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Le procès des militaires congolais impliqués dans
l'affaire communément appelée des "disparus du Beach" vient de s'ouvrir ce
jour non sans avoir été reporté : les accusés, tous hauts gradés de
l'armée, s'étant présentés libres au procès. Quelque 353 Congolais
rentrés d'exil volontairement de la République démocratique du Congo (RDC) à
l'instigation du HCR avaient disparu au Congo-Brazzaville dans le Beach
dès leur retour en mai 1999. Une plainte avait
été déposée en France à l'instigation des familles des disparus par la
Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), la
Ligue française des droits de l'Homme et du Citoyen (LDH) et
l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) concernant des
crimes de torture et crimes contre l'humanité commis au Beach de
Brazzaville courant 1999. Malheureusement ce procès n'a pu se
tenir en France et s'ouvre donc à Brazzaville sur les lieux même du
crime et sous le régime qui a couvert cette disparition de plus de 350
personnes. François-Xavier Verschave avait qualifié en
son temps ce projet de procès au Congo de parodie. C'est un peu disait-il
en substance (toute proportion gardée) comme si on demandait à Goebbels de
juger les crimes nazis.
Le dictateur Sassou
Nguesso va donc juger sur son territoire les hauts gradés qui étaient et
sont encore sous ses ordres. Selon la LDC
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LETTRE DU CONTINENT 07.07.05 Qui va payer pour le
Beach? "le président Sassou Nguesso se
devait de respecter le deal conclu avec les autorités françaises qui
avaient fait retirer en avril 2004 à la justice française (qui
évoquait la compétence universelle en matière de génocide, torture
ou barbarie) le droit de juger cette affaire... L'Elysée avait exigé
d'organiser très vite un procès au Congo, de peur de voir des barons
du régime être interpellés par la justice à chaque visite en France.
Un scénario a été ainsi concocté. Des "coupables", boucliers du
président Sassou directement mis en cause dans ce dossier, ont été
désignés notamment au sein des forces armées...ils devraient
toutefois bénéficier d'une grâce présidentielle après les fêtes
de l'indépendance du 15 août à Impfondo, chef lieu de
Likouala"...
| Pour rappel fin janvier 2002, le
parquet de Meaux en France avait ouvert une information judiciaire contre
X, à la suite de plaintes déposées par la FIDH et des
rescapés du massacre du Beach, qui s'est déroulé du 5 au 14 mai 1999
contre les personnes réfugiées au sud de
Brazzaville.
Le 1er
avril 2004, un présumé responsable du massacre nommé Ndengué en
visite privée dans l'hexagone dans sa villégiature de Meaux est
arrêté et placé en garde à vue à Paris à la demande du juge de Meaux, Jean
Gervillié, qui instruit l'affaire. Deux jours plus tard le 3 avril au matin, il est aussitôt
relâché sous pression du Quai d'Orsay et à l'instigation de
l'Elysée face à un petit juge récalcitrant à la raison d'Etat. Selon
le Canard Enchaîné se serait Sassou Nguesso en personne qui aurait
actionné directement son ami de longue date Jacques Chirac :
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CANARD
ENCHAINE 07.04.04 Chirac se met en
quatre pour un policier Congolais « Que dirait-on, grince en substance le président
africain, si je faisais arrêter l'attaché militaire de l'ambassade
de France ? Ou si je menaçais les intérêts de Total et ses
dirigeants sur place ? Ce chantage sur les (puissants) intérêts
pétroliers français au Congo emporte-t-il la décision ?
Toujours est-il que Chirac, avant de s'envoler
pour Moscou, demande à Villepin de régler la question dans la nuit.
Résultats le 3 avril, à 2 heures du matin, la chambre
d'instruction de la cour d'appel de Paris
décide - sans motiver son juge- de libérer le captif . A 4
heures, N'dengue quitte la
Santé» |
Pour la FIDH, il s'agit d'une
décision politique qui touche à la raison d'Etat et bafoue la justice
française et les droits de l'homme.
La FIDH, la LDH et l'OCDH ont décidé de saisir le
Conseil supérieur de la magistrature afin d'enquêter sur la décision de
remise en liberté de Jean François N'Dengue. Jean Gervillié, juge d'instruction au Tribunal de
Grande Instance de Meaux a lui aussi saisi le Conseil Supérieur de la
Magistrature d'une demande d'audition mais sans succès.
Ce magistrat en charge de l'instruction ouverte
contre X pour crimes contre l'humanité, commis entre avril et juillet 1999
à Brazzaville (Congo) a dénoncé les interventions subies, de nature à
compromettre gravement le déroulement serein et indépendant de
l'information dont il était saisi.
La justice française ayant été mise une fois de
plus hors d'état de nuire aux intérêts françafricains (à l'instar du
peu d'empressement de la justice française à juger les
génocidaires rwandais réfugiés sur le territoire français comme l'atteste
la condamnation de la cour
européenne des droits de l'homme du
08.06.04), la mascarade françafricaine pouvait commencer au Congo et
activer tous ses réseaux. Une offensive de charme a été lancée à un
mois du procès pour restaurer l'image de marque du régime criminel de
Sassou. Cette opération de relation publique et de marketing pour
dictateur françafricain en difficulté avait pris la forme de
l'organisation d'une course de voilier intitulée "Pointe Rouge - Pointe
Noire" (ou "Route de l'Equateur) qui reliait Marseille et Pointe-Noire
avec la bénédiction de la patrouille de France et du Maire de Marseille.
Grâce à la mobilisation de la société civile et de l'ONG Survie-Marseille "le
lieu officiel de la course a
rapidement été interdit au public et a rapidement été
déserté par les personnes venues assister au départ de la course,
préférant pour la plupart grossir les rangs des manifestants dès qu'ils
ont eu connaissance de la réalité de cette course" tandis que la presse locale a largement relayé le
caractère inique et criminel du régime de Sassou III. Pendant ce temps des
offensives tous azimuths ont été lancées pour freiner l'ardeur des
familles des victimes à porter plainte contre notre ami criminel Sassou.
Ainsi, selon la FIDH, depuis un an, le "député européen
Patrick Gaubert, ne cesse de faire pression sur les familles des
victimes du Beach au Congo pour qu'elles abandonnent les poursuites
intentées en France contre plusieurs responsables du régime"
totalitaire au Congo.
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FIDH
03.03.05 Affaire des disparus du Beach Congo
Brazzaville : Que cherche Patrick
Gaubert ? |
| Depuis le mois de juillet
2004, M Patrick GAUBERT, président de la Ligue internationale contre
le racisme et l'antisémitisme (LICRA) et député européen, ne cesse
de faire pression sur les familles des victimes du Beach au Congo
pour qu'elles abandonnent les poursuites intentées en France contre
plusieurs responsables du régime de M. Denis SASSOU NGUESSO. Il
rejoint en cela l'attitude du Parquet Général de PARIS, placé sous
l'autorité du Garde des Sceaux lequel appartient à la même formation
politique que M GAUBERT... |
Il
est fort probable que ce procès de par ces implications gêne la
Françafrique politico-militaro-industrielle. Les révélations qui
pourraient émerger d'un procès impartial risqueraient de mettre
à jour les compromissions françaises dans cette guerre civile
atroce lancée au Congo entre 1997 et 1999. Les armes ont été
vendues aux deux camps par Elf tout en s'assurrant que Sassou l'emporterait
sur Lissouba le président en exercice.
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Survie Françafrique, le crime continue.
François-Xavier Verschave, 2000 |
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Sur un autre registre, Loïk
Le Floch-Prigent a confirmé récemment, dans un documentaire d'Arte,
qu'Elf armait les deux côtés de la terrible guerre civile angolaise,
qui a fait des centaines de milliers de morts, transformant l'un des
pays les plus riches d'Afrique en l'un des pays les plus pauvres.
Total a fait de même. Dans la guerre civile au Congo-Brazzaville,
les réseaux français ont également armé et financé les deux camps.
C'est arrivé aussi au Tchad, etc. La première fois que nous avons
rencontré ce double jeu, nous avons été surpris. En fait, c'est
assez courant. Cela permet de maintenir un pays dans un état
exsangue, avec un État diminué, auquel il est plus facile d'arracher
des concessions. | M. Le
Floch-Prigent n'a-t-il pas déclaré lui-même dans l'Express du 12
décembre 1996 : "Le Congo est sous le contrôle d'Elf"?
Propos confirmés dans un entretien avec Eric Decouty, journaliste au
Figaro.
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Loïk Le Floch-Prigent, Affaire
Elf, affaire d'Etat. Entretiens avecEric Decouty. Folio documents.
p.123-124. |
| Je sais, effectivement qu'en
1997 la FIBA (banque d'ELF, ndlr) a joué un rôle dans la
livraison des armes qui ont permis de faire un carnage à
Brazzaville...Des hommes sont morts. Et tous les mois, lorsque leur
pétrole est vendu, les Congolais voient une partie de leur
argent aller directement chez Elf pour rembourser ces armes. Cette
ignominie dure depuis quatre ans qui s'en soucie? On applaudit à la
fermeture de la Fiba quelle acte de bravoure! Mais des milliers de
Congolais sont morts et les survivants doivent payer les armes qui
ont tué les
leurs... |
L'implication militaire française n'a pas
été négligeable non plus. Elle a été indirecte en ralliant aux milices
Cobras de Sassou nos amis génocidaires du Hutu power et les alliés
angolais.
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SURVIE Françafrique, le crime continue
François-Xavier Verschave, 2000 |
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...Prenons l'exemple du
Congo-Brazzaville. En 1990, une conférence nationale souveraine a
instauré une constitution démocratique et mis en place
progressivement des institutions démocratiques. Bien sûr toujours
avec des hommes imparfaits, discutables, etc. Fait rarissime, nous
avons la preuve - grâce un document trouvé par des juges dans le
coffre-fort d'Elf au cours d'une perquisition - que les réseaux Elf,
Pasqua, et Foccart, ont organisé un coup d'État pour renverser ce
gouvernement démocratique, un an et dix huit mois après sa mise en
place, et le remplacer par Denis Sassou Nguesso. Ce dictateur,
renversé par les urnes, demandait 17 % des bénéfices de
l'exploitation du pétrole pour son pays alors que le gouvernement
démocratique du pays en demandait 33 %. Par conséquent, on n'a cessé
de réarmer Sassou Nguesso par Gabon interposé notamment, grâce aux
fonctionnements souterrains de la Françafrique. Et en 1997, au prix
d'une guerre civile, il a pu reprendre le pouvoir en s'appuyant sur
la garde présidentielle de Mobutu, une partie des extrémistes hutus
du Rwanda qui s'étaient réfugiés au Congo-Brazzaville, quelques
contingents tchadiens transportés par des avions français, et des
amis angolais. Un renversement dans l'ordre des
choses... | Selon l'édition du
Canard Enchainé du 13.08.1997, "Paris a choisisi le vainqueur au
Congo".
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CANARD
ENCHAINE (22.10.1997 et 13.08.1997) PARIS A CHOISI
LE VAINQUEUR AU CONGO SASSOU NGUESSO AVAIT BESOIN D'ARMES ET DE
L'INTERVENTION DES TROUPES ANGOLAISES. L'ELYSÉE, LE GOUVERNEMENT
ET ELF ONT DONNÉ LEUR FEU VERT. |
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"Avec l'accord tacite de Paris, des livraisons
d'armes via l'Angola, le Gabon et le Sénégal ont permis d'équiper
les milices de Sassou Nguesso. Parfois même, achats et expéditions
ont eu la capitale française pour cadre. Exemple: les quelques 25
tonnes de caisses bien lourdes (... et de tee-shirts) parties de
l'aéroport du Bourget, le 4 juin dernier, et transitant par
Franceville, au Gabon, avant d'être livrées aux hommes de Sassou («
Le Canard » du 13/8).
Les Angolais n'ont pas seulement fourni des
troupes bien équipées pour l'assaut final. Ils ont offert leur port
de Luanda pour réceptionner près de 200 tonnes d'armement en
provenance du Brésil. Le tout expédié aux partisans de Sassou via le
Gabon..." |
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CANARD ENCHAINE 31.01.01 |
|
"Plusieurs généraux et colonels français sont restés de
marbres, le 16 janvier, lors d'une étonnante réunion, à Paris, au
Collège interarmées de défense, nouvelle dénomination de l'Ecole de
guerre. Trois cents militaires y participaient, dont environ un
tiers d'officiers venus d'Afrique, des Etats arabes ou asiatiques,
et des USA. Au détour d'un échange, il a été soudain question de
l'intervention de l'armée angolaise pendant la guerre civile du
Congo-Brazzaville, en 1997, laquelle a permis à Sassou Nguesso de
renverser le président élu Pascal Lissouba. Et mention était
faite que cette opération militaire avait été menée à la demande
expresse de la France. Les officiers angolais présents
ont fait semblant de ne pas entendre. Comme les généraux français,
frappés eux aussi d'une subite
surdité."
|
Mais cette implication pourrait aussi avoir été directe. Selon les aveux
d'un témoin cité par la Semaine Africaine repris dans Mwinda, une
assistance militaire directe de soutien auprès des milices Cobras a été engagée
par des militaires français dont un certain nombre serait mort dans ces
opérations.
|
LA
SEMAINE AFRICAINE N°
2443, 4/12/ 2003 (MWINDA) Témoignage d'un rescapé du
Beach ...Le mercredi 12 mai 99 correspond à
l'attaque, par les Ninjas, de la banlieue Nord de Brazzaville,
particulièrement Nkombo et Massengo. Il y avait plusieurs militaires
français tués, semble-t-il, et l'armée congolaise avait également
enregistré des pertes. Ce mercredi 12 et le jeudi 13, les Cobras, en
colère, ont pris des détenus qu'ils ont exécutés. Ils ont même
défoncé les portes des cellules pour sortir les détenus afin de les
exécuter... |
Et ce témoin
réfugié du Beach emprisonné dès son retour au Congo-Brazzaville et en
passe d'être exécuté, fait état d'un échange surprenant avec un officier
français.
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LA
SEMAINE AFRICAINE N°
2443, 4/12/ 2003 (MWINDA) Témoignage d'un rescapé du Beach |
"A
travers la fenêtre, nous avons aperçu un officier français, en tenue
militaire. Connaissant alors ses grades, nous l'avons interpellé : "
Mon colonel, mon colonel, mon colonel ! Nous sommes détenus ici, et
nous sommes innocents. Faites quelque chose, pour nous libérer ». Il
nous a répondu : " Vous savez, beaucoup de Français sont tombés au
front. Ils ont été tués par vos parents. Je n'y peux rien. Mais,
vous allez ...(sic)". Il est parti. Nous ne savions plus à quel
saint nous vouer."
| Dans ce
contexte de soutien tous azimuths des composantes usuelles de la
Françafrique, on comprend mieux pourquoi celles-ci déploient
des trésors d'ingéniosité pour éviter que le procès des disparus du
Beach se déroule en France, pour dissuader les familles de mener le
procès à son terme et n'hésitent pas à envoyer ses meilleurs avocats
au service des accusés congolais impliqués dans l'Affaire des disparus du
Beach.
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CONGO (BRAZZA) - 14 juillet 2005 -
par
PANAPRESS Des avocats français au procès des disparus du
Beach |
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Une dizaine d'avocats français
prendront part à partir de mardi à Brazzaville au procès de 18
personnes, dont quatre généraux, poursuivies pour leur implication
présumée dans la disparition en mai 1999 de 353 Congolais, a appris
la PANA jeudi à Paris de source judiciaire.
Ces avocats, constitués pour
défendre des officiers congolais, seront conduits par Me Jacques
Vergès, indiqué la même source.
Les parents des disparus dans le
port fluvial de Brazzaville, le Beach, ont critiqué la présence de
ce "contingent" d'avocats parisiens, estimant qu'il s'agit d'une
"opération de propagande destinée à donner une crédibilité au
procès" qui s'ouvre mardi dans la capitale congolaise.
"Tous ces avocats parisiens
viennent à la demande du régime de Brazzaville afin qu'il
puisse par la suite dire que le procès a été libre et
équitable. Nous n'y croyons pas et disons à ces avocats qu'ils iront
s'associer à une mascarade judiciaire", a déclaré à la PANA le
président de l'Association des parents des disparus du Beach, Marcel
Touagna...
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MWINDA
21.07.05 " Charter " d'avocats
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Quand bien même elles ont conscience d'organiser une
mascarade de procès en ce qui concerne « l'opération blanc comme
neige », les autorités congolaises ne sont jamais trop prudentes.
Elles ont affrété, pourrait-on dire, un " charter " rempli d'avocats
français pour défendre les généraux qui ont bien mérité leurs
galons, pour certains grâce au massacre de leurs compatriotes, des
populations civiles. Au total une dizaine d'avocats conduits par
l'inévitable Jacques
Vergès... | La FIDH
dénonce déja, des jurés soigneusement sélectionnés, des investigations
bâclées...
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FIDH
21.07.05 Ouverture du procès des "Disparus du
Beach"
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...Les parties civiles, comme
les inculpés peuvent à juste titre soutenir que les faits dénoncés
n'ont fait l'objet d'aucune instruction sérieuse et qu'ils n'ont pas
été vérifiés. De plus, en ce qui concerne le choix des jurés,
celui-ci n'est pas laissé au hasard d'un tirage au sort. Les jurés
sont soigneusement choisis par les autorités selon leurs propres
critères subjectifs, ce qui fait évidemment craindre qu'ils ne
feront qu'obéir aux instructions du pouvoir exécutif. La FIDH et
l'OCDH relèvent que, au-delà de l'insuffisance criante et permanente
de moyens dont souffre la Justice congolaise, les autorités de ce
pays ont refusé de mettre en ouvre les moyens nécessaires et, bien
plus, se sont opposées à ce que les investigations les plus
élémentaires aient lieu.
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