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L'AFFAIRE DES MOINES DE TIBHIRINE ET L'INSTRUCTION DU JUGE BRUGUIERE

        

L'Affaire des moines de Tibhirine et l'instrumentalisation du terrorisme par la junte militaire algérienne.

En matière d'instrumentalisation du terrorisme à des fins de captation du pouvoir et des richesses pétrolières, la junte militaire algérienne n'a de leçons à recevoir de personne. On pourrait même dire qu'elle est devenue experte en la matière. En effet depuis 1992, la violence qui ravage l'Algérie nous est présentée comme une guerre d'intégristes islamistes contre des militaires qui se battent pour sauver la démocratie. En fait la réalité de la situation algérienne est bien plus complexe et cynique.

Selon Jean-Baptiste Rivoire et Lounis Aggoun, les militaires algériens « Depuis 1988, ont instrumentalisé l'islamisme radical, notamment pour s'assurer le soutien durable de Paris. Et depuis 1992, ils ont lancé une terrible « troisième guerre» d'Algérie en multipliant les opérations « attribuées aux islamistes » : assassinat du président Boudiaf, meurtres d'intellectuels, massacres de civils et de militaires. Pour faire pression sur la France, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires actions de « guerre psychologique » contre des citoyens français, en Algérie comme dans l'Hexagone : enlèvement des époux Thévenot en 1993, détournement d'un Airbus d'Air France en 1994, attentats de Paris en 1995, assassinats des moines de Tibéhirine en 1996. » (1)
Histoire secrète , de  la guerre  d'indépendance à la « troisième guerre » d'Algérie .

C'est dans ce cadre que s' inscrit l 'assassinat des moines de Tibéhirine, longtemps présenté comme un massacre perpétré par les islamistes, de nombreuses voix émanant du sérail semblent montrer qu'il a été effectué par le régime militaire algérien.

Selon Abdelkader Tigha, ex-cadre de la sécurité militaire, cette affaire aurait été planifiée dès le début par le CTRI de Blida, c'est-à-dire le Centre Territorial de Recherches et d'Investigations qui dépend de la Direction du Contre-Espionnage, dirigée par le général-major Smain Lamari. Il déclare que les GIA, les Groupes Islamiques Armés, en Algérie, entre 1994 et 1996, étaient complètement entre les mains de la Sécurité Militaire permettant une manipulation sophistiquée de l'émir du GIA Djamel Zitouni, alias Abou Abderrahmane Amin.

Interview de Abdelkader Tigha. Propos recueillis par Christophe Boisbouvier, RFI, 13 mai 2004 (2)

Les révélations d 'Abdel Tigha ont été publiées dans Libération dès la fin 2002.
«
Fin mai 1996, le général Lamari, chef d'état-major de l'armée, déclenche néanmoins une attaque sur le périmètre où sont détenus les religieux. Sans lésiner sur les moyens : napalm et artillerie lourde. «Les trappistes pourraient bien avoir été tués dans ce ratissage », nous confiait hier une des sources les plus proches du dossier. Ce serait la seule manière d'expliquer que les têtes des moines aient pu être retrouvées dans une zone que l'armée venait de passer au crible. «Quels impacts, quelles brûlures portaient les corps pour qu'il ait fallu les faire disparaître ?», poursuit la même source. Algérie: les moines de Tibehirine tués dans un ratissage de l'armée ?Un ex-juge français réclame une information judiciaire.Libération, 24.12.02, Par Jose Garçon, 24 décembre 2002 (3)

                                                                                                            

 


L'instrumentalisation du GIA par les services secrets algériens est confirmée par un ancien officier Habib Souaïdia dans son livre « la sale guerre ».
La Sale Guerre (Editions La Découverte) (4) . Il s'agit du livre d'un jeune officier algérien, qui raconte par le menu ce qu'il a vu entre 1992 et 1995 : " la torture, les exécutions sommaires, les manipulations, les assassinats de civils " perpétrés par l'armée. Ce livre lui a valu un procès à Paris avec le général Nezzar, que ce dernier a perdu. Habib Souaïdia évoquait déjà la façon dont le chef du GIA, Zitouni, avait été recruté par les services secrets algériens. Hypothèses sur la mort des moines de Tibéhirine par Armand Veilleux, Le Monde, 24 janvier 2003 (5)

Ces propos ne font que confirmer ce qu'un ancien officier algérien et ancien des services secrets (DCSA), le Capitaine Hocine Ouguenoune avait révélé au journal anglais l'Observer le 08.11.1987 (6) , à savoir que l'islamiste Zitouni, chef du GIA, aurait été obligé de travailler pour les services secrets algériens :
«
Djamel Zitouni a été recruté dans un camp au Sahara, où les islamistes avaient été envoyés. Il a été surpris dans des conditions très très gênantes, avec des moeurs homosexuelles. Le chef de la sécurité du centre lui a dit : soit tu travailles avec nous, soit on te balance au niveau du centre , au niveau du camp de concentration. C'est sûr qu'il aurait eu de très très graves problèmes .Dans un centre où il y a des milliers d'islamistes, entendre parler d'un truc comme ça . »
Après l'Observer, Le Monde publie le témoignage d'un autre officier. Il confirme que les services secrets algériens manipulaient Zitouni et qu'ils sont impliqués dans les attentats ayant eu lieu à Paris en 1995. Zitouni, futur chef du GIA, aurait donc commencé sa carrière en renseignant les services secrets algériens.
                                                                                                   



FRANÇALGERIE : CRIMES ET MENSONGES D'ETATS. HISTOIRE SECRETE, DE LA GUERRE D'INDEPENDANCE A LA « TROISIEME GUERRE » D'ALGERIE. Par LOUNIS AGGOUN et JEANBAPTISTE RIVOIRE.
Après plusieurs années d'enquêtes communes pour tenter de comprendre ce qui se passe réellement en Algérie, Lounis Aggoun et moi-même sommes habitués à ce genre de dérobade, mais elles nous intriguent toujours autant. Pourquoi un tel malaise dès qu'on évoque l'action du mystérieux « GIA », le Groupe islamique armé ? En dix ans de « sale guerre » en Algérie, aucun journaliste étranger n'a jamais réussi à approcher un membre actif de ce sanguinaire mouvement terroriste. À notre connaissance, c'est même la seule « guérilla » au monde dont aucun chef en exercice ne s'est jamais exprimé dans la presse étrangère.

Pourquoi une telle chape de plomb sur le fonctionnement réel du mouvement et sur l'identité de ses commanditaires ? Comment expliquer qu'en 1996, un ancien fondateur du GIA reconnaissant avoir assassiné plusieurs journalistes ait pu bénéficier d'une loi de « clémence », et puisse se pavaner aujourd'hui dans plusieurs documentaires diffusés à la télévision française, où il confirme opportunément les thèses du pouvoir ? Pourquoi une telle impunité ? Est-il exact, comme l'ont affirmé d'anciens officiers de la Sécurité militaire, que le « GIA » a été très profondément infiltré et manipulé par les services secrets algériens, dès 1992, au point de devenir un groupe « contre-insurrectionnel »? Pourquoi les dirigeants algériens interrogés à ce propos, comme le général Khaled Nezzar, parrain du régime, ou Abdelaziz Bouteflika, devenu président en 1999, renvoient ils systématiquement vers leurs homologues français, comme si ceux-ci étaient parfaitement au courant d'une telle manipulation ?
FRANÇALGERIE : CRIMES ET MENSONGES D'ETATS. HISTOIRE SECRETE, DE LA GUERRE D'INDEPENDANCE A LA « TROISIEME GUERRE » D'ALGERIE. Par LOUNIS AGGOUN et JEANBAPTISTE RIVOIRE 


L'entrée en piste du juge Bruguière.

La parution dans la presse française révélant les compromissions du régime militaire algérien avec le GIA et sa probable responsabilité dans les attentats à Paris et l'affaire des moines de Tibehirine vont mettre la puce à l'oreille des familles des victimes. Celles ci décident, en février 2004, de porter plainte contre X pour l'assassinat des moines de tibhirine. L'affaire est alors confiée par le parquet au juge anti-terroriste Bruguière.

Affaire des moines de Tibhirine : la justice enfin saisie


La FIDH et la LDH ont pris connaissance et se félicitent de l'ouverture d'une information dans le cadre de l'affaire des moines de Tibhirine. La FIDH et la LDH soutiennent la plainte des familles des victimes pour l'enlèvement, la séquestration et l'assassinat des 7 moines survenus en 1996 en Algérie relevant qu'aucune enquête n'avait été menée jusqu'à ce jour ni en Algérie, ni en France. Elles rappellent que de récentes révélations faisaient état de l'implication dans l'opération des services secrets algériens tendant à démontrer le caractère mensonger de la version officielle imputant les crimes commis aux seuls Groupes Islamistes Armés (GIA).

La FIDH et la LDH prennent note de la saisine du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière et rappellent qu'il est absolument essentiel que ce dernier opère, sans a priori ni entrave, toutes auditions et investigations utiles afin de lever les zones d'ombre d'un drame demeuré inexpliqué.

La FIDH et la LDH entendent rester vigilantes quant au traitement qui sera donné à ce dossier essentiel à la lutte contre l'impunité et l'espoir aux milliers de familles privées de la moindre explication sur le sort de leurs morts ou de leurs disparus.
Affaire des moines de Tibhirine : la justice enfin saisie (7)

Or compte tenu du passif du juge et de sa manière d'instruire les affaires on est en droit de s'inquiéter pour l'établissement de la vérité tant la collusion entre l'état français et le régime militaire algérien est fort.

Un bref rappel sur quelques affaires instruites par le juge Bruguière où la raison d'état semble l'emporter sur l'établissement de la justice.

Affaire Chalabi

 Les juges antiterroristes français se seraient-ils fait instrumentaliser par Alger? L'issue juridique de leurs actions peut le laisser croire.
En juillet 1998, le procès du «réseau Chalabi» s'ouvre dans le gymnase de l'École de l'administration pénitentiaire, tout près de la prison de Fleury-Mérogis. Il regroupe cent trente-huit prévenus, dont vingt-sept détenus. Les avocats s'insurgent contre la tenue d'un procès au sein même de l'institution pénitentiaire, où le droit à la défense est difficile à mettre en application. Le juge Bruguière n'est pas épargné par les critiques : nombre des détenus n'ont jamais été entendus entre leur arrestation et leur relaxe après non-lieu, les délais de détention provisoire ont été anormalement longs, une procédure de rafle sur la base de minces indices matériels, les violations du secret de l'instruction.
Jean-Louis Bruguière, un juge d'exception, Réseau Voltaire. (8)

La FIDH s'inquiétait des méthodes du juge Bruguière dans son rapport de janvier 1999(lettre n°271) lors de l'instruction sur le réseau terroriste « Chalabi » :

 France. La porte ouverte à l'arbitraire - Rapport d'une mission internationale d'enquête en France sur l'application de la législation anti-terroriste, concernant particulièrement les conditions de détention provisoire et l'exercice des droits de la défense . (FIDH)
«Il est bien évident que M. Bruguière se complaît sous les feux des médias et, de temps à autre, il a été photographié sur la scène de la rafle. On peut se demander qui a renseigné les journalistes sur l'heure et l'endroit des opérations. Et qui se préoccupera plus tard de l'effet que la présence sur les lieux d'un personnage aussi important aura sur l'esprit du lecteur ou du spectateur.
»
Le rapport parle aussi des interrogatoires «
menées de façon irrégulière et très fréquemment décousue sur de longues périodes. Des délais invraisemblables s'écoulent avant que les dossiers soient bouclés et renvoyés devant le procureur
». La FIDH déplore « l'utilisation dans les dossiers d'informations et d'allégations préjudiciables, mais bien souvent sans fondement »FIDH (9)

En janvier 1999, un tiers des prévenus est relaxé, et si les «
chefs présumés des réseaux islamistes » ont écopé de huit ans d'emprisonnement, l'ensemble des peines prononcées est relativement faible. La plupart pour séjour irrégulier. Le désaveu du juge est total selon le réseau voltaire.


- Affaire du DC10 d'UTA.
Le 19 septembre 1989, un DC10 d'UTA explosait en plein vol. Bilan : 170 morts. Le 21 décembre 1988, un Boeing de la PanAm s'était désintégré au-dessus de Lockerbie. Bilan : 259 morts. L'été 1990, avec l'éclatement de la crise du Golfe et l'enrôlement de la Syrie et de l'Iran dans la coalition anti-irakienne, les Etats-Unis, suivis par le juge français Jean-Louis Bruguière, décident d'abandonner les indices (mettant en cause le Hezbollah et l'Iran) et de se concentrer sur les responsabilités libyennes. Les enquêteurs se replient alors, pour incriminer la Libye, sur le témoignage extrêmement fragile, recueilli à Brazzaville, d'un Congolais, Bernard Yanga, lié aux services de son pays. Les familles des victimes ne sauront jamais qui a réalisé l'attentat du DC 10. Celui-ci étant lié, au Hezbollah syrien sous tutelle Iranienne selon Pierre Péan dans son livre (DC-10 UTA, manipulations africaines. Edition Plon ou bien Vol UT 772 - Contre-enquête sur un attentat attribué à Khadafi, de Pierre Péan, Stock, 1992.) qui reprend les sources d es services secrets français.


 

Affaire DC10-UTA

 Mi-juillet 90, l'antenne de la DGSE française au Congo obtient une copie du rapport 0096 de la sécurité militaire congolaise et le fait remonter à Paris. Claude Siberzahn, le patron des services spéciaux, remet le rapport à Jacques Fournet, le nouveau patron de la DST.en présence de Pierre Joxe, le ministre de l'intérieur. La DGSE est très réservée sur ce rapport et ses conclusions. Elle s'étonne par exemple des liens directs qui apparaissent entre diplomates et terroristes, de l'absence de filières de protection qui permet de remonter aussi facilement aux commanditaires.Et surtout, elle ne voit pas de motif à cet attentat puisque le vieux contentieux entre la France et la Libye, à propos du Tchad ( la contestation sur la bande d'Aouzou) avait été réglé sous ses auspices, le 31 août 1989, soit dix-huit jours avant l'attentat...Pierre Péan, DC-10 UTA, manipulations africaines. Qui sont les vrais coupables du vol UTA 772 ? Edition Plon. p.64  (10)
lire aussi :
Les preuves trafiquées du terrorisme libyen, Monde Diplomatique, 2001. (11)
La vérité cachée sur l'attentat du DC10 UTA en 1989, Congo-resistance.(12)

Quant aux indemnités versées aux familles des victimes du vol UTA 772 , ce sont les entreprises françaises en Libye qui les ont payé selon un article paru dans Paris-Match.


-Affaire Habyarimana : attentat perpétré en 1994 contre le chef d'Etat rwandais Habyarimana.
Le juge Bruguière enquête depuis mars 1998 sur le crash de l'avion qui, le 6 avril 1994 à 20 h 25, abattu par un missile, s'est écrasé près de Kigali provoquant la mort du président rwandais Juvenal Habyarimana et de son homologue burundais Cyprien Ntaryamira. Cette enquête si elle a fait la une du Monde à un moment opportun pour la République (commémoration du 10ème anniversaire du génocide au Rwanda) n'est toujours pas instruite par le parquet. Et l'on est en droit de se demander pourquoi cette enquête qui a mis 6 ans pour être terminée ne donne pas lieu à une instruction au Parquet, plutôt qu'à sa publication partielle dans les colonnes du Monde le 10 mars 2004. D'autres part à ce jour le juge Bruguière ne s'est toujours pas rendu à Kigali pour faire son enquête. Le juge Bruguière avait évoqué à Arusha sa volonté de lancer un mandat d'arrêt contre Kagamé.
L'accusation est contredite par de nombreux éléments matériels et les imputations à l'encontre de l'ONU ont fait long feu depuis. La boîte noire détenue dans le placard de l'ONU n'était pas la bonne. Toujours rien pour l'instant, mais beaucoup de bruit médiatique. (cf.OBSAC).
Et l'on pourra retrouver de nombreux autres aléas dans d'autres enquêtes. Jean-Louis Bruguière, un juge d'exception, Réseau Voltaire.

 AP 26.05.04  MOINES DE TIBEHIRINE: LE JUGE BRUGUIERE PRET A EXPLORER TOUTES LES PISTES, SELON LA PARTIE CIVILE
En charge de l'enquête sur l'assassinat de sept moines français en 1996 à Tibehirine en Algérie, le juge Jean-Louis Bruguière a indiqué mercredi à une partie civile qu'il était prêt à explorer toutes les pistes pour faire la lumière sur ces crimes, a déclaré à l'Associated Press le père Armand Veilleux à l'issue d'un entretien avec le magistrat."Le juge nous a indiqué qu'il était prêt à examiner toutes les pistes dans le spectre le plus large possible
", s'est félicité le père Veilleux, numéro deux de l'ordre cistercien, à l'issue de l'audition de deux heures. Le 9 décembre dernier, la famille d'une des victimes et le père Veilleux ont déposé une plainte à Paris qui se fondait sur de nouveaux témoignages selon lesquels l'enlèvement des moines de Tibéhirine ne serait pas le fait du GIA, mais des autorités algériennes. (13)



On ose espérer que cette fois la raison d'état ne passera pas avant l'établissement de la justice et que l'enquête ne s'enlisera pas sous le nombre des années !


Références :
1. Histoire secrète. De la guerre d'indépendance à la troisième guerre d'Algérie. Par Lounis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire in Françalgérie, crime et mensonges d'Etats. Ed. La Découverte. 2004.
2. Interview de Abdelkader Tigha. Propos recueillis par Christophe Boisbouvier, RFI, 13 mai 2004.

3. Un ex-juge réclame une information judiciaire. Par José Garçon in Libération, 24.12.2002.

4.La sale guerre. Habib Souaïdia. Ed. La Découverte. 

5. Hypothèses sur la mort des moines de Tibéhirine par Armand Veilleux, Le Monde, 24 janvier 2003

6. Observer 08.11.1987.

7. Affaire des moines de Tibhirine : la justice enfin saisie! FIDH, 12.02.2004.

8.
Raisons d'Etat. Jean-Louis Bruguière, un juge d'exception. Paul Labarique. Réseau Voltaire. 29.04.2004

9. La porte ouverte à l'arbitraire. Mission internationale d'enquête. FIDH. Janvier 1999.

10. Manipulations africaines : Qui sont les vrais coupables de l'attentat du vol UTA 772 ? Pierre Péan. Ed. Plon.

11. Les preuves trafiquées du terrorisme libyen. Le Monde Diplomatique. Mars 2001.

12. La vérité cachée sur l'attentat du DC 10 d'UTA en 1989. Congo-résistance.

13. Moines de Tibehirine: le juge Bruguière prêt à explorer toutes les pistes, selon la partie civile. Associated Press. 26.05.2004.