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"Ils avaient pour roi l'ange
de l'abîme, appelé en hébreu Abaddon, et en grec
Apollyon (c'est à dire
l'exterminateur)". (Apocalypse,
chap IX,11) Cité par
Jules Marchal, diplomate belge et ancien
fonctionnaire territorial au Congo
Belge dans E.D. Morel contre Léopold
II, L'Histoire du Congo 1900-1910, L'Harmattan,
1985. Histoire de la colonisation Belge Livre en
intégral.
Jules Marchal
"L'indépendance du
Congo constitue l'aboutissement de l'oeuvre
conçue par le génie du roi Léopold II,
entreprise par lui avec un courage tenace et
continuée avec persévérance par la
Belgique
" Discours du roi Baudoin Ier ,le
30.06.1960 à
Léopoldville
"Le
ministre des Affaires étrangères, Louis Michel,
n'est pas à prendre avec des pincettes à propos
du documentaire britannique Roi blanc,
caoutchouc rouge, mort noire qui sera
présenté ce jeudi 8 avril, à 20h30, par la
RTBF2. Il estime que «ce film dépeint notre
pays de façon trop négationniste». Ne
serait-ce pas lui, le négationniste, par
hasard?" PTB 07.04.2004Le ministre Michel se fâche à
propos d'un documentaire programmé par la Deux .
Les crimes de Léopold II au Congo |
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LE ROI BLANC, LE
CAOUTCHOUC ROUGE, LA MORT NOIRE
 (Photos sur
PTB) |
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La démocratie des
coups. Sous la pression de la maison royale et
d'un communiqué de presse de Louis Michel, la
VRT a coupé un commentaire faisant le parallèle
entre la colonisation de Léopold II et le
génocide hitlérien
. (Photo archives) Le ministre Michel se fâche à
propos d'un documentaire programmé par la Deux .
Les crimes de Léopold II au Congo
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"L'exploitation du
Congo fut le plus grand crime contre l'humanité
jamais commis dans l'histoire de
l'humanité" Sir Arthur
Conan Doyle, Letters to the press,
1909. |
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« La colonisation du Congo
fût la plus infâme ruée sur un butin ayant
jamais défiguré l'histoire de la conscience
humaine » Joseph Conrad. Heart of
Darkness : An authoritative text,
Background and Sources | |
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CADTM 01.07.07
 Les
crimes de la Belgique coloniale au Congo. Devoir
de mémoire ...En effet, au début du 20e
siècle, dans le cadre d'une campagne
internationale de protestation contre les crimes
dont se rendait coupable le régime de Léopold II
au Congo, une période d'opprobre frappe Léopold
II. Puis, on enregistre au cours des années
1930, une sorte de réhabilitation de Léopold
II : on érige des statues équestres de
Léopold II et on inaugure des plaques
« commémoratives » dans une série de
lieux publics extrêmement importants au niveau
de la mémoire, comme le hall de l'hôtel de ville
de
Liège.... |
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LE
ROI BLANC, LE CAOUTCHOUC ROUGE, LA MORT NOIRE
Post-Input
2005
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Léopold II est honoré comme un grand roi
dans les manuels scolaires belges depuis une
centaine d'années, et, ce, même si on le croit
responsable de la mort de dix millions
d'Africains au Congo. C'est ce que ce
documentaire controversé avance. En 1885, les
grandes puissances occidentales ont accordé au
roi Léopold un type de souveraineté
philanthropique sur ce pays africain inexploré.
Le roi a nommé un explorateur pour superviser le
« défrichage » du pays, qui a souffert de
l'exploitation démesurée de ses ressources
naturelles pour répondre aux besoins industriels
pressants en caoutchouc naturel. Le film
satirique déterre l'histoire cachée et les pages
les plus sombres du chapitre humain et
économique et, empruntant un terme (très) lourd
de sens, dépeint Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha
comme l'égal de Hitler en ce qui a trait à la
cruauté et la culpabilité universelle.
Seriez-vous surpris d'apprendre que lorsque la
diffusion du film a été annoncée, la maison
royale s'est mise à fulminer et elle n'apprécie
encore guère le film. Ils ne sont pas les seuls
Belges à maudire le réalisateur
britannique.
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AUX ORIGINES
DU TOTALITARISME,
L'IMPERIALISME
Hannah Arendt
Extrait de Race et
bureaucratie, chapitre III.
"
La race apportait une
explication de fortune à l'existence de ces
êtres qu'aucun homme appartenant à l'Europe ou
au monde civilisé ne pouvait comprendre et dont
la nature apparaissait si terrifiante et
humiliante aux yeux des immigrants qu'ils ne
pouvaient imaginer plus longtemps appartenir au
même genre humain.La race fut la réponse des
Boers à l'accablante monstruosité de l'Afrique -
tout un continent peuplé et surpeuplé de
sauvages -, l'explication de la folie qui les
saisit et les illumina comme l'éclair dans un
ciel serein : "Exterminez toutes ces brutes".
Cette réponse conduisit aux massacres les plus
terribles de l'histoire récente, à
l'extermination des tribus hottentotes par les
Boers, à l'assassinat sauvage perpétré par Carl
Peters en Afrique du sud allemande,
à la décimation de
la paisible population du Congo - de 20 à 40
millions d'individus, réduite à 8
millions ; enfin et peut-être
pire que tout le reste elle suscita
l'introduction triomphante de semblables
procédés de pacification dans des politiques
étrangères
respectables" |
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10
MILLIONS DE MORTS
? « En
1919, une commission
officielle du gouvernement belge estima
que, depuis l'époque où
Stanley avait commencé à établir les fondations
de l'Etat de Léopold, la
population du territoire avait été réduite de
moitié. Le commandant
Charles Liebriechts, qui exerça de hautes
fonctions au sein de l'administration de l'Etat
Congo pendant la majeure de l'existence de ce
dernier, parvint à la même conclusion en
1920. De nos jours le
jugement qui fait le plus autorité est celui de
Jan Vansina, professeur émérite d'histoire et
d'anthropologie à l'université du
WISCONSIN ; et sans doute le plus grand
ethnographe actuel spécialisé dans les peuples
du Bassin du Congo. Il fonde
ses calculs sur
d'innombrables sources locales de régions
différentes : prêtres
remarquant que le nombre de leurs ouailles
étaient en nette diminution, traditions orales,
généalogies, et bien d'autres. Son estimation est la même entre 1880 et
1920 la population du Congo a diminué de
moitié. La moitié de
quoi ?
Les premières
tentatives de recensement
territorial ne firent effectuées que dans les
années 1920, le décompte
effectué donna comme résultat dix
millions de personnes.
Villages incendié, otages affamés, réfugiés
terrifiés mourrant dans
les marécages, ordre
d'extermination
» Adam
Hochschild, p.273. Les fantômes du roi Léopold
II. Un holocauste oublié. Paris, Belfond,
1998 |
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Discours du roi Baudoin Ier
,le 30.06.1960 à Léopoldville Extrait vidéo
cliquez
ici
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"L'indépendance du Congo constitue
l'aboutissement de l'oeuvre conçue par le génie
du roi Léopold II, entreprise par lui avec un
courage tenace et continuée avec persévérance
par la
Belgique" | "Nous avons
connu le travail harassant exigé en échange de
salaires qui ne nous permettaient ni de manger à
notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger
décemment, ni d'élever nos enfants comme des êtres
chers. Nous avons connu les ironies, les insultes,
les coups que nous devions subir matin, midi et
soir, parce que nous étions des nègres...Nous
avons connu nos terres spoliées au nom de textes
prétendument légaux, qui ne faisaient que
reconnaître le droit du plus fort, nous avons
connu que la loi n'était jamais la même, selon
qu'il s'agissait d'un blanc ou d'un noir...Qui
oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant
de nos frères, ou les cachots où furent
brutalement jetés ceux qui ne voulaient pas se
soumettre à un régime d'injustice ?" Lumumba, discours de
l'indépendance du
30.06.1960
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Discours du Premier
ministre Patrice Lumumba, le 30.06.1960 à
Léopoldville Extrait vidéo cliquez
ici Extrait du documentaire de Michel
Noll,2001, Production Solférino
images/Quartier latin, WDR/ histoire Une mort de style colonial,
l'assassinat de Patrice
Lumumba
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"Congolais et congolaises,
combattants de l'indépendance aujourd'hui
victorieux. Je vous salue au nom du gouvernment
congolais... ...A vous
tous, mes amis qui avez lutté sans relâche à nos
côtés ... Nous avons
connu les ironies, les insultes, les coups que
nous devions subir matin, midi et soir, parce
que nous étions des nègres ...nous avons
connu que la loi n'était jamais la même, selon
qu'il s'agissait d'un blanc ou d'un
noir...
Qui oubliera, enfin, les
fusillades où périrent tant de nos frères, ou
les cachots où furent brutalement jetés ceux qui
ne voulaient pas se soumettre à un régime
d'injustice, d'oppression et
d'exploitation ?..."
Lire le discours complet de
Lumumba |
"Cela a donné, un choc le
discours de Lumumba a provoqué un choc, on s'y
attendait pas et ça a choqué beaucoup de
Belges. Il condamnait systématiquement la
colonisation belge, il reprenait toutes les thèses
anticolonialistes les plus dures. On avait coupé
des mains, on les avait mis en esclavage
et tout et tout." Louis Marlière, ancien colonel
des services secrets
belges.
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«En 1986, le
Kölniscje Zeitung fit paraître, en se
référant à un «Belge jouissant d'une haute estime,
un communiqué selon lequel 1308 mains coupés
avaient été remises au tristement célèbre
commissaire de district Léon Fievez en l'espace
d'une seule journée». Le journal allemand publia
cette nouvelle à deux reprises sans que l'état du
Congo réagisse ou publie un démenti.» (Jules Marchal, L'Etat Libre du Congo
, L'Histoire du Congo, 1876-1900, tome I,
p. 339).
«Chaque fois que le
caporal s'en va chercher du caoutchouc, on lui
donne des cartouches. Il doit rendre toutes celles
non employés ; et pour chacune des cartouches
brûlés il doit rapporté une main
droite !.Pour prouver jusqu'où cela pouvait
aller, (Roi) me dit qu'en six mois de temps ils
avaient eux, l'Etat, sur la rivière Momboyo, tiré
6000 cartouches, ce qui voulait dire que 6000
personnes avaient été tuées ou mutilées. Cela veut
dire plus de 6000, car on m'a dit à diverses
reprises que les soldats tuaient fréquemment des
enfants à coup de crosse » (Lagergen,
Mission and State in
Congo).
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« Pour faire du caoutchouc, il
faudra couper des mains, des nez et des
oreilles. » Charles Lemaire, Belgique
et Congo, cité par Daniel Vangroewe, Du sang sur
les lianes,
p.46.
« Si un village, refusait de se
soumettre à ce régime, des troupes de l'Etat ou
d'une compagnie ou leurs alliés abattaient parfois
toute la population en vue, de manière à bien
faire parvenir le message aux villages voisins.
Mais en de telles occasions, certains officiers
européens se montraient méfiants. Pour chaque
cartouche fournie à leurs soldats, ils exigeaient
la preuve que la balle avait été utilisée pour
tuer quelqu'un, et non ''gâchée'' ».
(Adam Hochschild, Les fantômes du roi
Léopold). |
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