorale hier. Violences en grande partie liées à la répression militaire des résistants togolais qui ont refusé que des urnes dans les fiefs de l'opposition soient enlevés manu militari par des hommes en armes. On est sans nouvelles de ce qui se passe au Togo. A l'heure actuelle on assiste à un black out total dans les médias français. PLusieurs raisons à cela : l'interruption du réseau téléphonique togolais par le gouvernement, le refoulement des journalistes aux aéroports tels que Patrick Saint-Exupéry qui s'est vu refuser l'accès au territoire Togolais selon
    Le Figaro . Contrairement à la couverture abondante des élections hier, RFI aujourd'hui donne des nouvelles très lacunaires. Depuis ce matin il n'y a eu encore aucune intervention de leur envoyé spécial Olivier Roger sans que les raisons nous en soient données.

    Le rôle plus que louche de l'Elysée est aussi à prendre en compte dans cette affaire compte tenu de son influence majeure sur le traitement médiatique de la question Togolaise dans son pré-carré.  Par ailleurs, l'
    ADIP et une association germano-togolaise dénonce les pressions exercées par la France pour livrer Boko aux autorités de Lomé. Libération ce matin évoque la dénonciation par les habitants de Lomé de la "caution Chirac" à la dictature togolaise et les risques de représailles sur les ressortissants français.  

    Des informations qui nous parviennent, on peut dire que la junte militaire a commencé comme l'avait prédit Boko, la veille du scrutin, une répression tous azimuths de l'opposition. Il y aurait plusieurs morts et blessés à Lomé hier (dont au moins 3 cadavres et 13 blessés ont été constatés de sources hospitalières et dilomatique selon AFP). Selon UFC Togo 3 membres de l'opposition ont été arrêtés dans la ville de Notsé. Enfin selon le site Republic of Togo le calme serait revenu dans les quartiers de Mango et Sotouaba mais nulle mention n'est faite sur ce site dévoué à la famille Eyadéma des incidents qui ont fait plusieurs morts et blessés hier. Des affrontements seraient signalés à Mango et Sotouaba

    Peu après que l'opposition ait publié les premiers résultats partiels très favorables à Bob Akitani, l'opposition ayant particulièrement bien couvert l'ensemble les élections dans l'ensemble des bureaux de vote en mobilisant la société civile (presse, observateurs, clergé, ...),  le centre informatique de traitement des données électorales de l'opposition a été détruit par les militaires d'Eyadéma. Des urnes ont aussi été enlevées à Lomé et Atakpamé.


    AFP (REPUBLIC OF TOGO) 25.04.05
    Paris : ''les élections se sont déroulées dans des conditions satisfaisantes''

    L'AUTEUR 25.04.05 (LE TOGOLAIS.COM)
    Lettre ouverte à M. Dominique de Villepin, Ministre français de l'Intérieur

    LE MONDE 25.04.05
    Le Togo sera doté d'un gouvernement d'union nationale

    LE TOGOLAIS.COM 25.04.05
    Vote symbolique de la diaspora: Bob Akitani plébiscité à Paris !!!

    LIBERATION 25.04.05
    Attente et tension à Lomé

    LTDH 25.04.05
    Togo-LTDH: "Une mascarade électorale confirmée"

    SURVIE 25.04.05
    Le Togo coupé du monde. Le monde se coupera-t-il du Togo ?


    L'AUTEUR 25.04.05
    Kofi YAMGNANE : "Togo, Silence on tue....L'assourdissant silence de la France de Chirac"

    RFI 25.04.05
    Dépouillements à haut risques

    REPUBLIC OF TOGO 25.04.05
    L'Attente

    REUTERS 25.04.05 (LIBERATION)
    Trois morts dans les affrontements post-électoraux au Togo

    RFI 25.04.05
    Dépouillement à hauts risques

    L'HUMANITE 25.04.05
    Un désastre français


    L'HUMANITE 25.04.05
    procédure  L'ombre de la fraude

    COMMUNIQUE DU SECRETARIAT NATIONAL DU PS (UFC TOGO) 25.04.05

    Le Parti socialiste français dénonce le silence complaisant des plus hautes autorités françaises et du Président Chirac

    SOUTIEN TOGO 25.04.05
    Dimanche 24 avril. Retranscription d'une conversation téléphonique avec Benjamin, l'un des témoins du Comité, depuis Lomé.

    LIBERATION 25.04.05
    Des heurts dans les rues de Lomé hier soir à la clôture du scrutin présidentiel.
    Togo: la succession d'Eyadéma entachée de violences


    LE FIGARO 25.04.05 (LE TOGOLAIS.COM)
    Togo-Présidentielles: L'envoyé spécial du «Figaro» refoulé

    AFP 25.04.05 (LE TOGOLAIS.COM)
    Violences à Lomé: au moins trois morts et 13 blessés

    AFP 25.04.05
    Scrutin présidentiel marqué par des violences au Togo 

    XINHUANET 25.04.05
    Togo: Satisfaction de la Cedeao après le scrutin

    ADIP 24.0.405
    Communiqué n°3

    ADIP 24.04.05
    Communiqué n°2

    Communiqé de l'Association Germano togolaise  24.04.05
    Nous venons dápprendre que le Président Français fait pressions sur Herr Klaus GÜUNTHER Grohman´ ; AmBassadeur d´Allemagne au Togo Pour que l´ambassadeur livre Le Ministre Togolais BOKO Esso aux authorités Togolaise.

    BATIR LE TOGO 24.04.05
    Communiqé de presse sur l'affaire BOKO (Blt)