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UN DOCUMENTAIRE DE LA BBC QUI FAIT SCANDALE EN BELGIQUE


   

 

    

 

 



 

Un documentaire britannique intitulé « Le Roi blanc, le caoutchouc rouge, la mort noire » réalisé par Mark Dummett et produit par la BBC a suscité les foudres du ministre des affaires étrangères Belge Louis Michel.La BBC s'est emparée des récits d'horreur décrit par Adam Hoschild et par l'historien Belge Jules Marchal, qui avaient déjà inspiré Joseph Conrad, pour réaliser un documentaire, où l'on voit, d'un côté, Bruxelles embellie par les grands travaux réalisés avec l'argent venu d'Afrique et, de l'autre, de pitoyables images d'archives, montrant des indigènes aux mains mutilées, de longues files de porteurs, des prisonniers encordés. En effet ce documentaire a été diffusé sur la RTBF le 8 avril et a été expurgé à la demande du gouvernement Belge et de la maison royale d'un commentaire faisant le parallèle entre la colonisation de Léopold II et le génocide hitlérien.

Louis Michel estime que « ce film dépeint notre pays de façon trop négationniste  ».


     Celui-ci a été diffusé le jeudi 8 avril 2004 expurgé donc de ce commentaire « négationniste ». N'était-ce pas Laurent Désiré Kabila qui déclarait  «A un moment, Léopold II avait son Etat du Congo pour y chercher le caoutchouc. Si vous n'alliez pas en chercher, on vous amputait, vous deveniez manchot. La chicotte était quotidienne. Ils ont pillé, pillé. (...) Nous disons qu'il faut confier le pouvoir au peuple » ? Le jour de son assassinat, Louis Michel avait déclaré «Le choc a peut-être créé un moment propice à la négociation»( Le Soir du 19 janvier 2001). La réaction de Louis Michel et de la maison royale vis-à-vis de ce documentaire est typique de la haine des milieux dirigeants de la Belgique envers tous ceux qui osent dénoncer les crimes de la bourgeoisie belge au Congo. Leur indignation, leur «perplexité atterrée» contraste vilainement avec leur joie mal dissimulée lors de l'assassinat de Laurent Kabila, en janvier 2001 .

    Il semble que depuis le fils Joseph Kabila ait compris la leçon : « L'histoire de la République démocratique du Congo, c'est aussi celle des Belges, missionnaires, fonctionnaires et entrepreneurs qui crurent au rêve du Roi Léopold II de bâtir, au centre de l'Afrique, un Etat. Nous voulons, à cet instant précis, rendre hommage à la mémoire de tous ces pionniers. » (Discours intégral du Président Joseph Kabila au Sénat de Belgique(10 février 2004)).

Indéniablement façon dont a été traîté Laurent Désiré Kabila, fut celle dont on traita son maître à penser Pascal Lumumba, lui aussi fut en son temps brocardé pour avoir révélé les crimes de l'état colonial à la grande colère du roi Baudoin et du gouvernement Belge.

« Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. (.) Nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cour de l'oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut : tout cela est désormais fini » (Lumumba dans son discours d'indépendance).

     Le Congo étant un des pays les plus riches d'Afrique de par son sous-sol (Uranium, Or, Diamants, Cuivre, Cobalt, Coltan et récemment pétrole dans la région des grands lacs), une grande partie de l'Uranium a servi à fabriquer la bombe atomique, Lumumba fut assassiné par un consortium Américano-Belge (CIA et services secrets Belges) pour le remplacer par un dictateur « made in Occident » plus favorable aux intérêts occidentaux : le vassal Mobutu.

    En anglais : " The CIA was involved, directly or indirectly, in plots against seven foreign leaders: Castro, Patrice Lumumba of the Congo, Rafael Trujillo of the Dominican Republic, President Salvador Allende of Chile, President Ngo Dinh Diem of South Vietnam, President Francois Duvalier of Haiti and President Sukarno of Indonesia. Four of these leaders died violently, with the CIA's level of complicity and involvement varying widely"( Federation of American Scientists )

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